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Pénétration de nos aortes
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 Article publié le 23 juin 2013.

oOo

Et quant à la pénétration de ton aorte : tu y redescendras. Elle n’émeut pas les sécrétions du sol.

Quant à l’eau rose gélatineuse de tes rêves, ce n’est pas du café ! Il suffirait que tu te brûles les doigts.

La malaria existe-t-elle ici ? Écoute. Il y a bien le sud de ton cerveau. Tout y est calme, pas malade. Mais les vases... Les cendres...

Les cellules... Les arbustes menteurs et contempteurs... tu as des contorsions conceptuelles parfois ! Abats le jardinier vers 2h45.

Pour revenir aux sécrétions de ton aorte maintenant, il faudrait que tu saches parfois te faire trancher la tête ! C’est clair. Et dessiner.

Dessine la silhouette de ta bien-aimée abandonnée sur un vieux matelas de vagabond. Ton rêve est édenté, elle ne te retient pas du tout.

Toi aussi tu effraies. Quand tu germines dans des bouillons de soupe terrorisée. Qu’est-ce qui récite le cantique des acacias, dis ? L’œil ?

Bah non. Pas l’œil. Il serait un cheval à force de fouiner dans tes hasards gastriques. Tu permets que je me fasse un café ? À même le sol ?

Ce n’est pas une symphonie de lèvres, cela. Il ne faut pas confondre percer et gercer, trouer et demander. Ou la potasse et le sulfate.

Je rêve de te recomposer au matelas mal attendri à cause des griffes, des couteaux, du canif. Je rêve de mélanger nos corps au tissu lourd.

Mais je rêve mal car je rêve comme un mort. Un cadavre gêné à cause des lambeaux de vie vivante née pour t’entraver, la nuit. Une blastule.

Je rêve comme un cochon sous ta silhouette qui se débine. Et c’est toujours sous toi, ce plafond fissuré ? Un interrogatoire musclé.

Mais ça devient (enfin, ça deviendra) un interrogatoire éviscéré. Le policier en charge de l’enquête est une fillette ensanglantée.

Une victime qui pourrait dire que rien n’a été dénoncé à cause des jouets. Moi, c’est pareil avec le matelas, tu vois ? J’ai un ciel cru.

Je respecte tout ça. Je le respecte bien. Et c’est pour ça si je provoque un incendie dehors. Ce n’est pas pour pourrir.

Je ne pourrirai pas. La moisissure fera son treuil comme elle voudra. Nous n’avons rien à discuter, enfin. La délibération nous nie aussi.

On nous niera. Mais c’est très bien ! Réellement, il est possible que nous n’ayons jamais existé. Et toi ?

Réellement, il faut laisser les acacias chanter la nuit. On ne nous reconnaitra pas.

Alors toi aussi, bats le sol s’il cède.

Commerce mes organes. Ils ne t’entendront pas.

Tu peux tous les brader.

 

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