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Des hommes debout
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 Article publié le 14 juin 2006.

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La route, la route, je l’ai prise et parcourue pour des rencontres puis j’ai souri pour oublier. Oublier, pour me souvenir. Sur la route, sur la route qui serpente autour, j’ai appris à me tenir droit. Des bières blondes dans des bars m’ont tendu la main.
Viens, viens, je t’ai dit, viens ! ainsi donc, il est venu. Il plane dans la poussière du vent, je le regarde et plane avec lui au-dessus des villes, des villes de gens sans importances. Ses os sont aussi légers que l’air ; tous les poètes le dessinent dans le coin supérieur de leur carnet. il trinque en leur compagnie. C’est un soleil dans la nuit, un ultime espoir dans un désespoir profond.
Du no-mans-land, j’ai imaginé mais imaginer m’a brûlé les ailes ; je regarde au fond des choses ce qui ne peut se traduire.
Au soleil noir des au revoir, au rose soleil des jours couchants, l’abeille des miels concoctés, éveille les azurs éternels. Au sang-chaud, froid et bleu, simulant le vivant dans l’entourage de la botanique forestière, le vin jaune des pailles se repose. Un blé vert, dans l’encore des sempiternels étés, se colore. De la lune rousse, à la lunaison des climats sous-entendus, le soleil jaune des jours se lève aux regards.
Dans des embarcations légères, ils gagnent le large, le large et la tempête, c’est une sorte de radeau traversant les mers pour une vie meilleure ; accrochés les uns aux autres dans un ultime élan, les goélands sont leurs espérances. Hiver sec, hiver dense, automne blanc, aucune couleur que les leurs, c’est un aller sans retour dans des embarcations de fortunes qui attendent un nouveau terreau.
À l’été-chaud, été-humide, été-automne, les vagues, les vagues s’enroulent au printemps venant. Temps-présent, temps-composé, temps-passé, le vent, le vent affronte l’orage et fait avancer les coquilles de bois. Bois-mort, bois-vert, bois-tendre ; à la sève de l’arbre des mondes engloutis, les passés reviennent en mémoires, ce sont des continents à la dérive. Des hommes debout sur les vols aux vents des femmes enfantées enchantent encore les proses les plus terre à terre. Vont et viennent les sentiments, vont et viennent les sentiments les plus désespérés, vont et viennent les plus enjouées. À l’été chaud et humide, l’automne accueille les hivers des terres encore vierges.
À la singularité des heures qui s’achèvent, le blanc-manteau des horizons nouveaux s’inclut aux écorces des vieux chênes, du vieux bouleau et des hêtres. Les interprétations des passés rénovés reviennent dans les formes du temps et s’imprègnent de mystères sous-jacents, s’enrobent et se détournent, à l’occasion, pour se montrer familières par fraternité. Le langage approprié, les appropriations des langages communs expriment ses joies, ses nostalgies comme ses espérances. Ce sont des couleurs vives, des carrés et des triangles, des rondes et des blanches pointées en des sensations éprouvées ; dans les étoiles, les étoiles fixes et filantes, les nuages, les nuages qui nagent dans le courant de l’azur font apparaître, d’un blanc et d’un bleu, les tons des cieux.

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