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Revue d’art et de littérature, musique
Numéros 64-65 - juillet-août 2010
Revue mensuelle en ligne - prochain numéro: 15 septembre 2010
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:Feuilletez la RAL,M à partir de son plan:
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Espaces d’auteurs
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Chantpoésie de Jean-Claude Cintas
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Les DjangodOr - Trophées Internationaux du Jazz
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Laisse brûler le jazz... Version imprimable - envoyer par mail
"Laisse brûler le jazz"
Musiciens, rendez hommage au jazz de Frank Hagège, créateur des DjangodOr !
Musiciens, rendez hommage au jazz de Frank Hagège,
créateur des Django d’Or !
Un humaniste au service du jazz L’hymne au jazz de Jean-Claude Cintas : À chacune de ses phrases Il nous embrase
RAL,M. Jean-Claude Cintas, quel est votre projet autour de cette musique « Laisse brûler le jazz… » ? Jean-Claude Cintas. Tout d’abord rendre hommage à Frank Hagège mais bien sûr de créer par ce prétexte un élan de générosité autour des Django d’Or 2008. Je souhaite que le plus de musiciens possible jouent le jeu. Je demande donc à tous les musiciens de tous poils, musiciens sans frontière du jazz, rock, classique, métal (pourquoi pas !), DJ… et j’en appelle à l’ensemble de ceux qui ont obtenus un Django d’Or, de s’emparer de ce thème, de se l’approprier et de l’interpréter librement à leur manière, sans limites, de l’enrichir, voir même de le développer, seul ou à plusieurs, électroniquement, acoustiquement… en toute liberté s’entend et dans le style de leur choix. L’enregistrement mis en ligne ci-dessus sonne un peu bossa. C’est le choix du guitariste Pierre Danel, élève à l’American School of Modern Music (Berklee) de Paris. Moi, je me suis adapté et j’ai posé un filet de voix. C’est une possibilité. Tant d’autres sont imaginables et dans le style de son choix. Libres aux musiciens de s’exprimer mais aussi aux chanteurs de reprendre le texte : « Laisse brûler le jazz, à chacune de ses phrases, il nous embrase… ». Lorsque les musiciens interpréteront ce thème, je leur demande simplement de brancher un micro et d’en faire un enregistrement qu’ils déposeront à l’adresse suivante : djangodor.hommage@jcc-communication.com, en indiquant leur nom et coordonnées, et pour plus d’information, le nom éventuel de leur site. Tous les enregistrements, qui parviendront, seront mis en ligne au fur et à mesure. Les lecteurs pourront les écouter à loisir et ainsi chaque musicien apportera sa pierre à l’édifice de cet hommage musical. Aucune autre utilisation, que celle d’être sur le site indéfiniment, ne sera faite de ces interprétations. Alors, musiciens à vos guitares, saxophones, piano, batterie, violon, accordéon, contrebasse, triangle, musique électronique… boîte à savon et autres instruments encore non inventés, pour partager cette aventure musicale sans se faire de mal et en toute convivialité. « La vie est toujours devant » disait Stéphane Grappelli. Alors, à vos binious ! Rappelons que les prochains Django d’Or seront décernés le jeudi 20 novembre 2008, au Pavillon Baltard à Nogent-sur-Marne (94) et que d’ici-là nous espérons que beaucoup de musiciens auront déposés des enregistrements en hommage aux Django d’Or de Frank Hagège. RAL,M. Voilà pour l’opération « Laisse brûler le jazz… ». Mais parlez-nous de votre rencontre avec Frank Hagège, le fondateur des « Django d’Or » ?
Jean-Claude Cintas. En 1988, directeur de la rédaction du magazine « Jazz Hot » et par l’intermédiaire de Pierre de Chocqueuse, alors récent rédacteur en chef, j’ai rencontré Frank Hagège. Nous écoutions les maquettes du musicien Philippe Gaillot, guitariste et orchestrateur étonnant, créateur et ingénieur du son au Studio d’enregistrement Recall, grand amateur de jazz-fusion. « Ladystroyed » c’était le nom de ce futur album que Frank allait produire sous son label « RDC Records ». Frank et moi avons immédiatement « tilté » sur cette musique. J’ai alors aussitôt griffonné sur un morceau de papier les mots qu’elle m’inspirait : « Cette musique est belle, simple d’écoute, fine et sophistiquée. Accompagnée d’un whisky on the rocks « n’ roll », elle vous met les globules rouges en ébullition. Très musicienne, sans être pédante, elle vous caresse au plus profond du corps. Son sex-appeal comme son « sex machine » vous fait trémousser de joie et si Lady « stroyed » détruit vos habitudes et vous montre ses jambes, ce n’est que sa timidité qui cache une musicalité immense. Laissez-moi vous dire, laissez-vous faire, cette lady-là, est un volcan en fusion jazzistique et tendre, qui à chaque détour de mesure, vous surprendra. Son auteur, Philippe gaillot, est au commandes de la moindre double croche. Il n’a que 30 ans et son oreille de musicien et d’ingénieur du son, impose la dimension internationale de ce cri musical. Vas-y Philippe, file hip ! hop ! happe le feeling, force, farce, fignole… et swingue. On t’écoute. » Jean-Claude « Jicécé » Cintas – Jazz Hot Frank m’a « pris » le papier des mains et a aussitôt dit : « Si Philippe Gaillot est d’accord, je propose que ce texte soit inséré dans le livret du CD ». Philippe accepta. Et il me demanda alors de réaliser le design de la pochette du CD. Tout s’enchaîna très vite et très naturellement comme si nous nous connaissions depuis des lustres. Homme d’instinct, Frank était un humaniste au service du jazz ! Depuis nos routes se sont croisées et recroisées. RAL,M. Vous avez à nouveau « retravaillé » ensemble depuis ? Jean-Claude Cintas. Oui, lors des « Django d’Or 1999 », il me demanda de participer et d’aider le futur lauréat de la catégorie « Nouveau Talent » en réalisant toute la communication graphique de son futur album. « Gracieusement, pour aider la cause » disait-il. La cause du jazz s’entend ! C’est le pianiste Franck Avitabile qui fût lauréat cette année-là. Mais les choses ne se sont pas faites. Sa maison de disque, malgré l’annonce faite par Frank lors de la soirée des « Django d’Or », déclina l’offre. Ce sont les aléas du métier. Quelques années plus tard, alors que nous « refaisions » le monde, en particulier celui de la musique, et me sachant auteur-compositeur, Frank me suggéra d’« écrire quelque chose autour du jazz qui servirait la cause ». Sous-entendu celle des « Django d’Or ». Tout cela, très vite comme à l’accoutumée. « L’hymne au jazz de Frank Hagège » était né. Autour d’accords de Majeur Septième, un peu jazzy sur les bords, « Laisse brûler le jazz, à chacune de ces phrases, il nous embrase » résonnait déjà à mes oreilles et sur le manche de ma guitare. Réaction de l’humaniste : « Ça pourrait faire un indicatif pour les Django ? ». Flatteur. Cependant la question resta en suspend puisque fin 2005, Frank Hagège s’embarquait pour le dernier voyage et les mots et la musique restèrent sur le zinc. RAL,M. Aujourd’hui, vous « ressortez » cet « Hymne au jazz de Frank Hagège : Laisse brûler le jazz… » du fond de votre « tiroir ». Qu’en espérez-vous ? Jean-Claude Cintas. Non, pas du fond de mon tiroir, mais du fond du cœur. Je souhaite rendre hommage aux Django d’Or de Frank Hagège et que les musiciens jouent le jeu, tout simplement. Que vive le jazz !
photo©Elisabeth Hirchy
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