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Au sujet d'une « Contre-attaque » de Jean-Michel Guyot.
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 Article publié le 22 novembre 2020.

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Peut être inspirée par le remâche constant des imbécilités guerrières qui prirent fin il y a 102 ans et quelques jours, il est ici question de contre-attaque littéraire… doit-on supposer que l’écriture est un combat ? Et si oui contre qui ?

La nature humaine se montre infiniment complexe en donnant à chaque individu la possibilité de penser et d’exprimer le résultat du fourmillement de ses neurones. Le bât qui blesse pour certain reste acceptable pour d’autres dans une seule mesure : celle de l’acceptation de la différence.

Il y a une forme absolue de non-respect du droit de l’homme (question on ne peut plus à la mode) en se prétendant supérieur à tout autre. En essayant de rabaisser celui qui n’a pas eu, entre parenthèses, la chance d’avoir étudier le latin. Pour ce que l’on en dit aujourd’hui, qualifié avec raison de langue morte ! Il n’est pas désagréable certes de connaître le mot elucubrare ; mais en chaque chose, chaque exemple il convient de na pas affirmer qu’une pièce de monnaie n’a qu’une face.

Explication : 

Elucubration donc mauvais boulot fait à la lueur d’une bougie, mais n’oublions pas que dans certains funestes camps des moins que rien d’hommes sous-alimentés parfois myopes sans lunettes firent de faux papiers pour préparer des évasions… à la lueur d’une chandelle.

Il vous paraît plus intéressant, voir plus aventureux, de considérer l’académisme comme un ennemi intérieur qui nous guette tous, un adversaire pugnace, bien armé et surtout imbu de sa séculaire légitimité bâtie puis patiemment construite en un riche lieu réservé à une élite qui a l’heur de complaire aux pouvoirs établis. Cette phrase conte bien la facilité d’assimiler la hauteur d’une position sociétaire avec un lèche-bottes de dirigeants trop souvent imbus de leur supériorité.

De là prétendre à la faiblesse d’une pensée non ouverte au nouveau, à l’inconnu l’étrange et l’étranger. En un mot le non-familier. En ce sens vous avez certes raison. Bien assis sur un fauteuil, l’épée au côté, l’habit vert finement brodé de fils d’or, il devient évident que l’on ne sente pas monter des fourmillements de changement. La gloire est flatteuse, elle bombe des torses parfois asthmatiques.

Vous avez été bloqué dans vos turlupinades littéraires par une amie ayant pris en dérision la masturbation mentale ; en n’osant avouer qu’elle ne comprenait en fait pas le sens ou la portée de la philosophie.

Voici une définition que ma plume a osé pondre sur cette dernière.

La philosophie est née d’un projet humain interminable, en développement à partir de lui-même. C’est un comportement en auto organisation introvertie, en un procès complexe et interminable.

Pour être tant humaine, la philosophie a l’inspiration de ne plus l’être. El veut sans cesse mettre un point final à son provisoire. Elle veut terminer en expliquant tout, au-delà de ses possibilités, de ses limites.

La philosophie a succombé à la tentation du définitif, du complet, comme une chose divine, pour ensuite donner du repos à la pensée.

Les philosophes ont fabriqué ce qu’ils certifient être une science, mais ce n’est qu’un mythe. Ils ont prétendu et continuent de prétendre faire coïncider ce qui est possible avec le résidu de leurs réalités. Summum de l’ego.

Les philosophes perdent un temps qui n’existe pas en se posant des questions que leur étincelle de divinité oubliée ne se poserait pas, tant elle les sait complètement inutiles.

Nous sommes des petits morceaux d’univers à deux pattes et l’univers ne connaît ni le bien ni le mal ; il ne se dérange pas l’esprit dans en de vaines masturbations mentales.

L’amie qui vous bloqua n’aurait probablement pu tenir ce raisonnement ou plutôt n’aurait pu exprimer avec des mot une seule simplicité de l’esprit. Qui jamais ne serait être condamnable.

Vous citez Gorges Bataille alors qu’il n’a de son vivant jamais apprécié qu’on le qualifiât de philosophe. A noter mon incompréhension face au tout grand Sartre en partie motivée par le rejet qu’il a eu de Bataille. Ce Jean-Paul était un grand masturbateur cérébral, encensé par des éditeurs qui voyaient leurs escarcelles se remplir de bonheur et par des enseignants pouvant refiler d’épouvantables migraines à leurs élèves.

En parlant de Mitterrand, il m’a paru aberrant à l’époque que la France entière puisse croire en cet adepte de Machiavel.

Pour revenir à la « masturbation de la plume » qui fut pondue par votre serviteur Henri Valéro (de confession Ralmiste Intermittent), il me paraît inquiétant que vous le qualifiiez tout de go de meurtrier de masse dont le vent de l’aile de l’imbécilité vous aurait dérangé en vous frôlant.

Mes laborieuses études me menèrent sur d’autres sentiers que ceux de l’écriture. Pourtant des textes qui, surtout à mes débuts, voyaient trop de fautes d’orthographe sont appréciés par bien des lecteurs. Des gens qui intelligemment jugent mieux le contenu que le contenant. Déjà dit sous ma férule « Il vaut mieux Mein Kampf sans faute qu’une déclaration d’amour universelle qui en serait truffée. »

 

Prétendre que l’auteur de « Stop à la masturbation de la plume » n’envisage pas un seul instant les implications de cette funeste phrase est un mensonge inqualifiable. Ce minus « ralmiste » (terme méprisant pour vous mais qui ne me touche en rien) lui aussi ne peut souffrir ni le nazisme ni le communisme. Ses larmes furent abondantes devant le mur de Berlin autant que face à la porte de Dachau. Tout comme il répudie le christianisme le judaïsme le nombrilisme et une effarante quantité d’autres « ismes », dont le perfectionnisme quand il devient trop souvent excessif.

L’anti-intellectualisme n’est un non-sens que pour les ignares (qui n’en restent pas moins des personnes respectables).

L’anti-intellectualisme prend un sens profond quand il pointe du doigt certains doués de la plume se croyant pour cela supérieurs au commun des mortels. Des hommes oubliant trop souvent que leur possession du savoir s’exprimer ne leur donne le nom d’Immortels que dans une agagadémie ou dans un égoïsme proche du nombrilisme, voir plus haut. Des hommes qui jamais n’avoueront leur ignorance tant la surchauffe de leurs neurones les mobilise. Des hommes qui ne font ce qu’ils veulent que dans la limite de ce qu’ils peuvent. Merci Jean-Michel !

L’anti-intellectualisme prend un sens profond quand il essaye (il est vrai souvent en vain) de redonner la vue à des imbéciles qui s’obstinent dans la cécité en fermant les yeux sur les merveilles indéniables de notre Univers.

Un univers qui ignore le bien et le mal et surtout, surtout, évite de se masturber le bulbe.

 

 

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