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ROMAN DE LA RÉALITÉ
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 Article publié le 16 avril 2017.

oOo

L’intuition réalitaire a décidé avec une parfaite justesse du mode d’engendrement nécessaire à l’élaboration d’un langage « conforme ».

Quelqu’un proteste. Des normes ! Et qu’on les dénonce ! Mais j’éclate de rire. « Des normes sont à déceler ». Et l’autre répète : « Las ! A dé-ce-ler ? » La bouche grande ouverte, comme si ma réponse avait provoqué une sorte de paralysie maxillaire.

En effet.

Voici mon interlocuteur paralysé en une pose figée toute parole arrêtée, est-ce qu’il se meurt ? Ou au contraire il durera ainsi. Tant et plus. Dans la contradiction, oui. Il s’y identifiera. Mais je dépasse ce CRETIN pour retourner à mon affaire, au bureau, à « l’intuition réalitaire ». La prestation sanglante.

Je n’avais pas bien étudié Zola, ni Proust, mais plutôt quelques romans de genre « gore » et des plaquettes sérielles, incidemment, dont je me recouvrais la peau. Je n’avais pas l’intuition des séries, non, ou plutôt – la notion de série ne me serait d’aucune aide. La paradigmatique et la syntagmatique devaient initier cette trajectoire, qui aboutirait en 1995 à la « définition du mot série par la totalité de son histoire ».

Je voulais décrire ce qu’un roman ne décrit pas : la multiplicité irrésolue de la réalité. Dans le système du roman, les événements s’ouvrent et se ferment avec une circularité que la réalité ne connaît pas.

Et puis ma formation marxiste-léniniste dans une âme de petit-bourgeois ou de poète (c’est kif-kif) m’invitait à écrire le roman d’une structure sociale et non d’une figure personnelle qui n’aurait fait qu’ajouter à l’esprit individuel dont la prétention était de prendre contrôle du monde.

Un autre élément, relatif à la technique littéraire, me conduisait à ce processus de sérialisation : mes personnages avaient une furieuse tendance (une « pente ») à mourir ou sombrer dans la folie. Un déblocage des fonctions limitatives du personnage me permettait d’envisager la mort de masse (une fonction moderne) dans la structure d’un roman.

 

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