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Tu hantes les théâtres de l'attente rose de l'ombre...
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 Article publié le 15 mars 2015.

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Extrait de la [Chanson d’Ochoa...]

 

Tu hantes les théâtres de l’attente rose de l’ombre,

Couché dans le lit ou dans l’herbe, sous l’olivier

Ou sous le plafond qui s’interpose de blanc.

 

Nous étions sept femmes parmi les autres

Et aucune ne nous arrivait à la cheville

Question multiplication des petits pains

 

De notre croissance géométrique tendancieuse.

Ne nous rappelle pas que tu as existé avant d’exister.

Ne nous parle pas de ces vies existentielles, tais-toi !

 

Le rideau indiquait l’après-midi. Tu te fies à des ombres

Chaque fois qu’il t’arrive d’aimer pour le plaisir.

Le dallage démontrait la turgescence viscérale.

 

Un corps ne te suffit pas et la possession

Ne garantit pas ta croissance de personnage tangent

Au cercle qu’elles veulent former pour te connaître.

 

Tu lances à l’air brûlant de leur poitrine que tu ne crains pas

Les couteaux ! Tu ne crains que l’instant,

Pas même une seconde qui menace d’échapper

 

À ta vigilance de langue de caméléon posée

Sur la branche avec les autres suppositions.

Un couteau dénoncerait celle que tu ne combles pas.

 

La télévision coupe le champ de ta vision, tremblante

Comme une feuille d’automne. La télécommande

Change les couleurs, pas le contenu. Ne reste pas là !

 

Nous ne sommes pas seuls, dis-tu à celle qui ne dort pas,

Comme tu ne dis rien à celle qui vient de s’endormir

Parmi les caresses fleurs de l’hiver et de la déraison.

 

Même la cigarette ne change rien aux images du monde

Qui atteignent ta mémoire d’homme sans existence.

Une immobilité est nécessaire aux âmes voyageuses,

 

Non pas un semblant d’hiératisme qui te va comme un gant

Chaque fois que tu franchis les seuils des églises

Ou que ta rencontre avec l’étranger t’inspire

 

Des imitations spécieuses. L’immobilité dont je parle

N’est pas non plus celle de l’insecte qui n’attend rien.

Une fleur donnerait une idée de ce que tu peux être

 

Quand tu n’es plus. Ochoa ! — Je n’attends plus rien de toi.

 

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