Retour à la RALM Revue d'Art et de Littérature, Musique - Espaces d'auteurs [Contact e-mail]
ESPACES D'AUTEURS
Ces auteurs ont bien
voulu animer des
espaces plus proches de
leurs préoccupations
que le sommaire de la
RAL,M toujours un peu
généraliste.
L'Île des requins, Clara, Angela et d'autres encore
Navigation
[E-mail]
 Article publié le 14 février 2017.

oOo

L’homme attendait sur la terrasse, à l’abri sous la toile battue par le vent. La femme et moi visitions la maison. Je jouais avec la clé. Le loyer n’était pas élevé pour la saison. J’avais du mal à trouver des clients depuis le requin. C’était il y a des années. Un seul requin. Et mon locataire avait eu une jambe arrachée. Et puis plus de requin. Pendant des années. Et depuis l’île s’appelait l’Île des requins. Le restaurant avait fermé. Sur la plage, un panneau indiquait « Attention requins ». On ne m’écoutait pas au conseil municipal. On avait vu plusieurs requins. Des tas de gens étaient prêts à en témoigner. Et la maison était vide en été. Chaque année, à l’approche de l’hiver, quelqu’un la louait. C’était pour les requins. Et je racontais encore mon histoire : il n’y avait eu qu’un requin. Non, personne ne l’avait tué. Oui, il était peut-être encore dans les parages. Mais depuis, personne n’avait été attaqué. Je nageais moi-même tous les jours dans la crique. Et je chassais. Ces eaux foisonnaient de poissons, de crustacés, de coquillages. Tous bons à manger. Je cuisinais aussi, mais le restaurant était fermé. Son propriétaire avait renoncé. Et j’avais perdu la moitié de mon revenu. Clara m’avait quitté.

La maison lui plaisait. Elle fit un signe à l’homme à travers le carreau poussiéreux de la fenêtre. Il écrasa son mégot un peu plus loin dans le sable. Il entra. C’était un type plutôt baraqué. Il regardait droit devant lui. Son cou ne lui servait à rien. Il pivotait sans arrêt sur ses grosses godasses de pèlerin et elle lui montrait les détails qui, d’après elle, ne pouvait que le convaincre de louer la maison. Je me grattais le pif avec la clé. Finalement, il parut convaincu. Elle était assez jolie. Blonde, les cheveux courts, oreilles bien collés au crâne, et des yeux agités, bavarde, vive sur ses jambes nues. Je mis la clé dans sa main. Elle la referma et fit encore un signe à l’homme. Le loyer était payable d’avance. Ils pouvaient laisser la clé sur la porte en partant.

Je suis retourné chez moi. Je vis seul depuis le départ de Clara. La maison est devenue trop grande. Et je n’ai pas encore trouvé à la peupler. Une seule âme me comblerait. Mais ici, on vit éparpillé sur la côte et dans les montagnes. On ne se voit plus tous les jours comme avant. Tout a changé. Et les femmes s’en vont. Les enfants les suivent.

J’avais passé un mauvais été. Sur l’île, les oiseaux se multipliaient. La femme à qui je venais de louer la maison avait aimé les oiseaux. Elle pensait les photographier. Je ne sais pas pourquoi l’homme était là. Il s’était toujours tenu à l’écart. Il ne s’était rapproché de moi que pour me mettre une poignée de billets dans la main. Le prix convenu. Ensuite il avait reculé et il était sorti pour fumer une cigarette. Les oiseaux ne l’intéressaient pas. Ni la pêche. Elle m’en avait parlé. Il était en crise, mais elle ne m’en avait pas donné les raisons.

Ce soir-là, j’ai mangé un peu plus que d’habitude. Je dépensais vite le rare pognon que je gagnais. La dernière fois, j’ai acheté de la peinture pour repeindre la maison, celle de l’île. J’en ai une troisième, là-haut. Je crois qu’elle est squattée. Un voisin m’a dit qu’il voyait la cheminée fumer de temps en temps. J’ai dit que j’y montais pour vérifier l’état de la toiture après la tempête. Mais ce n’était pas après la tempête que la cheminée avait fumé. C’était avant. Alors j’ai dit que j’y montais aussi quelquefois sans raison. Il m’a cru ou pas. En tout cas, il n’avait pas envie de fourrer son nez dans mes affaires. Vico qu’il s’appelle. On n’en reparlera plus.

Sinon la vie est agréable ici. Comme je disais, une femme ne serait pas de trop. Et pas que pour le plaisir. Pour ça, on trouve ce qu’il faut à San P*. Il suffit de se priver de quelques repas. Clara est revenue une fois. Je me demande encore ce qu’elle a pensé de ma joie. Je ne me tenais plus. Mais elle venait pour récupérer la moitié de la vaisselle et quelques outils dont son nouveau compagnon avait l’utilité. J’étais encore plongé dans ce bonheur quand elle est repartie. Et ça a duré des jours. Jusqu’à ce que je songe à me jeter du haut de la roche. La maison que j’habite surplombe la mer. À l’abri des pins qui forment tous les jours le fond sonore de mon attente.

Je n’ai plus envie de travailler. Avant, je cuisinais au restaurant. On appréciait mes petits plats. Toujours les mêmes. L’habitude les rendait meilleurs. Et puis il y a eu cette histoire de requins. Un seul requin. Et il n’est jamais revenu. On l’attendait. Il avait laissé sa trace dans un rocher. Comme si les dents d’un requin pouvaient entamer la roche à ce point. Les gens construisent ainsi la fiction locale. Je me demande où se trouvent ses limites. Elle doit bien en avoir. Je ne vais jamais plus loin que les premières pentes. Et si je vais à San P* pour les emplettes, je n’y pense pas, à cette fiction. Là, je me demandais ce qu’en penserait la femme qui voulait photographier les oiseaux. Avant, je plongeais avec elles pour leur faire découvrir la flore et la faune sous-marines. Je possédais encore cet équipement. Plus personne n’en voulait. Ou alors il faudrait que je pousse jusqu’à B* où les requins n’ont pas droit de cité. C’est Vico qui m’en parlait. Il allait même en toucher un mot à ses connaissances. Mais depuis, plus de nouvelles. Autant ne plus en parler.

Je pouvais toujours lui poser la question. Elle n’avait peut-être pas peur des requins. J’en connaissais une qui savait les dompter. Elle en avait fusillé un jour. Au fusil à répétition. Un carnage. Et aucun autre requin ne s’était approché. On avait alors pensé que c’était le dernier requin. C’était là un raisonnement digne d’être accepté par l’esprit. Mais l’année suivante, mon locataire avait perdu une jambe. Il avait vu le requin. Où étaient donc les autres ? Aucun n’était venu pour se disputer la jambe. On l’avait retrouvée sur la plage nord de l’île. Et l’île ne s’était pas appelée l’Île de la jambe. Sinon le restaurant n’aurait pas fermé, je cuisinerais quinze heures par jour, Clara serait encore ma femme et je ne serais pas seul dans cette maison à me demander si ma nouvelle locataire accepterait de plonger avec moi dans les eaux merveilleuses de mon existence qui avaient été aussi, il n’y avait pas si longtemps, celle des autres. Je crois qu’on était heureux à cette époque. On l’ignorait, mais on était heureux. C’est maintenant qu’on le sait. Et pratiquement tout le monde est parti. Pourquoi rester ?

Parce que c’est chez moi. On a toujours vécu ici. Quand je dis nous, je parle de ma famille. On a laissé des traces. Je m’y accroche, comme si je craignais que d’autres en négligent l’importance au point de les effacer ou de laisser le temps et le vent les recouvrir de sable et d’oubli.

Le lendemain, je n’ai pas pu m’empêcher de retourner sur l’île. On y va à pied à marée basse. Et pas question de revenir à la nage. Les courants sont capricieux, assassins. Mais jamais les noyés n’ont fait fuir les clients. On n’en parlait pas. On évoquait la malchance ou l’imprudence. Le requin, lui, avait trouvé le moyen non seulement de se multiplier par l’imagination, mais aussi d’inspirer la peur à tous ceux qui éprouvaient pourtant le désir de nager sous l’eau pour chasser, photographier, contempler et même faire l’amour. Il n’y a rien comme des seins caressés sous l’eau. Rien comme cette eau qui sépare les peaux. Tout le monde savait cela. Mais à quoi bon risquer de perdre une jambe ? Des endroits comme celui-là, il y en a des tas sur la côte. Et même partout ailleurs dans le monde. C’est ce que je n’arrivais pas à me mettre dans la tête. Je pensais appartenir à un peuple et il s’était enfui pour retrouver le bonheur de vivre. Vico vous dira la même chose.

L’homme et la femme étaient assis sur la terrasse, sous l’auvent de toile qui se soulevait sous l’effet de la brise. L’homme m’a jeté un regard noir et m’a dit :

« Vous nous aviez pourtant dit que personne ne nous dérangerait… »

Je me suis excusé. J’étais d’ailleurs pressé car la marée était montante. Je me suis tourné vers la femme. Je lui ai parlé des fonds marins. Et je lui ai remis une copie de ma certification.

« J’ai tout l’équipement, dis-je sans avoir été invité à m’asseoir (ils étaient en train de boire sec). Vous n’aurez pas besoin de rien acheter…

— Et les requins ? dit l’homme.

— Des racontars, fis-je en mimant. Il y en avait un, mais plus personne ne l’a revu depuis.

— Ça ne veut rien dire…

— Est-ce un grand risque ? demanda la femme.

— La ferme, Angela ! » grogna l’homme.

C’est comme ça que j’ai su qu’elle s’appelait Angela. Lui n’avait toujours pas de nom. Ça m’a rapproché d’elle. Elle connaissait mon nom. Il était écrit à la porte de ma maison où ils avaient frappé pour me louer celle de l’île.

« C’est tentant, dit-elle. J’ai plongé dans ma jeunesse. Vous n’auriez pas besoin de me montrer ce qu’il ne faut pas faire là-dessous ! »

Elle rit. Je ris moi aussi. L’homme vide son verre et le remplit. On voit bien pourquoi il est venu. Il avait l’air d’un type qui ne faisait jamais rien à part dépenser son argent. Voilà comment je le voyais. C’était peut-être son argent à elle. Elle s’était levée pour s’approcher de moi. J’avais les pieds dans le sable. Elle s’arrêta au bord de la terrasse. Il y avait encore du vernis sur ses ongles.

« Par contre je n’ai rien pour photographier sous l’eau, dit-elle.

— J’ai ce qu’il faut. Je vous dis que je suis équipé. Il ne vous manquera rien. Pêcher, photographier, tout ce que vous voulez…

— Et se faire bouffer une jambe par un requin, vous y avez pensé ? dit l’homme qui devenait de plus en plus grossier.

— Il n’y a pas de requin, monsieur ! C’est une fiction.

— La fiction dit qu’il y en a plusieurs. On n’est pas venu pour ça. »

Il ne disait pas pourquoi ils étaient venus. La femme pivota, me tournant alors le dos. J’avais entrevu la colère sur son visage. Mais elle ne dit rien. Elle s’éloigna et, reprenant sa place sur sa chaise, se remit à boire sans me regarder. Il était temps que je m’en aille. D’ailleurs, on en entendait le ressac de plus en plus rocailleux.

« On verra, dit-elle. Je suis heureuse de savoir que vous avez tout l’équipement. Mais vous n’avez pas dit combien ça me coûterait…

— Quelque clichés si vous voulez… Pour ma collection.

— Vous collectionnez des photos ! Je ne suis pas professionnelle…

— C’est pour la mémoire. Les gens finiront par revenir. Il faudra bien se souvenir de toute cette histoire…

— Vous comptez tirer le portrait de ces maudits requins ? grogna l’homme.

— Il n’y en avait qu’un, monsieur. Et il n’est plus là.

— Alors pourquoi voulez-vous entraîner ma femme dans cette aventure ? »

La femme en question a répété qu’elle allait réfléchir mais que, d’après ce qu’elle éprouvait en ce moment même, elle allait certainement donner suite à ma proposition. Je suis parti avant de me laisser avoir par la marée. Sinon j’aurais dû emprunter la barque qui faisait partie du loyer.

On s’est revu le lendemain à San P*. Ils étaient attablés devant la même boisson, deux verres et une bouteille bien entamée. L’odeur du port était envahissante. Des chats guettaient ou dormaient selon l’état de leur estomac. La femme m’a vu la première. Elle m’a appelé par mon petit nom. J’ai su qu’elle était d’accord pour une plongée sous-marine. Le type faisait la tête. Il était salement amoché par ce qu’il venait d’ingurgiter. On aurait dit qu’il avait pris une raclée. Elle ne semblait pas avoir abusé. Elle m’invita à m’asseoir et claqua des doigts pour qu’on apporte un verre. Elle était vraiment jolie. Et, à mon avis, c’était elle qui tenait les cordons de la bourse. Et la bourse lui appartenait. C’était sans doute ce que ce type ne voulait pas que je sache. Comme si ça ne sautait pas aux yeux.

« Vous avez de la pellicule ? me dit-elle.

— Je suis équipé numérique. C’est exactement les mêmes réflexes. Je n’aurais pas grand-chose à vous apprendre.

— Et pour le pique-nique ? » dit l’homme.

Ça le faisait marrer d’avoir de l’humour. Il ne s’y attendait pas. La femme haussa les épaules et demanda où on allait manger. C’était l’heure. On sentait déjà la friture dans l’air. Les chats avaient rouverts leurs yeux. On les voyait rôder le long des murs. Drôles de bêtes qui ne se cachent pas quand elles sont repues. J’acceptai l’offre de la femme, mais si on souhaitait se régaler, il fallait changer de terrasse. J’en connaissais une où le mérou était un délice.

« Manque de pot, dit l’homme qui refusait de se lever, j’aime pas le poisson.

— Tu en as mangé hier ! » s’étonna la femme.

Je dis « s’étonna » parce que c’est l’impression qu’elle voulait me donner. En réalité, elle avait prévu cette réponse de l’homme. Comme je suis un garçon bien élevé, j’ai dit que je connaissais aussi un rôtisseur étoilé.

« Ça m’étonnerait qu’on étoile des types qui cuisent de la viande au lieu de la cuisiner, grogna l’homme.

— Et bien si tu n’as que soif, reste donc ici ! gicla la femme (Angela). Nous on va manger. De la viande ou du poisson, Victor ?

— Comme vous voulez, Angela…

— Alors ce sera du poisson ! »

On a abandonné l’homme devant son verre. Plus loin, elle m’a confié qu’il nous laisserait tranquilles. Il n’aimait pas le poisson. La viande non plus d’ailleurs. Il n’aimait rien. À part se beurrer pour finir la journée en pleurs. Elle en avait marre d’essuyer ses larmes. Moi, ça me gênait vaguement d’écouter ces confessions. Je me demandais pourquoi ils étaient venus. On n’avait pas fait tant de cinéma Clara et moi pour se séparer. Elle m’avait quitté et je ne l’en avais pas empêchée. Apparemment, c’était plus compliqué pour cet homme et cette femme. Il n’avait peut-être pas l’intention de se séparer. Ce n’était pas mon affaire, voilà ce qu’il fallait penser. Mais je ne le pensais pas. Je la trouvais vraiment jolie, Angela. Elle était comme Clara. Menue, vive, claire. J’ai commencé à bander au dessert. J’épluchais une pomme pendant qu’elle avalait une crème glacée.

« Quand peut-on y aller, d’après vous, Victor ?

— On peut nager autour de l’île, mais sans trop s’en éloigner, à cause des courants.

— C’est dangereux sinon ?

— C’est dangereux… Et puis il n’y a rien à voir au-delà des premiers récifs. Si vous comptez plonger seule ensuite, vous devrez mémoriser les lieux fréquentables de cet endroit.

— Et le requin ?

— Il y en a peut-être plusieurs… »

J’ai dû attendre qu’elle finisse de rire avant de lui proposer de la raccompagner au bar où l’attendait son compagnon. Elle secoua la tête, ce qui fit tinter ses boucles d’oreilles.

« Il est reparti, dit-elle.

— Vous avez utilisé la barque ?

— Non. Elle est restée sur l’île. C’était marée basse. On a rejoint la côte à pied.

— Mais maintenant, c’est marée haute. Il va falloir attendre.

— Et bien attendons ! »

Je lui ai montré comment se servir de la carte des marées. On est allé en chercher une chez le marchand de pêche. Il s’appelle Vico. Je vous en ai déjà parlé. Je suis entré le premier dans la boutique. De loin, il m’a fait signe qu’il n’avait pas trouvé acquéreur pour mon matériel. Il était occupé.

« Reviens plus tard, fit-il en retournant dans l’arrière-boutique.

— Je te présente ma locataire… »

Ah les yeux de Vico remplis de cette apparition ! Vico et moi on avait les mêmes goûts. Pendant un temps, j’avais même cru que Clara avait filé chez lui. Angela le fascina de la même façon. Il n’était plus pressé.

« On va plonger, dis-je. Faire des photos.

— Et les requins ? »

C’était tout ce qu’il avait à dire. Et il le disait à la femme qu’il croyait mienne. Il avait même envie d’en parler avec moi. Il frétillait comme un jeune homme.

« Donne-moi une carte des marées pour la dame, dis-je.

— Sur le comptoir ! » fit-il sans quitter des yeux l’objet de sa nouvelle fascination.

À mon avis, il y avait longtemps qu’il n’avait pas été fasciné. J’ai pris deux cartes, car la mienne était périmée. Et j’en ai profité pour acheter des piles. Sinon, j’étais vraiment bien équipé. Et je comptais aller au bout de cette aventure. Si le type ne me tuait pas avant.

« Il n’y a peut-être pas de requins, finit par avouer Vico.

— Un seul suffirait bien ! dit Angela en grimaçant.

— Victor a peut-être raison… On inventé tout ça.

— Mais pourquoi ? Il y a bien eu une jambe arrachée. Et tout le monde a vu les requins…

— Je n’en ai vu qu’un, dis-je. Et je ne l’ai plus revu depuis.

— Tu te répètes, » fit Vico.

On a retrouvé l’homme sur le port, appuyé contre sa bagnole. Il n’était plus aussi beurré que tout à l’heure. Il avait pris un bain. Ses cheveux étaient en train de sécher.

« Expliquez-lui pour la marée, » dis-je en sourdine.

Elle lui expliqua longuement. Il avait l’air de s’être calmé. Mais je me méfiais. Il m’est arrivé de prendre un coup dans le dos. Comme j’avais ma bagnole, je me suis excusé et je les ai laissés se torturer pour je ne savais quelles raisons qui les empêchaient de se séparer avant que leur existence tourne à la tragédie ou à l’ennui. Voilà comment m’avait parlé Clara. Je crois qu’elle aurait dit la même chose sans le ou les requins. Tout ça n’avait rien à voir avec cette jambe qui n’avait pas donné son nom à mon île. Qu’est-ce que ça aurait changé d’ailleurs ?

Retour à la RALM Revue d'Art et de Littérature, Musique - Espaces d'auteurs [Contact e-mail]
2004/2017 Revue d'art et de littérature, musique

publiée par Le chasseur abstrait éditeur - 12, rue du docteur Sérié - 09270 Mazères - France

sarl unipersonnelle au capital de 2000 euros - 494926371 RCS FOIX

Direction: Patrick CINTAS

Copyrights: - Le site: © Patrick CINTAS. - Textes, images, musiques: © Les auteurs ou © Le chasseur abstrait (eurl). - Logiciel: © SPIP.

Contact

Dépôt légal: ISSN 2274-0457