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De la prépondérance du vécu en littérature
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 Article publié le 8 avril 2018.

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De la prépondérance du vécu en littérature

Bien sûr, on ne peut avoir tout vécu, ce serait mentir, et la littérature est bel et bien là pour distraire, découvrir des univers réels ou chimériques, mais quand l’on transpose son expérience de la vie dans ses écrits il en résulte une belle consonance, que le lecteur apprécier à sa juste valeur, pour peu qu’il s’y retrouve et constate que l’auteur est bien renseigné, et à du vécu éclectique dans sa vie. J’ai exercé une multitude de métiers, côtoyé les millionnaires des Parcs de Saint-Tropez, travaillé en tant que chef dans la sécurité incendie, été manutentionnaire à la Poste, commis de cuisine à Saint-Tropez, libraire buraliste, sans compter les menues expériences. Mais tout ceci se limite à l’image que je renvoie quand je parle de travail avec quelqu’un qui n’est pas artiste, et cela renvoie une image négative d’instabilité probante ; j’aime partager mes écrits, décrire ma vie d’écrivain, qui est ce qui me décrit le mieux en tant qu’artiste dont la vie remplie d’écrits vains voit peu à peu se préciser la reconnaissance de son travail, l’écoute s’intensifier, les romans se vendre, tout comme on progresse dans n’importe quel travail, à ceci près qu’en littérature rien n’est assuré à jamais : le succès d’un jour n’est pas forcément le succès de toujours… Il faut donc vivre vite, intensément, et ne jamais se décourager car à vaincre sans péril on triomphe sans gloire – encore faut-il vaincre… et triompher même sans gloire est une réalisation personnelle, une fierté absconse, un délice suave aux senteurs de victoire d’une bataille qui ne sera jamais la guerre…

Quand je sors j’emmagasine les visages, les comportements, m’intéresse à tout mais aussi à rien, relève les clichés, les émotions, les sensations et leurs déclencheurs, les lieux communs, décode les regards, les attitudes comme un peintre les esquisse pour les immortaliser, et repère immédiatement l’attrait entre deux personnes mais jamais pour moi, surtout si je m’intéresse à la personne– qu’ai-je donc, bon sang, fait pour avoir un tel blocage affectif ? Je pense pouvoir y répondre : la désillusion amoureuse m’a fait perdre foi en l’amour sincère et accessoirement en moi, mais je n’ai rien contre une bonne rééducation ! Mesdames, si vous êtes intéressées par un écrivain sensible mais déconnecté des rites de la séduction, vous saurez où me trouver et comment me séduire, vous avez maintenant le mode d’emploi… Pour l’heure, j’écris des romans, mélange de réalité et de fantasmagorie, et attends Cendrillon, la Belle au Bois Dormant et leurs homologues en chair et en os, et je clos ainsi la parenthèse de mes états d’âme, car on s’en fout peut-être – alors on est un con, et merde à celui qui lira.

 

 

De l’universalité des préoccupations humaines

L’amour, l’amitié, l’argent sont les trois piliers de la société, et nul ne peut s’en affranchir sans en subir les conséquences : pas d’amour, solitude, pas d’amitié, marginalité, pas d’argent, pas d’amour oserais-je dire à cause de l’intérêt très marqué de légion de femmes pour le matériel. Je peux vous le prouver : aujourd’hui je roule en voiture banale, je suis seul. Demain, je roule en Lamborghini, et je trouve sans problème de quoi remplir et animer mon lit. Idem pour les villas, les bijoux et tous signes extérieurs de richesse. La richesse rassure les femmes, car elles recherchent la stabilité d’un foyer, comme lorsqu’enfant elles vivaient sans souci chez papa maman. Mesdames, vous déconnez. Vous perdez l’occasion de découvrir de vraies perles à cause de votre concupiscence : ne venez pas vous plaindre quand vous tombez sur des machos qui soit ont de l’argent mais pas d’affection ni d’intérêt pour vous plus que ce que vous avez à leur proposer de votre personne – autrement dit un attrait purement physique, sexuel. Je sais, certaines vont hurler, mais j’ai tellement observé ce comportement, à celui qui fera le plus la roue, à savoir par exemple en boîte avec de beaux et coûteux habits, qui paye des bouteilles de champagne à l’envi –si en plus il est beau les autres sont foutus, de simples figurants. J’abhorre les femmes vénales, j’en ai connu. Mauvaise expérience. Il ne devrait pas être obligatoire de payer restaurant, habits, parfums, bijoux pour s’attirer les faveurs d’une femme digne de ce nom. L’attrait doit reposer sur le physique bien sûr, mais aussi sur la personnalité, la bonté sans verser dans une gentillesse trop aveugle, l’attirance inexplicable, fruit de ces qualités, mais aussi du charme qui reste à l’appréciation de chacun.

Donc attention aux illusions, et surtout aux désillusions. La carte gold et platinum voire infinite sont des laissez-passer pour une cour efficace, car elles procurent l’aisance, la liberté, et représentent une vie sans écueil, à l’abri des privations. La femme d’aujourd’hui est indépendante, mais elle tient aussi à ce que sa moitié le soit. Pas question d’un homme qui reste à la maison toute la journée, un pantouflard, peu sportif, qui ne prend pas soin de lui, à moins qu’il ne soit beau comme un Dieu, ce qui lui confère une immunité que la femme lui accordera volontiers, trop heureuse d’avoir trouvé le Prince Charmant. Alors imaginez le handicap des hommes banals et pauvres face à un homme beau et riche… Il suffit, pour échapper à cela, de choisir sa femme par rapport son intellect, qui va rechercher un intellectuel, ne souffrant pas la médiocrité spirituelle. Et puis il y a les exceptions, qui en tant que telles ne sont pas de bon aloi.

La complicité qui s’établit entre deux personnes à force de parler, se fréquenter régulièrement, permet d’apprécier à sa juste valeur l’un et l’autre des protagonistes en présence. J’ai régulièrement fréquenté des filles superbes et gentilles, mais je les ai perdues de vue car elles sont toutes, je dis bien toutes déjà en couple du fait de leur rareté. Ensuite, la beauté est subjective – heureusement pour la majorité des hommes et femmes- et l’on peut être séduit par un regard, des paroles, une attitude, un esprit cultivé et jovial, de l’humour bref, de vraies qualités, qui reposent sur des bases de départ saines et se poursuivront sans doute par un rapprochement, fruit de la compatibilité émotionnelle, spirituelle, un tant soit peu physique, inévitablement. Soyez vous-mêmes, donc, et sortez souvent, parlez à des femmes intéressantes et pas intéressées, charmantes selon vos critères, spirituelles et pas vaines, indépendantes et pas focalisées par le paraître m’as-tu-vu de certains hommes, qui ne reflètent que vanité, égoïsme, et cherchent une femme pour leur beauté afin d’en faire un faire-valoir supplémentaire, une potiche décorative et pratique, également pour l’aspect sexuel hygiénique de la question.

Pour conclure, tout ceci n’est que le fruit du Darwinisme, qui favorise la reproduction des plus forts, beaux et intelligents pour pérenniser la race, et qui n’est donc qu’un comportement primitif de lutte pour la vie dans un environnement compétitif émulé par la société où il faut paraître pour être… Etre un bon parti ou ne pas l’être, telle est l’éternelle question à la con. Et puis si vous n’êtes pas content(es), c’est que vous avez pris des vérités en pleine face, et que cela vous amène à considérer et vous rendre compte de votre égo surdimensionné, votre mode de vie tronqué, vos valeurs superficielles – beauté, richesse), vos rêves illusoires, vos modèles hors de portée, qui vous amèneront inévitablement à une douloureuse déconvenue tôt ou tard, lorsque vous découvrirez que vos châteaux ne sont faits que de cartes bleues, prêts à s’écrouler à la moindre faiblesse de votre compte en banque. La sécurité ne repose pas sur la richesse, mais sur l’honnêteté, le courage, un couple harmonieux et solide, cultivé, avide de sensations procurées par une vie emplie de plénitude amoureuse- avec évidemment un minimum vital pour ne pas galérer.

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