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Les derniers jours (mots) de Pompeo
Les derniers jours (mots) de Pompeo 9 (Patrick Cintas)

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 Article publié le 26 avril 2020.

oOo

Il me restait des allumettes. Mais pour allumer quoi ? Le type étant descendu à la pénultième station, je n’avais pas de señoritas sous la main. J’étais seul dans l’autocar, la conduite ayant été automatisée par la Compagnie, sans doute sous les ordres de l’État, lequel n’a pas de grands soucis à se faire car son peuple éprouve un besoin constant de ses lois et services. Mais l’autocar roulait. La route était agréable, brodée de platanes en fleurs et plus loin les champs et les prés, les vergers et les cours de ferme. Il devait être midi car je ne voyais personne dehors ni même aux fenêtres. On pouvait observer les oiseaux sur leurs rebords, le bec dans les jardinières fleuries. Des fleurs comme si on m’en jetait ! Je grattai une allumette sur la vitre, sans succès.

C’est fou ce que le monde peut être désert quand on le traverse. Surtout à bord d’un autocar dont on est le seul passager. L’homme angoissé m’avait quitté je ne sais plus pour quelles raisons, en admettant qu’il y en eût plusieurs. L’autocar avait même effectué une manœuvre pour entrer sur une aire de stationnement réservée aux engins de la Compagnie, mais l’endroit était désert. Personne derrière les rideaux, c’est en tout cas l’impression que cela me fit. Il a mis pied à terre, mais je ne suis pas descendu sur l’asphalte chaud mais brûlant. Ce n’était pas l’été. Ce ne pouvait pas être l’été. Pas à cette heure. L’homme, sans cesse angoissé malgré le bon port qui l’accueillait, portait un costume blanc en flanelle d’Espagne. Il fumait le dernier señorita, après m’avoir offert de le partager sur le trottoir, mais l’autocar avait un horaire à respecter et son écran touch s’impatientait. Je m’étonnai :

— On peut le toucher ? dis-je en espérant n’être entendu que de l’homme qui se raidissait. Je ne savais pas…

— Personne ne le sait, dit-il d’une voix d’enfant. C’est moi qui invente.

— Pourquoi inventez-vous des choses pareilles, nom de Dieu !

J’avais dit ça un peu brusquement. L’homme sortit un señorita de sa poche revolver et précisa que c’était le dernier. Il ne répondait pas à ma question. J’étais furieux sans vouloir l’être, mais ça me faisait du bien. Je ne cachais pas non plus mon plaisir. Il insista, car il avait pratiqué ἔλεγχος dans sa jeunesse folle :

— Vous n’avez posé aucune question, Arthur… Vous avez posé une exclamation, ce qui n’est pas la même chose et ne produit pas le même effet sur l’interlocuteur que je suis. Vos prémisses…

— Ah ! Cessez de m’ennuyer avec votre Socrate ! Et fumez-la vous-même, votre señorita !

— Vous ne me reprocherez pas de ne pas vous avoir proposé de le partager avant de nous… quitter…

— Nous nous quittons… ?

Entendez ma voix éteinte.

— C’est ici que je descends, dit l’homme. Je n’y habite pas, mais la Compagnie ne dessert pas mon lotissement, là, plus loin…

Il montrait l’horizon que le soleil venait d’abandonner à ses ombres. L’allumette craqua dans mes doigts. J’en approchais la flamme de ce visage tendu à l’extrême.

— Je… Je ne savais pas… balbutiai-je comme si je disais le contraire.

— Personne ne le sait vraiment, dit l’homme. Mes voisins…

Il était décidé à ne pas achever ses phrases, ce que je reçus comme un mauvais signe, un signe qui change tout sans qu’on puisse s’opposer à cette nouveauté de mauvais aloi. S’il voulait dire que j’allais continuer le voyage seul, il ne disait pas clairement que ce serait sans lui. Il lâcha une première bouffée qui forma un jupon froufroutant entre nous. Il pinçait le cigare entre le pouce et l’index et en tournait l’extrémité embrasée comme s’il me proposait de tirer une bouffée, mais je me ravisai : en réalité, il examinait la couleur de la braise, comme un forgeron qui s’apprête à battre le fer. L’écran papillota, autre signe. Les feuillages des mûriers s’agitèrent, mais sans oiseaux. Le vent se levait. Que fallait-il penser de la journée en formation ?

— Je regrette de ne pas pouvoir vous accompagner, dis-je comme si j’avais été invité ou que mon cerveau réagissait chimiquement ou électriquement au désir de quitter l’autocar sans lui laisser le choix.

— Je sais que vous avez rendez-vous avec votre destin, dit l’homme. Vous m’en avez tellement parlé…

— Je ne sais pas ce qu’il est autorisé de faire sur cet écran… Je ne m’aviserais pas de changer… (alerté) Je n’ai jamais su…

— Il n’est plus temps. Moi-même, je sais où je vais. Je… Je veux dire que je sais où j’habite.

— Cette solitude, tout de même !

Tout était fermé. Pas un flic, rien. D’habitude on dit pas un chat, mais en ces temps difficiles pour l’Humanité, on ne le dit plus. On ne dit pas non plus il fait un temps de chien. On dit…

— Adieu.

Il s’éloigna, sans valise, sans rien. Ni courbé ni la poitrine au vent comme un légionnaire espagnol. La fumée de son señorita le suivait, tourbillonnante comme feuilles au gré du vent d’automne, bien que nous ne fussions pas non plus en automne. Il n’était pas loin de midi. Ça commençait à chauffer ! Je retournai dans l’autocar climatisé. L’odeur du tabac persistait comme un souvenir qui se charge de donner un sens à la mémoire. Le système pneumatique chuinta discrètement, comme par attention particulière. Puis il engagea la première et la manœuvre fut exactement l’inverse de celle qui nous avait arrêtés, l’homme et moi, sous les mûriers de l’arrêt. Le panneau s’éloigna comme pris de vertige par le cercle impliqué. Nous n’allions pas tarder à retrouver notre vitesse de croisière. J’en étais presque joyeux. Je dis presque parce que je ne le suis plus au moment où j’écris : j’écris sans ressentir de douleur particulière, mais ça ne me rend pas aimable, comme aurait dit ma mère, celle qui m’a mis au monde, pas l’autre. J’avais oublié de donner la boîte d’allumettes à l’homme : je n’en avais pas l’utilité puisque j’étais seul, sans señorita. Mais il fumait la dernière en rentrant chez lui. Il n’aurait pas besoin d’allumettes s’il veillait à entretenir sa flamme. Il avait sans doute un tas d’allumettes chez lui, si c’était là qu’il allait, s’il ne m’avait pas menti. Mais pourquoi m’aurait-il menti ? Pour me rendre jaloux ? Pour que je l’envie ? Pour que je me mette à sa place juste le temps d’en souffrir comme il en souffrait lui-même ?

Je me posais ces questions à haute voix. Il n’y avait plus personne pour m’entendre, comme si toute mon existence venait de se rapetasser derrière moi, la peureuse. Si quelqu’un ou quelque chose m’entendait, ce n’était pas ici. Et je m’éloignais de cet ici. Une sale impression ! Avec toute ma vie et celles des autres dans mon dos, fragments de la dernière heure. Je n’ai jamais rien fait de bon ni de bien avec un fil et une aiguille. Pas même aglutinator de mes jours ! Ce livre qui n’aura pas lieu ! Et pour quelle raison, je vous prie ? Arrgh ! J’avais besoin de fumer. Je m’étourdis alors de phosphore. Je me voyais dans l’écran du tableau de bord, comme s’il ne s’agissait pas d’un simple reflet. Je ne sais même pas (aujourd’hui) comment j’en suis arrivé à la conclusion que je ne devais pas épuiser le contenu de la boîte qui craquetait entre mes doigts au rythme d’une samba étourdissante.

— Arrête ! Mais arrête ! Après, tu n’en auras plus !

— Après… ? Ça m’est déjà arrivé, non ?

— Tu hésites ?

— J’avais… je me souviens… épuisé le stock… et plus tard je suis revenu exactement au même endroit pour… pour recommencer !

— C’est peut-être la dernière fois, cette fois-ci… Tu n’as aucun moyen de savoir s’il en reste en stock… Aucun ! La boîte est vide et tu la jettes derrière toi sans savoir si tu en trouveras une autre. On ne rencontre pas des hommes angoissés comme ça au hasard du chemin. Il faut autre chose pour qu’ils se proposent à la conversation. Mais quoi… ? C’est la question, mon vieux.

— Tu m’embrouilles ! Je n’ai pas entrepris ce voyage pour me poser ce genre de question ! Je voulais m’amuser. Seul ou avec les autres.

— Certes mais : quels autres ? Il est peut-être temps d’y penser…

— Tu n’as rien à fumer sur toi ?

— Pas plus que toi…

— Je trouverai de quoi en arrivant. Là où je vais on ne dit pas un temps de flic : on dit encore et toujours à ne pas mettre le nez dehors. Mais les boutiques seront ouvertes. Il y aura du café et de quoi alimenter l’esprit. Le spectacle de la rue m’a toujours fasciné. Comme il m’est alors facile de posséder tout ce que je vois ! Un café et un de ces petits cigares que l’angoisse conseille. J’oublierai cet homme qui prétend habiter quelque part et qui me laisse seul pour cette raison qui n’appartient qu’à lui. Voilà ! Je referme ma boîte sans en épuiser le contenu. Il en reste assez pour…

Le moteur ronronnait. Le paysage demeurait égal à lui-même, agréable et dépeuplé. J’étais assis sur la banquette arrière, dos à la route qui devait filer comme entre les doigts de la maîtresse du logis où habitait cet homme si angoissé que j’en étais sur le point de me demander si je ne ferais pas mieux de l’oublier. Je suis venu avec des allumettes. Lui avec ses señoritas. On allait bien ensemble, jusqu’à ce que sa boîte métallique n’en contienne plus, alors qu’il me restait un tas d’allumettes en stock, malgré la crise qui avait bien failli le réduire à néant, ce stock ! C’était bien la première fois que je vivais de pareils moments heu… comment les qualifier… ?

— L’angoisse est-elle contagieuse ? Tu devrais savoir ça, toi…

— Limite-toi à ce que tu sais. C’est un conseil… Le moment est mal choisi pour alimenter ta calebasse avec cette nourriture d’origine incertaine. Tu ne sauras jamais…

— Je ne me sens pas angoissé… Mon visage a l’air serein des premiers jours.

— Tu viens de crier…

— Ma fesse en témoigne ! Mais maintenant, je ne me sens ni bien ni mal. Comme si rien n’était arrivé pour compliquer mon carnet de voyage. J’ai promis de rentrer à l’heure. (consultantma montre) Nous sommes à l’heure. Nous arriverons à l’heure. Tout se passera comme prévu. Et je ne manquerai pas à ma parole. La juge qui s’occupe de moi est bien jolie…

— C’est elle qui te possède, pas l’inverse !

— Qu’est-ce que je fous dans cet autocar de malheur !

Bondissant comme un Basque, j’atteignis le tableau de bord. L’écran exhibait des démonstrations hexadécimales. Mais il ne communiquait pas avec moi. Il connaissait mon langage aussi bien que moi. Il s’adressait à lui-même. Il soliloquait comme sur la scène d’un théâtre réduit à la mendicité. Le siège du conducteur ne comportait aucune craquelure ni marques d’usure. Il n’avait jamais servi. Il n’avait jamais été question qu’il servît à quelque chose. On l’avait simplement conservé. Je dis simplement parce que je n’ai aucune idée de ce qui serait arrivé si on avait envisagé la complexité comme moteur de l’action. Je ne suis pas né devin.

— C’est agréable, n’est-ce pas ?

— Qu’est-ce qui est agréable… ?

— Cette mort… Cette façon d’en finir sans pouvoir se retourner pour jeter un dernier regard sur ce qu’on a été avant d’être possédé…

— De quoi parles-tu, Elpénor ?

— De qui ? veux-tu dire.

— Mais parle !

— Il est presque agréable de se sentir seul dans cet ultime moment de conscience… Le Système a même prévu la climatisation. Il ne manque que les señoritas…

— Je n’ai pas peur !

— Le Terminus t’en donnera une meilleure définition.

— De la peur ? Je n’ai jamais eu peur. Ce calme je le dois à…

— Pas le moment de se mentir à soi-même…

— Mais je ne mens pas ! Tu me poses des questions et j’y réponds. J’ai l’habitude. Ces procès qu’on me fit ! Et cette décision de mettre fin à cette réclusion, qui ne tient qu’à un fil. Ma juge a de bien jolies jambes !

— La mort a toujours un aspect… jusqu’à ce qu’elle ne ressemble plus à rien…

— Mais ces platanes ? Ces paysages champêtres ? Cet horaire réglé comme du papier à musique ?

— Et cette solitude, donc ? Personne ni dedans ni dehors. Pas même moi !

Ce type ne m’avait pas laissé de señoritas, mais son empreinte commençait à sentir le troupeau.

— Si c’est ça, la mort, j’en ai vu d’autres !

— Ton existence n’est plus un spectacle. Il faut que je cherche dans le dictionnaire ce qu’elle est devenue. Laisse-moi le temps…

— Mais combien de temps ? Je ne suis pas malade ! C’est Pompeo qui est malade ! Et ce sont ces gens qui craignent la maladie !

— Mais de quels gens parles-tu ? Il n’y a personne : ni dedans ni…

— Ces maisons… Arrgh ! En collant mon oreille à la vitre, j’entends les poules caqueter… leurs petits poussins piailler… les sabots de la maîtresse de maison clapotent dans la boue… Quelqu’un parle sur le seuil… « Il va pleuvoir. Presse-toi donc ! »

— L’oreille collé, je veux bien, mais par perpendicularité, ton regard voit la route s’en aller, absorbée par la série des virages. Rien d’autre. Comme si tu étais déjà mort…

— (désolé) Je ne savais pas… en acceptant le billet… aller-retour… Emploi du temps libre mais encadré. Voici le papier…

— (lisant en fond) En effet… Un retour… payé par l’administration pénitentiaire. (soupirant) À ta place, je me méfierais…

— Quelqu’un montera au prochain arrêt… Changement de perspective : « Vous n’êtes plus venu pour mourir, Pedro. » Ou Arthur. C’est selon. Les arrêts de bord de route portent de jolis noms de lieux-dits. J’en ai plein dans mon enfance. Puis plus rien. La Croix-des-Bouquets. Irrintzina. Apetenia. Tu te souviens ?

— Je ne me souviens que de la mort. It’s my character.

— Pourtant…

Me voilà pensif comme un vieux sous la véranda fleurie (elle aussi), avec la brise qui caresse mon visage d’antan, comme si je n’en avais jamais possédé d’autres. J’ai baissé la vitre, juste pour apprécier l’air qui file comme si le temps n’avait plus d’importance, l’air qui grogne ou ronronne selon la tangente, la vitesse retrouvée ou la pente, dans un sens ou dans l’autre. On en dit toujours plus que ce qui est écrit. Moi aussi j’habite quelque part, mais sans y demeurer. J’ai quitté les lieux sur ordonnance, sans angoisse, mais sans joie. La juge a exigé un sourire et j’ai grimacé. Elle a pris ça pour de la douleur et elle a hésité :

— Vous êtes bien sûr de vouloir y aller, Pedro ?

¡Claro que si ! Años con este sueño. Como si rejuvenecería…

— Mais les ans, Pedro ! Comment est-ce possible, rajeunir et rêver ?

¡Por fa’ ! Ne compliquez pas les choses. C’est déjà difficile de s’exprimer à travers un hygiaphone.

— Voici le billet : aller-retour. N’oubliez pas le retour. Pas facile de cavaler en ces temps d’épidémie. Mettez-vous bien ça dans la tête. L’heure c’est l’heure. Mais à part ça, vous êtes libre.

— Je commencerai par entretenir des conversations avec les autres passagers. Je sens que je vais aimer ça !

— Amusez-vous bien, Pedro. (untemps qu’elle emploie à froncer ses capiteux sourcils) Avez-vous pensé aux allumettes… ?

— J’en ai une boîte pas entamée…

— Il faut aussi penser aux señoritas… sinon on finit par s’ennuyer et on revient sans y être allé.

Beau visage aussi. Un peu hypocrite, mais juste assez pour paraître plus réelle que supposée. Pompeo m’avait parlé de ces sorties exceptionnelles.

— Vous avez intérêt à être bien dans ses papiers, avait-il prévenu avant de disparaître de ma vie.

Tout arrive. Les années comme l’espoir. L’angoisse et la colère qui va avec comme la joie et les larmes qui la médusent. J’attendais le prochain arrêt comme si quelqu’un y patientait pour ne pas être seul. Les platanes défilaient. Au loin, les toitures semblaient se déplacer dans le sens inverse. Je n’allumais plus d’allumettes. Il y aurait encore des señoritas à embraser pour en tirer le meilleur. Et des conversations en attendant d’arriver ou de se séparer avant d’arriver comme cela venait d’arriver. Je ne pouvais pas promettre de ne pas me retourner de temps en temps pour regretter d’avoir accepté l’offre de la justice qui me voyait d’un bon œil depuis que je fréquentais Pompeo. Il œuvrait dans mon sens. Il ne leur disait peut-être pas tout. On n’en parlait jamais. On s’en tenait à ce qui nous unissait, même si je n’avais personne à qui parler à part lui. Puis la juge m’a convoqué et elle m’a demandé si ça me ferait plaisir d’aller faire un tour, mais dehors cette fois. J’ai demandé pourquoi. Ça l’a inquiétée. J’ai cru qu’elle allait renoncer à ma liberté conditionnelle. Puis on a parlé d’autre chose et elle m’a dit « Pompeo vous tiendra au courant » et Pompeo est tombé malade en même temps que tout le monde mais pour d’autres raisons. J’aurais pu devenir seul si elle avait oublié précisant « Oh ! mais ce n’était pas une promesse, Pedro ! » et elle a tracé l’itinéraire et calculé les horaires correspondants. Elle tapotait son clavier avec entrain. Je ne voyais pas l’écran, mais ça m’allait comme relation humaine. Ça m’en faisait deux avec Pompeo même si Pompeo était peut-être déjà mort. Dans ma poche, les allumettes jouaient au rythme de mes pensées. J’en jouais encore dans l’autocar, seul devant le même écran.

— Tu peux t’asseoir, si tu veux…

— (surpris) Sur le siège du chauffeur ?

— Ce n’est pas interdit du moment que personne n’en est le témoin. Les voyageurs ignorent ce détail du règlement : « Il est interdit d’occuper le siège du conducteur pour ne pas exciter la jalousie des autres passagers » — d’où il n’est pas difficile de déduire qu’en cas de solitude, cette interdiction est levée…

— Mais je ne sais pas conduire !

— Qui te parle de conduire ! Il s’agit seulement de s’asseoir. Hâte-toi d’en profiter si tu ne veux pas te laisser surprendre par la fin !

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