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De l'arrivée inopinée de l'été
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 Article publié le 24 juin 2018.

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J’ai tellement foncé tête dans le guidon que je ne me suis pas aperçu que nous étions aux frontières de l’été ! Dans trois jours, il sera là, et déjà les prémisses en sont perceptibles : touffeur de l’air, forêts sèches et fleurs d’été dans le jardin, oui, il arrive ! Le soleil omniprésent de ces derniers jours de printemps est l’antichambre de l’été… Le soleil remonte le moral qui s’effondre par temps gris, et je vais pouvoir assouvir ma deuxième passion, la photo sur et autour du Cap Sicié et alentours ; quel plaisir que de se poster au bon endroit, cadrer, régler, répéter les prises tout en respirant la bonne brise marine, d’une pierre deux coups, photos et balade, panoramas à couper le souffle, soleil qui se reflète sur la mer en chenal étincelant, premiers plans couverts de fleurs sauvages, quel plaisir ! On se croirait seul au monde là-haut, mon propre Everest, qui fait partie de ma vie depuis mon enfance, lieu de tous les plaisirs, que j’ai hanté longtemps à l’adolescence, partout des pins odorants au port altier, coiffés toute l’année d’une verte houppelande, qui resplendissent et se dorent au soleil sous lequel ils prennent une teinte bronze, dans lesquels stridulent déjà les cigales- où, le cœur léger, je me promènerai bientôt, amoureux de la nature, des falaises abruptes qui plongent dans la mer turquoise, et l’ambiance générale sera à la détente, au farniente – que j’aimerais beaucoup vivre à Capri, au Canzone del Mare, un établissement de bain réputé au panorama à couper le souffle, ou dans la suite Penthouse de l’Hôtel Tragara, un à pic sur la mer Tyrrhénienne, au mobilier blanc immaculé au confort extrême, avec une terrasse en nid d’aigle à-pic sur les Faraglioni situés non loin de là, quatre stacks en termes géologiques, de grands rochers fichés dans la mer pour plus de précision, et le bleu de la mer tout autour, à cent-quatre-vingt degrés, avec une vue imprenable sur le Vésuve qui cache Naples au regard, les contreforts de Capri et ses villas séculaires, mystérieuses, qui ont conquis beaucoup d’artistes au vingtième siècle et encore à présent, et il faut avouer que je les comprends… La Piazzetta, place névralgique de l’île rassemble tous les cafés eux aussi séculaires, où l’on boit un bon café à l’italienne, macchiato, ristretto, café latte et autres spécialités, et mange de savoureux sfogliatelle, des croissants typiques, le tout dans une ambiance survoltée, où se mêlent rires et accent italien chantant, avant de flâner dans les ruelles étroites fleuries, et regagner à regret la continent le moment venu, pendant que les privilégiés s’offrent le luxe de l’insularité dans des hôtels superbes, où regagnent leurs yachts mouillés à quelques encablures de l’île…- que je ne pratique pourtant pas trop, du fait de la forte affluence touristique et ses inconvénients en saison, moi qui aime conjuguer nature, calme et confort en bord de mer, mais plutôt en juin ou à la fin août, entre lesquels se brassent des populations internationales, se nouent des amours enivrantes, des drames du même domaine, où se détendent d’une longue année des familles de touristes pendant ce hiatus où la France laborieuse tourne au ralenti tandis que son pouls s’accélère sur le littoral pris d’assaut par cette même France en mal de liberté dont ils ont été privés toute l’année, pour cinq semaines sans réveil, au chaud, sans contrainte, où tous se retrouvent, familles et couples sans enfants, ainsi que les étudiants en grandes vacances, et se créent des liens : amitiés, amour ou aventures de vacances entre touristes et autochtones, touristes et touristes, autochtones et autochtones, etc., avec promesses de fidélité à la fin de ce séjour tant attendu et si vite passé, jusqu’au jour fatidique du départ, séparation brutale et inexorable, pour peut-être ne jamais se revoir… Ainsi va la vie, alors Carpe Diem, Ô été qui à nos portes se présente déjà, quand se meurt un printemps qui a été très mitigé cette année…

 

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