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Essais
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Yemele JANVIER
Essais
© Article publié le 23 juillet 2005.
COMME LE VENT Des effets invisibles, nous pouvons citer le vent, et par ricochet la parole. La parole cause plus de ravages que ne causent certains actes, tel le vent qui, pendant et après son passage reste invisible et que de dégâts ! La parole est semblable à l’enfant qu’accouche une femme. Lorsque d’une bouche sort une parole, il est impossible de l’y remettre, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Une question cependant peut se poser. A savoir -Pourquoi la mauvaise parole crée-t-elle autant de discordes entre les hommes, alors qu’elle ne pose aucun acte visible ! Je sers ici plusieurs cuillères dans le plat de MONTAIGNE qui citait ceci : Il est facile d’apaiser les préjudices du corps que de l’esprit. Autrement à dire qu’une blessure, quelle que soit son ampleur peut se guérir, s’oublier dès que les séquelles disparaissent, au contraire des mauvaises paroles qui dans l’esprit restent indélébiles quelquefois toute la vie d’un homme durant. J’ai tendance à croire que l’âme ne puise de la nutrition que nous donnons qu’un objet de satisfaction et de par son humeur, elle (l’âme) ravive le corps. La douleur d’une blessure qu’a un individu s’estompe dès que ce dernier s’endort, or que même dans les songes, cet individu continue de s’apeurer des créations qui d’ordinaire l’épouvantent. Nourrir un être avec une âme trouble c’est charger un gouffre. Autrement à dire que le corps est nourri par l’âme. Monsieur ATONFACK CHRISTOPHE m’avait instruit sur ces termes : Dans une concession à plusieurs femmes, Sont tolérables les affrontements physiques que verbaux. Dans les affrontements physiques, justifient la liberté et le champ d’action d’une femme qui inférieure aux autres se sent. Dans cette famille, une femme qui plusieurs fois physiquement s’est sentie inférieure à l’autre ou aux autres concède souvent tout, au bonheur et à la tranquillité de la concession, au rebours d’une concession où font le menu du jour les affrontements verbaux. Ici, les nouveautés des mauvaises paroles évoluent au rythme de l’évolution scientifique. Si la loi du plus fort n’est guère à exhorter, elle installe dans ce cas singulier, non pas le contentement, mais l’obligeance de la dominée ou des dominées, pas pour le bon épanouissement, mais tout au moins pour la tranquilité de la concession.
© Article publié le 23 juillet 2005.
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