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 Article publié le 10 juillet 2009.

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Intergalactique ou... inter-thématique. Tel apparaît au bout du compte ce roman aux yeux du lecteur, un roman qui dès le début, dès son incipit – « Un robot entra » - nous fait entrer dans un monde futuriste où tout semble aller de soi, y compris la démarche, l’allure ou les pas d’un robot si étrangement proche du narrateur et de sa compagne.

En quatre séquences, quatre temps, autant de voyages dans le voyage en quelque sorte, Fabrice et Constance, les personnages principaux, nous entraînent dans leur péripéties plus burlesques les unes que les autres, dévoilant au fil de leurs rencontres les facettes de leurs personnalités à la fois singulières et attachantes.

La problématique du couple, la question des enfants, le lien aux animaux domestiques, le clonage... des thèmes qui s’entrecroisent et constituent les épicentres à partir desquels se déploie la narration, en faisceaux multidirectionnels.

D’entrée le lecteur intègre le coeur d’une bulle où tout semble en apesanteur, où l’absurde et le désopilant rivalisent de présence et d’imagination. Du chien au robot, en passant par les êtres humains et les clones, on dirait que les relations sont horizontales, que tout ce - ou ceux - qui peuplent cet univers ont une importance égale.

Un chien voussoyé, la présence de néologismes tels que « ludopathes », « maravédis » , « colocaïne » , donnent un aperçu de cette atmosphère qui ne se détache jamais du fantasque, une atmosphère où l’humour n’est jamais loin de frapper, de faire irruption.

L’humour, c’est précisément l’un des points forts du livre, car il est bien connu que la littérature digne de ce nom s’accommode rarement de sa touche, et que le lectorat considère celle-ci avec une certaine suspicion. Patrick Cintas nous montre que l’humour peut être savamment dosé et faire mouche au bon moment, avec subtilité.

Ce qui ressort du livre, par ailleurs, c’est la matérialisation du temps à travers une prosodie régulièrement marquée par des expressions idiomatiques. En effet, comme peut-on encore exclamer « Sapristi ! » dans un futur où tout semble se dissoudre ? Où tout semble irréel ?

Vers la fin de cet étrange voyage, un indice nous éclaire sur le titre : 1014 cités... Autant de destinations provisoires synonyme d’errance pour Fabrice et Constance, un couple qui se cherche, un couple qui veut sans doute se retrouver, ailleurs, dans un autre temps...

Tout au long de ce roman, Patrick Cintas use d’un style fluide, un style tout en ondulation, un style en harmonieux contraste avec la présence constante d’une absurdité rationnelle contenant de nombreuses ellipses. En un mot, une concentration de voyage fantastique qui se lit... sans escale, un conte dans lequel Fabrice et Constance expriment leurs doutes, leurs convictions, leurs désirs, leurs frustrations, sans verser dans le tragique.

 

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