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Sur une page avec la RALM - question de lecture - Arborescence ou pas ?
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 Article publié le 28 juin 2020.

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Quelques lecteurs ont suggéré de changer le « style » de lecture imposée par la RALM pour « quelque chose » de plus accessible. Autrement dit, il s’agirait de permettre au lecteur de choisir entre le sommaire classique fait de rubriques (arborescence) et une présentation linéaire sur une seule page.

Rien de plus simple à mettre en œuvre ici-même.

La chose se limitera toutefois aux espaces d’auteur (dit aussi blogs) et ainsi on aura l’occasion de jeter un oeil sur l’ensemble des textes et autres ouvrages publiés par tel auteur dans la RALM. La manœuvre est in progress.

Pour l’instant, et en attendant la suite, on a ainsi accès aux publications complètes de Pascal Leray, Gilbert Bourson, Patrick Cintas, Jean-Michel Guyot et Personæ.

Certes, ce style d’accès à la lecture n’est pas le genre de la maison, mais il faut reconnaître que le lecteur habitué y trouve son compte.

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Commentaires :

  Arborescence par Pascal Leray

J’opterais volontiers pour une arborescence liquide, qui permettrait d’installer de petits robinets "cintas", "guyot", "bourson", "constantin" au bout des branches et dont le flot amer s’écoulerait dans une instance de navigation quelconque de l’appareillage du lecteur internaute.

Qu’en pensez-vous ?


  Métaphore du verre brandi par Patrick Cintas

Le lecteur soumis aux innombrables tétines de Pascal Leray devra exiger du Ministère de la Santé la greffe à même sa peau d’un robinet afin de ne pas fuir incontinent.

Le SUR UNE PAGE de Pascal Leray en dit assez long sur l’ampleur de sa participation aux jours de la RALM — moins sans doute que ce qu’en dit l’organisation de sa rubrique personnelle qui, proposant une diversité amère ou joyeuse, n’en dit pas assez long de toute façon sur l’étendue des travaux entrepris par cet auteur capable de tout.

« Peu d’œuvres donne beaucoup d’amour-propre, beaucoup de travail donne infiniment de modestie, » écrit Balzac pour introduire sa Comédie.

Je ne sais pas où en est l’amour propre de Pascal Leray, ni si sa modestie a atteint le fond du trou, mais il faut une grande dose de souffle et de générosité pour se donner ainsi en spectacle sans autre contrepartie que le silence éternel des espaces infinis.

Pour lui comme pour quelques autres, le travail continue, pour d’autres il s’éteint ou même a fini de promettre, s’il a jamais promis. C’est ainsi. Et parmi ces travailleurs obstinés, peu seront élus ou même aucun. L’incroyable système mis en place pour un tas d’autres raisons et principes relate aussi cette histoire longtemps vouée aux espaces perdus pour toujours. Personnellement, j’ai l’impression de suivre de loin le Juan Preciado qui n’arrive nulle part.

On est loin, très loin, de l’hypertexte envisagé en son temps par Ted Nelson. Alors on fait ce qu’on peut, ici, pour imiter le mieux possible ce que pourrait être une revue enfin sortie du carcan web comme le web lui avait ouvert les perspectives d’une nouvelle lecture de soi et des autres.

Amère comme la série pascalienne ou joyeuse comme les cultismes de Gilbert Bourson, entre autres saveurs, la liqueur ralmique n’est-elle pas prétexte à emmurement des faux culs de l’anarchisme de salon que la pratique même de la publication libre réduit au statut de personnage et non pas d’auteur ? Pauvres moralistes.

Cet arbre aux robinets et ces vases émetteurs-récepteurs est une bonne métaphore, un peu partisane il est vrai (trinc et fais ce que voudras), de ce qui est en train de se passer alors même qu’il ne se passe rien. Language is a virus. Encore un moment, agent Lee !

 


  J’abonde dans le sens du robinet par Stéphane Pucheu

La configuration de la RAL’M, depuis ses débuts, revêt un aspect baroque qui à certains n’a jamais déplu. Au fil du temps, la richesse s’est épurée, la simplicité a changé de mue pour devenir plus efficiente. L’identité foisonnante de la RAL’M signifie que les lecteurs, ici, sont dans un laboratoire de littérature contemporaine. Maintenant, cette plateforme, aussi riche que hétérogène peut revêtir un aspect classique, synonyme de vitesse de croisière, sans que son identité initiale en soit véritablement modifiée. " On n’est pas sérieux lorsqu’on a dix-sept ans " ... Baroques ou classiques ... voilà peut-être une idée de forum sur l’approche catégorielle des auteurs de la RAL’M. La linéarité des espaces d’auteurs me paraît une option pragmatique ... à condition que les lecteurs soient assez nombreux pour la souhaiter. Vox populi, vox dei ?


  Une fontaine par Jean-Michel Guyot

Si on te donnait le choix, que préfèrerais-tu être ? une fontaine, un puits ou bien un robinet d’eau chaude ou froide ?

Ma réponse, toute de circonstance, serait de dire, dans un premier temps : un mitigeur qui me permettrait de varier la température de l’eau à volonté selon mon humeur, tout en bénéficiant de tout le confort moderne.

J’aimerais être à la fois l’outil et son maître, celui qui manie l’outil et l’outil en action. N’est-ce pas un peu ce qu’est toute personne qui se prétend écrivain ?

Bien sûr, il appartient aux autres de juger de la qualité de l’eau, de son débit, de son goût, de sa richesse en oligo-éléments, ainsi que de l’ensemble de l’installation, ce qui implique qu’il m’est en définitive impossible d’être en même temps l’arroseur et l’arrosé.

Situation bancale, j’en conviens qui appelle une réponse mitigé, donc.

Je voudrais être l’eau, le mitigeur, la douche et la baignoire, la salle de bain, les savons et les crèmes, les gants de crin et les serviettes de bain, le tout installé dans une maison aéré et saine, ouverte à tous et à toutes, avec un patio en son centre. Dans le fond, je suis tout cela à la fois, mais il appartient aux autres de visiter et même d’entretenir ce bain public que je suis pour ceux et celles qui désirent se baigner dans mes eaux ou pour ceux et celles qui préfèrent se contenter de s’en éclabousser pour ne pas pousser trop loin les ablutions de peur d’être contaminés par mon humeur corrosive.

Le puits, en revanche, ne me tente guère. Le seau qui plonge dans l’abîme pour y remonter sa part d’eau a quelque chose de touchant, mais la répétition du geste me gêne. J’entends grincer la poulie, je surveille l’état de la corde, de la chaîne et du seau, certes, mais cette plongée verticale dans un trou obscur ne me séduit pas. J’aime par-dessus tout la margelle des puits, un garde-fou bienvenu toutes générations confondues.

Mon eau n’a rien de miraculeuse ; qui plus est, le mitigeur est un objet technique sophistiqué que je n’ai pas inventé, et, je dois l’avouer, mes eaux sont trop intermittentes pour pouvoir garantir un débit constant, pas plus que je ne suis en mesure de laver les plaies des uns et des autres encore moins de guérir qui que ce soit de quoi que ce soit.

Dans le fond, je suis un peu rétrograde : j’aimerais être une fontaine au milieu de la place d’un village, été comme hiver, et ainsi connaître toutes les saisons, gazouiller nuit et jour l’été, et me figer au plus fort de l’hiver. Mon débit serait constant grâce à une alimentation régulière garantie par des sources vives. La solitude de la fontaine me séduit. Tout le monde vient y chercher la fraîcheur l’été. Elle est pour ainsi dire un point de ralliement, comme l’est une oasis. Le lieu de partage par excellence d’un bien si précieux qu’il ne peut être que commun à tous.

 


 

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