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Factotum (pour Jean-Michel Guyot)
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 Article publié le 30 avril 2017.

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Il est arrivé quelque chose d’étrange à Cadis, la ville où ma famille réside depuis le grand Siècle. Ce fut un port de la plus grande importance en ces temps où la conquête de l’inconnu promettait une évangélisation universelle. Aujourd’hui, nous recevons quantité de touristes plus attirés par notre soleil et nos plages de sable blanc que par notre passé finalement impérial et donc peu apprécié des amoureux de la paix. Notre maison, celle de mon père qui la reçut de mon grand-père et ainsi de suite, élève son honnête façade sur la grande Promenade dont le quai est aujourd’hui le port d’attache d’une multitude de commerces florissants, dont celui que j’ai l’honneur et le plaisir de piloter. Je vends de tout. Ma femme, Erica, s’occupe du client. Moi, je ménage comme je peux nos relations avec les fournisseurs et autres maîtres de la balance nécessaire. Nous logeons au-dessus, sur trois étages convoités. Nous n’avons pas d’enfants, pas de domestiques non plus. Mais nous employons à la tâche le plus fameux factotum de Cadis, Arapeta. Demandez-lui ce que vous voulez, il le fait. Dans les limites de ce qu’on peut imaginer comme travaux ménagers, bien sûr. Avec quelques extensions dans les domaines des techniques domestiques plus pointues que la lessive ou le briquage des sols. Mais ce qui caractérise le plus Arapeta, c’est son amour infini pour la pêche. Il possède même une barque. Je pourrais vous raconter comment il l’acquit, mais nous sortirions de notre sujet, ce qui ne convient pas aux bonnes conversations. Limitons-nous à évoquer la chose étrange que je vous signalai plus haut.

Arapeta prenait la mer tôt le matin. Il était le premier à secouer l’air tranquille de la ville par l’explosion d’un pétard qui eût tout aussi bien démoli un moteur. Je ne sais pas où il les achetait, ces pétards, mais ils n’ont rien à voir avec cette histoire qui n’est pas une nouvelle de ce genre. Loin de là ! Une fois le moteur parti, en principe à la première sollicitation (imaginez l’état de mon sommeil si ce n’était pas le cas), il prenait le chenal de travers, entrait dans un boyau vert adjacent et filait vers la baie des Morts. C’était là qu’il œuvrait. Plus personne ne s’y aventurait. Non pas que nous soyons superstitieux (allons donc !), mais il n’y a plus de poissons dans ces eaux vertes que des rochers moussus fendent de leurs têtes noires et pointues. Je ne crois pas y avoir jamais vu d’oiseaux, signes que l’endroit, s’il n’est pas maudit, ne vaut rien pour la pêche.

Ce matin-là, Arapeta avait un client. Il lui arrivait de temps en temps d’embarquer un touriste curieux de voguer sur ces eaux plutôt que de les observer à la jumelle depuis la chambre de son hôtel. Pourtant, celui-là ne projetait pas de s’en laisser conter par l’imagination documentée d’Arapeta. Il voulait pêcher. Arapeta l’avait fort honnêtement prévenu, mais le gaillard, seulement vêtu de son maillot de bain et portant son attirail sur le dos, ne voulait pas en démordre. C’était un équipement de plongée sous-marine. Or, la présence d’une algue bien verte dans ces eaux condamnait l’observateur sous-marin à n’y voir que du vert. Et pendant ce temps, racontait Arapeta qui avait un sens inné du comique, lui buvait du rouge. Le touriste, en mettant le pied dans la barque, remarqua les fortes dames-jeannes qui tapissaient le gaillard d’avant. Arapeta leva l’ancre, montrant ses muscles d’acier qui, une fois de plus, brillèrent dans la lumière rasante du soleil levant. Il se levait à peine. Arapeta en fit une plaisanterie que le touriste, un certain Oblago, ne comprit pas. Il réglait ses manomètres en tapant dessus. Arapeta ouvrit les gaz à fond et la barque, le nez en l’air et la poupe au ras de l’eau, s’engagea dans le boyau déjà vert qui menait directement à la baie des Morts, la bien nommée. Cette particularité géologique devait son titre à un lointain naufrage. Plus de cent touristes y avaient perdu la vie ou, comme on dit ici, gagné la mort. Avant ce triste évènement, la baie ne portait pas de nom. On l’appelait la baie, tout simplement parce qu’il n’y en avait pas d’autres à des milles de là. Après ce tragique naufrage, l’eau a été envahie par des algues microscopiques vertes aux propriétés inconnues pour l’instant malgré les recherches universitaires en cours. Même les poissons ont foutu le camp. Mais, selon certains plongeurs, le fond recèlerait des trésors du genre minéral. Depuis que l’un d’eux était remonté avec une pépite, le nombre de plongeurs attirés par cette aventure avait sensiblement augmenté. N’allez pas croire qu’ils se bousculaient. En général, une fois au milieu de la baie, ils ne plongeaient pas. Et ceux qui avaient plongé revenaient bredouilles. On ne retrouva jamais le premier plongeur, celui qui avait trouvé une pépite. Heureusement pour lui. Ce qui ne m’avait pas empêché de rebaptiser notre vielle boutique (anciennement La sirène) en La pépite du plongeur fou. Une fameuse idée car, n’est-ce pas, si tout le monde sait ce qu’est une sirène et par conséquent ne cherche pas à se renseigner (ce qui est bon pour le commerce), ne pas poser la question de savoir qui était ce plongeur, pourquoi il était fou et à quoi ressemblait cette pépite — faisait de vous un client pas ordinaire du tout. Mais là, je m’éloigne du sujet de notre conversation qui, si vous le souhaitez, pourra faire l’objet d’un débat quand j’aurais donné le signal de la fin de l’histoire, laquelle correspond à la fin d’Arapeta lui-même.

Personne ne sait ce qui s’est passé là-bas ce matin-là. Le fait est qu’Arapeta rentra sans son touriste. Madame Oblago attendait anxieusement sur le quai. De loin, elle vit bien que monsieur Oblago n’était plus dans la barque. Or, elle avait vu celle-ci prendre le chemin de la baie des Morts. C’était d’ailleurs là que son mari voulait plonger. Ils s’étaient disputés à ce sujet, car madame Oblago croyait que la rumeur reposait au moins sur un fond de vérité, ce que monsieur Oblago n’entendait pas. Il était parti de mauvaise humeur. Et depuis, elle pleurait, arpentant le quai en parlant de malheur. Il était arrivé. Elle s’effondra dans un tas de cordages et il fallut deux hommes solides pour l’en dépêtrer tellement elle s’y accrochait. Plus loin, Arapeta racontait « comment ça s’était passé » :

« Bien. Comme d’habitude. Il a plongé et il n’est pas remonté.

— C’est tout ? dit le capitaine du port.

— J’ai attendu une heure. Il avait une heure d’air comprimé. Je ne pouvais tout de même pas m’inquiéter avant !

— Tu aurais mieux fait, dit le capitaine. Je doute qu’il remonte jamais par ses propres moyens. Où en est la marée ? »

La discussion continua en termes techniques qu’Arapeta n’était pas en mesure de comprendre. Il connaissait la mer, mais de manière intuitive. C’était l’expérience qui l’avait formé, pas les discours. Il consulta sa montre. Et fit signe au capitaine, qui ne lui accorda pas son regard, qu’il avait rendez-vous sur un chantier pour des travaux d’assainissement. Il mit son baluchon sur l’épaule et, jetant un œil sur la barque qui était bien amarrée, il se dirigea vers la Promenade, car il avait soif. Mais quand il arriva sur la terrasse du Papagayo, on l’y attendait. Il dut raconter.

Arapeta aimait raconter. Il aimait mentir ou, si aucun mensonge ne lui venait à l’esprit, il mettait tout son amour pour la littérature dans l’invention de la vérité. On lui reconnaissait ce talent. Il but abondamment et remis son rendez-vous à plus tard.

Mais quand il arriva chez lui (il habitait dans une ruelle du vieux quartier), un policier l’attendait dans le hall d’entrée de l’immeuble. Il se regardait dans le grand miroir qui accompagne toujours les locataires et les visiteurs quand ils rentrent, sortent ou s’arrêtent pour faire autre chose. Arapeta sut tout de suite que c’était un policier. Un de ceux qui agissent en vêtements civils, avec leur arme de service sous l’aisselle. Eut alors lieu le dialogue suivant :

« Monsieur Arapeta… ?

— Lui-même. Je vous salue.

— Je vous salue moi aussi… J’ai…

—… « quelques questions à vous poser »… C’est toujours comme ça que ça commence dans les romans policiers.

— Ceux que vous lisez… parce que les autres…

— Vous avez raison. Je vais lire les autres… mais m’en laisserez-vous le temps… monsieur… ?

— Gracet. Je suis…

— Posez donc votre deuxième question…

— Madame…

— Oblago, I presume… ?

— Madame Oblago porte plainte pour…

— Homicide. Mais ce n’en est pas un.

— C’est un accident, je sais, monsieur Arapeta. Mais madame Oblago…

— Si vous n’avez pas d’autres questions…

— Venez me voir demain matin à huit heures au bureau de…

— Je ne peux pas ! J’ai un rendez-vous avec…

— C’est une convocation. »

Gracet disparut. Son image persista pendant une bonne minute dans le miroir. Vous ai-je parlé du miroir ? Celui qui accompagne toujours les locataires et les visiteurs… Bon alors continuons. Monsieur Oblago gisait par le fond…

*

Non ! La baie des Morts n’existe pas. On vous a fait une blague. Vous savez (non, vous ne le savez pas), ici on s’ennuie tous les jours que Dieu fait (il paraît qu’il ne peut pas les défaire, mais tout le monde n’est pas d’accord là-dessus). Plus de pêche, plus de touristes, plus rien que nous. Ceux qui sont restés. J’ai été le premier surpris par l’arrivée de monsieur Oblago. Il existe, lui ! Enfin… il a existé. Et je ne sais pas si quelqu’un se souvient de lui. Il n’y avait pas de madame Oblago. Il est arrivé seul à bord d’une voiture décapotable, une sportive avec des roues à rayons chromés. Il n’y avait personne sur ce qui reste de l’ancien quai. Personne, à part moi. Je calfeutrais ma vieille barque. Il n’y a pas de moteur dedans. Donc pas de pétard. Et je ne sors pas tous les matins. Pour quoi faire ? Pêcher ? Il y a encore du poisson, c’est vrai. Et même trop pour les quelques bouches que je dois nourrir. Mais ici tout le monde préfère la viande. Vous voyez les moutons là-haut ? Oblago les avait longuement observés avant de descendre de sa voiture pour me demander si j’étais disponible. Comme si je ne faisais rien de toute la journée ! S’ennuyer ne signifie pas qu’on se tourne les pouces. Avec deux femmes, six gosses et un vieillard à nourrir, vous pensez si je glande ! Regardez-moi. Est-ce que j’ai l’air d’avoir à peine quarante ans ? Et quand vous verrez mes femmes, vous comprendrez aussi. L’une a trente ans et l’autre à peine vingt. Il n’y a guère que le vieillard qui fait son âge. Oblago voulait plonger quelque part au large de la crique où plus personne ne ramasse les coquillages. Je lui ai demandé s’il avait lui aussi entendu parler du galion espagnol. Il a tout de suite compris que je badinais. Mais je n’avais pas à m’en faire pour l’équipement. Il avait tout ce qu’il fallait pour plonger à cent mètres et plus. Nous, à l’époque, on plongeait en slip avec un masque et un tuba. Je n’ai jamais chassé, mais mon père possédait un trident. Je le lui ai montré, des fois qu’il ait envie de l’acheter pour décorer un mur. Il l’a regardé sans le toucher. Ce qui l’intéressait, c’était l’état de la coque. Il me félicita pour le bon entretien. Est-ce que je pouvais être prêt pour dans deux jours ? Je lui ai dit que oui. Ça valait la peine comme travail, je vous prie de le croire. Il m’a payé d’avance. Le lendemain, je l’ai cherché pendant deux heures. Je savais qu’il était mort. Mais pas de traces de cet hurluberlu. Je ne savais même pas ce qu’il cherchait. J’ai fouillé dans la boîte à gants de sa bagnole et j’ai amené ça au bureau de police. Gracet, qui est un lointain cousin, m’a regardé d’un air étrange. Il me dit :

« On a un cas similaire… Ça s’est passé l’an dernier. T’es pas au courant ? »

Je me fiche des nouvelles du pays. Les uns vivent bien, les autres mal. Les détails ne me passionnent pas. Un touriste était mort l’année dernière en plongée. Mais pas comme on vous l’a raconté. La seule chose de vrai dans ce récit à la noix, c’est mon nom, Arapeta. Et celui-là était mon cousin germain. Seulement il n’est plus là pour vous le dire. Il s’est suicidé tellement on l’a emmerdé après cette histoire. C’est Gracet qui me révéla deux choses ce jour-là, le jour où je lui ai remis les papiers d’Oblago trouvés dans sa voiture : 1) le type qui était mort noyé l’an dernier s’appelait aussi Oblago ; 2) mon cousin germain s’était suicidé parce qu’on l’accusait de l’avoir noyé. Je n’en revenais pas. Gracet m’a demandé d’attendre. Il envoya quelqu’un pour voir la voiture d’Oblago. Moi, je suis resté assis dans le bureau pendant une heure. Je savais que les ennuis ne faisaient que commencer. Deux Arapeta et deux Oblago. Gracet voulait comprendre ça. Il est revenu au bout d’une heure avec des nouvelles. Il dit :

« Je ne sais pas si tu me racontes des histoires, Arapeta, mais on n’a trouvé aucune voiture.

— Vous avez pas demandé à ma femme ? Elle vous le dira !

— Tu n’es pas marié, Arapeta… Il n’y avait personne là-haut. Et ta barque est échouée depuis l’an dernier. Tu n’en feras plus rien. »

On m’a changé de pièce. Celle-là était à peine meublée : une table, une chaise. Rien d’autre. On m’a apporté à manger. Je savais qu’il faisait nuit parce qu’il y avait un vasistas. J’avais fini de manger quand ils sont entrés avec ce boutiquier, le gérant de La pépite du plongeur fou. Il n’est pas marié lui non plus. Et le fou, c’est lui. Pour la pépite, il ne l’a pas encore trouvée. Gracet tenait une chaise. Il la posa en face de celle que j’occupais, de l’autre côté de la table. Ce type s’appelait Pepito. Vous comprenez ? Il faut comprendre : le fou du plongeur fou. Et sans le plongeur, parce qu’il n’y a pas de Baie des Morts. Des histoires, tout ça. Cependant, d’après Gracet, il y avait deux morts : Oblago et Oblago. Était-ce la même personne ? Il n’était pas idiot de penser que le premier Oblago ne s’était pas noyé, contrairement à ce qu’avait dit mon pauvre cousin Arapeta qui s’était contenté, le plus honnêtement du monde, de témoigner de ce qu’il avait vu : un type plonger et ne pas revenir. On pouvait supposer qu’au lieu de remonter à la barque de mon cousin, il avait filé à l’anglaise par la côte. Pour quelles raisons ? Personne ne le savait. Il n’y avait pas de madame Oblago. Ni même une Erica dans le lit de Pepito. Tout ça, c’était peut-être compliqué, mais c’était du flan.

On est parti sur cette hypothèse : mon Oblago, s’il existait (sa bagnole n’avait plus d’existence officielle), était en fait le même que le premier. Mais pourquoi était-il revenu ? Il ne revenait pas exactement au même endroit mais, dit Gracet, il est allé chez un autre Arapeta.

« Il aurait été voir mon cousin s’il avait été encore de ce monde, suggérai-je.

— Ne l’a-t-il pas supprimé pour l’empêcher de témoigner d’un détail… ? dit Pepito qui commençait à s’intéresser à l’affaire, sans doute pour alimenter sa collection de contes destinés à épater les touristes.

— Mais quel détail… ? dis-je d’un air pensif. J’ai beau me secouer les méninges, je ne vois pas de détails dans le genre.

— Mais tu n’es pas le bon Arapeta ! gloussa Pepito.

— Vous commencez à me les casser tous les deux ! » grogna Gracet.

Pepito n’avait pas mangé depuis le matin. On lui apporta de la soupe, parce que j’avais englouti tout le reste, pain y compris. Il rouspéta, mais il avala jusqu’à la dernière goutte. Et sans se gêner pour faire des bruits incongrus. Je ne suis pas comme ça, moi. Je me tiens devant les autorités. Je ne suis plus moi-même. Gracet réfléchissait sans cesser de nous écouter. Et je me demandais s’il arriverait à comprendre que Pepito et moi nous ne parlions pas des mêmes choses. On n’a jamais été d’accord. Et j’ai toujours envié sa chance d’héritier. Il aurait pu se contenter d’être un rentier, mais non ! Monsieur Pepito voulait faire comme son père : vendre des babioles et des bobards aux touristes. Qu’est-ce que mon cousin leur trouvait, à ces gens-là, pour rester vivre avec eux ?

Le lendemain, il fallut se rendre à l’évidence : Oblago était introuvable. On avait ratissé la zone. Si je disais vrai, le corps ne pouvait que dériver vers la Baie des morts, là où l’eau est verte à cause d’une invasion d’algues microscopiques. Elle existait donc, cette baie ! Mais j’avais tellement l’habitude des mensonges de Pepito que je n’y croyais plus. Je veux dire qu’un tas de choses du genre m’étaient sorties de la tête. Gracet reconnaissait qu’Oblago avait peut-être encore filé.

« Et les papiers ? dis-je comme si je venais de comprendre. Ils ne disent rien, les papiers ?

— Pas de voiture, pas de papiers, » fit Gracet.

Il semblait découragé. Depuis un an que durait cette drôle d’affaire, il passait pour le dindon d’une farce de mauvais goût. Mais comment penser que ce pitre de Pepito en était l’inventeur ? Il inventait, certes, mais pas à ce point-là. Quant à moi, j’avais des excuses. La solitude m’avait réduit à l’état animal. Je ne savais même pas qui me donnait à manger. Chaque jour, sur la table pourrie de ma baraque, je trouvais un bol de soupe, un morceau de pain, un verre de vin et du tabac. Je m’en contentais. Alors vous pensez si j’ai sauté sur l’occasion quand Oblago (je ne savais pas que mon cousin avait eu affaire à lui un an plus tôt) m’a proposé de l’emmener au large. Il voulait plonger. II avait ses raisons. Et s’il m’a joué un tour, j’ai plutôt intérêt de me mettre à l’abri. Je ne tiens pas à finir comme mon cousin, assassiné alors que tout le monde prétend qu’il s’est suicidé. Je n’ai aucune raison de me suicider. Je me demande pourquoi Oblago ne s’en prend pas au propriétaire mythomane de La pépite du plongeur fou. Après tout, c’est lui qui a inventé cette histoire. Je le crois capable d’imaginer mon suicide. Je ferais peut-être bien de le tuer avant. Qu’en pensait Gracet ?

 

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