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Chansons du repli

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 Article publié le 24 décembre 2009.

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Ecouter le repli :

http://www.lechasseurabstrait.com/revue/Replis

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1. Choses du repli

Quelque chose de bien étrange et j’écoute le jour qui change aujourd’hui tu bois des oranges dans le jardin mal éclairé

oh non voyez-vous je - dors aujourd’hui — je sors repli repli

oh

2. Dans le chaos

Et tu as compris ta marche sous un carreau et tu as repris ta marche porteur de carreaux tu as compris une fois cette dimension tu as repris cette fois cette dimension et tu as repris ta marche dans le chaos et tu as repris ta marche dans le chaos et tu as compris alors sous le carreau qu’il n’y avait plus de mort comme un carreau tu t’es senti toi-même comme un carreau tu as repris ta marche dans le chaos et se sont repris[es] tes justices et tu as repris ta justice et tu as repris ta marche sous le chaos et tu l’appelais carreau pour l’électrifier et l’électricité tu y baignais tu revins sur tes pas

pli pli pli [ad lib]

tu as repris ta marche sous le chaos et ton œil a éclairé comme un cahot le mur qui connaissait et la paume de ta main qui s’ouvrait

3. Eo song

roule sur ton œil colle-lui au fond un miroir brisé ouvre donc ton œil ouvre la fenêtre le jour point venu toujours à point nommé s’exclame fenêtre je te hais je te hais et je te fermerai je te hais fenêtre te hais

Et la fenêtre parle lentement en s’ouvrant la fenêtre redresse la vue sur le dehors la vue sur le dehors semble apaisée à présent la vue sur le dehors

mais la fenêtre parle et répond à cette heure tu devrais dormir vois-tu il est tard il faut que tu ailles te coucher à présent va te coucher, va dormit

il est l’heure de dormir à présent te dit la fenêtre à présent il est l’heure de dormir va t’en calme ta joie à présent

la fenêtre répond et ne s’arrête plus de récriminer quelqu’un a injurié quelqu’un quelque chose a brisé autre chose

et le sol qui s’entrouvre s’enfonce vainement il ’y a rien au-dessous tu vivrais plus calmement

et le sol s’entrouvre et te regarde fixement vois le sol il s’est répandu tout autour de toi

4. Le jour s’écoule sur ta gorge

Le jour s’écoule sur ta gorge mon ami Le jour s’écoule sur ta gorge mon ami Le jour s’écoule sur ta gorge il se remplit de jours et se remplit de tes jours

des mains qui ne t’appartiendraient pas et tu regardes les doigts de cette main de trajet là-bas dis-tu il y a des navires qui voguent tout là-bas sur ces doigts allongés vers le ciel tu regardes le soleil qui bouge vers les doigts qui se tendent tout contre tes genoux tout contre tes genoux et tu écoutes le jour qui descend sur ta gorge tu écoutes tout le jour qui descend sur ta gorge ta gorge s’est remplie de jours écoute le jour ta gorge s’est remplie de l’autre jour qui était tour à tour un destin un festin un festin un festin un destin un destin un festin c’était un destin et un festin tour à tour c’était un festin tout le jour c’était un festin et un destin

5. L’étang

L’étang coule sur ta gorge l’étang qui s’écoule couvre ta gorge de canards qui expirent et augmentent la joie de tes yeux qui regardent les fissures au ciel de ta mélancolie

L’étang coule sous tes ailes l’étang qui s’écoule ouvre des ailes de canards qui s’étendent de canards qui s’étendent et qui augmentent l’empire des couleurs que leur portent leurs plumes vertes-bleues

6. Ouverture

(pli pli pli)

Plié et replié ton corps est une serviette

plié et déplié ton corps est une serviette

plié, déplié, redéployé déploie-toi au sol

il est l’heure de dormir va te coucher

il faut que tu ailles dormir dans le repli

tu ne veux plus voir le jour tu veux écouter la nuit tu ne peux plus fermer l’œil tu veux fermer les oreilles mais la nuit te semble bonne douce et calme - cette nuit la nuit ou le soir enfin tu respires ou es-tu mort la nuit ou le soir enfin que fais-tu, parle encore parles-tu, parle encore dans le repli je t’estime toi aussi - estime mes organes

(dans le repli)

7. Le refuge

Le refuge où tu vis une cave ici le murmure est plus lointain l’érosion et le travail du sol te couvres méritoire tu te reprends à escalader ton sommeil pour voir tu voudrais voir s’adoucir la journée l’industrie l’air s’absorbe et se résorbe encore mais la lumière se fait plus rare la lumière se fait plus rare le refuge où tu vis est sous terre un espace un espace dont l’issue est bloquée et tu vis aux aguets de la vie de l’industrie l’industrie est passagère et violence pour pas un son ne sera oublié perdu, perdu dans ton refuges tu recomposes l’industrie, la vie et la ville, et la ville et la ville dans la ville

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