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 Article publié le 15 janvier 2017.

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À cette époque-là, je vivais chez mes amis Cossé. Autant vous le dire tout de suite, je m’y faisais chier. Du matin au soir et du soir au matin. Mais ils me rendaient un sacré service et je les aimais. Moins deux et je finissais dans la rigole avec mes copains d’avant. Tous de fameux lurons. Et pendant qu’ils croupissaient en taule, je me la coulais douce chez les Cossé. J’avais ma piaule, mes aises, j’étais bien nourri et j’étais censé partager leur joie de vivre. De vivre à la campagne !

J’avais déjà mis les pieds dans la cambrouse. Pour faits de guerre. N’allez pas croire que je suis vieux au point d’avoir participé à la libération de je ne sais plus quel joug ennemi. La guerre, dans ma jeunesse, c’était contre les flics qu’il fallait la faire si on souhaitait se mettre à niveau avec les commerçants qui servaient en quelque sorte de champs de bataille. Et je parle pas des fonctionnaires qui avaient pris d’assaut nos HLM pour en augmenter les loyers. Tout le quartier s’était vidé… de nous. Et à peu de temps de là, on était des déplacés, presque des migrants. Et on a recommencé. Et j’en ai profité pour aller à la campagne étudier la morale républicaine et plein de choses que j’avais raison d’ignorer. Ah je dis pas ! L’endroit était cossu. On avait des fenêtres de quatre mètres de haut, au moins ! Et on se ravitaillait dans un salon avec des dorures, même qu’on les grattait en espérant devenir riche.

C’est Fred qu’est venu me chercher. Je l’avais appelé. Il avait rien dit. Il avait raccroché en me donnant raison et deux heures plus tard il me présentait Pierrette. Il l’avait épousé pour sa fortune. Elle était tellement moche que je pouvais pas m’imaginer autre chose pour expliquer la formation de ce couple invraisemblable. Fred n’était pas un athlète, mais il y avait pire dans le genre ordinaire. Moi je l’étais, athlète. Surtout à poil et la queue bien bandée. Et c’était pas Pierrette qui la ferait lever. Alfred en était persuadé, sinon il m’aurait pas offert le gîte et le couvert.

Pierrette aussi me les offrait. Elle m’accueillit avec plein de gentillesse. C’est gentil, les boudins. Ou alors c’est complètement vulgaire et ça vous envoie péter pour un rien. Mais Pierrette n’avait pas l’air susceptible. Elle voyait bien dans mes yeux que j’arrivais pas à m’empêcher de m’étonner. Il n’y avait qu’une explication : Alfred, qui était de ma rue, l’avait épousée pour sa fortune.

En quoi consistait-elle, cette fortune ? Une propriété agricole, trente hectares de pré et de bois, un ruisseau famélique, des animaux qui devaient être des moutons vu leur laine, des bâtiments d’usage et une belle maison refaite à neuf. Voilà ce que je voyais et ce sur quoi Alfred avait mis la main. Ah il se la coulait pas douce ! Il bossait du matin au soir. Il avait des mains comme des pelles et le cou que je l’avais jamais vu comme ça, épais et dur comme du bois. Pierrette le caressait souvent. Elle avait de petites mains noueuses aux ongles ras. Et elle caressait ce cou chaque fois qu’Alfred m’enguirlandait parce que je mettais pas la main à la patte pour montrer ma reconnaissance. C’était lui qui parlait, mais je sentais qu’il avait appris par cœur. Il écoutait pas ce que j’avais à dire. Ça l’intéressait pas à elle. Et pourquoi que je travaillerais esclave puisque qu’ils s’étaient passé de moi pendant des années sans jamais embaucher personne, hein ? Il me l’avait dit qu’ils avaient toujours été seul. Ils avaient même plus l’espoir de faire un enfant.

Je me souviens des yeux de Pierrette quand il m’a confié ce secret de famille. C’était du par cœur. Elle avait médité cette confession. Et il s’en sortait bien. Et le soir, en me paluchant sous la couette, j’ai imaginé les histoires que je pouvais tirer de cet aveu. Ah je vous l’ai pas dit : j’ai longtemps espéré vivre de ma plume. Ça m’a passé lors de ce séjour dans un château à la campagne. Je sais toujours pas pourquoi, mais en sortant j’avais plus envie de raconter ma vie. Même que dans les mois qui suivirent, j’ai essayé de raconter celle des autres. Mais le cœur n’y était pas.

Bref, je savais. Pierrette était tellement mal foutue qu’elle pouvait pas concevoir. Autrement dit, Alfred se vidait dans un trou sans fond. Et pas du meilleur cru. Une vilaine aux jambes tordues comme des sarments, avec des bras qui avaient pris naissance dans la terre pour se nouer autour de l’homme sans lui donner d’enfants. Et je parle pas de cette tignasse rude et noire comme la cendre mouillée. Les yeux étaient creux, sans couleur, surmontés d’une broussaille nerveuse qui se rejoignait sur un nez large et violet comme un anus. Ils devaient faire ça dans le noir complet. Et à travers les draps.

Pourtant, elle sentait bon, Pierrette. Elle se frottait avec des poignées de lavande. Il y en avait tout autour de la maison. Et sous ma fenêtre. C’est comme ça qu’elle m’a vu sous mon meilleur jour. J’étais en train de me caresser. Les yeux fermés parce que j’avais pas la télé. La fenêtre était ouverte. J’ai toujours aimé le matin. Mais je ne sais pour quelle raison obscure, je me plantais pas devant la fenêtre pour jouir du paysage. Je lui tournais le dos. Elle a donc vu mes fesses tendues. Et ma nuque parcourue de transes. Heureusement qu’elle s’est signalé par un petit cri, sinon elle enjambait la fenêtre avant que je puisse l’en empêcher. Et c’est ce qui est arrivé. Je l’ai empêchée d’entrer. Elle avait déjà levé une jambe. Et comme je me trouvais maintenant face à elle, elle n’a pas pu se retenir d’empoigner ma queue. Elle tirait dessus et maintenant c’était moi qui levait la jambe pour franchir la fenêtre. « Non ! Non ! grognait-elle. Comme ça ! Ne me touche pas ! » J’ai éjaculé dans un grand cri de bête enfin arrivée au sommet du Kilimandjaro.

« Pourquoi que t’as crié ? me demanda inévitablement Alfred au petit déjeuner qui était servi dans la cuisine.

— Un cauchemar, dit Pierrette qui se lavait les mains sous le robinet de l’évier.

— J’en fais moi aussi, dit Alfred. Ça me perturbe ensuite toute la journée. Mais c’est pas ça qui te décidera à me donner un coup de main… »

Je bandais encore. Pierrette nous tournait le dos. On entendait l’eau gicler dans l’évier. Alfred s’impatientait. Il avait envie de brailler quelque chose comme : Elles sont si sales que ça ? Mais il disait rien. Il trempait ses tartines et s’en mettait plein le menton. Enfin Pierrette est venue s’asseoir. Elle sentait la lavande. Alfred aimait la renifler. Ses narines s’agitaient.

« Tu bouffes pas ? me fait-il.

— Ah j’ai le crâne que je sais pas ce que c’est !

— La bonne excuse ! »

Pierrette me regardait exactement comme une pute qui attend ce qu’elle mérite : une raclée ou du pognon. Elles savent jamais ce qui les attend, celles-là ! Mais je savais ce qu’elle attendait de moi : que je la ferme et que je recommence. Il fallait bien que je paye d’une manière ou d’une autre. Mais depuis ce matin, Alfred et elle n’étaient plus d’accord sur le mode de paiement. Ils allaient se disputer.

Je me suis levé. J’avais un falzard de bouseux, assez large pour qu’on voie pas ce qui se passait dedans. Ah la bougresse me faisait bander ! Moi qui n’avais jamais fricoté avec des blèches ! Qu’est-ce que je pouvais attendre de l’existence maintenant que je payais ce que je devais ? Surtout qu’Alfred croyait que j’étais encore son débiteur. Il manquait plus que je fasse un môme à sa poule ! Et le voilà aussi impuissant qu’un bœuf. La vérité enfin révélée ! Il était temps de mettre les voiles. J’ai fait ma valise le soir même. Je comptais m’évader dans la nuit. En espérant qu’elle m’attende pas devant la fenêtre.

Ah j’ai passé une mauvaise journée. À part bander, je faisais pas grand-chose. On entendait le tracteur d’Alfred qui travaillait derrière les bois. Pierrette a passé la matinée en ville. À midi, on s’est mis à table comme d’habitude. Cette fois c’est Alfred qui a occupé l’évier. Pierrette était assise en face de moi. Mais elle s’est pas servie de ses panards. J’avais les miens bien à plat et je faisais gaffe à pas provoquer des grincements de plancher. Il était tellement vieux qu’il faisait plus de bruit que nous. J’ai entendu le torchon se décrocher, se frotter aux mains d’Alfred puis se tenir tranquille au bout de son crochet. La soupe était bonne. Alfred la trouvait toujours bonne. Ces sacrés jacques savent se nourrir sans oublier le plaisir. Il s’est vidé une bouteille à lui seul. Il avait l’œil glauque.

« Tu bois pas ? qu’il arrêtait pas de me demander. C’est sûr que de glander, ça donne pas soif. Ya une explication à ça, mec. La déshydratation.

— Puisqu’il te dit qu’il va s’y mettre ! grogna Pierrette.

— À la saint Glinglin, oui ! »

J’avais aucune raison de participer à la conversation. Qu’est-ce que je pouvais dire ? Que j’en avais marre de voir leurs tronches de travailleurs ?

« Ah et puis t’as assez bouffé pour aujourd’hui ! »

Et mon assiette que j’avais pas touchée a valsé direct dans l’évier. Alfred était déjà dehors. On a entendu le tracteur s’éloigner. J’avais pas bougé. Pierrette passait la serpillière sans rien dire non plus. D’après elle, je le savais, fallait que je casque aussi du côté d’Alfred. Que je me partage, quoi. Lui offrir ma bite une fois par jour, à la fenêtre. Et me livrer à quelques petits travaux domestiques histoire de montrer que j’avais compris la leçon et qu’en plus j’avais bon cœur. Elle connaissait pas Alfred. Si ça se faisait, elle savait même pas qu’il l’avait épousée pour sa fortune. J’étais sur le point de la plaindre.

« Ça peut pas durer, » dit-elle enfin.

J’attendais que ça. Mais j’avais pas prévu d’annoncer mon départ. D’autant que j’avais pas l’intention de partir les mains vides. Ils avaient de l’argent dans une petite pièce sans fenêtre qui leur servait de bureau. J’avais vu Pierrette y puiser avant d’aller aux courses en ville. Je savais pas ce que contenait ce tiroir, mais il était pas fermé à clé. De quoi me payer un voyage le plus loin possible. Et peut-être même tremper ma mouillette. On fait de ces rêves quand on est pressé !

Pierrette jeta son tablier sur un dossier de chaise et sortit. J’achevai ma soupe. Tranquillement. Et sans cesser de penser. On pense beaucoup chez nous. Y en a qui croient qu’on agit sur des coups de tête. Jamais. On réfléchit d’abord. Si ça se fait, c’est nous qu’on pense le plus. Mais on pense pas aux mêmes choses. Et des fois, ça finit pas comme on avait prévu. On pense pas au mal qu’on peut se faire à cause des aléas. Par exemple, il pouvait arriver n’importe quoi ce soir pour m’empêcher de quitter les lieux après m’être assuré que je partais pas pauvre. Ya rien de pire que de partir les mains vides. On va pas loin alors. Il faut bien s’arrêter pour réfléchir à ce qu’on y avait pas pensé avant. Du temps perdu ! Je connaissais la chanson. Et souvent dansé sur un air de fandango. Ça me coupait le souffle. J’en ai vidé une bouteille, sans rien avec, comme ça, presque d’un trait. Elle était allée où Pierrette ?

Comme je me sentais seul, je suis allé dans le petit bureau pour voir sur quoi je pouvais compter. Je me supprimai ainsi une surprise de taille. Le tiroir était vide. Ah j’ai pensé sur le coup qu’il était pas plein tous les jours et que si j’avais réfléchi, j’aurais prévu de me tailler un jour où qu’il serait plein. Mais j’étais pas dans les secrets de la famille, moi. J’avais aucun moyen d’évaluer le montant du délit. Noir ! C’était noir ! Je voyais plus rien devant moi. Et j’étais pas un assassin. Les assassins l’ont facile. Ils peuvent même se nourrir de la chair de leurs victimes. Ils maîtrisent le sujet. Mais les voleurs, hein ? Surtout que j’étais pas un voleur de la haute. Rien que des petits méfaits qui mettaient pas en danger ni la vie ni l’existence de mes proies. J’avais jamais été loin. Tiens, j’ai même jamais réussi à me payer un billet plus loin que la Loire. Et j’ai jamais été en Belgique. Ni à Dunkerque. J’ai toujours eu cette idée de « descendre ». Et je suis descendu plusieurs fois. On m’a toujours ramené. Menottes aux poignets. Ah j’aime pas ça. Mais ça me rend pas méchant.

Pourtant, ce jour-là, je voulais aller loin. J’en avais marre de glander. Et j’étais pas amoureux. Un peu étonné d’avoir joui avec Pierrette et d’avoir pensé recommencer pour vérifier que je m’étais pas trompé. Mais j’étais décidé. Il fallait que je me tire avant que ça tourne mal. J’étais en danger. Qu’est-ce que ça vaut un pauvre en danger ? Rien. Nada. Que dalle ! C’est coincé. Ça peut plus bouger. Les veinards ont du pognon. Ya rien d’autre de vrai dans ce monde. Donc, j’étais dans la merde.

On ne lutte pas longtemps contre soi. On finit toujours par se faire mal alors qu’on était venu pour jouer. La porte s’est ouverte. Je finissais juste la bouteille, au goulot.

« Ah ben te gênes pas ! » grogne Pierrette qui s’assoit comme un sac.

Elle a pleuré. Elle a les joues rouges, les mains crispées, la langue dehors. Les coudes sur la table, la tête penchée. Elle parle et je l’écoute pas. J’en ai rien à foutre de leurs histoires. J’y suis pour rien. Et je veux pas qu’on m’informe. Je sais ce que c’est, les couples. J’ai eu des parents. Même que j’aurais mieux fait de pas en avoir. Mais c’était pas à moi de dire. Alors j’ai écouté. Sous la table, dans le lit, derrière le buffet de la cuisine. Et qu’est-ce que j’ai appris ? Rien qui serve à quelque chose. Que des raisons de pas refaire la même chose avec des gosses que j’aurais aidé à mettre au monde. Il était pas question qu’on se serve de ma queue dans ces conditions. Et puis je deviendrais quoi une fois ma mission accomplie ?

« On t’oubliera pas, dit Pierrette. Tu peux compter sur nous.

— Mais c’est en moi que j’ai pas confiance ! » hurlai-je pour qu’on m’entende dehors.

Le tracteur s’était tu.

« T’auras assez de pognon pour aller loin, dit Pierrette. C’est loin qu’il faut aller. Tiens, aux premiers signes que je suis pleine, tu pars. Et avec un compte en banque.

— Et une fois là-bas je redeviens pauvre parce que vous me coupez les fonds pour que je puisse pas me payer un billet de retour. Je connais la chanson.

— On le fera pas ! Même que tu partiras avec de quoi vivre jusqu’à la fin de tes jours sans te soucier du lendemain.

— Putain ! T’es si riche que ça ? »

Je devais faire une drôle de tête en disant ça. Pierrette me regardait comme si elle croyait pas que j’étais pas au courant.

« Merde ! que je dis. Ça vaut pas autant que ça, cette ferme pourrie ! T’as un trésor caché ?

— Tu l’as dit !

— Et Alfred… comment qu’il a su ?

— C’est Alfred qu’est riche, pas moi.

— Il en a pas l’air…

— Nous aussi on se taillera dès que ce sera possible.

— Avec un gosse de mon sang… de quoi tu parles, Pierrette… ? »

Quand on vit seul, c’est compliqué en dedans. Forcément, on a rien dehors. Mais dès lors qu’on est deux, y en a un dehors. Et c’est lui qui complique. Je le savais. Je l’ai dit, j’ai eu des parents. J’ai assisté au spectacle de la complication. Et j’ai renoncé à attendre la fin de l’histoire. Depuis, je ne fais rien d’autre. Je me barre avant que ça devienne trop compliqué. Et là, je me disais que je ferais mieux de pas attendre plus longtemps. Tant pis si je partais pauvre. Je volerais en chemin. On trouve toujours de quoi bouffer dans ce monde. Il suffit de pas avoir honte. Il faut suivre l’exemple de ceux qui nous gouvernent. Pas de pitié pour les minables qui croient que Dieu existe.

« Où tu vas ? me dit Alfred qui attendait sur son tracteur juste devant la porte.

— J’en sais rien, grognai-je à mon tour façon Pierrette. Ça devient coton. Et je suis pas assez musclé.

— Tu déconnes, mec ! C’est du beurre ! Tu entres et tu sors sans rien sentir. Merde quoi ! On peut pas te proposer mieux ! On est pas si riche que ça !

— Mais puisque c’est pas Pierrette qui l’est, riche, comment t’expliques que c’est toi qui possède ?

— J’explique rien ! C’est à prendre ou à laisser !

— Et ben je laisse ! Et venez pas me chercher ! »

Voilà comment ça c’est terminé. Ils sont pas venus me chercher. Ils savaient où j’habitais. J’avais pas changé, sauf que de coucher dehors, c’est pas bon pour la peau. On attend la fin de l’été pour descendre dans le Sud. Je dis on parce que c’est nous. Je suis deux maintenant. Je me suis laissé convaincre par un pédé. On forme un beau couple. Pas une dispute, rien pour ennuager notre ciel de lit. Une fois dans le Sud, on verra. On a pas besoin de faire de gosses pour se sortir de la merde. Et on fera rien pour en avoir. On essaiera de rester honnête. Ce sera dur, mais on a confiance en nous. On sera riche un jour. Et on aura un tas d’histoires à raconter aux petits-enfants des autres.

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