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Le récit ruisselant (Pascal Leray)
13- Cinéma de nuit

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 Article publié le 12 juillet 2020.

oOo

Si je voulais niveler ma pensée, à ce moment, ce me serait difficile (ou différent). Mais déjà, ce ne serait plus très important (et il est encore quasiment [...]

 

une écriture nerveuse

pour

nourrir un espace

 

assiégée par des spasmes

 

 

 

 

 

 

 

Se devenir

se

concevoir

ensemble

a

vaguement sa

ressemblance

en

une

parenthèse

 

 

 

 

 

 

 

Le champ droit, tentant, sur lequel il s’exprime parmi ces visages, ne signifie rien mais le film qui s’y interprète, en admettant que le film ait une interprétation

 

puisqu’elle a son

espace

 

l’un est

ton visage

te brûle

 

 

 

 

 

 

Je voudrais qu’on fasse de ce coin encore trop lumineux

Affreuse intimité

dont nous avons

besoin

presque tout

sur ta chair

de

spectateur

 

 

 

 

 

 

Un allemand correct me surprend par son rythme et par sa sympathie. Car mon oreille lie peu d’amitiés. Mais je vois l’avenir et ce n’est pas assez, parler dans certaines limites de ce fait

 

de cet état de fait

l’être

l’hallucination

 

Que nous allions fondre

vers une imparfaite

absolution

on nous invite

 

 

 

 

 

 

 

La masse de population que grouille de ces pierres allemandes n’a plus d’importance. Rien n’en a plus guère à présent que le sens où je l’écris

intelligiblement

ces formes qui existent

à travers l’écriture

qui s’égrène

et s’imprègne

 

 

 

 

 

 

Que les

mots aillent

ici ou ailleurs

n’importe pas non

plus que tes couleurs, même

qui les concerne

et les

empêche

comme les plaies d’un corps

incarcéré

 

 

 

 

 

 

 

Aussi bien de la pierre sur l’écran

que sur la feuille qui n’est pas l’écran

Et dans un cinéma

qui ne traversera jamais également

la nuit

traversée d’arachnées

de saignements qui

traversent l’écran

pour ne pas se stabiliser

 

Parfois a un

visage

qui en meurt pourtant

bientôt

 

 

 

 

 

 

 

C’est idiot, car ce n’est pas la terre qui les sépare

Et de toute évidence, la fissure non plus

 

Elle a ses dents,

son sang

 

Mais dans l’ensemble

elle est bien

sympathique

 

Ce n’est guère pire qu’un bas-fond

 

Quel bas-fond voulez-vous ?

Est-ce celui qui vous imprègne ?

qui est votre

propre chair

par-dessus sa

voix allemande ?

 

 

 

 

 

 

Ce qui se caractérise par sa liquéfaction abrégée

Rendue à des milliers de vagues verticales de chaque

chaque méandre

de la peau humaine

qui dessine par amour pour

sa souffrance

 

Et pour rien

 

 

 

 

 

 

 

Et par rien------------------------------------par

Que s’évade le globule------------------------rien

d’un doigt------------------------------------seul

Cela est évident

 

Car un espace s’introduit sur le papier, très obsédant et attractif, qui désirerait dire qu’écrire est le fruit d’une poitrine

fendue par une main

 

C’est le propos littéraire, même ?

Et sa fêlure

sa fiente ?

 

Mais je veux que ma chair soit le théâtre même de l’hallucination.

 

 

 

 

 

 

 

Blanc et dur

comme le ventre de

la feuille

qui s’entend

écrire

 

Que fais-tu de ta sexualité ?

 

 

 

 

 

 

 

Nous ne sommes pas

entre les dieux de nos doigts

qui saignent

mais nous empruntons divers éclats

sans succès

gros de nuit

blanche et dure

 

On ne pourra demander plus

ni à moi

ni au papier

qui dirigeait

l’observation d’orages

 

 

 

 

 

 

 

 

Film qui ne sera jamais que film

Et moi, ton impossible spectateur

Rendu impossible, d’abord par les farces mais

Ensuite j’ai vraiment eu peur de me répéter mais au moment même où j’ai vaincu le phénomène par lequel l’écriture se replie sur soi, j’ai vu une lueur briller, qui était celle de pouvoir écrire librement sous acide, dans un cinéma de nuit. Passée ce qu’à présent, on voit comme une dérisoire intervention de la divinité, par un trou dans le mur de feuille des figures imprimées en vas, à gauche un tunnel est offert (bien loin du centre d’abdication). Un creux pour ce qui s’offre creux, un creux de chair par exemple, ou une plaie, bien visible et rampante sur son doigt. Donnons lui un exemple. Qu’il soit moins fragile que leurs lois

 

Mais tout me semble si mobile.

 

 

 

 

 

 

 

Je vois la figure

si elle acquiesce

à

l’horreur qui

se dessine

sur son sein

elle devra

aussi donner de

son sang

comme du mien dans

cette nuit

 

 

 

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