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Le récit ruisselant (Pascal Leray)
11- Au bord de la falaise

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 Article publié le 28 juin 2020.

oOo

-

 

 

 

 

 

 

 

 

Après-midi de pluie, et pourtant dénué de pluie, à écouter les chants d’un immense opéra. Quelqu’un égrène sa musique mais ce n’est pas un acteur, c’est quelqu’un qui se fend. On l’acclame. Il oublie d’être ici, on le voit, c’est l’instant qu’il expose, un instant de douleur et de pluie. Mais la terre se morcelle avec lui...

 

 

-

 

 

 

 

-

Au reflet de mes voiles toutes tissées d’arachnée,

j’achèterai parfois des chemins pour m’y croire

élégant, débusqué, d’un hasard aux saignées belliqueuses.

-

Avec ton lieu, ses recoins sombres,

suprême vendeur,

je fournirai en confortables cimes

la durée de tes travaux.

-

Sédiments : trop précieux plomb pour me sauvegarder- !

Je ne suis qu’un entremetteur

Tout juste destiné -

 

-

 

 

-

Cela — qui tient de l’air, de l’eau et ne s’écoule pas, qui ajoute à l’espace, à l’espace intérieur aussi, mais qui ne se renifle pas, qui est une respiration

-

avortée -

-

Mais qui se développe aussi, un langage ou un mot impuissant à saisir son tracas, une orpheline vérité.

-

De loin, qui paraît une plaine.

De haut une forêt.

-

Qui semble un animal,

rien.

-

Qui ne vit pas, pourtant, n’a qu’un souffle et un chant déchirant, avec la ferveur d’une romance, d’un motet

-

M’enchante, et me traverse -

 

-

 

 

-

C’était aux premiers jours d’avril, un lourd nuage m’avait rendu

----nerveux.

J’écoutais ses révolutions, je les retranscrivais.

Je les lisais à voix haute mais nul ne voulait m’écouter.

On voyait mes lèvres et on voyait qu’elles étaient rouges et de leur

----incarnat,

on déduisait ma nullité.

-

Ce qui ne sortait pas de ma si haute voix,

n’était son agressivité,

Son tremblement, sa nudité (son implacable

mutité mais je résonnerais toujours ainsi),

n’était — qu’une lente bouffée

Dans une fumerie d’opium.

 

-

 

 

-

La nuit

lorsque s’en vient

ouvrant trop grisement ses bras

la rumeur accablante

et froide franchement du cinéma

-

où tu te dévêtis

offrant, à des spectateurs à-demi

ensommeillés

la clarté de ta chair

son mépris pour la vie,

-

ton effroyable sein du soir

les abusant à leur montrer, sans rien

en dévoiler, l’abreuvoir desséché des larmes

qu’ils ne trempent pas

-

Car ce sont tes couleurs, en premier lieu

qui émerveillent

dans ce fantasque cinoche

inanimé au centre de la ville.

 

 

-

 

 

-

Cinq minutes pour quitter cette sombre paroi, et il

faut y songer.

Les deux en un, je me ramasse, fruit de poule

et d’obsolète.

Nourri un jour à la vieillerie de la bascule,

au lendemain d’un placard plein.

Nous avions la sorcellerie.

Le lendemain.

Et j’imagine tout ce lait évanescent

souffler

Le quai aux cohues des nuages.

 

 

 

-

-

Tu as

---d’un côté

-------le symbole

--------------------------------et de l’autre

----------------------------- qui se veut

----------------------------------ta main

-

-----------------------amiable

-

------tu n’as rien

-----------(c’est sa voix

----------------------sans écho

---------------------------------------------antérieur

------------------------------------ tu n’as pas à choisir –

 

 

 

-

-

Dans la foison de l’ombre où tu t’inscris,

mon ombre,

je te vois glisser en silence-

jusqu’à des eaux

sentimentales.

-

Tes lentes rêveries

pour lesquelles la chambre où je me réunis

parfois

est trop étroite et une larme y coule encore

parfois.

-

Attendu le sommeil viendra voir se révéler

ta fixité et ses déplacements.

-

Alors tu es entrée, je t’ai mal reconnue

les briques de la demeure où nous dévorons

en tête à tête

semblent pouvoir à notre commune faim

de sédiments.

 

 

-

-

Dans un palace aux chambres vides,

vastes, vides, dévastées,

sans un verrou de vérité

qui se dévoile dans le vestibule

qui ne mène à nulle de ces chambres.

-

Palace comme un jardin génital

où je me vois

-----gueule de verre vivifiée

-----par la promesse d’une vitre

-----qui me mire sans me recevoir.

-

Et je dévale ce parquet trop vert

d’herbes vrillées, déshabillées

qui dévorent mes pieds.

-

Quant au palais de mes esprits,

c’est solitaire et sans un bruit

mais je m’ennuie, à raviver

l’absence de vraie vie

du voisinage que je suis.

 

 

 

-

 

 

-

-----Dans une pièce

--------------- il resta écroué

-----de sorte que les murs

------------------ s’irritent, puis

-

---------- le supplient de partir

-

-------- mais à la porte

----- qui fondait

-------------- nul pleur ne résonna

-----ni des murs

--------------qui se tordaient

-------------------- idiotement

----------------------- de rire

-

 

-

-

De la mort, de la mort et de l’orage

car ce sont des cadavres, ce ciel gris.

Ces feuillages qui tombent

dans un caveau tout de pluie.

-

Mais le vent - assombrit les visages.

Convives rencontrant la pierre

surannée du cimetière où ils naquirent

d’ultérieurs hivers

en lesquels croit chacun de nous

---qui clame procréer.

-

Car la témérité du mauvais temps

remplit nos morgues d’inutiles hôpitaux.

On croirait voir sous le glacis quelques soleils

Et c’est la pluie des giboulées qui se rabat.

-

Sur les corps debout, prêts à s’endormir,

Des amants sédentaires voués à ce mur

d’hiver, la mort, le mauvais songe.

-

Croyez, très-chers,

L’inutile risée de ma nativité.

 

 

-

 

-

Des voix, dont le ténu

remerciement

Aggrave l’inquiétude, esquisse

Un corridor de gel

Dehors

---------- était son corps.

-

Fenêtre, pour qui l’on a tout

amenuisé - fictive nuit

où pas une âme ne s’est rencontrée

sans le fantasme qui lui paraissait

contraire.

-

Cherche en l’ombre au mur des mains que tu hébètes.

Le chemin étroit qui devenait,

d’un rêve sans issue, ta propre silhouette.

-

Pauvres voix, percluses par le volet

que ne dévêtent pas

les premiers plis du jour.

 

 

-

 

 

-

-----D’une échelle

-------- qui se

-----tord,

-------- Désarroi du

-----manège :

-------- Arrêté dans

----------- l’élan —

 

 

 

 

-

 

 

-

Dans un jardin de l’Éden double

à l’ombre, avec une bizarre égalité,

insaisissable et répandue.

-

Un jardin entrouvert.

A peine si on le devine

devant soi, pour que les marches

de ce qui n’est pas un escalier

(leur progression est trop instable)

ne se dérobent pas.

-

Deux personnes

occupées aux mêmes fleurs

sur un même parterre

repassent comme si elles se croisaient.

Leurs ombres inversées s’extournent.

Aucune des deux ne comprendra.

 

-

 

 

-

-----------------------En raison des orages

-----------------------des ruisseaux soudains

-

-----------------------------------------Le train et

--------------------------------------------------le chemin

------------------------------------------------ qui

----------------------------------------- se volaient

-----------------------------------------de leur temps

-

-----------------------ne se connurent

------------------------ pas —----------------

-

------------------mais--------------------------

-------------la terre

---------s’ouvrit---

-

 

 

-

En tout cas, je risque de mal respirer ces temps prochains,

risque aussi de n’être plus moi-même.

A trop me dépecer d’une administration de qualités

que j’ai connues

pour le meilleur

pour le meilleur de moi-même

pour le meilleur de moi-même que je ne suis plus,

mais plus du tout.

Que j’ai connues

pour être le plus qualitativement

moi-même que je

tranche et je

distille

le

 

 

 

 

-

 

 

-

Encore un temps et nous

et je ne me rassurais pas

irions.

Nous coudrions des veilles

sur des mouchoirs frottés contre nos cuisses.

A la verdeur du soir au calme étang

irions.

Ce n’était pas la nuit pourtant

ni le vacarme, ni l’espace

ni le lampadaire.

 

-

 

 

-

Espace, chante-toi, deviens un arbre de murmures.

D’une croisée, tes chemins combustibles,

----je m’y suis admis.

-

Et calme cette valse -

Sur le pas de l’érosion

---de la promesse d’un violent dimanche

-

Amour, de l’inconstante insurrection

--où je te trouve, ne te trouve pas

---c’est l’ombre maintenue, par--

----dessus ton épaule,

c’est mon sang.

-

Fragile, chemin maigre et vaste, épaisse brume -

--un charnier où tu danses.

-

Mais tu ne mêlerais aux villageois

que de tes rythmes réversibles

-

Avec toi, chair de ma fenêtre je voudrais

la conscience d’un rêve.

-

-

 

 

-

Et pour ce qui concerne ta tête de licorne

mal lunée, désespérante :

qui rit à travers l’air -

je vois le peu solide, le peu flexible.

-

...et la licorne boit... elle buvait toute l’eau...

-

Et pour ce qui concerne

l’environnement de la licorne

on l’imaginait seule, à travers l’air.

Elle flottait désespérément

mais je tiens à revoir son bocal noir.

Je tiens à reposer la main sur cette patte de lave.

J’espère écouter toute la vie de l’Atlantique

dans cette condition.

 

 

 

-

 

 

-

Hier ou avant-hier, je ne sais plus,

on entendit un bruit, dehors - un bruit

réfractaire à mon ouïe

qui me criait (qu’il est ici)

et je dressai la main--- bruissant,

feignant localement de saisir ce débris

revenant...----------------sauvagerie...

-----indécision et nulle... spectaculaire...

-

Il revenait !

-

Pour séduire l’ombre

un mur de plâtre, c’est ce qui convient

et du talent, certain, à la folie.

Ce ne peut être ma propre ombre

grandie derrière.

Elle a déjà fonction. Elle applaudit

le paroxysme des ébats

-

et le bruit

revenu revenait

à mon ouïe.

-

 

 

-

Il faudra bien que le monde autour de moi se calme. Et qu’enfin il comprenne que son entreprise est vaine, vouée au vent des sables.

-

Je le lui répète, bien sûr, mais il n’entend pas. Il ne connaît qu’une injonction d’allure dramatique mais qui ne s’entend pas elle-même, qui se méprend dès lors (j’en suis certain) et qui nous joue cependant...

-

Si une explication théologique se dessine, j’entrerai en guerre. Sinon, je voudrais m’en moquer éperdument et rester immobile, en attendant que tout cela se passe.

 

 

 

-

 

 

-

Ta demeure est en feu ! Tu ne la commets point

Si tu te remémorais par toi-même

Tu saurais, au fond : tu ne vois rien

-

Mais

Il te faut - et ce sont tes yeux qui le disent

La flaque froide du printemps

-

Et tu la brûlerais

A l’électricité, rassure-moi

Tu ne ferais que l’échauder

-

Au fond, les eaux sont tout ce que tu peux

A toi, leur façade inutile !

 

 

-

 

 

-

Il s’agissait

En quelque sorte

De rester debout, rectiligne

--------------- une récitation

--------------- pour nous en divertir

-

----- Chorales —

-------Les voix

-----glapissaient de leurs âmes

--serpentaient autour d’un récital plus grave

------------Une plus haute note

---------pendue à la gorge

-

Afin peut-être qu’elle se fende

--------------afin de voir, sous le---- parvis de son jardin d’étreintes

-le germe

----de sa floraison crueuse

-

 

 

-

J’aimais — un doute volcanique

et il m’attendrissait - j’étais

le compagnon de ses ambiguïtés.

Les sages routes ne menaient pas où nous irions

enfin, dans l’autre temps.

-

Mais j’ai plongé

la tête, vomi deux ou trois

-----cratères

- j’ai récité un éloge.

Une première fois, j’étais tombé :

ici, peu d’évidences, je me trouverais.

-

Le face-à-face avec les flammes ne s’est pas produit.

J’étais chez moi, enfin.

Je regardais la sonnerie

sans mesure ---- de mes volets clos.

-

-

La cité qui s’esquisse, sa main cérébrale

Ses vitres

Si pures de gouttes

Depuis longtemps tombées

Si l’on parle à la pierre

Innocente, invertie

On se fonde - en soi-même - ici même

Où l’on se situe

peu -

-

On ne répond jamais à la cité

On ne sert ni à soi ni aux calmes parois

Qui se glissent "en ventre"

Aux verticales clartés

On ne répond jamais

Parfois si - mais sans le verbe abrupt

Perméable du temps

Qui a vu se construire

D’inutiles parois

S’il n’avait un jour fallu les enfouir

-

-

 

 

-

Je voudrais revenir à la pénombre et à l’incantation d’un seuil qui est le mien car il me voit, me répondra et je voudrais auparavant le détromper.

-

Aussi, je bâtis sur le vide d’un dimanche une prière analytique.

-

Il est facile d’inscrire la moindre ombre sur le vierge espace d’une page. Cette facilité qui me fait presque perdre mon temps.

-

Alors que tant de jeunes filles tournent vos multiples têtes, couloirs du métro ! Il faut que j’en sois là, décevant d’un espoir, en une prostration qui rappelle un fauteuil.

 

 

 

-

 

 

-

J’étais l’amant d’un acte frivole et grotesque,

un acte de croyant, de renégat,

une luxure,

un acte sans sa pièce.

-

Ce sont mes passions calmes, teintées d’érotisme

à la lueur du jour, de mon déclin,

qui remontaient, leurs tourbillons,

connaissez-vous ? Les éructations du sommeil.

 

 

-

 

 

-

Je m’arrache à moi-même, à l’idiome du songe et me dénue de nuit et ainsi de tout ce qui est tiède.

-

En moi j’énumère les profondes, inutiles craintes

Je les soumets à un jugement irraisonné----------------------------------------------------------------------------------------

-

Car je ne me suis jamais blessé

Car je connais mon incapacité à découdre mes chairs

Je me refuse à pardonner le sort, moi-même

Pensant -

-

Alors ? Je feins de m’éveiller dans la douleur le plus souvent désespérée, incantatoire. Qu’il ne me reste rien ! Je veux écarteler le songe dès son aube. Accroître son empire sur ma dépression.

-

Et il n’est jamais tôt à cette fin

Rien n’est jamais de trop.-----------------------------------------------------------

-

 

 

-

J’imaginais hier

Mais non : c’est aujourd’hui que j’imagine

Bruits et volets clos comme en attente...

-

Car ce qui peut surgir

Comme une main entière est une flamme

Irréversible comme un jour

-

Et comme inextinguible je regrette

Un fruit que ma naissance a pris de court

Une heure passée hier, ce jour

 

-

 

 

-

La foule s’engouffra dans un wagon infime et n’en revint

-----jamais

Ç’avait été une heure, de partir et de revenir

A présent, c’était à la fois plus solide et inexact

Et chaque voyageur tenait son mot

Comme un enfant — sur sa poitrine

Et souriait (pour alléger l’effort)

Mais quelle schizophrénie aurait pu soutenir

Leur multitude de sourires ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-

---------------------------------------------------------------------------------------------------

-

 

 

-

La geôle, tout d’abord, existe. Ensuite, tu écris ; et le mot, bien après, apparaît. Ton regard a la forme d’un œuf - ainsi également du mot... chacun, vous vous représentez l’imperfection et votre séduction ne mène pas à quelque chose.

-

Mais comment écris-tu ? Tes mains, tu as conscience qu’elles n’y sont pour rien. Ceci, qui ne fait que te traverser, parfois, tu en es le ferment - et c’est pourquoi tu es muet. C’est aussi ce qui rend à l’écriture sa véracité.

-

Tu n’entends pas des voix, en fin de compte. A l’heure du souper, tu convaincs de sordides fiançailles les informations.

-

Et pourquoi cette robe ? Ressemblante aux lèvres que tu cherches à ravaler.

 

 

 

 

-

-

La protection de la maison n’est pas une vaine ironie

Que je veuille en élucider ou non

Le seuil, simplement secoué de vent

Il me suffit, à la fenêtre, au sol, d’alterner un regard

-

Qu’il sécrète une certitude dont je n’ai que faire

On ne peut renoncer à rien sans cet échange

Il me divise en applaudissements équivalents

A une gloire (que je sois ou non sorti ne change

---rien)

Avoir imaginé, ici, la perte de mon âme ---

-

Or, je me plains - n’ayant ni raison d’être - et

---pourtant souvenirs

Par milliers - comprenant divers mois - dont chaque

---nudité

Semble une absence de raison - ni commémoration à

---orchestrer - j’observe

Feignant parfois de ne jamais y céder

L’intimité de mon démembrement, sa multiplication

-

Peut-être quelque intrus, ou un invité oublié

--en de trop grandes chambres

 

 

-

 

 

-

La vérité était était était était était était était était était était

----alors

au petit jour nous avons inventé l’éclair

le petit jour l’éclair nous séparèrent

-

le temps qui se découd autant au fil des heures des jours des

----mois des années que des éternités accumulées

investit la chambre de l’œil et l’œil enfle

et ton enfant a de grands yeux mais ils sont plats et ils sont--

----douloureux

-

Le pain quotidien nous tombe des lèvres

 

 

-

 

 

-

La vérité était était était était était était était était

Alors

dans les navires qu’évoquaient d’étranges havres

Clos

Sur des fenêtres / plaies

-

C’est un éclair frustrant qui nous rendit à l’évidence

ô petit jour du monde - ô

---qui nous sépara

 

-

Le temps se décousait au fil des mots

Qui nous heurtaient de leurs échos de caméra

--insoupçonnées

-

Joviale et comme contiguë à soi, sa parenté à

---part entière d’eux aussi scindée

Ou une muse bienveillante creusant le pain quotidien

---qui nous tombait des lèvres

 

 

-

 

 

-

Lampadaire, seuil de nuit —

-

Ta mutité,

-----sera bientôt d’une stridence

-----au macadam des pluies seulement s’écrasant

-

Avec sa foule----- Au silence des mots

--------------------------------qui ne traverseront que la

----------------------------------- fenêtre

--------------------------------ni la plaine des tessons, des

------------------------- gravillons

-

--------------— Si l’un au moins se tait —

-

Si je vois, ta lueur faible

-----de mon confort de fauteuil

-----ta lueur comme un bras

---------------------------- qui se crispe,

---------------------------- se rétracte pour

---------------------------- esquisser nos ombres

---------------------------- dans le bassin de ma nuque

-

-----Je suis encore devant la fenêtre ------

-

 

 

-

Le confessionnel sauvage de ton âme

Est tout d’abord un corridor

Il en faudrait un autre pour t’y suivre

-

Combien en as-tu rêvé ? Tu parles

Dans le creux de ton oreille

De cette oreille qui refuse de t’entendre

-

Il fallait que tu tombes, te voici

Et des croissants te poussent

Tout le long de la poitrine

-

Et des miroirs ! des miroirs gratuits et opaques

Et des miroirs désignant des chemins

Qui exagèrent leur colère

-

Mais tu t’éveilles, malhabile et infime

C’est ton oreille qui te crache

Entre les œufs de l’infirmière

 

 

-

-----------

-

Le gémissement des villes ne me fit plus peur

J’avais déjà trente ans de plus que mon visage ne pouvait le supporter

Et j’avais supporté en moi — combien de cris de femmes

D’enfants --- d’autres ruelles parcourues

Me dirent : jonche notre sol

Mais une pluie bénigne m’appelait

...d’une autre rive

-----...vers un autre couloir

-

Ce qui n’est pas un collège insatiable

Mais plutôt un monde, oui : un univers

N’apprendra rien au schizophrène las

On ne tergiverse jamais tout à fait

Sur un cadavre dérobé de soi — on ne mange

Que sa propre chair, enfin

Mais on ne parle que de ville

On a en soi la brique vide et le couteau en ruines

On a aussi - pour soi - le tueur en série

Le démon de la non-répétition

Et tout son arsenal hybride, son écho menteur

 

 

 

-

 

 

-

Le puits qui creuse

------ ------------ qui l’entend ?

-

-----Si tu tournes la tête

------- tu penches, et de sorte tu mens

-

Toi ! qui te refuse à pêcher

---et tu as la plaine aussi bien

------et le jardin, tu crois -

-

--------------mais le puits est antique

-----bien antérieur aux terres qui l’invoquent

-

Et il

t’incurve vers

son sein

-

 

 

-

Les questions fusent

---"Où irez-vous après cette station ?

------"Avez-vous déjà voyagé ici ?

-

Et un gamin se tord de rire

Sur la place centrale

Où applaudissent les démons

Et leurs paroles étrangères

 

 

 

-

Stimmung.

 

-

L’idée sérielle. Un autre cycle, à la façon d’un prototype, est celui des sept jours de la semaine, énoncés en anglais - pourquoi ?

-

Je n’ai jamais compris que la semaine fût anglaise. Tout ceci ne veut certainement rien dire, ne fait qu’aggraver la discrépance (au centre de ce texte).

 

 

 

 

 

-

-

Enfant, tu sais que tout peut signifier

que toutes choses sont rivales

mais les mots comme les choses ne te semblent

séparément pas appartenir.

-

Enfant, tu gis.

Tu es le viol auquel tu t’es plié.

C’est ta requête, l’enfer

n’a rien exigé de toi.

-

Puis il te semble dérangeant de taire

quelque vision d’apocalypse pourrait prendre corps

un univers en sécrétions de strates qu’une à une,

-----tu as fécondées

-----ainsi :

-

----Le seuil de la conscience

-----à nu

(mais pas le jardin, battu par les vents, menacé de

-----repli).

Le corridor, juxtaposé à la clarté extérieure,

dévoré par la clarté extérieure.

-

---L’univers intérieur :

Lorsque tu graviras les escaliers

personne ne pourra t’accompagner.

-

-Lorsque tu entreras dans ces immenses chambres

tu en béniras la vétusté (oui, tout cela est vieux,

-----rien ne te

-----blessera :

oui, tu te pendras seul).

-

--------------Pauvre perle, pâle,

--------------pendue à sa vaste vétusté -----

-

 

 

-

-----mais le

--------mur

-----ne provoque

--------lui-même sa brave

-----fissure

-

------elle est due

-----à l’absence d’immonde

---------air dansant,

-----fragilisant.

 

 

 

 

-

 

 

-

Ni relaté ni confondu

en son ambiguïté mendiante je serai

ce louvoyant furtif romanesque pantin

qui se suivit jusqu’en sa pendaison

-

Une existence était assez

puis deux, mais c’était beaucoup trop

et libre, et instinctif : manger ses dents

devint mon jeu d’enfant perdrix

-

Au jour le jour et à la nuit

j’ai entamé la famine suprême

à mon extinction décisive il me fallut

sa dispersion

-

(tu comprends mieux l’écho, dès lors)

 

 

-

 

-

Nous fissurions de graves ciels

Mais eux aussi, s’enluminaient

Alors nous n’avions guère le choix

Avant que d’atteindre à n’importe

quelle rive, il nous faudrait escalader

bris après bris sa vulnérable ridation,

-

Et la revêtir d’épaisses jachères

-

Nos sols d’hiver : parvient-on à

creuser, ou faut-il que l’on plonge

Il n’y paraît qu’aire, air, ère

 

 

-

-

La nuque — déjà écorchée — à laquelle tu resteras soumis

c’est chaque jour — un signal du soleil

inapparent — autour de chaque instant que tu n’as pas vécu

le froissement de ton éveil

-

Dans ton cloisonnement, tu invites les ombres

du dehors, tu as choisi l’enlisement du temps

ce que tu cherches à vivre en trompe-l’œil

n’a pourtant pas la maladresse de tes plumes

-

Ce n’est que le fardeau que tu-ne-portes-pas

-

Le jeu auquel tu dois ta suspension

c’est aussi ton gamin : le jour, sa division

espère donc régner, ta chaleur pitoyable, sur sa mutité

Vois : tu crieras pour lui ---

Mais pour combien de jeûnes, de scrupules sans passion ?

 

-

 

-

On a peine à saisir...

de gentils murs vacillent

— d’une ombre

endiguée par la clarté du songe

— qui l’a maturée

et s’indigne ou me baigne de ses contours torves

la porte apparaît, disparaît

une larme restreinte déjà cesse de cogner

de couler se délasse s’étire et la porte

se tord vers l’issue qui est seule d’un rire

-

une pièce

quasi verrouillée

de sorte

que les murs se dressent

comme un linceul sous le poids du mort qu’il couvre

il dormait ici peu mal blotti contre chaque

fissure

en l’absence d’immonde air

— dansant,

— si fragilement tues,

d’insanes solitudes ne s’y peindront plus.

 

 

-

 

-

--------------------------------L’ombre s’est indignée

------------------------------------ l’ombre est une onde

-----------------------------------------et le torse

-------------------------------------------- de

------------------------------------------ l’ombre

-------------------------------------------------------------se-----------------

------------------------------------------------- bombe

-

-----Et j’ai peine

------ à le dire- :

-------- de jolis murs

----------- vacillent

-------------

-

 

 

-

Car tout était ombre

-----------------------------------------son contraire

-----------------------------------------vint la remplacer

-

-----Et car

-----tout était l’auteur

-----des splendeurs végétales

------- d’un mur face à soi

-

Je baissai la tête

Puis, je regardai ailleurs

-

--------------------------------

-

 

 

-

On a connu de telles ruines, c’était déjà en octobre

qui ne se confondait pas, encore

mais à l’en croire, les demeures persiflaient.

-

(pour ceux qui ne résident pas ici

-ce n’est rien à entendre, c’est un mal

-comme une ville feint son abandon)

-

Et de poussière croyait-on,

Octobre, était encore tout près.

On referait le monde (ou le monde viendrait)

comme une voix---------- qui ne s’élève pas

s’ouvrant, afin de rendre compte

à chaque pas de sa folie -----

 

 

 

-

 

 

-

Toi, tu es au-dehors, ma sœur

Et l’ombre à son tour disparaît

Mais s’il me faut attendre

Postuler en moi-même le tertre

Et s’il me semble malgré tout

Ta main placide, signant à travers

De furtifs rideaux erratiques

Je saurai me rassurer, qu’enfin

Nul n’est vraiment à plaindre

Qui toujours à peine te discerne

 

 

-

 

-

Ta vindicte de nuit, ses labours

sur ma nuque

-

Ses cuillères si aimantes

de valses, sans nom pour me perdre

à mes yeux

-

L’incarnat, c’est l’odeur, ses rivières

vaillantes lanternes

-

Et tout cela est, bien -

-

mais je suis encore à genoux.

 

 

-

Et tant pis si c’est l’heure de la jachère

Il vous faut réciter de parfaits ans

-

Le jardin tout délicatement

----------- de------------- ses

--------pierres

-------- respirant------------ oser

-----------------embrasser la rosée

-------------------la répartir

------------------dans un jardin de----- nulle

-----------------------------------création

-

Mais ce n’est pas la pluie

qui tombe. C’est déjà la boue... et déjà sèche,

circonscrite.

-

Dans ce jardin qui se bâtit

(et se maudit, s’enfuit et pourtant

-se trahit,

-jardin qui veut préserver son chemin)

-

De vos mains lacérées vous n’avez rien à dire

Labourez, sous cette tendre mutité, sa rumeur de ballet

----------------------------------

-

-

Revenez, giboulées !

Nous n’avons pas encore parlé de cet écueil

qui vous transperce, qui vous ruine

et moi je sue si froidement.

-

Risible conte du matin

qui plie ma cuiller de fenêtre

fendue sous la grêle

qui me parle, qui me parle

-

Or sous le ciel qui concasse mes pieds

un ogre de gelure me mange !

Ce que j’avais d’intestins

je l’ai vendu au mauvais temps.

-

Perdras-tu ta froideur, amour

quand je serai plus mort

que toi, solide pluie,

— j’agirai de mon treuil.

-

Tomber, tomber, c’est la rosée

mais c’est la pluie, les giboulées

c’est toujours notre triste temps :

nos regards sont de neige pour pleurer.

-

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------

-

-

Un jour saint comme un autre

Dans un essaim d’escargots

Mon paysage épineux

-

Et dans la cuisson de la foi

Un pylône s’élève, lentement

Pour accueillir une corneille

-

Ici jamais ne fuient

Ces demeures de pierre, perméables

On y taille en secret un langage apparent

-

C’était l’espace mesuré

Mais à présent la robe

Rose violacée de son ulcère

-

Perds-tu tes guêtres, ton antan

Ton terrifiant vassal qui joue d’argent

Son magnifique lambeau de hasard

-

C’était l’espace prononcé

Abandonné des lèvres lourdes

Répandu dans un cornet de soie

-

La lune sans cratère

Me reste à présent un destin

Mais l’embarras s’en va, mon bras

-

C’était l’espace prosterné

A genoux devant l’oie

Qui disait voir mieux que son œil

-

Et la clameur du naissant et le grain

J’ai vacillé dans l’opulence

Avec ce bout de corne bien certain------------------

 

-

 

 

-

Sa voix était si faible

elle n’avait pas encore vécu

un tison braillant, décousu, la mange

un pétale sans derme et déjà - croire

-

Sinon - (je me souviens) son théâtre ouvrit les fenêtres

on entendit à peine mieux

mais elle vivait, déjà

-

Alors sa petitesse

qu’oublier est désespoir et cependant

comme on bascule, bruit de gorge

on ne pouvait surtout rien dire qu’elle chantait

-

Croire -

était alors suspendre une benête

en pendentif, sur soi

trivial et pulmonaire comme on se doit.

-

 

 

-

Pour un moment

Je n’assois pas mes perceptions

C’est ce qui est au centre autour de moi

Et ce qui me dérange, un écartèlement

Ou un arbre infidèle en spectacle (on le plante

au seuil de l’automne,

on applaudit)

Le ciel promet ? Une divine cruauté.

-

On voyait aussi bien que tout prenait ma forme

Je les ai toutes connues

C’est la fontaine à droite, à gauche qui s’écoule

Un récipient où les rives

S’accroissent d’un rêve antérieur

(de ma multiple vie, ou du nombre de mes autres vies)

-

 

 

 

-

Quant à la forme, je la vois vaguement ronde,

avec d’épars jaillissements.

-

Parce que la rondeur est le sein

Et le sein la seule chose qu’on désire

Comme un rire peut cacher le vœux unique

Il y aura des rires, de plus en plus nombreux

---vers le milieu

------------------------------------------------------------------------------------

Des rires qui formeront des courbes

Distinctes et indistinctes

De ce cercle excentré ; d’autres qui le traverseront

Et le déstabiliseront

Des droites vives et rivales, des éclats

-

Car le poème n’a pas nulle autre forme que dans les

---éclats

Confus de la réalité

Différenciée par la diversité de ses engendrements

-

La plaie déportée vers l’oralité de la causalité —

 

 

-

 

 

-

Rivages fantastiques, voyageurs

Et dire que moi aussi j’ai navigué

Comme tant d’autres qui sont morts

Et moi aussi et tout cela

Aussi

-

Inespérés rivages, regardez

Tout d’abord, dans votre absence de posture

Mes idéaux défaits, c’est par vous que je geins

-

Mes lèvres saignent, mon corps est malade

J’ai vendu le reste à la sauvette

En voulant me noyer, c’est hypocrite

Il me semble avoir frôlé vos écueils

 

 

 

-

 

 

-

Des rubans, des fauteuils, des serpents

où je mords

et un dé, d’une odeur de lavande

j’y couds

les lézards sur les murs

et la jute à la mer.

Au reflet de mes voiles — mais ce n’est qu’un avortement

--- voiles tissées d’arachnée -

j’achèterai parfois des chemins pour m’y voir

élégant, débusqué, d’un hasard aux saignées belliqueuses.

Avec ton lieu, ses recoins sombres,

suprême vendeur,

je fournirai en confortables cimes

la durée de tes travaux,

sédiments précieux plomb pour me sauvegarder.

Je ne suis qu’un entremetteur

tout juste destiné ---

 

 

 

 

 

-

-

 

-

Le talent de l’image

que j’ai greffé sur le sol de mon — esprit

chacun y est pour quelque chose

Des personnes habillées ont dessiné

son absence de forme

D’autres — des regards de criminels

Un tiers --- qui voulait rester seul

a pu imaginer la grande ville.

On se demande : qui a voulu être en vie ?

Ce n’était pas la ville, ni l’œil criminel

Comme si — un intérêt autre y était engagé

Les uns — tendent à voir

entre les flottements de lignes

d’étonnantes glaciations

D’autres se cachent ; d’autres aboutissent

à un conflit mondial

j’avais un défaut d’interprétation

j’ai convié la ville autour de mon nom éphémère

 

-

Confusément soleils,

--le vestibule était harnaché à un dard

----distingué

--------------dont l’accalmie future accablait

---------- le dur charme soucieux des matins

-------- de ses plafonds

-

- Plâtre vrai, tremblements -

------- de lucarnes -

-

Mais je n’étais pas qu’un mur pour le savoir

et ma voix m’engendrait avec un goût de brique

émaciant sa demeure ---

---------------------------- --- Car tout uni que je sois né

-----Dans l’inconscience où je me suis déjà trouvé

------ d’éluviales clartés, qui me narguent

------ sans âge,

-----m’appellent, ne semblent savoir

------ que je suis

------ avec pour porte un pore, avec pour sanctuaire

-----un affreux sentier calme qu’indique ma pilosité —

-

-----Mais il n’y a pas lieu de s’inquiéter

-----Du moment, je ne crois plus en rien

-----ni en dieu, mon absence

-----de cœur---- Ta forêt permissive a tout conçu

-----------------------de moi

Ne demeure que sa charpente maigre.

-

 

 

-

Le temps cyclique avait menti

On pourrait croire rien, bientôt

--un moustique, spontané

De la plaie de l’épaule qui a trop porté

Le temps

Pour avoir menti aussi bien

A son impair, sur soi

Son chuintement ne laisserait personne en paix :

"Imaginons la création"

 

 

-

 

-

Tu ne sais ce qui appartient à la fumée

---à la buée, huée

---au souffle, au vent

Tout était question de couleur

-

Je suis la toile désignée,

---non avérée

-

Or il m’appartient de te dire... ce qui existait

Une promesse carrelée, propice à être l’ombre

---du transfert qui te surprit

-

Car je ne croyais pas - et tu ne verrais pas

---non...

---plus -

Que tu étais partie de moi-même

 

 

 

-

 

 

-

----------------------------- Un jour

---------------------------------------- passait

---------------------------------- ------ La poussière

---------------------------------------------------- épousait

----------------------- -----------------les débris

---------

-----Ce qui ne peut vivre

--------------------------------s’interrompt- -------

--------------------------------------------------péniblement

 

-

 

 

-

Un mot — sans écho --- une main

traverse mon épaule, froidie sur la table

exorcisant un ban pesant sur ses travaux.

Irrelevant de constater ici l’absence de lumière

et le pourquoi d’une caresse aimable.

-

Le vent se trouble ce soir, sans cloisons,

-et tout a disparu autour

on voit l’épaisse nuit autour du soir

— et qu’on ne vivra plus au lendemain

mais sans raison, et tout va disparaître

offrant, un ultime spectacle

une cigogne, absurde dans le ciel

charriant une branche, un nid éparpillé

mangeant — ses propres ailes

pour le faire savoir et l’éclairer

au décor qui se coud.

 

-

-

Vous, qui connaîtriez le nom de cette falaise

---pour le lui avoir abdiqué

-

Et qui n’avez jamais perdu de votre regard

---le vent

-

Vous, que je ne voyais dormir qu’à demi

Sous un arbre, au soleil

---sans lumière

-

Et ce fade sourire d’heureux

gamin qui court, avec tous ces yeux clos

---étouffants-------- pour seule aile...

-

Je me meurs, et vous ne faites rien

Vous avez bu ma plaine, enterré ma prière

Et gémi, basculant : vos genoux m’ont frôlé

-

---Je réfute la cime à mon tour

---Existez devant moi, un moment

---Je vous plains, puis m’endors

------à mon tour

-----------------------------------------------------------------------------------------------

 

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