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Un slip de marque Renaud
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 Article publié le 5 mars 2017.

oOo

Mettons que pour une fois je vous raconte une histoire que j’ai pas vécue. Je connais même pas ce mec. On me l’a enfoncé dans le crâne, mais je sais plus qui. Moi, la chronique de la classe moyenne, ça me préoccupe pas. Et je compte pas sur les chansonnettes pour jouvencelle de leurs révolutionnaires collabos pour me faire une idée de ce que pourrait être la société si y avait pas de domestiques pour servir les intérêts de l’État et de ses propriétaires. Pour tout vous dire, je suis même pas pauvre. Voleur, mais à l’aise. Seulement je chante pas entre deux cures de désintoxication payées par la sécu. Et je profite pas des morts pour faire la promotion de mes disques. Ah le morveux ! Quel fumiste, ce trouvère donneur de leçons ! Et il faudrait que je plaigne ces figures de la culture française, ces mal foutus du bourrichon et de la bite qui se nourrissent de la paye des esclaves. Larbins ils sont, ces renauds, nègres des bourgeois, certes, mais pas esclaves du boulot et des misères de l’emploi. Ah j’en avais une rage en voyant à la télé ce minois de poivrot piétinant les cadavres des victimes du terrorisme pour faire mousser ses paroles à la con. Je suis sorti.

Et sur qui je tombe ? Sur deux flics. Une gonzesse de couleur, grasse comme un chapon, et un type qui m’a tout l’air de découvrir Paris avec des yeux de bouseux. Comme j’ai une gueule qui dit ce que je pense, ils me font signe de me coller au mur. Et me voilà le cul en perspective entre deux fenêtres. En plus je suis d’ici. J’ai jamais été plus loin que la tour Eiffel parce qu’on m’arrête avant. Le type me tâte les fesses comme s’il avait pris goût à sa fonction. La fille a une tête à épouser un autre flic. Elle est pas là pour avoir des ennuis avec la violence. Elle a même sorti son flingue et me vise la tronche. J’ai toutes les dents dehors. La rage d’être français dans ces conditions. Ça nous va pas, les mélanges, et pourtant on en a rêvé. Mais qu’est-ce que ça donne le mélange d’un cerveau de flic avec celui d’un poète ?

« Où t’habites ? grogne le bouseux. (c’est moi qui mets l’s, parce qu’il faut bien que je fasse quelque chose pour l’orthographe de ces analphabètes, ces ratés de l’éducation nationale)

— Au troisième. Là ! (et je montre. Il a tellement la trouille, ce cul-terreux, qu’il ose pas regarder mon balcon. La fille a l’œil dans le guidon)

— Qu’est-ce que vous avez dans la poche ?

— Ma carte de crédit et du liquide. J’allais m’acheter un slip en laine de cachemire parce que la politique gouvernementale me donne froid aux burnes. Vous en avez, des burnes qui ont froid, vous ?

— Videz vos poches ! »

Je les vide, là, sur le trottoir que ces larbins ignobles sont même pas dignes de balayer tellement ils ont raté la maternelle. Tu crois qu’il se penche pour regarder ? Il met le pied dedans comme si c’était de la merde. C’est alors qu’un coup de feu éclate en plein jour et ricoche sur les volets et les poteaux. Le flic bascule dans une espèce de vide qu’il a sous les pieds, inconvénient commun à tous ces minables qui fricotent avec la trouille depuis leur plus tendre enfance. Le voilà le nez dans la rigole, criant comme un gosse qui s’est pété quelque chose en descendant de sa bécane. Je me plie un peu, juste histoire de commencer à me mettre à l’abri. Je vois alors les pattes de la négresse qui dépasse d’un volet récemment ouvert avec une force telle qu’elle se l’est pris dans la gueule. Son flingue a valsé et, dites donc, il m’est tombé dans la main droite. Il est tout chaud comme un cadavre qui vient de naître. Ah je veux pas qu’on me voit comme ça, d’autant que le flic de province est en train d’essayer de sortir son pétard sans y arriver. À la fenêtre, Bouboule se marre. Et elle appuie bien fort sur le volet, répétant pour qu’on l’entende bien :

« Ah si vous aviez pas été là, ça serait pas arrivé ! Vous avez pété mon pot de géraniums d’une balle dans la peau. Sachez que je vous en veux. Et monsieur témoignera que j’y suis pour rien dans votre manque de formation professionnelle. »

Alors elle voit que c’est moi qui tiens le flingue et l’autre vache n’a toujours pas réussi à armer sa main comme on lui a expliqué pendant le stage.

« C’est toi, Dino ? qu’elle s’étonne.

— Le coup est parti avant, que j’explique pas aussi bien que je voudrais.

— Balance-moi ça par terre avant que je la laisse sortir. Et sans filer un coup de latte à cette tronche d’abruti qui sert la République.

— Ah t’as raison, Bouboule ! Elle est bien mal servi la République, tellement qu’on se demande si on a bien fait de la confier à des socialistes libéraux. Pour qui t’as voté, toi ?

— J’ai jamais voté de ma vie et c’est pas maintenant qu’on encense les flics que je vais me mettre à trahir ma conscience. Jette ce flingue à ces pieds. Elle va finir par étouffer si je la décoince pas.

— Putain qu’il est coriace ton volet !

— Et mon bras, Dino ! Il est pas maous, mon bras ? C’est le droit. Et quand je m’en sers pas pour neutraliser des flics sur le point de commettre une bavure du genre policier, à qui que je donne tout le plaisir qu’il veut ?

— Au peuple ! »

C’est donc dans la joie que je me sépare du flingot qui appartient au gouvernement et aussi un peu à la République depuis qu’elle est socialiste libérale, ce qui nous éloigne pas vraiment des habitudes fascistes de la droite. J’ai mis le cran de sécurité, des fois qu’en tombant, un autre coup s’en prenne aux pots de fleurs de Bouboule. En même temps, elle referme le volet. La grasse africaine qui trahit ses origines pour toucher un bon salaire et pas se la fouler se met à couler sur le trottoir comme un confit parisien. C’est pas elle qui va reprendre son bien, mais son collègue qui tente alors de me décaniller sans y arriver parce que comme j’ai dit j’ai mis le cran. Il en pleure. J’en profite pour prendre la poudre d’escampette. Je m’expliquerai plus tard. Bouboule appuiera mes dires.

C’est pas un slip en cachemire que je vais m’acheter, mais c’est un slip quand même. J’ai plus de slip depuis que Ginette me les pique chaque fois que je réussis sa jouissance. C’est comme ça qu’elle les compte. Ça en fait, des plaisirs sans partage ! Et je compte sur elle pour choisir les bons slips. J’en veux avec des élastiques et comme on en trouve plus, c’est elle qui les y met. Ça la fait chier de perdre du temps à ça, mais c’est ma condition ou alors je vais voir ailleurs. Vous trouvez ça exagéré de la part d’un mec qui ferait mieux de respecter les femmes et les races dans le même panier, mais que voulez-vous, j’ai pas reçu d’éducation citoyenne, bien que je sois fort en maths. Je sais fort bien que les maths peuvent se passer des valeurs de la République. Ça me donne raison et ça me suffit.

*

Ginette m’attend devant la boutique de slips. C’est une rouquine avec des boucles et des taches. Elle cache pas grand-chose de ses moyens naturels, ce qui me rend jaloux, même que des fois je me suis énervé pour rien. Je suis haletant.

« Mais pourquoi t’as couru, banane ? grogne-t-elle en me pinçant les fesses. Tu vas finir par le claquer, ce maudit cœur qui marche sur une patte.

— J’ai eu des ennuis avec les flics. Mais Bouboule était là.

— Et pourquoi que ce serait critique si elle avait pas été là… ?

— Je t’expliquerai plus tard… Entrons. J’ai les couilles refroidies.

— Sans slip, c’est normal. Entrons, mon amour ! »

J’en ai pris une douzaine. On en aura jusqu’à dimanche. Je vous dis pas combien ça représente d’orgasmes, parce que vous zallez pas me croire. Je suis un vrai héros de l’éros. Ginette le sait trop bien. Elle me quitte plus. Même que j’ai du mal à trouver du temps pour bosser un peu. Mais une fois qu’on a les slips, elle s’inquiète :

« On va pas chez toi, dis… ?

— Pourquoi qu’on irait pas ? Je suis proprio. Et j’ai réglé toutes les factures. J’ai même pas d’ennemis dans la cage d’escalier…

— Ouais mais t’en as sur le trottoir… si t’as bien raconté ce que j’ai compris…

— Ah merde j’avais oublié ces flics !

— Ils doivent forcément t’en vouloir.

— Pas si Bouboule leur a expliqué.

— Et s’ils ont compris de travers, hein ? C’est pas des penseurs, les flics. T’en connais beaucoup qui savent de quoi ils parlent quand on leur demande ?

— Ah merde t’as raison ! Mais ça me fait chier de changer d’adresse maintenant que j’avais trouvé une situation stable.

— On va essayer d’arranger ça. N’oublie pas les slips…

— Comment que je les oublierais, ma mimine ! »

Arrivés au coin de ma rue, je me suis planqué derrière un SDF qui savait pas ce qu’il faisait mais le faisait quand même. Ginette a continué. Les flics étaient toujours là, mais en plus nombreux. Un robot à chenilles examinait le volet de Bouboule. Y avait des géraniums plein le trottoir sous sa fenêtre. La flic en noir était par terre, les bras en croix. Ah là j’ai craint pour Bouboule. Qu’est-ce qu’elle avait fait en plus de balancer son volet dans la tronche de cette connasse ? Ginette était en train de causer avec un flic en bouse de gin. Elle avait l’air de le convaincre. Il regardait dans ma direction comme si j’étais pas planqué derrière un SDF qui me demandait pas l’usage que je faisais de son image. Ginette me fit signe d’avancer. J’avais les guiboles en coton. Et il me venait rien à la tête pour expliquer les choses. Mais Ginette souriait. Et elle agitait sa petite main rougie par la brise. Qu’est-ce que ça pelait ce matin-là ! C’était pas le moment d’ouvrir la gueule pour expliquer à un flic que je l’avais d’apparence arabe mais que j’étais languedocien depuis des siècles. Même qu’on a pas été aux colonies avec les socialistes de l’époque. On est resté bien sage à la maison à cultiver des racines dans le sel de la terre. Mais alors comment que j’expliquais ma présence à Paris ?

« C’est par amour ! fit Ginette en serrant les talons.

— Vous allez pas bien ensemble, dit le flic.

— Vous me croyez pas ? Ah mais dis donc ! Pour qui vous me prenez ?

— Vous zallez pas me faire croire que ce type dont vous êtes amoureuse s’appelle Dino Zaure ! C’est des faux faffes, ouais ! »

Alors là je peux plus me retenir de m’exprimer librement sous la contrainte :

« Que c’en est pas ! On s’est toujours appelé Zaure dans la famille, aussi loin qu’on est remonté. Et les générations ont vécu et sont mortes en se promettant de jamais appeler un de leurs membres Dino.

— Et il a fallu que ça arrive… fit Ginette d’un air désespéré.

— Tu parles si c’est tombé sur moi !

— Il devait en tenir une bonne ce jour-là…

— Respect à ses cendres ! »

Mais on avait beau expliquer, Ginette et moi, le flic n’y entravait queue dalle. Et le robot n’arrêtait pas de soupçonner la présence d’un engin explosif dans ce qui restait des pots de fleurs de Bouboule. Elle était où d’ailleurs Bouboule ? On l’aurait entendue si elle avait été là. On la connaît assez pour savoir que quand elle est là, ça se sait. Le volet était à moitié fermé. Dessous, le corps de la flic était couvert d’un linge propre, à mon avis un de ces vieux draps que Bouboule collectionne dans son armoire. C’était peut-être ce qu’elle faisait en ce moment, Bouboule, compter ses draps qui lui servaient pas à coucher dedans. Y avait pas de trace de sang sur le volet, rien. Juste du rouge dans le drap. Comme j’avais pas eu le temps d’enfiler un slip, je me gelais sur place. Et ce con de flic qui avait réussi son CE1 ne comprenait toujours pas. Il appela le bouseux qui s’était chié dessus pour pas mentir.

« C’est lui ? qu’il dit en me montrant du menton.

— Je sais plus, dit le cul-merdeux de la campagne. Mais ce qui est sûr, c’est que c’est un Arabe. (, c’est moi qui met la majuscule)

— Il a de faux papiers… Emmenez-le !

— Hé Dino ! Les slips ! »

Mais ils ont pas voulu que j’emporte la poche où macéraient mes slips tout neufs. Ils ont même appelé le robot pour regarder dedans, des fois que je sois pas un faux Arabe. Je me suis retrouvé au poste, sans slip, sans clopes, sans rien. J’avais une tête au carré à cause que je m’étais révolté dans le fourgon. Un coup de sang que je pouvais pas expliquer. Alors les flics m’ont fait la leçon. Ensuite ils m’ont jeté par-dessus bord et en marche. Comme ça, j’avais l’air de ce qu’ils racontaient dans leur rapport. Les flics, c’est des cons cérébraux, mais ils ont pas besoin de cerveau pour réfléchir.

« On a vérifié tes papiers, Dino, me dit-on dans la nuit alors que je venais de me pisser dessus. C’est des vrais. Mais ça explique pas pourquoi… ?

— Pourquoi quoi ?

— Te fous pas de ma gueule, Dino ! On a fait le rapport.

— Ça, je l’ai déjà dit au lecteur…

— Je parle pas de çui-là ! Ya un rapport entre ta gueule et l’attentat.

— Quel attentat, nom de Dieu ! Je suis juste sorti pour m’acheter des slips.

— Et il est où ton slip, hein Dino ? »

Les flics ont toujours raison. C’est parce qu’ils sont les seuls à poser des questions. Et si jamais vous y répondez pas, ça leur en pose d’autres et on s’embarque ensemble dans le labyrinthe des complications judiciaires. J’avais pas de slip. Il avait raison. Mais il avait tort aussi, parce que j’avais rien à voir avec la mort de la flic. Je savais même pas qu’on pouvait se servir d’un volet pour commettre un attentat. J’osais pas non plus demander des nouvelles de Bouboule. Ça pouvait faire de moi un complice. Depuis que les flics sont juges, le niveau de l’expérience judiciaire a vachement baissé. Et les putes du show-business en rajoutent pour enfoncer la vérité et faire pousser les illusions républicaines. Je connais le truc. On me la fait plus. Au diable ces auteurs-compositeurs-interprètes au cul bouché pour pas péter comme tout le monde !

« Dis donc, Dino… ?

— Ouais…

— Tu veux t’en sortir, pas vrai ?

— Même sans slip, monsieur le policier ami de Renaud et de Brassens. C’est quand même moins grave de violer la pudeur que l’esprit républicain…

— Je parle pas de ton slip !

— Du volet alors ? Mais j’y connais rien en volet !

— Ça t’empêche pas d’avoir une sale gueule ! »

Voilà comment on arrive pas à se comprendre. Manquait plus qu’une visite préparée du ministre de l’intérieur. Avec autour les petits oignons du président. Genre comédienne au talent limité par l’amour vénal. Mais au lieu de m’inquiéter à fond de ma personne sans slip et sans clopes, je pensais à Bouboule qui avait transformé un volet tout ce qu’y a de plus parisien en arme de destruction de la propriété intérieure. Et pas moyen de se tenir au courant vu que le flic à qui j’avais affaire s’entêtait à me tirer des vers du nez alors que je l’avais pas dans cet état. Même que je finissais par plus pouvoir le sentir, cette charogne. Il me harcelait comme un pédophile, maniant le bonbon et le gnon avec une science qu’on apprend pas à l’école de la République tant qu’on en connaît pas les bas-fonds. Sans juge pour m’aider à comprendre ce qui m’arrivait, j’avais envie de me suicider. Il m’avait laissé mes lacets.

*

On m’a relâché par un beau matin ensoleillé. Ça sentait le pain chaud dans la rue. J’en ai eu la dalle, mais comme j’avais rien dans les poches, je suis allé chez Ginette. Elle m’attendait. Elle m’a pas laissé commencer :

« Y avait des morts partout ! J’en avais jamais vu autant. Ah je crois que je vais plus jouir jusqu’à ce que le diable m’emporte, té !

— Mais de quoi tu parles, mon biniou ? J’y crois pas, moi, à ce volet…

— Tu penses si y avait rien dans ce volet !

— Et Bouboule ? Elle est où Bouboule ? Et comment qu’elle est ?

— On est encore en train de la chercher. Et ils l’ont pas encore trouvée…

— Mais qu’est-ce qui lui a pris de se servir d’un volet pour faire mal à une république qui nous veut pas de mal puisqu’elle nous protège avec des flics qui vont pas suffisamment à l’école pour comprendre ce qu’ils font sinon ils le feraient pas ?

— Mais de quoi tu parles, Dino ? Tout a sauté. Braoum ! Vram ! Badang ! Ya plus rien. Tout le monde est mort. Écrasé sous des tonnes d’appartements. Ah je l’ai échappé belle. Figure-toi que le flic qui se renseignait à ton sujet m’a amenée dans un petit coin tranquille pour causer avec moi de ton Languedoc natal, des colonies et du mélange des races. Il en avait des choses à dire ! Et ben il les a pas dit ! Il est mort avant.

— Et comment qu’il est mort sans que tu sois morte toi aussi puisque le coin était tranquille ?

— Un grand Arabe qui te ressemblait a surgi avec un fusil à l’épaule et pan ! en plein dans la gueule du flic qui a crié qu’il avait une famille à nourrir avant de tomber comme une merde sur le trottoir. Ah j’en ramenais pas large ! Même que j’ai cru que c’était toi…

— Mais j’étais au poste pour m’expliquer comment je m’appelle !

— Tiens, voilà tes slips. Enfile et tais-toi ! Le devoir nous appelle. »

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