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Extrait de Chant de désespoir avec les instruments de la douleur alba serena ***
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 Article publié le 6 décembre 2005.

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je suis accusé à tort
d’avoir bleui les rouges du couchant

là le spectacle des diverses rencontres
sur l’herbe sucrée de ton ventre

rends-moi ma lyre et mon tambour

le temps récite un chapelet de maisons isolées
dans la forêt des mensonges de la science

***

o chienne sacrée
je n’ai bu que le vin
de la lointaine reconnaissance du savoir
je n’ai bu que le vin
des pénétrances lointaines comme naguère
comme naguère sur le bord de toutes les routes
où je me limite à regret à regret

contre-champ du sophisme
peut-être qu’un retour
peut-être qu’un regard
mais toute libation est contraire aux rituels

ce n’est pas une question d’ordre
ce n’est pas une excuse au manque de sang
ce n’est que l’ombre vive
et la fraîcheur reposante de l’ombre

ce n’est que le visage obscène
d’un coin de rue à l’ombre des églises
ce n’est qu’un instant
dans l’instant de la perdre

et la fille aux cheveux de colonnes
qui se donne pour pas un rond
pas un regret
qui se donne de ne pas donner

pauvre d’un corps doré blanc
que le soleil a composé
dans l’ombre la plus insignifiante
entre les colonnes de tous les promontoires
contrechamp : le ticket qui explosa

***

dis-moi tous les secrets
de la verte pucelle exhalée
dis-moi toutes les multitudes
dis-moi tous les retours de la femme
aux yeux d’écriture chinoise
dis-moi la femme où je resplendis
plus beau de paraître le rêve
dis-moi les fêtes de la femme

***

peut-être les voyages
au bout de la raison
avec pour lune mentale
quelque chose de plus mérité
que les morts dans la guerre

au bout de la raison
peut-être avec des peuples
relevés de la pourriture
où la vie nous conçoit

mais les histoires de l’homme au bordel
ne sont pas délectables
si ne les rature d’un coup de son ongle
la femme couchée dans le lit de l’attente

qui dit oui sur un coup de tête
et la raison aux fulgurations du caractère écrit
à moins que ne s’écartant
de la ligne de conduite d’abord envisagée

il ne conçoive à la fin
que le cri et la mort
peut-être repeupler

***

les étoiles dans l’eau
l’arbre près de la maison
mon épaule a joué avec l’ombre des visiteurs
l’ombre pantelle où la lumière danse

qui peut vous avoir fait ce récit infidèle
o vipère sommeillante

 

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