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Un discrédit de la série

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 Article publié le 17 janvier 2009.

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A présent quelque chose doit se finir – ou en finir. Toi, ou moi : je dis que cela doit être déterminé scientifiquement. Nous ne sommes pas arrivés là pour finir avec de l’arbitraire. Ta cessation (la mienne serait moins scientifique) ne cédera rien à l’arbitraire, ou je ne serai plus crédible. À voir, si je t’empaillerai désormais ou s’il est préférable (statistiquement parlant) que je te cloue à un mur, comme si mot tu étais papillon, comme si j’avais déterminé ton cou de mot et comme si – peut-être – je t’avais enveloppé dans une sorte de filet lexical, strangulaire. Il faut cesser.

Je n’ai pas la prétention de te connaître plus qu’hier malgré tout – et pas mieux ni moins bien que demain. Quel embarras ! Tout ça pour quoi, au fait ? Pour toi, vraiment, ou bien pour moi ? Mais non, moi je n’ai rien de scientifique, tandis que toi... ton émergence... tes développements... ta réitération et ses ruissellements... et ta disparition, au fait, que j’ai programmée là, dans des cahiers, sous des calculs qui resteront, pour la plupart, secrets !

J’ai vieilli prématurément à cause de toi. Je marche mal aujourd’hui, je peine à entrer dans le bus et c’est à peine si le chauffeur me reconnaît. Tout a changé, même la vitesse des rues n’est plus la même, aussi... je ne sais plus qui je suis, ce que je suis, ce que je fais ici (est-ce dans le bus ? Qu’est-ce que c’est qu’un bus ?). Mais je retrouve mes mots peu à peu (et pas toi, non, rien de toi). Je serai presque capable de dire l’arrachement que j’ai vécu, continuellement, pour me tenir debout, à défaut de pouvoir expliquer ce que fut ton histoire, pas la mienne, mise en perspective, qu’on ait en vue une chose peu crédible et qu’on appellerait « avenir » pour rire. Je n’aurai pas besoin de témoigner : les gens verront sur mon visage les traces de ta cruauté. Ils pleureront en me voyant et j’ouvrirai à peine la bouche, le fleuve de tes délires tari, un ruisseau de sérénité rassurera tout un chacun. Tout ira bien.

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