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Les derniers jours (mots) de Pompeo
Les derniers jours (mots) de Pompeo 19 (Patrick Cintas)

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 Article publié le 5 juillet 2020.

oOo

— Ça ne s’est pas passé comme ça !

— Alors dites-moi ce qui vous vient à l’esprit en ce moment…

— Ce matin, je me réveille (jusque-là rien d’original) et j’écris : ce que je veux écrire, ça relève de la science ; mais ce que je peux écrire, monsieur, c’est de la poésie.

— Vous avez écrit ça… ? Qui ne l’a pas écrit avant vous… ? (se recale dans son fauteuil) Je peux en dire autant : mais je mettrai dire à la place d’écrire. (un temps de réflexion ; cherche le cigare égaré dans un vaste cendrier de cristal) N’importe quel verbe conviendra, au fond… La force de l’aphorisme ! Plus proche du on-dit que de la citation… Continuez.

— Vous m’avez coupé. (crispé) Ah oui ! Le matin…

— (mimant sans être vu) Le matin…

— J’étais seul dans mon lit et je pensais à cette histoire.

— Vous n’en êtes pas l’auteur…

— Vous faites bien de le rappeler…

fonduau noir, le noir :

Mais je sais ce qu’il s’est passé.

l’autrese tend :

Des fois on sait… après coup. D’autres fois…

grattaged’une allumette sous la lampe :

Des milliers de fois que je l’ai revue cette scène…

acceptele cigare déjà humide :

Je peux vous parler pendant des heures de ces variations… Vous aimez les variations… ? Elles me rendent marteau. J’aime pas le jazz. Pas dans ces conditions d’enfermement.

— Vous n’êtes pas enfermé ! Garde à vue… Et encore… Pas tout à fait… Continuez.

— Le type dont je vous parle entre dans la chambre. Il y a quelqu’un de couché dans le lit. C’est un hôpital. Il n’apporte pas de fleurs, rien. Il referme la porte derrière lui et y colle son oreille pendant un bon moment. Vous savez pourquoi maintenant, mais à ce moment-là, vous êtes paralysé par une dose quasi létale de colocaïne-curare qu’il vous a injectée dans le dos en plein poumon. Impossible d’alerter le service. Vous ne pouvez même pas cligner des yeux. La douleur s’installe. Dessication qui annonce la seconde de cécité avant la mort. Enfin… j’imagine. (dans un spasme) Il y a toujours un type qui entre en catimini dans cette chambre d’hôpital. Le type qui est couché le connaît, car il salue, ni inquiet ni joyeux, presque mort, car c’est ce qui va lui arriver et il peut le penser. Il en est là quand moi-même, quelque part dans le réseau, tente de crier. Mais l’écran qui me livre à cette réalité particulière (admettez qu’elle n’est pas sans particularité) me fascine comme je ne veux pas. Vous comprenez la situation ? Ce type n’est qu’un assassin. Il se fait appeler Pedro Phile, mais la Presse ne va pas tarder à savoir (et à diffuser) qu’il se nomme en réalité Julien… Arrrgh ! J’en savais déjà trop ! Akynésie totale. Mais je peux encore respirer. Je sais que je peux mourir, mais je ne le veux pas ! Qui le veut s’il n’est pas vaincu par l’angoisse ? (attente) Mon cerveau hésitait entre donner un sens à ce que je voyais sur l’écran (je suis infirmier de nuit) et ce qui me revenait de l’enfance et de ses lieux improbables maintenant. (souffrant) Vous ne pouvez pas savoir ! (soubresaut) Qu’est-ce que vous m’avez injecté ? Quel est le nom philosophique de cet antidote inconnu du grand public ? (sedétend sous l’effet d’une différence de potentiel calculée par le système en question ici) Je continue, n’est-ce pas ? / Le type entre dans la chambre de celui qui va mourir. Je voulais ! Mais je ne pouvais pas ! Vous connaissez Alfred Tulipe ? Non, n’est-ce pas ? Jamais entendu parler. Vous n’avez pas lu Hypocrisies de Patrice de la Rubanière. Dans ce roman d’un genre nouveau, l’auteur commence par entrer dans la chambre avec le personnage de l’assassin qui a peut-être déjà tué. Vous ne pouvez pas le savoir car vous n’en êtes qu’à la première page. J’imagine ce qui se serait passé si j’avais pu entrer dans la chambre au lieu de me paralyser devant mon écran. Mais rien n’est aussi simple… L’auteur d’Hypocrisies entre mais n’agit pas. Et non seulement il n’agit pas, mais il laisse au lecteur le soin d’assister au meurtre lui-même. Et pour compliquer encore le jeu, c’est l’assassin qui raconte. Or, et c’est une sacrée différence de potentiel (reconnaissez-le), je ne suis pas l’assassin. Je ne PEUX pas l’être ! Même si je le VEUX ! (frissonnant, paupières battantes) Mes derniers mots… Voilà ce je que je tente d’imiter devant vous. Aaaargh ! Et l’autre con qui prétend aimer la majesté des souffrances humaines ! (passons) Film-colocaïne-curare. « Dans toutes les salles. Projection gratuite en drive-in à condition d’amener les enfants. » Vous avez entendu ça ? Le type entre dans la chambre avec l’intention de tuer celui qui est destiné à mourir demain. Il le tue aujourd’hui. Un jour de différence de potentiel. Qui a conseillé aux enfants d’analyser ce spectacle avec les moyens des couleurs ? (barbouillé) Ya plus d’pédagogie, mon bon monsieur ! On a beau vouloir quand on est parent… On a beau aimer quand on peut… (rageur) Je m’en voulais de pas pouvoir bouger le petit doigt. Ou autre chose. Dans ce genre de situation on est prêt à bouger n’importe quoi pourvu que ça bouge. Mais de ce côté de l’écran, rien ne bougeait, comme à Venise. Seul l’écran était animé comme peut l’être une chambre d’hôpital quand l’assassin entre exactement comme il a voulu entrer. Il n’a pas d’arme sur lui. Sa seringue est vide… Vous savez pourquoi. (étendantses bras, touchant presque son interlocuteur) Il se servira d’un coussin, le même qui servit dans son enfance pour participer au bordel nécessaire d’une nuit de rébellion. (bat des ailes, souriant bêtement — l’auteur semble avoir écrit béatement — puis dans les feux de la rampe) Pedro Phile n’est entré dans la chambre où agonise déjà Arthur Pompeo que pour le tuer « avant que ça n’arrive » (citation). De même Julien Magloire assassina Alfred Tulipe dans les mêmes conditions hospitalières, mais alors Patrice de la Rubanière n’était pas sous l’emprise de la colocaïne-curare. Il n’écrivait pas le scénario du film-colocura. Et je n’avais pas la possibilité, étant paralysé des pieds à la tête, de témoigner de quelque manière que ce soit devant l’insistance de la hiérarchie qui fait de moi ce que je suis, que je le veuille ou non ! (se détendant de nouveau) Vous en savez maintenant autant que moi… Faites de moi ce que vous voulez et j’agirai comme je peux. La paralysie a laissé des traces. Pas facile de les repérer dans cette complexité d’intentions et de volontés. (sarcastique) Vous aimez les señoritas ?

 

Voix off — À cette époque, j’étais le seul correspondant du seul trou du cul du monde dont personne n’avait jamais entendu parler. J’arrivais toujours seul. Je descendais de l’autocar dédié et je me sentais toujours seul. Les gens du coin l’appelaient la Bâtisse parce que c’en était une et que ça ne ressemblait pas à une cathédrale, fût-elle de prose. « Tu prends des notes. Tu n’écris rien. Tu ne laisses pas de traces. C’est moi qui décide. Voilà le billet pour l’autocar et de quoi te payer un repas. Ça te dit, une poignée de señoritas… ?

— J’ai pas d’aloufes…

— V’là l’briquet aux armes de la Compagnie. Fais-en un bon usage. (soucieux) Des fois les gens ne supportent pas la fumée et c’est pas toujours écrit qu’il est interdit de fumer…

— C’est au chauffeur qu’il est interdit de parler…

— Ya pas d’chauffeur ! Mais il est interdit de s’asseoir à sa place. Le tableau de bord est équipé d’un écran capable de synthétiser les apparences. (souriantbéatement) Des fois papa apparaissait… je me souviens… mais c’était uniquement pour m’engueuler parce que j’avais touché à mon zizi comme font les filles. (péremptoire) Méfiez-vous du père, Bob ! »

Je suis parti comme j’étais venu. Pas un chat à la gare. L’autocar attendait, moteur coupé. J’aime pas voyager seul. Ça me rend vulnérable. Après, je sais plus ce que j’écris. J’en avais mal aux tripes. J’avais des idées dans la tête et je les ai notées. Ça peut toujours servir, je me suis dit, même si c’est hors sujet. Qu’est-ce qu’on va pas imaginer quand on voyage seul ! 80 sièges vides. Et pas de chauffeur. Interdit de lui parler, mais il n’était plus là pour vous infliger une amende. Le siège datait de l’époque où il y en avait un. Interdit d’y poser les fesses sous peine de le regretter avant d’arriver au terminus. J’en avais la langue sèche. J’ai gravi trois marches, l’écran s’alluma, clignota puis s’éteignit. J’avais pas besoin de sortir mon billet. Il émettait en permanence les signaux que le système attend de vous. Je me suis dirigé sans hésitation vers la banquette arrière. Il y avait des traces de lutte. Je me suis assis quand même. Le passé n’est pas le futur. J’arrêtais pas de me le répéter. « Et si jamais le futur est votre passé, alors demandez notre brochure publicitaire ! » Personne ! Ça file l’angoisse, surtout que le terminus, c’est pas la porte à côté… Vous m’entendez… ? (un doigt sur le nombril) On est arrivé à l’heure presque pile… euh… l’autocar et moi. Je descends. « Demandez toujours notre brochure publicitaire avant de vous mettre dans la merde. » Personne autour du panneau qui indique clairement que l’endroit ne peut pas vous mener plus loin que ce que vous ressentez sous l’angoisse. L’angoisse-chape-curare sans la fragrance verte de la colocaïne. Vous ne savez pas ce que c’est tant que vous n’avez pas vécu ce qui n’est plus de l’attente. Vous passez de l’expectative à l’action sans transition. On ne vous a même pas prévenu.

— C’est la première fois… ?

— C’est le Figaro qui m’envoie…

— Vous êtes attendu, monsieur Thingum. (soulevant le combiné « à l’ancienne ») Le journaliste est arrivé. Oui, oui, le Figaro. Il sait que Pedro Phile est dans les murs. Il veut voir ça de près… je cite. (nerveuse) Vous avez bien noté que c’est une citation… Je ne veux pas avoir d’ennui… Oui, oui, tout est… possible. (clic) Monsieur Phile vous attend dans la salle des pas perdus. (attendant, la main sur le comptoir, d’autres traces) Vous n’avez rien pour moi… ?

— (inquiet) Je… J’ignorais… On ne m’a pas prévenu à la Rédaction… Je… (honteux) je suis nouveau dans le métier… La prochaine fois…

— (claire) Il n’y aura pas de prochaine fois.

*

(cettefois, dans l’autocar dit de retour)

— Le type avait oublié son briquet… Celui aux armes de la Compagnie… Je voyageais avec Pedro Phile et la mère de la fillette. Ils revenaient sans elle… Je n’étais pas entré dans la Bâtisse. Ils avaient franchi le seuil tous les trois en même temps. Un gardien avait vérifié la validité du bracelet que Pedro Phile portait à la cheville droite. On le sentait nerveux, à cette distance : je m’étais assis sous un parasol et j’attendais le barman. Le gardien se montrait méticuleux. Il vérifia plusieurs fois. Pedro Phile commençait à s’inquiéter. La femme s’impatientait sans retenue. La fillette s’accrochait à sa robe d’été. Je me souviens que c’était l’été et que je n’avais rien à faire ni là ni après. Bob Thingum est arrivé comme s’il sortait de nulle part. Il m’a reconnu mais ne s’est pas invité à ma table. Il est allé directement vers l’entrée de la Bâtisse alors même que Pedro Phile attendait toujours qu’on le laisse entrer avec la femme et la fillette. Le Système de Vérification des Permissions de Sortie prenait son temps. Ou c’était le gardien qui ne connaissait pas la procédure. Bob Thingum avait les mains dans les poches, comme s’il s’apprêtait à en sortir de quoi noter. Il n’a pas attiré l’attention. À part Pedro Phile qui s’est retourné à cause de l’odeur du señorita. Il en avait peut-être envie. Mais c’était interdit à l’intérieur. Je ne savais même pas s’il avait vraiment envie d’entrer dans ce qui allait devenir l’enfer de Jenny. C’est ainsi qu’elle s’appelait, la fillette. Vous le saviez déjà… Preuve que vous suivez. Je m’étais montré moins perspicace que vous. Je ne savais rien. J’aurais pu savoir. J’avais suivi mon instinct depuis le jour où je les ai tous laissé tomber. Je ne vous dis pas combien de temps ça m’a pris pour en arriver là, au seuil de ce roman impossible à écrire. J’en avais oublié que j’étais moi aussi capable de désirer. Et le barman se laissait désirer… Enfin ils sont entrés et j’ai su que je ne connaîtrais jamais la fin de cette histoire. Sauf si Bob Thingum revenait avec des preuves. Mais c’était un débutant. La chance ne me souriait plus. Je le savais depuis que je les avais quittés. Combien de temps j’allais attendre avant que tout le monde remonte dans l’autocar pour retourner chez soi, Pedro Phile dans sa prison dorée, la femme dans son appartement, mais cette fois sans sa fille, Bob Thingum dans son Figaro et moi chez mes parents. Seule Jenny ne revenait pas. Je n’arrêtais pas de me le répéter : elle ne reviendrait jamais. Mais à ce moment-là, sous le parasol, sans barman ni rien d’autre pour amuser mes neurones, je ne savais rien de ce qui allait se passer sans moi. Le couple, si c’en était un, irait s’asseoir sur la banquette arrière, le dos au parebrise où le paysage s’éloigne. Bob Thingum éviterait ma proximité, sauf pour me demander du feu. Il craignait trop que je finisse par en savoir plus que lui. Les débutants se méfient toujours des vieux mathurins. Ils peuvent ce que la mer ne veut plus. Marre des voyages ! Vous m’écoutez… ? Je peux changer de place si je vous importune… Des années sans parler à quelqu’un qui m’écoute… Voilà à quoi vous condamne la pratique de l’écriture. Bob Thingum l’ignorait. Il n’écrirait peut-être jamais. Il serait d’ores et déjà limité à « prendre des notes ». Je ne pouvais tout de même pas en parler avec lui. J’avais à peine pris des nouvelles de Jenny. Il avait dit :

— Je reviendrai pour en savoir plus. Il se passera des choses entretemps. Je m’y connais.

Et j’avais dit :

— La réalité est cubiste. (un temps) Vous me suivez… ? Les projections de x prises de vues sur le même écran qui réduit les perspectives. À la fin (vous verrez que ça arrivera) un pisse-copie en produira le texte dit de A à Z.

— (pas inquiet pour son avenir) Ça sera peut-être moi !

— Je ne vous le souhaite pas. (le voyant triturer son petit cigare vierge) J’ai constaté en même temps que vous que votre briquet est vide. J’ai des aloufes, si ça peut vous être utile…

— Vous en voulez un… ? J’en ai de reste. (puis) Qu’est-ce qu’un écrivain de votre réputation est venu faire ici ? (nousn’avions pas encore démarré)

— Je me suis contenté de prendre le train en marche…

— Faudra que j’essaie…

— (à voix basse) A-t-elle pleuré… ? C’était… Aaaargh ! comme si on l’abandonnait…

— Qui ça, « on » ? Je ne suis pas de la famille, moi. Ça les regardait, pas moi. Ni vous d’ailleurs. Je me suis tenu à l’écart. J’ai vu la succession des scènes de loin. J’étais en manque de transitions, si vous voyez ce que je veux dire…

— Et elle… ? Ses pleurs…

— Elle a suivi une grosse dondon en tablier blanc sans se retourner alors qu’ils lui faisaient des signes de la main. Je ne pouvais la voir que de dos, s’éloignant, puis bifurquant. Ils sont restés un bon moment à attendre qu’il se passe quelque chose… Je ne sais pas, moi…

— Quelque chose d’autre…

— Ce qu’ils ne savaient pas, c’est que j’avais l’autorisation de m’entretenir avec elle. D’ailleurs, l’infirmière (je suppose que c’en était une) l’amenait directement dans la pièce prévue à cet effet. Je n’ai pas suivi tout de suite. J’ai attendu qu’ils sortent. J’ai bien vu qu’ils sont allés vous rejoindre sous le parasol.

— Le barman était arrivé…

— La fille de la réception m’a fait un signe et j’ai pris l’ascenseur. J’avais le cœur en vrac. Un long couloir. S’il n’avait pas été aussi long, j’aurais hésité. Je ralentissais au fur et à mesure que les numéros de portes m’indiquaient que je n’étais pas loin. Et en effet, la grosse infirmière et la petite Jenny m’attendaient à proximité d’un paillasson. La porte était ouverte.

— Vous ne serez pas dérangés, m’affirma la nounou.

— Mais vous saviez que vous étiez filmés…

— Je me concentrais : qu’est-ce que le Boss voulait savoir ? (grognant) D’abord, qui était-il ? Je le connaissais à peine. Je débute dans le métier. Je ne vous apprends rien. J’ai demandé si je pouvais fermer la porte, « histoire d’être tranquilles ». La grosse (je n’ai pas dit « la gosse » / rectifiez par effacement définitif / je me méfie des poubelles) me rassura : elle ferait le piquet, comme devant les chiottes. On était seul, Jenny et moi.

— Sauf (j’y insiste) que vous étiez filmés…

— Je me suis dit : que savent-ils que je ne sais pas ? Et j’ai cligné de l’œil droit, ce que Jenny a traduit : nous ne sommes pas seuls. Si j’approchais mes lèvres déjà humides de son oreille, ils interviendraient dans le cadre de la protection de l’enfance. La question était : dans quelle langue poursuivre cet entretien ? Elle ne comprenait pas la mienne : le kinoro. Et j’ignorais jusqu’au nom de la sienne. Au bout de dix minutes, la grrrrrrosse a ouvert la porte pour demander pourquoi on ne parlait pas. J’ai dit :

— Je ferais bien de revenir un autre jour…

— Elle sera sous perfusion, dit la grosse. Ce sera pire…

— Je peux pas revenir au Figaro sans au moins une note !

— N’y retournez pas…

— Et c’est ce que vous allez faire, pas vrai, Bob ?

— Moi j’y retourne, fit Pedro Phile du fond de l’autocar.

Il ajouta :

— J’ai un tas de choses à faire avant d’être complètement libéré !

La femme, qui reposait sa tête sur l’épaule du prisonnier en permission, répéta plusieurs fois « libéré » ou… libérée, je ne sais plus.

 

 

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