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Revue d’art et de littérature, musique
Numéros 64-65 - juillet-août 2010
Revue mensuelle en ligne - prochain numéro: 15 septembre 2010
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:Feuilletez la RAL,M à partir de son plan:
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Espaces d’auteurs
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Chantpoésie de Jean-Claude Cintas
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Les DjangodOr - Trophées Internationaux du Jazz
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Interview de Christiane Hagège, directrice des DjangodOr, Trophées Internationaux du Jazz - Exceptionnel millésime DjangodOr 2008 : On a refusé du monde !
Interview de Christiane Hagège, directrice des DjangodOr, Trophées Internationaux du Jazz
Exceptionnel millésime DjangodOr 2008 : On a refusé du monde ! RAL,M [1]. Vous venez de clore la 17ème édition des « DjangodOr 2008 », Trophées Internationaux du Jazz, qui s’est tenue au Pavillon Baltard le 20 novembre 2008. Vos impressions à chaud ?
Christiane Hagège. C’est une grosse machine ! Elle a nécessité neuf mois de préparation et un énorme engagement personnel. Depuis 1992, nous en sommes à la 17ème édition des DjangodOr, Trophées Internationaux du Jazz. Notre choix stratégique d’ouvrir cette musique au plus grand nombre a payé puisque nous avons joué à guichet fermé : 1500 personnes ont assisté à cette soirée. Nous avons malheureusement dû refuser du monde. Rappelons que les DjangodOr sont ouverts au public depuis trois ans seulement. Le millésime 2008 a été exceptionnel avec un concert-événement et un succès jamais égalé. Nous avons été soutenus par une communication de tout premier plan, je tiens à le dire. Michèle Fériaud s’est chargée du relais avec les différents médias et les retombées ont été très importantes, beaucoup plus que les autres années. Elle s’est appuyée sur la stratégie et la nouvelle image dont je rêvais et qu’avec Jean-Claude Cintas nous avons mis en place. Nous avons également bénéficié d’un très fort relais informatif et de diffusion par le média en ligne qu’est la RAL,M (Revue d’Art et de Littérature, Musique) et qui compte plus de 200 000 lecteurs mensuels. Ce qui a généré et attiré tout un nouveau public. Chaque année est différente. Cette année plus encore et le public ne s’y est pas trompé. C’est nouveau et très encourageant. Je dirais même que c’est d’autant plus motivant pour moi et mon Conseil d’Administration. Alain Souchon et Laurent Voulzy ont fait un travail merveilleux comme maîtres de cérémonie. Ils ont accepté avec enthousiasme de jouer ce rôle, qui n’est pas le leur habituellement, car ils sont tout simplement de grands fans de jazz. Ils ont accepté notre invitation dans le seul but de défendre le jazz et de soutenir notre implication dans cette musique, nous l’équipe des DjangodOr. Avec ce choix, nous avons fait sauter les cloisonnements des chapelles corporatistes qui peuvent exister dans le monde artistique. Le monde de la variété mêlé au monde du jazz et aussi, étonnamment, à celui des arts plastiques. En effet, dans l’entrée du pavillon Baltard, le public a pu admirer les « Compressions Typographiques – Laisse brûler le jazz » de la plasticienne Valérie Constantin. Et je n’oublie pas toute l’équipe technique qui nous entoure et qui fait un travail fabuleux : le son, primordial ; les images, indispensables ; la lumière, superbe. C’est grâce à ces hommes et à ces femmes qui ont travaillé jour et nuit, et ce pendant 2 jours, que la réussite de ces DjangodOr 2008 a été vraiment palpable. Vous voyez quand je dis que les DjangodOr sont une énorme machine ! Une énorme machine certes mais aussi une énorme vitrine ? Christiane Hagège. Oui. Trois fois oui. Les DjangodOr sont « le meilleur du jazz », slogan de notre campagne. Ce sont plus de 50 artistes qui sont montés sur scène. Le public avait là, sous les yeux, ce que la scène du jazz de l’année, compte de meilleur. Les Djangod’Or sont « un passeur de talents ». De talents confirmés à de nouveaux talents… de Didier Lockwood à Airelle Besson & Sylvain Rifflet , d’André Ceccarelli à Anne Pacéo, de Rhoda Scott à Magnus Lindgren… Les DjangodOr donnent au public, comme aux professionnels du jazz une radiographie de l’année jazzistique 2008. Comme les autres années, cette soirée a fait l’objet d’une captation vidéo qui sera prochainement diffusée sur des chaînes de télévision telles que BDM TV, Télésonne… Nous sommes également ouverts à toutes les autres diffusions qui pourraient nous être proposées et comme les autres années également un DVD sera disponible prochainement. Quels ont été les lauréats « DjangodOr 2008 » ? Christiane Hagège. Les DjangodOr sont décernés dans six catégories. Je vous cite donc les lauréats dans chacune d’elle : — Le « DjangodOr Frank Hagège » est allé à Rhoda Scott. Elle est considérée comme une des grandes organistes de jazz. On l’appelle l’organiste aux pieds nus ! Cette récompense est attribuée à celui ou celle qui a consacré sa vie au jazz et donc le lauréat n’est pas forcément un musicien. - Le « DjangodOr de La Guitare » à Christian Escoudé, pour son opus « 20 ans de Trio Gitan ». C’est un guitariste passionné et un grand représentant de la musique tzigane. — Le « DjangodOr de La Création » à Patrice Caratini, contrebassiste, compositeur, arrangeur et chef d’orchestre. On dit de lui qu’il est hors des sentiers battus. Il a joué avec les plus grands. Pour l’occasion, nous lui avions commandé une création inédite que le Grand Ensemble du CMDL a joué sur scène, sous sa baguette : « Balles neuves ». — Le « DjangodOr Nouveau Talent » est allé à Airelle Besson (trompette et violon) & Sylvain Rifflet (saxophone et clarinette) pour leur album « Rockingchair ». Leur musique est en perpétuelle évolution comme un langage. — Le « DjangodOr Musicien Confirmé » à Louis Winsberg, guitariste à la sensibilité exacerbée, pour son album « Douce France », où il reprend des mélodies de son enfance de Laurent Voulzy, Georges Brassens, Claude Nougaro, etc. Un bel exemple d’ouverture. — Et enfin, le « DjangodOr Spectacle Vivant » est allé à Andy Emler, pianiste méga-dynamique, pour « son » spectacle MegaOctet. Le palmarès des DjangodOr 2008 est très varié, à l’image du jazz lui-même, qui est une musique très métissée, il n’y a qu’à se reporter à son histoire. Les DjangodOr adhèrent totalement à ce brassage des genres musicaux. Vous voulez démontrer que le jazz est une musique populaire, ce qui, en France, n’est pas le cas. La salle était pleine. Avez-vous gagné votre pari ? Christiane Hagège. J’espère que oui. Pour la première fois, depuis que cette remise de prix est ouverte au public, nous avons fait salle comble. La Fnac, qui avait en charge la vente des billets du spectacle, nous a dit qu’il devenait de plus en plus populaire auprès de sa clientèle et elle nous a déjà donné rendez-vous pour l’année prochaine ! Les DjangodOr ont toujours été et sont toujours un repère pour les professionnels. Ce que je souhaitais en les ouvrant au public, c’est que pour lui aussi, les DjangodOr soient signe de qualité. Que les DjangodOr deviennent un label, symbole de notre démarche d’ouverture et de qualité. Le jazz ne doit pas resté en France une chapelle fermée. Ce n’est pas son essence. C’est ce qu’on a essayé de démontrer cette année. Les DjangodOr sont là pour récompenser les musiciens de jazz, le « meilleur du jazz ». Mais ils sont là aussi pour inciter un plus large public à venir écouter et savourer cette musique. Mon rêve est de créer une impulsion qui permettrait aux musiciens de jazz de pouvoir vivre de leur travail, qui est aussi leur passion. Les DjangodOr décident de ce qui est le « meilleur du jazz » ? Christiane Hagège. Non, bien entendu. C’est juste un catalyseur. Le Jury des DjangodOr est composé en six collèges : Amateurs, Artistes, Ministère / Sociétés Civiles, Formations / Professionnels, Communication et le Jury de la Guitare. Après contrôle par le comité artistique des critères de participation (disque et spectacles de l’année…), ce sont 145 personnalités qui viennent de tous les horizons du monde des arts et de la culture qui votent à bulletins secrets. Le dépouillement est fait également par un huissier. Je tiens à préciser que les maisons de disques n’en font pas partie. Nous avons également créé cette année des soirées labellisées « DjangodOr » dans les clubs, les festivals, les salles de concerts, afin de contribuer à la valorisation et au rayonnement international des musiciens de jazz. Deux exemples parmi d’autres : — le Festival Eclats d’Email Jazz de Limoges a labellisé « DjangodOr » sa soirée d’ouverture du 13 novembre, en invitant deux nommés DjangodOr 2008 : Manu Katché et Anne Pacéo. — Paris Jazz Club, l’association des jazz clubs parisiens - le Duc des Lombards, le Baiser Salé, le Sunside et le Sunset - organise une soirée labellisée « Spéciale DjangodOr 2008 » dans les quatre clubs, le même jour - le 21 janvier 2009 - en invitant plusieurs lauréats des DjangodOr 2008. On sait qu’il y aura, entre autres, Rhoda Scott, Christian Escoudé, Patrice Caratini et Andy Emler (renseignements : http://www.parisjazzclub.net/). Ce que nous voulons c’est que cette labellisation « DjangodOr » devienne un vrai repère de qualité qui pourrait attirer un public toujours plus important, que les clubs, les festivals, les salles de concerts en usent et en abusent. Depuis dix sept ans que nous existons, ce sont plus de 200 musiciens qui ont reçu cette récompense ! Alors les possibilités sont vastes… Choisir un orchestre de musiciens en formation avec le Grand Ensemble du CMDL (Centre des musiques Didier Lockwood) pour animer la soirée est un choix audacieux, non ? Christiane Hagège. Sans doute. Mais je suis très contente du résultat. Je rêvais, depuis la disparition de Frank Hagège, mon mari et fondateur des DjangodOr, d’organiser une soirée placée sous le signe de la jeunesse. En choisissant le Grand Ensemble du CMDL, j’ai réalisé ce rêve. C’est grâce à Didier Lockwood, qui dirige cette école, que j’ai pu y arriver. Ces jeunes musiciens ont accompagné à merveille le souffle nouveau des DjangodOr. Ils sont l’avenir… Le grand souhait de Frank était que le jazz redevienne une musique populaire en France où, trop souvent encore elle s’adresse uniquement à des connaisseurs. Peut-être que l’existence de ces nombreuses écoles de jazz permettra qu’elle le soit enfin en permettant à toute une génération de jeunes musiciens de se former et de faire rayonner leur savoir et leur passion autour d’eux. Lors de cette soirée, nous avons présenté un aperçu de cette nouvelle génération avec les trois nommés dans la catégorie « Djangod’Or Nouveau talent » : Airelle Besson & Sylvain Rifflet , Anne Pacéo et Stéphane Chausse ; et également avec deux lauréats des DjangodOr d’autres pays européens : Magnus Lindgren, DjangodOr Suédois et Robin Verheyen, DjangodOr Belge. La musique sans frontières. Une belle occasion de rencontres. Je rappelle que les DjangodOr existent aujourd’hui dans plusieurs pays d’Europe : Belgique, Suède, Danemark et Italie. Egalement, tous les deux ans ont lieu les Euro-DjangodOr, où concourent tous les lauréats. S’associent, pour l’occasion, trois pays de plus, la Roumanie, le Luxembourg et l’Espagne. Le DjangodOr espagnol est d’ailleurs sur le point de voir le jour. Et je peux annoncer aussi que les Africa-DjangodOr verront le jour au printemps 2010. C’est pour moi une très grande nouvelle, car le jazz a ses racines là-bas. Des très grands du jazz étaient également présents sur scène… Christiane Hagège. Nous avons présenté un large éventail de ce qui s’est fait au cours de l’année 2008. Le niveau était très bon et les noms des lauréats le démontrent : Rhoda Scott, Patrice Caratini, Christian Escoudé, Louis Winsberg. D’autres valeurs sûres étaient aussi présentes, comme invitées : André Ceccarelli, Didier Lockwood et Yaron Herman, représentant de cette nouvelle génération pleine de talent. Nous avons profité de cette soirée pour rendre hommage à de grands musiciens qui nous ont quitté et dont nous admirons toujours le génie. C’est Didier Lockwood, accompagné par le Grand ensemble du CMDL qui rendit hommage, de manière assez magistrale il faut le dire, à Stéphane Grappelli dont on a fêté cette année le centenaire de sa naissance. Le groupe vocal SIX ½, avec des nuances et des harmonies exceptionnelles, fêta Michel Petrucciani. Cela fera, en janvier 2009, déjà 10 ans que ce grand jazzman nous a quitté. Et ce sont Alain Souchon, Laurent Voulzy et le groupe vocal SIX ½ qui offrirent un vibrant hommage à Henri Salvador, disparu cette année. Francis Lai, présent dans la salle, comme d’autres nombreux artistes d’ailleurs, fût surpris par cette cérémonie et la résuma en disant que cette « soirée avait été d’un niveau époustouflant ». Satisfaite ? Christiane Hagège. Evidemment, c’est très flatteur. Beaucoup d’artistes étaient présents dans la salle. Des artistes non seulement du monde du jazz mais aussi des Arts et des Lettres. Marcel Azzola était là, Jean Bertho, producteur TV et comédien par exemple… je ne peux pas tous les citer car ils étaient plus de deux cents. Nous avons reçu de nombreuses félicitations ainsi que nombre d’encouragements à poursuivre dans ce sens, celui d’offrir toujours une qualité musicale de haut niveau. Les DjangodOr sont une initiative privée qui aujourd’hui semble avoir trouvé sa vraie place dans le monde du jazz. Vous êtes soutenus et par des organismes d’Etat et par des partenaires privés. Ce soutien est-il suffisant ? Christiane Hagège. Non, malheureusement. Depuis 1992 nous avons le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication, de la SACEM, de l’ADAMI, du FCM, de la SPEDIDAM… Mais ce n’est pas suffisant. Nous avons aussi des partenaires non institutionnels. Mais pas suffisamment. Les moyens financiers que nous dégageons ne couvrent pas l’ensemble des frais nécessaires au bon fonctionnement de cette « grosse machine ». Nous nous battons pour trouver des nouveaux partenaires, des nouveaux sponsors. Nous nous battons pour que les DjangodOr continuent d’exister de nombreuses années encore. N’oublions pas que les DjangodOr sont une initiative privée qui a aujourd’hui sa place dans le monde du jazz. Et avec cette 17ème cérémonie, nous avons fait la preuve que le jazz pouvait être populaire et attirer un public important. Alors, chers amateurs de jazz, institutionnels ou privés, venez nous rejoindre et aidez-nous à faire vivre ces Trophées… pour le jazz. On croise les doigts ! La RAL,M est partenaire officiel des DjangodOr et aussi de l’hommage de Jean-Claude Cintas à Frank Hagège, lancé dans ses colonnes autour de « Laisse brûler le jazz… »… Christiane Hagège. Oui, partenaire officiel et très actif. Nous avons fourni une information considérable qui a été mise en ligne sur ce site. Un soutien précieux. Comme tout soutien doit être : concret et efficace « les conseilleurs ne sont pas les payeurs ». Et lorsqu’on est embarqué dans un vaisseau tel que les DjangodOr, il faut aller vite, être pratique car la machine est lourde et peut chavirer si on n’y prend pas garde. Jean-Claude Cintas, membre du Conseil d’Administration des DjangodOr, m’épaule beaucoup dans cette aventure. Il avait, à la demande de Frank Hagège écrit en 1999 « Laisse brûler le jazz, à chacune de ses phrases, il nous embrase… », hymne au jazz pour les DjangodOr. André Ceccarelli voulait cette année rendre un hommage appuyé à Frank Hagège. L’occasion était trop forte pour le faire avec « Laisse brûler le jazz… ». Ni une, ni deux, André Ceccarelli a plongé et a voulu s’entourer des meilleurs : Rhoda Scott, Didier Lockwood, Patrice Caratini, Bernard Lubat et Yaron Herman. Ce fût le grand final musical de la cérémonie. Didier Lockwood, lança cet hommage avec un discours très émouvant :
" Je crois que ce soir il y a eu des hommages répétés aux musiciens de jazz disparus et on ne peut pas oublier naturellement celui qui pendant 15 ans a supporté et a créé les DjangodOr en 1992. Il a dû se battre contre, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses. Il nous a quittés il y a 3 ans maintenant, un 15 novembre 2008. … Bien sûr je parle de Frank Hagège … (applaudissements). Frank Hagège avait une devise il disait que le Jazz peut et doit rester une musique ou redevenir une musique populaire. Oui parce que populaire ça ne rime pas avec populiste. C’est ce que l’on peut trouver entre l’élitisme et le populisme. Et aujourd’hui c’est vrai que cette voix-là il faut la combler, parce que si on veut que le grand public puisse avoir un contact avec ces musiques de jazz, musiques actuelles, musiques improvisées et bien, je crois que ce genre de manifestation va tout à fait dans ce sens. Et il faut vraiment les promouvoir, il faut s’y intéresser et les supporter. C’est pourquoi je vous remercie Messieurs de nous avoir vraiment montré une preuve d’amour de cette musique ce soir par votre présence. (applaudissements) " Et Alain Souchon et Laurent Voulzy de répondre à Didier Lockwood : " En tout cas on a passé un très joli moment. C’est très agréable. On n’était pas très professionnels comme présentateurs... mais on a été éblouis par des tas de morceaux de musique et de musiciens. Alors merci à tous. " Et Didier Lockwood de rajouter : " Mais le jazz c’est de l’improvisation et vous l’avez fait très bien. " avant de poursuivre : " Alors pour cet hommage que nous allons rendre à Frank Hagège, que personnellement j’aimais par-dessus tout. C’était un être qui aimait vraiment les musiciens et qui aimait vraiment la musique. Je voudrais féliciter Christiane Hagège qui a pris le relai d’une manière remarquable avec un courage extraordinaire, extraordinaire (applaudissements) et qui est passée au dessus de tous ces problèmes de lobbies. On connaît ça dans cette communauté du Jazz qui est petite, mais où il y a quand même trop parfois, trop de compétitions, trop de jalousie. Mais en tout cas Christiane a fait tout ce qui était en son pouvoir pour que les DjangodOr puissent continuer à exister. Et bien voilà ce soir, ça existe, merci Christiane (applaudissements). Alors il y a un musicien qui a demandé à rendre hommage à Frank ce soir tout particulièrement, c’est un des plus grands batteurs sur cette planète. C’est vrai, en plus, il est français, vous vous rendez compte quelle chance ! C’est notre André Ceccarelli à nous, immense musicien, immense batteur (applaudissements) et qui a concocté cet hommage à Frank. Merci beaucoup. " Cet hommage ne s’arrête pas seulement à cette soirée. Il s’inscrit dans un événement plus large que l’on peut nommer « Laisse brûler le jazz… : l’hymne au jazz pour Frank Hagège et ses DjangodOr ». Déjà plusieurs versions de ce titre sont en ligne sur la RAL,M et plusieurs musiciens se sont engagés à poursuivre cet hommage en envoyant prochainement leurs versions qui, nous le souhaitons seront les plus libres possibles. Nous referons le point dans quelques mois. Et peut-être pourrons-nous regrouper les meilleures versions dans un coffret en hommage à Frank. Nous attendons toutes les participations avec beaucoup d’impatience. La participation à « Laisse brûler le jazz… » peut aussi prendre d’autres formes ? Christiane Hagège. Tout à fait. Le Chasseur abstrait éditeur, un autre de nos partenaires officiels, a publié pour l’occasion une édition limitée et numérotée (de 1 à 500) « Spécial DjangodOr 2008 », dédiée à Frank Hagège, du dernier recueil de Jean-Claude Cintas : « 50 chantpoèmes » [2], où l’on trouve la partition de « Laisse brûler le jazz… ». Cette édition est rehaussée des « 10 Compressions Typographiques » créées tout spécialement pour la circonstance par la plasticienne Valérie Constantin. On a pu admiré d’ailleurs ces dix compressions lors de la soirée des DjangodOr. Elles étaient exposées, en avant-première, à l’entrée du Pavillon Baltard. Travail remarquable de Valérie Constantin. La musique ouvre à toutes les formes d’art ! Pour conclure sur les DjangodOr 2008 ? Christiane Hagège. La 17ème édition des DjangodOr 2008 vient de se terminer… Et le cru 2009 est déjà sur les rails. Compte tenu du niveau exceptionnel du millésime 2008, nous espérons offrir encore plus au millésime 2009 en obtenant le soutien d’une grande chaîne nationale de télévision pour une diffusion en direct et aussi des appuis toujours plus nombreux et plus conséquents des institutionnels et des privés. Après le départ de Frank Hagège, beaucoup ont pensé que les DjangodOr s’éteindraient avec lui. Ce n’est pas le cas. C’est avec passion que je continue son œuvre, pour mon amour indéfectible pour lui, pour l’amour du jazz et bien sûr pour « le meilleur du jazz ». Lors de ces DjangodOr plusieurs hommages ont été rendus à de grands noms : Stéphane Grappelli, Michel Petrucciani, Henri Salvador. Frank les connaissait, il les appréciait, il les a rejoint… et je suis persuadée que toute la soirée, ils ont tous swingué et fait la fête avec nous ! Laisse brûler le jazz… pour le meilleur !
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