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Hypocrisies - Analectic Fiction - Égoïsmes* [en feuilleton...]
Chapitre VI

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 Article publié le 23 janvier 2022.

oOo

L’autocar me déposa devant chez moi, dans ma rue. Élise Gagnate habitait de l’autre côté de mon arrondissement. Nous aurions sans doute l’occasion de nous revoir. Elle essuya plusieurs larmes dans son mouchoir de dentelle puis, après l’avoir fourré dans son sac, y plongea une main agitée de spasmes ; et, sans cesser de commenter notre séparation provisoire, certes, mais pas facile à assumer après tout ce qui s’était passé, elle en sortit un petit objet en forme de lion qu’elle me tendit en espérant à haute voix que rien n’avait eu lieu sans une ou plusieurs raisons cachées. Le chauffeur haussa les épaules, main caressant le pommeau du levier de vitesse. C’était un très vieil autocar, affrété à notre seul usage par on ne savait quelle association de bienfaisance. Certes, je ne méritais pas toutes ces attentions humanitaires ; le quartier était tranquille et cossu ; belles façades en perspective ; quelques voitures rutilaient dans les pâles rayons d’un soleil encore matinal. Élise, qui retournait dans son existence d’attente contrainte, me rappela qu’elle avait connu le bonheur à Venise et qu’elle ne l’oublierait jamais, bien qu’il ne lui restât que peu d’années à survivre dans ce monde cruel. Je la laissai déposer le petit lion de cristal dans ma main. Il suffisait de la fermer pour qu’il change de couleur. Pendant que je lui donnais, une fois de plus, la possibilité de vérifier cette propriété touristique, le chauffeur donnait des signes d’impatience, d’autant que le moteur chauffait, barbouillant ce gentil cadre citadin d’une fumée trop blanche pour être naturelle. Le petit lion changea de couleur comme elle put le constater avec ferveur. Elle se souleva pour embrasser ma joue embrasée. Elle avait les lèvres froides, pas même fraîches. Les larmes sillonnaient cruellement ses propres joues que je n’osais pratiquer avec la même attention désespérée. Son haleine empestait le gin. Et ses cheveux exhalaient une fragrance citronnée.

« Partez ! dit-elle au grand soulagement du chauffeur. Et revenez quand vous voulez. N’est-ce pas que vous reviendrez ?

— Vous savez maintenant où j’habite.

— Oh non ! Je n’oserai pas… Venez plutôt. Vous avez mes deux adresses. L’une ou l’autre, selon les caprices auxquels je suis soumise, comme vous le savez. Vous viendrez, n’est-ce pas… ?

Elle me suppliait comme elle l’avait toujours fait depuis le naufrage. Je l’avais prise pour la comtesse et, dans la précipitation et l’affolement, c’était elle que j’avais empoignée pour lui épargner la noyade. Depuis, nous avions connu Venise et ses souvenirs.

« Je vous le promets. N’ai-je pas toujours tenu mes promesses, Élise… ?

— Nous nous connaissons si peu… Mais oui, je dois reconnaître que vous n’avez qu’une parole. Mais qui sera heureux de savoir que j’ai failli perdre la vie ?

— Que dites-vous !

— Vous souvenez-vous de cette… cette aspiration vers les profondeurs ? Comme dans un lavabo ! Vous teniez tellement à me sauver de cette mort effroyable…

— Pas si terrible que ça, ma chère. On dit même que ce n’est pas désagréable du tout…

— Oh Julien ! Vous m’avez privée de ce dernier plaisir ! Mais j’en connaîtrai d’autres, pas vrai ? Venez me visiter. L’une ou l’autre adresse. Vous connaissez mon histoire. Je sais bien que je ne peux pas habiter chez vous. Je ne vous le demande plus. »

J’en étais tout simplement ravi. À cause d’elle, la comtesse était morte et disparue dans les profondeurs de l’Adriatique. J’avais dit adieu à cet héritage prometteur. Pourquoi avait-il nécessairement fallu que ça tombe sur moi ? Jamais je n’aurais approché Élise si la couleur de ses cheveux ne m’avait pas induit en erreur. Comme je m’étais accroché à la vie ! Et à la perspective d’une vie encore meilleure. Alfred Tulipe était très riche. Tout cela reposait maintenant sur un haut-fond ou dans un gouffre obscur. Quel sens donner à ce qui ne devrait pas arriver ?

Je regardai l’autocar disparaître au bout de notre petite rue mythique et prospère. Un policier me salua. Sans doute le fils d’un domestique. Je n’ai pas la mémoire des visages. Je crois avoir oublié celui de la comtesse. Une vague gigantesque nous a séparés tandis que nous sirotions nos scotchs sur le pont. Jusqu’au quai salvateur, j’avais cru la sauver. Mais au moment de pratiquer le bouche-à-bouche, c’est le goût du gin qui m’a prévenu que je venais de me tromper de la plus tragique manière. La perruque auburn gisait près d’un visage inconnu. Un mince jet d’eau consentit à jaillir de cette bouche édentée. Puis les bras m’ont étreint jusqu’à la douleur. Un pompier me souleva et me transporta plus loin où on me posa des questions. Non point sur qui j’étais, mais sur ce que j’allais devenir si je ne prenais pas mes médicaments. Ils savaient cela aussi. Ils savaient tout. Notamment, elle s’appelait Élise Gagnate et était pauvre comme il n’est pas possible de l’être. Elle avait gagné ce voyage homérique dans un jeu télévisé. Elle s’en plaignait maintenant. Et elle était entrée dans ma vie.

Je saluai le flic à mon tour. Je ne le reconnaissais pas. Ils grandissent si vite !

 

*

 

À l’intérieur, Juliette prenait un verre avec Erik Sturme. Ils étaient assis l’un près de l’autre sur un des canapés qui se sont toujours fait face pour je ne sais quelle raison décorative. Elle avait replié ses jambes nues sous elle et portait le chandail qui excitait toujours ses seins. Il avait retroussé le bas de ses pantalons de toile comme à la plage. Ses lunettes de soleil reposaient sur la table basse. Un appareil photo exhibait un trou béant qu’un miroir renvoyait avec opiniâtreté. Une optique de longue focale était calée par un cendrier, car le plancher a toujours manqué de cette horizontalité parfaite dont je ressentais encore la nécessité. Juliette déplia ses jambes comme un ressort qu’on a bandé. Lui se contenta d’un sourire de madone.

« Nous revenons de Rio, dit-elle en éparpillant quelques gâteries salées entre nous.

— On a bien travaillé, confirma-t-il.

— Nous le saurons dans une semaine, précisa-t-elle. Pas avant, ajouta-t-elle en rebouchant la carafe. Quelle chance tu as eue ! »

Je ne parlai pas d’Élise, ni de la comtesse, ni de l’étrange et insoutenable confusion qui me déroutait encore. Hélène avait survécu, mais sans moi, et je ne savais dans quelles conditions.

« Quand nous avons appris ça dans les journaux… Ça a fait le tour du monde. J’ai dit : le Temibile ? Et quelqu’un a tout de suite évoqué un voyage dans cette mer sans issue.

— Il y avait une liste… dit Erik Sturme.

— Où ça… ?

— Au consulat… Impossible de t’avoir au téléphone. Ils avaient bien ton nom et disaient qu’il ne t’était rien arrivé. Tu allais bien. Pas une égratignure !

(à part celles que les ongles d’Élise ont creusé dans mes bras ; je les dissimulais maintenant)

[elle reprit, après un instant destiné à en savoir plus, mais je me taisais, presque obstinément :]

Comme je te savais seul (Quelle idée de s’aventurer ainsi sans au moins un ami !) je te croyais malheureux comme tu sais l’être quand tu n’es plus chez toi. Mais impossible de t’avoir. J’ai insisté. Tu sais comme je perds facilement patience…

— Ils nous ont vidés comme des malpropres à la sortie d’une boîte…

— N’exagère pas ! Ils nous ont demandé de sortir. Il y avait des morts. Et j’ai compris cette douleur, ce qu’ils ont apprécié. Nous sommes rentrés sans autres nouvelles de toi. Tu t’imagines ?

— C’est dingue ! » fit Erik.

Je remis l’objectif à la place qui était la sienne. Juliette était une bonne photographe, mais sans plus. Je n’ai jamais fréquenté des gens de talent. De bons ouvriers, même si leur origine sociale disait le contraire. Je pensais à Titien Labastos. Peut-être était-il connu sur la place de Paris. Je ne posai pas la question et acceptai un second verre. Juliette croisa ses jambes sans culotte. Erik se leva et trouva un prétexte pour prendre la tangente. Je ne l’ai jamais trouvé sympathique. J’ai même pensé quelquefois à lui casser la gueule. Je casserais bien la gueule aussi à Juliette, mais ce serait uniquement par plaisir. Elle connaît mon goût pour l’adolescence. Elle me tient.

« Et pourquoi ce séjour imprévu à Venise… ? fit-elle sans cacher son impatience.

— À Murano… Pas à Venise. Je t’ai ramené un petit lion. Il change de couleur…

— Ils ont les mêmes à Rio… Ça t’aurait plu. Tu aurais dû venir avec nous. Erik se serait tenu à distance. Il a peur de toi. Il te croit capable de tuer ! Il me l’a dit. Il y avait de jolies filles. Ces mannequins sont de plus en plus de la chair à pédophile.

— Tu as entendu parler de Pedro Phile… ?

— L’écrivain ? Je ne l’ai pas lu. Comme toi, je suppose. Personne de sensé ne lit cet individu. Comment oser parler d’écriture à propos d’un…

— J’ai entendu une histoire le concernant…

— À bord du bateau ? Tu m’étonnes…

— Titien Labastos l’a racontée…

— Tu le connais si bien ?

— J’aurais tellement voulu que tu sois là pour m’assister ! »

Elle s’absenta quelques minutes pour enfiler une robe de chambre. Elle reprit ensuite sa place sur le canapé d’en face, me reprochant du regard les manipulations que je faisais subir à son appareil photo. Clic ! Clic ! Pourquoi m’avait-elle encore abandonné à mon destin ? Cette fois, les choses avaient mal tourné et j’avais failli disparaître corps et âme dans le néant d’une non-histoire. Avait-elle au moins conscience de ce que j’avais subi sans elle ?

« Tu t’en es très bien sorti, dit-elle en riant un peu. Je ne crois pas que tu aies vécu pareille aventure au cours de tes innombrables fuites en avant, toujours sur des bateaux en voyage circulaire. Quand te décideras-tu à traverser l’océan ? »

Elle m’avait déjà posé cette question et savait depuis que je n’y répondais pas.

« Ramènes-tu quelques clichés ? Quelques notes ? »

Toujours les mêmes questions. La seule photo que j’ai ramenée d’un voyage (je ne sais plus lequel) était floue, mais on y distinguait nettement l’objet de mon désir. Cela avait suffi à la renseigner. Elle s’en tenait depuis à cette impression.

« Non, dis-je. Je n’ai rien écrit dans mon journal. Mais je ne peux pas te le prouver : il a péri avec les autres malheureux. Des pages blanches… Une semaine, dis-tu, avant de voir tes photos ? J’ai hâte…

— De jolis modèles comme tu les aimes… Des lycéennes, mais en plus belles. Et beaucoup de couleurs car nous étions à Rio, tu comprends ? Mais en l’absence de vent, nous avons utilisé des ventilateurs.

— Rien n’est jamais tout à fait vrai sitôt qu’on invente, » dis-je en secouant ma langue dans mon verre.

 

*

 

Elle attendit qu’on soit au lit, bien ficelés dans nos pyjamas de soie, pour m’annoncer que quelqu’un était venu et que cette personne, un homme à peine plus âgé que moi, souhaitait me poser quelques questions. Je me crispai dans les draps :

« Un policier ? Mais en quel honneur… ?

— Je ne crois pas qu’il s’agisse d’honneur… Je n’ai pas réussi à lui arracher les vers du nez. Il me fuyait comme s’il regrettait d’avoir frappé à notre porte. Erik a voulu lui aussi en savoir plus…

— Mais de quel droit, nom de Dieu ?

— C’était sans mauvaise intention… Je me suis mal exprimée, voilà tout. Il ne voulait évidemment pas en savoir plus : il ne pensait qu’à moi… à ma légitime curiosité. Imagine : à peine débarquée, me voilà confrontée à un inconnu qui veut savoir quelque chose que toi seul connaît… Il y a de quoi intriguer même la plus indifférente des compagnes, ne crois-tu pas ?

— Ce n’est pas une raison que ce… qu’il se mêle de ce qui ne le regarde pas !

— Si tu as un secret… quelque chose de relatif à ton récent voyage… Je ne sais pas moi : un témoignage à propos d’une affaire, d’une ambigüité… d’un personnage rencontré dans le cadre de cette réunion… comment dire : forcée… Tous les voyages organisés se ressemblent. Mais pourquoi ne tentes-tu pas une bonne fois pour toute de t’aventurer sans programme à la clé ? Et encore : un programme que tu n’as même pas conçu toi-même ? Tu laisses faire les autres et après tu te plains…

— Je ne me plains pas… Je m’en suis bien tiré. J’ai même sauvé quelqu’un. Elle habite…

— Tu as sauvé une femme… Toi ?

— Une inconnue. Ce pouvait être n’importe qui… Le pompier m’a plaisanté en disant à ses collègues que c’était elle qui m’avait sorti de l’eau.

— Ça crée des liens… Tu la connais ? Je veux dire : tu sais qui elle est… ?

— Tu penses bien que ce remue-ménage nous a séparés… Non, je n’ai aucune idée. Et je n’ai pas cherché à savoir.

— Pourtant… Si elle t’a sauvé…

— Ne plaisante pas toi aussi ! Il avait l’air de quoi, cet étranger… ?

— Comment sais-tu qu’il était étranger… ? »

 

*

 

Il frappa à la porte une heure avant l’heure prévue, au lieu de sonner. Juliette a toujours eu beaucoup de mal avec les heures, un problème lié à une enfance troublée par les pratiques sexuelles de ses parents, d’après elle. Elle en parle à qui veut l’entendre. Je m’approchai de la porte, qui est monumentale, car je n’attendais personne avant l’heure fixée, je crois, par Juliette elle-même. Elle était au studio avec ses collègues. Je ne me mêle jamais à eux. Je ne comprends pas ce qui les motive. Pourtant, ils ne parlent que de vivre et d’en profiter jusqu’à vider leur compte en banque. Je collai mon œil au judas. Un type pas plus grand que moi me regardait. Il portait une casquette de bouliste avec une marque de bière dessus. J’ai grogné dans l’hygiaphone :

« Qu’est-ce que vous voulez ? On est fermé…

— C’était pourtant ouvert en bas…

— Il ne faut pas entrer sans autorisation. Le logiciel est bogué. Ce n’est tout de même pas la faute de l’habitant. Le bonjour chez vous.

— Monsieur Magloire… ? Julien Magloire ? »

Je me suis dit alors que ce type était celui que j’attendais, mais il arrivait avec près d’une heure d’avance. J’avais préparé mes réponses. Sur le bateau, la veille du naufrage, la police de Brindisi m’avait posé des questions sur ma visite à l’hôpital. J’étais, paraissait-il, le dernier à avoir vu Alfred Tulipe vivant. On voulait simplement savoir si je l’avais vu mourir…

« Entrez… euh… et mettez-vous à l’aise. Il pleut ?

— Je suis sorti sans parapluie… »

Le type qui entrait chez moi avait l’habitude de pénétrer chez les autres, et pas seulement par effraction. Il récompensa mon hospitalité par un sourire qui lui fendait le visage jusqu’aux oreilles. Et des dents à foison, blanches et têtues. Alignées comme des soldats à la parade. J’aperçus aussi une langue prête à tous les sacrifices pour en savoir plus.

« Vous boirez bien quelque chose… ?

— Ah mais cé qué… à cette heure… voyez-vous… ?

— Je n’en sais pas plus que ce que j’ai dit à la police italienne…

— Vous en avez parlé à la police italienne… ?

— Ils ne vous en ont pas parlé… ?

— Je ne sais pas tout, à cette heure… Et qu’est-ce que vous avez dit… ?

— Ce que vous devriez déjà savoir : Alfred Tulipe respirait encore quand je l’ai quitté. Il m’a confié un manuscrit, mais je n’en ai pas parlé aux policiers que ça n’aurait sans doute pas intéressé comme ça vous intéressera peut-être… »

Le flic me regardait comme s’il se rendait soudain compte que je n’étais pas le type qu’il était venu interroger. J’avais le manuscrit sous la main, préparé de la veille sur le conseil de Juliette. Il se leva, car je venais de le pousser dans un des canapés. Il ôta enfin sa casquette et la posa délicatement sur la table basse où gisaient nos verres de la veille. Il marmonna quelque chose de guttural, comme venu des profondeurs tragiques de l’Enfer. Puis je compris :

« Je ne me suis pas présenté : je m’appelle Roger Russel et je suis l’avocat des parents d’Hélène Nevski…

— Vous n’êtes pas policier… ?

— Si nous pouvons éviter d’en arriver là… n’est-ce pas ?

[tendant la main vers le manuscrit que je présentai à son attention :]

Cet objet contient-il des… disons des choses… des choses qu’on pourrait aussi vous reprocher… ?

Aussi  ? Mais de quoi parlez-vous, nom de Dieu ? »

Je jetai le manuscrit sur le canapé que je jouxtais, prêt à m’asseoir dessus pour en défendre les révélations contre la curiosité de cet intrus qui n’était donc pas l’inquisiteur que j’attendais. Il n’avait jamais été question d’Hélène avec la police italienne, ni avant ni après le naufrage. Et j’avais trouvé presque normal qu’on vienne me relancer chez moi à propos d’un Alfred Tulipe qui non content de me confier un secret avant de mourir était mort sans avoir vu quelqu’un d’autre que moi. La situation était assez étrange pour qu’on recherche un complément d’information. Je n’y voyais pas d’inconvénient. Et j’étais d’ailleurs prêt à offrir le manuscrit du mort avant même d’en avoir pris connaissance moi-même. Au lieu de ça, c’était Hélène qui refaisait surface. D’ailleurs, elle ne s’était pas noyée. Ce que le type confirma. Elle se portait même très bien et parlait de moi avec un tel bonheur que ses parents la croyaient sans chercher à la contredire. Or, précisa le chat-fourré en essuyant les gouttes de son front, elle était mineure.

 

 

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