La fin de l’été, nous dit ce poème de Mirela Leka Xhava, n’est pas une rupture ? : c’est une absence légère, une main qui s’efface doucement derrière les nuages. Rien ici n’est brutal ni définitif. L’été nous manque avant même de partir, il s’échappe « ?quelque part ? », dans ce flou suspendu où les mots ne forcent rien, où ils murmurent simplement.
On s’assoit « ?sur le seuil de [ses] rêves ? » ? : nous voilà face à une image simple et puissante, celle d’une attente douce-amère, où le rêve devient guet. On attend non seulement l’été, mais aussi ce qu’il représente — chaleur, lumière, jeunesse du jour — et ce qu’il dépose en nous ? : un battement d’éphémère.
La pluie d’août mouille les cheveux, le soleil fatigué apparaît à peine ? : voilà que la nature s’incarne, prend visage, presque une tendresse. Le vent d’automne viendra sécher ces mèches mouillées, et l’on comprend qu’ici l’automne n’est pas l’ennemi de l’été, mais son prolongement, son ombre portée. Les larmes du soleil couchant deviennent les salutations finales, et l’on devine — non pas par la raison, mais par l’âme — que chaque fin est déjà une mémoire.
La musique du poème tient dans ses reprises ? : « ?L’été me manque, sans être encore parti.? » Ce balancement entre départ et présence, perte et trace, confère au texte une résonance hypnotique. On y entend presque le ressac du temps qui va et vient, laissant sur le sable intérieur quelques coquillages d’or ? : instants suspendus, fragments d’infini.
Ce poème, par sa simplicité, nous rappelle qu’il n’est pas nécessaire d’accumuler les images pour toucher au cœur. Un seuil, un rêve, une pluie, un soleil fatigué, un vent d’automne ? : c’est assez pour que l’univers bascule en nous, et que nous nous retrouvions, lecteurs, assis à notre tour sur ce seuil, guettant non pas tant le retour de l’été que le frisson intact de son souvenir.
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La fin de l’été, nous dit ce poème de Mirela Leka Xhava, n’est pas une rupture ? : c’est une absence légère, une main qui s’efface doucement derrière les nuages. Rien ici n’est brutal ni définitif. L’été nous manque avant même de partir, il s’échappe « ?quelque part ? », dans ce flou suspendu où les mots ne forcent rien, où ils murmurent simplement.
On s’assoit « ?sur le seuil de [ses] rêves ? » ? : nous voilà face à une image simple et puissante, celle d’une attente douce-amère, où le rêve devient guet. On attend non seulement l’été, mais aussi ce qu’il représente — chaleur, lumière, jeunesse du jour — et ce qu’il dépose en nous ? : un battement d’éphémère.
La pluie d’août mouille les cheveux, le soleil fatigué apparaît à peine ? : voilà que la nature s’incarne, prend visage, presque une tendresse. Le vent d’automne viendra sécher ces mèches mouillées, et l’on comprend qu’ici l’automne n’est pas l’ennemi de l’été, mais son prolongement, son ombre portée. Les larmes du soleil couchant deviennent les salutations finales, et l’on devine — non pas par la raison, mais par l’âme — que chaque fin est déjà une mémoire.
La musique du poème tient dans ses reprises ? : « ?L’été me manque, sans être encore parti.? » Ce balancement entre départ et présence, perte et trace, confère au texte une résonance hypnotique. On y entend presque le ressac du temps qui va et vient, laissant sur le sable intérieur quelques coquillages d’or ? : instants suspendus, fragments d’infini.
Ce poème, par sa simplicité, nous rappelle qu’il n’est pas nécessaire d’accumuler les images pour toucher au cœur. Un seuil, un rêve, une pluie, un soleil fatigué, un vent d’automne ? : c’est assez pour que l’univers bascule en nous, et que nous nous retrouvions, lecteurs, assis à notre tour sur ce seuil, guettant non pas tant le retour de l’été que le frisson intact de son souvenir.
Lecture dans le silence. https://youtube.com/shorts/b3jUlcCU69M?si=NBwmoMfR0oPWxJ8n