Dans le creux de ces vers, Mirela Leka Xhava tend un fil ténu, à peine visible, entre la claustration mentale et l’éveil d’un volcan. On y marche, pieds nus, sur une lave qui hésite encore entre la braise et la cendre, un Titanic intérieur dérivant sans horizon de sauvetage. Rester derrière des portes imaginaires, dit-elle, c’est s’agripper au simulacre d’un seuil, un fond d’océan qu’aucune main ne sonde sans se noyer.
Dans la voix de Mirela, la guerre n’est plus un cri lointain mais un foyer qu’on rallume sous la peau pour rappeler aux frontières leur illusoire solidité. Le poème n’a pas d’équilibre : il tangue, il fend la coque, il cherche un souffle nouveau dans l’épaisseur d’une aube que nul ne confisque. À chaque image — la matrice neuronale en geôle, Pompéi muette sous le linceul de poussière, le pantin du monde ballotté dans ses ficelles mortes — quelque chose en nous consent à tomber, pour mieux renaître.
Et pourtant. Dans cet effritement se love la promesse du regard qui se souvient de la couleur. Comme une veille obstinée, comme un veilleur qui ne dort plus pour guetter l’aube du dedans. Ainsi va l’écriture de Mirela : sans appui mais non sans souffle, sans échappatoire mais non sans clairière.
À qui lit ce poème, il reste à déposer ses armes mentales, à entrouvrir la porte qu’on croyait fictive. Sans équilibre, peut-être, mais avec l’entière dignité de qui se tient debout, encore, sous l’effondrement.
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Dans le creux de ces vers, Mirela Leka Xhava tend un fil ténu, à peine visible, entre la claustration mentale et l’éveil d’un volcan. On y marche, pieds nus, sur une lave qui hésite encore entre la braise et la cendre, un Titanic intérieur dérivant sans horizon de sauvetage. Rester derrière des portes imaginaires, dit-elle, c’est s’agripper au simulacre d’un seuil, un fond d’océan qu’aucune main ne sonde sans se noyer.
Dans la voix de Mirela, la guerre n’est plus un cri lointain mais un foyer qu’on rallume sous la peau pour rappeler aux frontières leur illusoire solidité. Le poème n’a pas d’équilibre : il tangue, il fend la coque, il cherche un souffle nouveau dans l’épaisseur d’une aube que nul ne confisque. À chaque image — la matrice neuronale en geôle, Pompéi muette sous le linceul de poussière, le pantin du monde ballotté dans ses ficelles mortes — quelque chose en nous consent à tomber, pour mieux renaître.
Et pourtant. Dans cet effritement se love la promesse du regard qui se souvient de la couleur. Comme une veille obstinée, comme un veilleur qui ne dort plus pour guetter l’aube du dedans. Ainsi va l’écriture de Mirela : sans appui mais non sans souffle, sans échappatoire mais non sans clairière.
À qui lit ce poème, il reste à déposer ses armes mentales, à entrouvrir la porte qu’on croyait fictive. Sans équilibre, peut-être, mais avec l’entière dignité de qui se tient debout, encore, sous l’effondrement.
Lecture dans le silence. https://youtube.com/shorts/btFyah2q_0Q?si=RDQyEs_vLTZC9BBk