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Lilotte de La Busserine II
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 Article publié le 13 juillet 2018.

oOo

A Barca c’ai come ca qu’ils apelle barcolone j’ai réussi

 maitenant chais ou quelle est ma farangine et son mec

 ca ma couté bonbon avec mon cul

mais ya eut des fois que ca ma plu super

 pas mal de panart et les hommes quant que tu les tiens par la bite

 y parle qui save par retiendre leur langue

la carafe du Long Song sa voulais dire qui l’ai en panne

dans les p’tite carrer du Raval ya tout qui se sais

et jy ai fait aussi de la thume avec queques passes

ya un gus qu’attent encore sa par y peu atendre bézef j’te dit

y peu atendre avec le ya que jy ai planté

 avant dy chouré son énnorme portefeuilles

jai sur moi maintenent d’quoi faire le tour du monde

au moins quate ou cinq fois j’te jure

brefle je retourne a lessence du ciel

cé a l’alicante que le barlut l’ai en panne la carafe

son capiteine le karogne o cong l’aurais perdu un brandiyon

en voulant péché allah grenade le cong

 jy ai demendé a une potasse qui sais bien ecrire en espanche

qué me touve un blablakar barca alicante pour 15 euro

j’en est filé 50 a la nana elle était a la faite tu parle

avec se truc blabla les flics y peuve pas te chopé voyage discretos asuré

jy pense si souvent allah Luce et a l’allaah braquemard Karim

 qui doive savoire que j’me pointe

pandent ce temps l’aute patrick le mètre du balai

ym donne pas de cigne de vie chuis trot unsi gniffiente pour lui

tu vera quant ym vera avec une kalach ce cong

Merde ya un des mecs avé qui jai baisé

juste pour le panar cui la qui ma refilé une chtouille pas possibe

 ma fallut trois piqouze d’antbiochose dans l’cul pour passé cette merde

jorai du choufé mieusse l’avai la gougoute allah bite

chuis un quiete la radio elle di qu’a du remu le ménage

dans l’porc de l’alicante jai peur pour la Luce

et surtou pour l’allah braquemard qui va tetre mon mec

 s’est super U ici on voye la meme mer qua Marseille

mais putaing cong l’odore des oranges c’est vachetement trop bon 

le mistralou y soufle pas et quant ya pas de la brize t’étouffe

tiens encore des nious allah radio

le mec que j’est planté a barcelone i la cané

sa va dev’nir dure pour ma peau, zont fait un portré robo

m’en foute la con plete j’ma déguisé en punk

meme que ma putain de mère aime reconétré pas

et pis les flic y mate telement mes roberts

avec juste un truc légé trensparent dessus

qui voye pas ma tronche les grand congs

j’me demande si j’vait me payé la nana qui conduis la blablacar

l’ai putament belle elle aussi cette p’titte blanche-blacki du sénégal.

 

A partir de maintenant, il n’est plus question de laisser écrire mon amie Lilotte de La Busserine.

Avec la nuit qu’elle m’a fait connaître ! 

Une tâche littéraire si ardue, me revient de droit et il faut bien aussi que ma licence de langue serve à quelque chose. Attention pas question non plus que je retouche une seule virgule du texte extraordinaire qui précède. Au demeurant, si je ne me trompe, il n’y en a aucune !

Pas de coïncidence dans la vie, je m’appelle Lalie. Lalie et Lilotte ne pouvaient que fusionner. Ma nouvelle amie marseillaise me raconte avec fougue une formidable histoire où finalement l’amour est roi. Hors, je suis issu des amoures merveilleuses entre un américain bien blanc du Texas et une Sénégalaise franchement noire. Improbable mais réussi… papa avait cinquante deux ans et maman trente de moins. Tous les Maliens s’en souviennent et au long du fleuve sacré Niger ont racontera leur odyssée pendant des siècles et des siècles.*

Pourquoi donc faut-il que je m’engouffre dans cette histoire qui risque fort de terminer en jus de boudin ? Ce doit être le côté paternel qui prend les commandes aujourd’hui. Mon One de papa était un type exceptionnel qui a lutté contre une puissante compagnie pétrolifère chinoise. Il y a d’ailleurs laissé sa peau. Alors voici une façon de reprendre le flambeau ; luttant contre les injustices en me vengeant de plus.

Me venger de ces imbéciles d’islamistes radicaux qui ont rattrapé Fay, ma douce maman, après son veuvage. Qui l’ont tellement maltraitée qu’elle en est partie trop jeune rejoindre Winston Duck mon cher vieux papa. Il va me falloir beaucoup de doigté pour persuader Lilotte qu’elle s’égare sur des chemins de folie.

Qu’aurais-fait si comme elle à huit ans …puis à onze ?

Je ne suis pas née au Texas ni au Mali, ni au Sénégal, mais à Paris tout come Luce. Une femme qu’il va falloir, elle aussi, remettre sur le droit chemin. Enfin droit, c’est une manière de dire car nos pas foulent le sol que monsieur Destin a choisi pour eux.

 


* Lire De la mayonnaise dans le désert.

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