 |
Le possible est seulement
un « mordant » physique [genre vitriol]
brûlant toute esthétique ou callistique.
Marcel Duchamp. |
|
... la librairie Eighth Street. Avec le Gotham Mart Book et une poignée d'autres endroits du même genre, l'Eighth Street défendait le principe que les livres ont une durée de vie qui leur est propre et ne se désintègrent pas à l'arrivée des nouveautés de printemps. On ne s'y précipitait pas pour allonger les billets en échange de la dernière saga de 900 pages pondue par un ordinateur déguisé en romancière de Berverly Hills, on venait y faire son choix. Il y avait certains livres de poésie qui traînaient six ou sept ans sur les rayonnages avant qu'un acheteur ne se présente. L'idée générale, c'était que les bons livres parviennent à nous survivre. Le diable par la queue. Paul Auster.
|
|
|
Sommaire
|
Numéro 63 :
Des news mises en ligne au quotidien ici.
Les articles parus récemment - ICI
Les
nouvelles parutions du Chasseur abstrait: Pierre Vendel, Hugues Eta, Arnaud Delcorte, Stéphane Pucheu, Josaphat-Robert Large, Nadol's, Christiane Prioult, Ahcène Aït Saïdi, Carlos Barbarito et Pradip Chouduri - ICI
Les news de quelques-uns de nos auteurs dynamiques : James Noël - Abel Bourguet - Gilbert Bourson - Pascal Leray - Jean-Claude Cintas - ICI
Des nouvelles du Gorille Urinant (pour ses nombreux lecteurs) - ICI
Édito de Pascal Leray : Pas de printemps pour les poètes ?
Et cette petite réflexion inspirée par le métier d'éditeur...
Le chasseur abstrait secoue ses plumes :
|
|
Dès la rentrée prochaine Le chasseur abstrait éditeur aura son site propre indépendant de la RAL,M.

- www.ral-m.com
La RAL,M retrouvera ses aspects
et ses fonctions de revue en ligne doublée de ses Cahiers et de sa revue
papier Textes & Prétextes. Ce site propose un sommaire mensuel chargé de nouveautés,
un blog de l’info qui diffuse vos news, les rubriques poésie, roman,
essais, etc., où sont publiés vos oeuvres, des espaces d’auteurs,
des sites personnels, bref la RAL,M est un outil de diffusion et de
communication en même temps qu’un lieu de création littéraire, plastique et
musicale comme son nom l’indique clairement. Il existe à la manière de la
librairie newyorkaise citée plus haut par Paul Auster : « Il y avait certains livres de poésie qui traînaient six ou sept ans sur les rayonnages avant qu’un acheteur ne se présente. L’idée générale, c’était que les bons livres parviennent à nous survivre. »

- www.lechasseurabstrait.com
Le nouveau site du Chasseur abstrait, désormais indépendant de la RAL,M, s’adressera aux lecteurs pour
présenter le catalogue. Les auteurs publiés par Le chasseur abstrait
pourront s’y exprimer en toute liberté avec de vrais moyens mis à leur
disposition (rubrique + assistance technique - gratuitement bien sûr). Les
lecteurs disposeront aussi d’espaces conviviaux pour commenter, discuter,
comparer, etc. Les libraires y trouveront toutes les références des
ouvrages (Dilicom) ainsi que les propositions des auteurs qui souhaitent
participer activement à la promotion de leurs ouvrages. Les médias y
trouveront les Communiqués et les Dossier de Presse qui leur sont utiles. L’Université
y rencontrera les auteurs intéressants du point de vue de l’étude de la
Littérature. Le RALM,ag, revue papier de réflexion et de
communication, reprendra systématiquement l’ensemble de ces informations
littéraires et commerciales au service des auteurs, des lecteurs, des libraires
et de la critique. [1]
|

Où en étions-nous il y a trois ans ? Notre activité éditoriale était
presque exclusivement centrée sur l’Internet. Nous avions en plus
publié quelques livres de Robert Vitton, Régis Nebout et Marta Cywinska,
quelques Cahiers de la RAL,M aussi. Puis, de rencontre en rencontre, le
catalogue s’est étoffé au point de faire du Chasseur abstrait un éditeur
« papier » comme les autres. Ce n’est pas là une trahison, mais
sans doute l’évolution normale d’une maison qui a démarré sur la Toile
parce que c’était la seule manière de démarrer et qui continue dans les
librairies parce que c’est l’endroit où le livre se vend et même
quelquefois se discute, en attendant qu’elles s’équipent pour imprimer nos fichiers numériques, ce qui nous libèrera définitivement de cette "chaîne du livre" destructrice de la littérature et de ses auteurs.
Ainsi, le noyau initial s’est quelque peu dissout dans un catalogue
plus large dont la ligne éditoriale est claire :
Que publions-nous ? Des écrivains, pourvu que, dans le « créneau »
où ils ont choisi de s’exprimer, ils excellent : de la chanson à la poésie
la plus difficile d’accès, du roman traditionnel aux compositions complexes de
la modernité, de la réflexion pragmatique aux pensées les plus aventureuses
– nous n’avons de limites que le talent et l’honnêteté intellectuelle.
Nous avons exprimé aussi clairement nos intentions et nos conseils
dans un article qui demeure de loin le plus lu de tout le portail du Chasseur
abstrait :
http://www.lechasseurabstrait.com/revue/Publier-chez-Le-chasseur-abstrait
Cependant, la tonalité du site semble, si j’en crois mes
interlocuteurs critiques, plus intellectuelle que démocratique.
C’est sans doute parce que les intellectuels, ou ceux perçus comme tels, sont
plus pugnaces que les autres, ceux qui privilégient le divertissement bien légitime
ici. Cela peut se corriger facilement : il suffit de s’y mettre,
d’occuper la place un peu vacante que les hautes idées et les arts martiaux
ne peuvent occuper par nature.
Patrick Cintas.
|
| Jamais à court d'évènements. |
Cette section peut évoluer dans le courant du mois. Elle est réservée aux news des auteurs du Chasseur abstrait. Pour les autres, utilisez notre outil gratuit "Communiqués de Presse".
En voilà des auteurs qui font (écrivent) ce qu'il faut pour approcher le lecteur autrement !
Retrouvons-les à la rentrée
sur le site
du Chasseur abstrait
indépendant de la RAL,M.
ABEL BOURGUET

Le témoin amusé
et l'écriture qui s'ensuit. |
Propos sur mon livre Rien du tout gascon, ainsi que sur d’autres petites choses.
Abel Bourguet

« C’est un vrai défi ce livre : un roman épistolaire quand plus personne n’écrit ! » m’e-mailait le journaliste de la Dépêche.
Evidemment, ce bouquin n’est pas main-stream. En guise de stream je ne connais que celui du golfe, le reste j’en ai rien à cirer. Je suis Français, et avant tout Gascon. Je préfère ma culture à celle amerloque. Pas le genre de type à suivre la mouvance branchouillarde artisto-intello qui passe dans les médias. J’aime ma Gascogne natale. Je suis très local voyez-vous.
Ceci dit, ne vous y trompez pas, je n’ai rien contre les Américains. J’en ai plutôt contre les décervelés qui abandonnent leur culture pour épouser celle à la mode. Soi-disant qu’elle est plus super, plus cool, plus flash, plus glitter, plus trash ; plus trash-boum-boum, quoi ! M’ouais !...Moi, je ne bois pas de coca à table, je bois du vin. Je vois toujours les hamburgers comme une curiosité, et leur préfère un magret du Gers, une entrecôte à la bordelaise, un poulet jaune des Landes, un cassoulet toulousain, etc. Milo dioùs ! souy Gascoun !
Tout ça pour vous dire que ce bouquin est très local. Vous aviez deviné peut-être ? C’est un fait. Mais une chose qu’il faut que je dise, sans bomber le torse c’est entendu, il est aussi très universel. Je veux dire, dans le sens que les êtres humains, ici ou là, hier ou aujourd’hui, partagent les mêmes sentiments.
Or, une question vous brûle les lèvres : de quoi donc parle ce livre ?
Tout d’abord, laissez-moi vous applaudir à vous qui faites l’effort de lire ces lignes plutôt que de vous abrutir avec de la culture standardisée à la télé. C’est un choix qui mérite le respect. C’est même courageux dans le sens que plutôt de rouler tout confort sur les autoroutes du prêt-à-penser, vous vous aventurez en des chemins inconnus sur lesquels vous devez chercher par vous-même votre voie. Mais vous n’y pensez pas ! Et si un loup surgissait ?
Bien ! Ces considérations mises à part, venons-en au vrai sujet de cet opuscule : pourquoi ai-je écrit ce livre, et question subsidiaire, que raconte-t-il ? Tout d’abord, avant de commencer, maintenant qu’on met la psycho à toute les sauces, il vous faut mieux cerner ma personnalité afin de comprendre ce que j’ai voulu dire dans ce fichu bouquin. Encore deux mots sur moi alors.
Lire la suite [...]
|
À propos de La tournée du barman
Gilbert Bourson présente son dermier livre.
|

Quant à « La tournée du barman », c’est en quelque sorte le come back de ce personnage qui apparaît deux fois dans « congrès » où il raconte à ses clients, un passage de sa vie et cite Ovide en remplissant les verres.
Relisant ces deux poèmes, j’ai pensé que ce curieux bonhomme, avec son récit d’exil amoureux, méritait de réapparaître dans un livre. Il m’attirait, avec son mélange de culture et de vulgarité, son humanisme un tantinet romantique, sa prédilection pour la parole et son penchant pour la poésie, fût-elle de bistro. Il me semblait qu’avec lui, je pouvais en quelque sorte donner une suite plus romanesque à ma pérégrination dans « Voieries et autres ciels », pour en faire l’anabase du poète-barman à travers un Paris enneigé une veille de Noël.
Après sa journée au bar de la « sirène verte », où sa patronne et lui passent de bons moments dans les toilettes, il se rend à pieds jusqu’à la chambre de bonne de sa bien-aimée Nathalie qu’il idéalise au point que la rencontre se solde par un fiasco sexuel, hanté qu’il est par ses débordements avec la patronne, forte matrone experte en érotisme. Après la nuit passée avec la jeune secrétaire encore endormie, il retourne à la « sirène verte » en faisant à pieds le chemin inverse. Ce sont ces deux traversées à travers la ville qui sont la matière du poème-roman qu’est « la tournée du barman ». Le personnage au cours de ses deux parcours, enregistre ce qu’il voit et entend, les vitrines qu’on prépare pour Noël, les gens faisant leurs achats et les multiples activités plus ou moins fébriles de la vie urbaine avant les débordements festifs de la nuit de la Nativité, que le barman se promet de passer dans le lit de sa Natou chérie. On traverse tout ce remuement de foule, on croise des spécimens humains, on entend des bribes de conversations, des commentaires amorcés, cependant que le vent et la neige forment le fond sonore où volent les paroles. Tout cela est ponctué par le soliloque du barman, commentant ce qu’il voit, ce qu’il entend, ce qu’il se promet de faire, ce qu’il se rappelle, au rythme de sa marche haletante dans le premier parcours, plus flanante dans le second. Au cours de son retour au petit matin, ses soliloques deviennent plus nombreux, plus serrés, le langage s’affole, les fantasmes pornographiques en forment le plus souvent le sujet. Il semble que sa virilité ressuscite au point que le discours devient de plus en plus masturbatoire. Son métier même lui inspire les cocktails les plus exotiques, l’image du shaker qu’on secoue et qu’il prononce (écrit à la française) tchéqueur, lui devient comme un graal. De plus un mystère plane sur une pièce de vêtement des plus intimes trouvé dans sa poche. Le barman tombe en pleine interrogation métaphysique.
Voila j’ai résumé la trame romanesque de ce qui est surtout un poème. Plusieurs petits récits viennent s’amorcer puis disparaissent en laissant toutefois quelques échos par ci par là dans le texte. Bien sûr la culture est présente, au même titre que les bigmac, le papier toilette, les affiches de cinéma, les titres des livres dans les librairies, les crottes de chiens dans les caniveaux, et la philosophie au ras des pâquerettes des chanteurs de variété portraiturés sur les colonnes Morrice avec l’air inspiré d’un prix Nobel de poésie. J’ai tenté de montrer ma vision de la ville non à travers un personnage, mais à travers un texte-personnage. Le barman n’est pas moi c’est le texte, lequel s’ouvre sur un passage du paradis de Dante et finit par une citation de la « ballade de la grosse Margot » de François Villon : « en ce bordeau ou tenons nostre estat » : D’un paradis l’autre.
Et entre les deux, l’enfer avec son train, qui suit l’étoile morte parmi les guirlandes, les murs de sapins et tous les mécanismes qui meuvent la foule affairée aux achats dans un monde perdu par la consommation, la technique avancée, le vide sidérant du plein écran HD, et bien évidemment la sainte moraline à ne pas prendre à jeun. Mon barman ne caresse pas dans sa poche un objet froid de communication au forfait, mais une étoffe d’un rose angélique qui ne sent ni l’or ni l’encens mais la chair désirante d’un être désiré, donc pleinement sauvé.
Les élans pétrifiés des ponts sur la ville
et la chemise du fleuve arrachée par le ciel
te couvre les épaules – « Anche soggiunse :
« il fiume e li topazi/
ch´entrano ed escono e´l rider de l´erbe
son di lor vero umbriferi prefazi » –,
dit la mauvaise vue des arches à branchies.
Et tandis qu´on attend le coucher du soleil
en compagnie du lynx et du tigre de Blake,
un Tirésias barbu se prépare à pisser,
ajoutant à l´odeur des éperons célestes
du fantôme équestre, et porte l´horoscope
où le temps hivernal épluche ses mamelles.
Les doigts branchus s´inclinent sur la berge humide,
et s´enlisent avec les ongles de la terre
lourdement plantée – Dans le café se chauffent
des mondes fédéraux, des frangines girondes
et certains ouvrages de damnations fines :
communiquer et s´arrêter voilà la loi ;
Mais la beauté se nippe d´italiques le
barman est dans le ciel de son torchon laïque
manuterge piqué d´étoiles écrasées
par l´énorme otarie de son rêve intraitable
au bord du Finisterre buté des pourboires.
— « Ell´me dit d´la traiter comm´un´chienne en chaleur
et de boire la moule ouverte de sa chatte
ah c´que j´me suis poilé : le fruit d´mer de sa chatt´
le miaou d´son mollusque ! J´en ai dégusté


- Extrait
Les peintures qui parcourent le livre sont de Francine Sidou.
Page de Gilbert Bourson
|
PASCAL LERAY
Université de Marne-la-Vallée - Contrainte.
Pascal Leray y évoqua le sérialisme sans contrainte.
|

Une communication à la Journée d’étude « Contraintes, innovation, rénovation » organisée par le programme Jeunes chercheurs de LISAA (Littérature, savoirs et arts – EA 4120) de l’université Paris-Est.
Qu’une journée entière soit consacrée au thème de la contrainte, il y avait sans doute de quoi faire fantasmer plus d’un. La question de la contrainte dans la création – littéraire, artistique, musicale – est en effet une question majeure et qui nécessite une approche émancipée du « pour » et du « contre ». En posant la contrainte non comme un mode de régulation métrique mais comme une question ouverte, le programme Jeunes chercheurs de LISAA (Littératures, savoirs et arts) de l’université Paris-Est a permis à des chercheurs d’horizons très divers de se rencontrer et d’échanger dans une ambiance des plus conviviales pour traiter des « multiples facettes » de la notion de contrainte. Qu’on en juge par le menu.
Le classicisme était forcément à l’honneur. A-t-on jamais tant révéré la contrainte qu’au XVIIe siècle ? Céline Paringaux a ainsi montré toute l’ambiguïté du rapport à la règle dans le théâtre comique du XVIIe siècle, tandis que Marc Douguet montrait de son côté le contrôle croissant sur l’entrée en scène des personnages dans le théâtre classique. De son côté, Lise Forment a donné une belle lecture de ce qu’elle appelle le « classicisme moderne » d’André Gide, où elle voit bien autre chose qu’un conservatisme. Ces approches ont en commun le regard qu’elles portent sur la règle : évolutive, historique, dirait-on contingente ?
En poésie, la contrainte est l’objet d’une guerre perpétuelle. Qui dit poésie à contrainte dit Oulipo. Mais en fait d’Oulipo, il fut moins question du groupe et de son arsenal potentiel que de deux de ses figures majeures : Raymond Queneau, dont Anne-Sophie Bories a effectué une analyse statistique de l’œuvre versifiée, dont elle a constitué une base de donnée remarquable de précision. Jacques Roubaud également, évoqué cette fois par Nathalie Riou et mis en regard avec René Char, en un point où « le poème à contrainte et le poète lyrique se touchent en disant la disparition ». Peut-être, en effet, la contrainte dit-elle tout autre chose que la contrainte.
L’un des mérites de cette journée d’étude a résidé dans son ouverture à des champs extrêmement variés, à des ordres de contrainte distincts de la règle énoncée. Maja Saraczynska a ainsi examiné le pacte autobiographique sous cet angle. La nature de la « contrainte autobiographique » est bien différente de ce qu’imposent des formes régulières, elle implique une dimension extérieure au texte, la réalité. De même, le regard porté par Sybille Lesourd sur l’enfant personnage dans le théâtre contemporain pour la jeunesse combine-t-il deux ordres de contraintes : le choix d’un acteur adulte ou enfant d’un côté, de l’autre la nécessité de s’adresser à un public spécifique, les enfants. A ce point, les contraintes qui pèsent sur la création sont celles de la réalité qui pèse sur l’œuvre. C’est ce qu’a examiné Cécile Vergez, notamment à travers le travail d’Olivier Douzou qui a tiré parti au maximum des contraintes de la collection (dans le domaine de l’édition) pour produire de petits livres carrés qui n’ont pas laissé insensibles nos chercheurs.
S’il est des « contraintes externes » qui pèsent sur le texte, cependant, le domaine juridique est sans doute le premier concerné. Sur cette question, Pascal Mbongo a proposé une analyse des scandales récents (en littérature comme en art) et de leur traitement devant les tribunaux, s’interrogeant sur la revendication des écrivains d’être exonérés du droit commun en matière d’expression.
La journée s’est achevée avec une étude comparée des démarches « informelles » de Tapies et de Saura par Martine Heredia. Une « lutte contre l’image » qui avait le mérite de rappeler que la création artistique est tout entière contrainte mais non au sens où elle suivrait un programme de règles préétablies : parce qu’il est combat, à la fois contre le réel et contre l’art, contre les autres et contre soi.
C’est dans ce cadre généreux et prospectif que j’ai pu présenter, de mon côté, l’aujourd’hui d’une recherche sur le mot « série » et, par la même occasion, le Cahier de la Ral,m n°9, « Ceci n’est pas une série », publié voici déjà deux ans chez le Chasseur abstrait à l’occasion du tricentenaire du signifiant. Voici le texte intégral de cette communication.
Je tiens à remercier les organisateurs de cette journée pour leur travail, leur amabilité et leur hospitalité. Nous savons désormais qu’il existe un groupe de recherche, à Marne la Vallée, qui traite des problèmes de la littérature dans une perspective des plus fécondes. Et donc, transdisciplinaire.
Un sérialisme sans contrainte ?
- L’anniversaire (3)
- Le sérialisme (5)
- Le langage (7)
- le signifiant (10)
- l’absence (14)
L’anniversaire
Initialement, le signifiant « série » devait avoir trois siècles d’âge en 2015. L’année d’apparition du mot est établie en 1715 par tous les dictionnaires étymologiques que j’ai consultés. 2015 était donc l’échéance suprême, l’année d’un sacre.
Si les choses se sont précipitées, c’est par un effet de la technologie. Car il y avait bien peu de probabilté qu’on revienne un jour sur cette année de naissance ! Mais en expérimentant la recherche avancée de Google Books, j’ai dû me rendre à l’évidence. Le mot « série » a bel et bien été créé par Pierre Varignon en 1708 et non en 1715. Le mathématicien distinguait ainsi les suites du type de celle qui régit le paradoxe de Zénon d’Elée : le mouvement est impossible puisque pour aller d’un point A vers un point B, il faut que j’accomplisse la moitié du trajet, puis la moitié de la moitié, puis la moitié de la moitié de la moitié, ainsi de suite. Ce qui donne une série du type ½ + ¼ + 1/8 + 1/16 + 1/32 etc. A l’infini. Le tireur n’atteint jamais sa cible, dans le monde des séries.
Ce vocable spécialisé, appartenant au champ des mathématiques, est forgé à partir du latin « series ». Le mot latin ressort du langage commun. Il signifie « suite, succession, entrelacs », désigne la lignée et encore l’enchaînement des idées dans un discours. Horace écrivait : « Tantum series juncturacque pollet / Tantum de medio sumptis accedit honoris. – Plus l’enchaînement et les liens sont puissants, plus le vocable moyen acquiert d’honneur ». Vaugelas, puis Diderot reprendront à leur compte cette sentence.
Assez vite, le mot français « série » est employé à son tour comme simple synonyme du français « suite »,. Le lexicographe Jean-Baptiste Féraud s’irritera d’ailleurs de voir employé en ce sens un mot « inconnu au commun des lecteurs ». Dès 1767, pourtant, « série » est attesté avec cette valeur générique. C’est l’évocation, par Diderot, d’« une série de vieilles impressions ». Mais le sens mathématique, synonyme d’échelle graduée, restera longtemps premier dans la lexicographie.
Comme Pierre Varignon a fait entrer le mot « série » dans la langue en 1708 et non en 1715, il a fallu précipiter tout le projet de « tricentenaire du signifiant série ». Heureusement, il y avait la Ral,m – la Revue d’art et de littérature, musique, créée par Patrick Cintas et Valérie Constantin. Le projet d’un cahier consacré à la série était déjà lancé. Ce cahier est devenu un « cadeau offert à la série ». Offert par des artistes (George Ayvayan, Julien Gasco, Valérie Constantin), des auteurs (Patrick Cintas, Robert Vitton, Jean-Claude Cintas, Jean-Luc Vertut, Guillaume Balzarini, Kwizera), un musicien et musicologue (Jean-Yves Bosseur), une linguiste (Jacqueline Picoche)... Tous ont répondu, chacun à sa façon et dans son domaine, à la question de la série.
Lire la suite [...]
|
J.-CLAUDE CINTAS
directeur artistique
du Fès Jazz In Riad Festival, 7ème édition (Maroc)
du 8 au 10 octobre 2010 |

Labellisé « DjangodOr » (Trophées Internationaux du Jazz), le festival aux couleurs méditerranéennes a rencontré et obtenu en 2009 un succès et une couverture médiatique sans précédent.
Le festival a maintenant ses lettres de noblesse et prend une position importante au Maroc, et voire internationale. Face à ce succès, en cette année 2010, je vous propose de positionner durablement ce festival en donnant d’avantage de place au jazz par une triple programmation, les conférences le matin, le festival « in » et le festival « off » l’après-midi et le soir et l’ouvrir ainsi à plus de concerts et au plus grand nombre :
1) 10 h : Conférences et projections sur le jazz, ainsi qu’une exposition permanente « L’arbre du Jazz ».
2) 16 h et 21h : Un « Festival in » pour les concerts qui se déroulent au Batha sous le chêne multi centenaire du jardin andalou de ce lieu mythique et mystique avec des artistes de tout premier plan tels que, Louis Winsberg Septet, Monica Passos Quartet, Le Golden Gate Quartet, Hadouk Trio et Ibrahim Maalouf Quintet.
3) 18h30 : Un « Festival off » pour les concerts gratuits qui se dérouleront à Bab Makina, dans l’une des magnifiques entrées du Palais Royal, lieu qui peut contenir à lui seul plusieurs milliers de personnes : Amar Sundy Sextet, Post Image Sextet et Hindi Zahra Sextet. La Médina vibrera également au son déambulatoire du Roller Brass Band.
En donnant cette place importante, au festival off, nous permettons au Fès Jazz In Riad Festival de prendre plus d’ampleur musicale et plus de poids en terme de visibilité et donc d’image. Un atout pour la ville de Fès, un argument de choc pour les sponsors et un cadeau pour qu’un large public puisse venir écouter gratuitement du jazz dans cette majestueuse ville.
Le programme de cette 7ème édition, tout aussi haut en couleurs et chaud que le précédent, aura en plus une saveur pluriethnique qui apportera d’avantage de diversité et d’ouverture musicale.
Fès Jazz in Riad Festival s’est imposé l’an dernier comme un vrai festival de jazz, il s’installe maintenant comme une valeur sûre tant au plan national et qu’international.
« Laisse brûler le jazz, à chacune de ses phrases, il nous embrase… ».
Jean-Claude Cintas Directeur artistique
Espace de Jean-Claude Cintas pour plus d'nformations [...]
|
Des nouvelles de Gor Ur
Les six prochains
épisodes de GOR UR seront livrés en bloc prochainement. L’auteur
peaufine... il tient à son personnage. Roger Russel achèvera cette
troisième partie du Tractatus ologicus. Il faut bien que ça
s’arrête... Quel dommage...!
|

|

Le lecteur médusé s’est demandé pourquoi il n’y avait rien entre le premier tome du Tractatus ologicus, Anaïs K. (2 volumes), et Gor Ur (3 volumes)... Il a bien vu le titre de ce deuxième tome en feuilletant mon site perso : CICADA’S FICTIONS... Qu’il se rassure. C’est pour bientôt (1 volume). Une chasse aux coquilles et on y vient. Où ? Mais ici !
Cicada’s
Fictions enfin publié ICI !

- Cliquez pour télécharger
Le lecteur impatient n’a peut-être pas déjà lu un des pendants de Gor Ur, je veux dire CARABIN CARABAS... C’est ici :
Carabin
Carabas - Tome premier.
Carabin
Carabas - Tome II.
|
Page editoriale
2013
Nº 83 - avril 2013 - Pétainistes endormis - Prologue des Huniers - Patrick Cintas
Nº 82 - janvier 2013 - Tradition et Modernité - projets pour la RAL,M - Patrick Cintas
2012
Nº 81 - octobre 2012 - L’Etat, la poésie, la société... - Pascal Leray
Nº 80 - juillet 2012 - L’Urine et le Métal - Roger Russel
Nº 79 - avril 2012 - La série selon Mel Bochner - Pascal Leray
Nº 78 - janvier 2012 - Aux sources du sens (de la réalité) - Pascal Leray
2011
Nº 77-bis - décembre 2011 - La relation auteur-éditeur - Patrick Cintas
Nº 77 - novembre 2011 - Manifeste mutantiste - Mathias Richard
Nº 76 - octobre 2011 - Un puits dû au silence - Patrick Cintas
Nº 75 - septembre 2011 - Commencement de la fin - Roland Nadaus
Nº 73-74 - juillet-août 2011 - Rêve et poésie - Serge Meitinger
Nº 72 - juin 2011 - La ré-invention du corps chez Rimbaud - Gilbert Bourson
Nº 71 - mai 2011 - Figure de l’écrivain et cancans - Patrick Cintas
Nº 70 - ANALECTIC SONG - Trois personnages au carré
Nº 69 - PRINTEMPS DES POÈTES - Intellos & populo
Nº 68-2 - ANALECTIC SONG
Nº 68-1 - Vive le pouvoir judiciaire !
Nº 67 - Le SLAM de la RAL,M !
2010
Nº 66-bis - Projets ralmiques
Nº 66.2 - Éloge du terrorisme.
Nº 66.1 - La condition textuelle - de Pascal Leray
Nº 64-65 - juillet-août 2010 - L’été des poètes !
Nº 63 - Pas de printemps pour les poètes ?
Nº 62 - SCUM
Nº 61 - Cinéma-roman & Roman-cinéma
Nº 60 - La poésie, Rougerie...
Nº 59 - Identité nationale
Nº 58 - Camus... j’aurais aimé la France...
2009
Nº 57 - Salon du livre de Paris 2009.
Nº 56 - Les poètes - Novembre 2009.
Nº 55 - L’auteur chez Le chasseur abstrait.
Nº 54 - Textes et Prétextes - La revue du site.
Nº 52-52 - <I>Etoile de l’Aube - Délégation Haute-Garonne/Midi-Pyrénées de la Société des Poètes Français.
Nº 51 - L’auteur et son libraire.
Nº 49 - Meschonnic maintenant.
Nº 47 - Collectif ALM.
Nº 46 - Une année de plus.
|
2007
Nº 33 - Antimesse pour Karlheinz Stockhausen.
Nº 32 - Lettre ouverte à monsieur Azouz BEGAG : celle que j’aurais dû vous envoyer…
Nº 30 - Entretien avec Luciano MELIS, éditeur.
Nº28/29 - Douche it again !
Nº27 - Poésie & Religion.
Nº26 - Hommage à ROSTROPOVITCH.
Nº 25 - D’un coup de dés, l’espace du poème depuis Mallarmé - avec Ann-Sarah Laroche - Bibliothèque de Toulouse.
Nº 24 - Du chômage.
Nº 22-23 - Le droit de choquer.
2006
Nº 21 - Vallejo y Neruda - Entre classique et romantique.
Nº 20 - À propos de Robert REDEKER.
Nº 19 - Désespère !
Nº 18 - FEMME(S) & CRÉATIVITÉ.
Nº 16-17 ART & THÉRAPIE.
Nº 15 - Espace de Valérie CONSTANTIN - Livres d’artistes.
Nº 14 - Onuma Némon - Julie-la-fête.
Nº 13 - Jean ORIZET, le duende.
Nº 12 - COMBAT CONTRE LE PÈRE - Tractatus ologicus III.
Nº 11 - SPÉCIAL ROBERT VITTON - Un aléa d’îles.
Nº 10 - Féminité et créativité : créer ou ne pas être.
2005
Nº 9 - La poésie, déesse cachée du désir quand le silence se brise.
Nº 8 - Tractatus ologicus.
Nº 7 - Jouir de sa douleur.
Nº 6 - Le droit à la nuance.
Nº 5 - León FERRARI - L’Église catholique et la peur de la Beauté.
Nº4 - Derrida made in America.
2004
Nº 3 - En vue de notre mondialité.
Nº 2 - Écrire, pourquoi faire ?
Nº 1 : Écrivez pour empêcher les autres d’écrire.
|
Publier vos livres
Publier
chez Le chasseur
abstrait
|
Voir aussi Publier
sur le site RAL,M
|
Que publions-nous ? Des livres traditionnels « en papier » destinés à la librairie et, pour les auteurs qui le souhaitent, leurs versions numériques au format Kindle d’Amazon.
Qui publions-nous ? Des écrivains, pourvu que, dans le « créneau » où ils ont choisi de s’exprimer, ils excellent : de la chanson à la poésie la plus difficile d’accès, du roman traditionnel aux compositions complexes de la modernité, de la réflexion pragmatique aux pensées les plus aventureuses - nous n’avons de limites que le talent et l’honnêteté intellectuelle.
|
|
|
Vous souhaitez proposer un manuscrit au Chasseur
abstrait :
1º) Veuillez indiquer clairement dans quelle collection. 2º) Le manuscrit doit être joint à votre email au format Word ou
équivalent. Si vous préférez l’envoi postal : 12 rue du docteur Jean
Sérié 09270 Mazères. 3º) N’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées.
|
Vous nous avez proposé un manuscrit. Le délai de
réponse est d’au moins un mois. Trois possibilités : |
1º) CONTRAT A - Vous êtes un auteur confirmé ou vous
avez créé sur le site un ESPACE D’AUTEUR --------------------------
Voir Publier
sur le site RAL,M Nous vous proposons un
contrat d’édition stipulant notamment :
CESSION - La cession qui engage tant l’auteur que ses ayants droit est consentie pour la durée de la propriété littéraire d’après les lois françaises et étrangères et les conventions internationales, actuelles et futures. Cette autorisation prendra effet dans tous les pays du monde.
DROITS - Pour prix de l’autorisation de publier l’ouvrage dans l’édition courante décrite ci-dessus, l’éditeur versera à l’auteur un droit correspondant à
... % du prix de vente public hors taxe.
TIRAGE - Le chiffre des tirages sera fixé par l’éditeur dans le cadre d’une production à la demande.
Voir le Contrat A.
|
2º) CONTRAT B - Vous n’êtes pas un auteur confirmé et
vous n’avez pas créé un ESPACE D’AUTEUR sur le site de la RAL,M. Nous
vous proposons un contrat B. Il diffère du contrat A sur deux points :
CESSION - Elle est limitée à un an ou deux maximum.
ACHAT D’EXEMPLAIRES PAR L’AUTEUR - L’auteur s’engage à acheter un
certain nombre d’exemplaires de son livre.
Voir le Contrat B.
Inutile donc de nous proposer un manuscrit en espérant décrocher un
Contrat A si vous n’êtes pas un auteur confirmé ou si vous ne
participez pas à nos ESPACES D’AUTEUR.
|
3º) La plupart des manuscrits que nous recevons sont
médiocres et ne méritent évidemment pas d’être publiés chez un
éditeur. Nous vous adressons alors une lettre de refus type, car nous
n’avons pas le temps d’entrer dans des détails que vous pourrez mieux
régler chez un prestaire tels que Publibook, Manuscrit.com,
L’Harmattan, Lulu.com, etc., chez qui vous pourrez librement pratiquer
l’autoédition (vous serez alors à la fois auteur et éditeur).
|
|
Pour plus d’informations, écrire :
ou : Le chasseur abstrait éditeur -12 rue du docteur
Jean Sérié - 09270 Mazères
|
|
Publier en ligne
Numéros de la RAL,M
Suivez la RAL,M in progress [Ici] 
Numéros spéciaux
Actor - Le livre des lectures documentées - de Patrick Cintas
Il n’y a rien d’autre à faire, pour commencer, que de s’expliquer du mieux qu’on peut. Ainsi, la matière initiale est soumise à des contraintes venant de l’extérieur comme de l’intérieur. Qu’il y ait des lois à cela n’est pas impossible. Est-il toujours assez tard pour s’en inquiéter ? Les premiers personnages sont nés dans des récits de lecture.[...] Ceci est donc la narration de faits, vrais et imaginaires, à opposer aux choses — faits soumis à l’étude de leur déformation et de leur écoulement sous l’effet des contraintes de l’existence. On peut appeler ces faits de la poésie.
Gor Ur - Le Gorille Urinant - de Patrick Cintas
Les lecteurs d’ ANAÏS K. connaissent déjà GOR UR, le Gorille Urinant. Le voici de nouveau dans un contexte bien différent, celui d’un feuilleton. La littérature en prend un coup, sans doute, mais le ton y est. L’Urine divine est toujours en lutte contre le Métal gothique. Et l’inspecteur Frank Chercos suit les pistes, épaulé par la Sibylle et l’astronaute John Cicada. La parodie grotesque de ce Monde continue sur le ton du récit le plus vernaculaire qui soit, en proie à l’infantilisation de l’Homme plus destiné à arracher les pattes de l’insecte qu’à en envisager la cohabitation émerveillée d’un côté comme de l’autre. Ici, peu de schizophrènes, beaucoup de paranos et surtout énormément de cons. Les prévisions de cyberespace et autres uchronies de la technologie sont tombées en désuétude : l’existence de l’Homme se continue en dehors des grands récits qui forment autant de possibilités d’Histoire : la Philosophie, la Poésie, la Poétique. Avec ce roman obstiné, Patrick Cintas décrit la gangue politico-religieuse qui écrase ou réduit celle ou celui qui se définit d’abord par la pratique d’un art. Art conçu comme l’antipode exact du jeu et par conséquent proposition d’une redéfinition du Travail. Hélas, Gor Ur sort toujours vainqueur de ces joutes et son Urine jaillit alors comme l’eau bénite des doigts trop enclins à la fabrication du Bonheur au détriment de l’explosion de la Joie.
Robert Vitton - Thaumaturgie vernaculaire
L’existence serait composée de miracles, prodiges du quotidien, phénomènes sujets à émerveillement, et cela n’aurait de cesse si les mots continuaient d’appartenir à une langue propice à la poésie parce qu’elle est toujours en quête de l’heure dérobée, concept purement poétique dont Robert VITTON, poète et prosateur, est l’inventeur. La particularité de l’homme tiendrait à la proximité de cette langue, à sa familiarité, et à la multiplicité des détails de l’heure. En vers ou en prose, c’est bien l’existence qui est cernée dans un chant poétique continûment inventeur de ses découvertes que le poète ne cherche pas à posséder tant il a conscience d’être possédé par elles.
Serge Meitinger - Autoscannographie
Nous n’avons que notre corps, mais son monde - le nôtre - ne s’arrête pas à la surface de l’épiderme. Nous n’y sommes pas enfermés comme en une outre chaude et molle ou en une cuirasse bardée de muscles. Sans cesse nous rayonnons et recevons les impulsions de tout le dehors, proche et lointain, dans toutes les gammes sensibles, conscientes, inconscientes, préconscientes comme si notre peau était tambour et tamis, interface diaphane et protecteur à la fois. Nos sens sont des émetteurs, des vecteurs et des récepteurs ; notre esprit un convecteur, ordonnateur et disséminateur. De fait un halo nous entoure et forme notre avant-corps, une aura qui nous rend sensibles à ce qui est et à autrui. Ainsi nous pouvons appréhender le monde en ses qualités propres, les autres en leur singularité sans avoir à toucher ni à être touchés. En avant des corps, les avant-corps se connaissent et s’éprouvent ; si ces derniers ne se conviennent pas, les choses et les êtres, les corps et les esprits ne communieront jamais et iront même jusqu’au rejet. Socialement et culturellement, certaines lois dites de « proxémique » règlent une bonne part de ces rapports (possibles et souhaitables) et les tolérances sont variables selon les latitudes, les cultures et les groupes sociaux. Plus intimement l’on parlera d’aimantations et de « tropismes » : des polarisations, parfois infinitésimales et affectant tous les sens à la fois, nous situent par rapport à tel ou tel autre, telle ou telle réalité plus ou moins prochaine. Et si nous ne pouvons pas « les sentir » c’est que quelques-unes des particules sensibles et olfactives émises en leurs avant-corps nous répugnent particulièrement. S.M.
Pascal LERAY - Une sériographie
Tant que l’oeuvre de Pascal Leray demeurait inédite à cause d’un monde éditorial voué au commerce et à ses usages, on ne pouvait guère en mesurer l’ampleur qu’en se rendant sur l’Internet pour explorer les "forums" où cet excellent écrivain allait jusqu’à manger de l’homme. Puis il se mit à développer dans la RAL,M une activité créatrice originale et d’une exceptionnelle maîtrise. Depuis peu, Le chasseur abstrait a entrepris de publier ces livres tous hors du commun et surtout capables d’explorer le langage sous toutes ses formes : roman, poésie, théâtre, musique, chant, peinture, critique, etc. Un pareil effort sur le Monde est autre chose qu’une simple palette. C’est une oeuvre. Et comme cet homme sait jouer de son visage et de son rire, ces textes proposent une sérieuse physionomie de la littérature avec des échappées d’un humour parfaitement ravigotant.
RAL,M & L’ANCRAGE : L’étranger
Voici donc un ticket aller simple. Nous ne garantissons pas les retours. C’est notre première et dernière exigence. Ramer à la force du poignet. Audaces fortuna juvat. L’idée d’un tel rapprochement, un précédent entre deux revues des deux côtés de l’Atlantique, peut sembler étrange. Et bien justement. Nous traitons ici de l’étrange, de l’étranger. (Victor Grauer et Patrick Cintas opteront pour l’idée d’Aliens.)
De sorte que le moment ne pouvait pas être plus propice à l’aventure. ¡La aventura comienza con el hombre !
Peu à peu l’oiseau n’a pas fait que son nid ; il s’installe tout doucement. La collaboration avec la RAL,M nous a tous rajeunis. L’Ancrage a vu le jour il y a de cela quatre années et la RAL,M a un an ; tandis qu’aujourd’hui RAL,M & ANCRAGE ensemble, le temps d’une escale sont en train de naître sous vos yeux. On a toute la vie pour apprendre. Nacer Khelouz.
BRUITS de Valérie Constantin
Les lecteurs de la RAL,M ont pu explorer depuis plusieurs années l’univers pictural de Valérie Constantin qui exerce son influence sur l’esthétique de cette revue et des ouvrages publiés par Le chasseur abstrait. Les « bruits » constituent une partie seulement de son œuvre plastique, mais ils ont une importance nouvelle. Ce sont ces « bruits » qui forment en ce moment l’essentiel du contenu proposé par l’artiste aux internautes. Exposition qu’on peut visiter sur son site :
valerieconstantin.ral-m.com
Les bruits y sont déclinés en trois mouvements ou phases qu’il convient de commenter. Une unité s’en dégage, uniquement plastique, avec ce que cela impose de retentissements intérieurs.
SPIRALE de Margo Ohayon
Ce nouveau spleen, ce mal de la vacance, cet exil le projettent dans des terres glaciales aux tonalités froides que cernent maints régions forestières, où des futaies d’indifférence s’étalent à perte de vue, n’offrant pour tout bruissement qu’un silence d’une profondeur tellurique, angoissant par son éloignement des frontières supportables de la perception humaine. Il entend jusqu’à la surdité. Le silence lui crève les tympans. Il apprend à reconnaître ce réel sans altruisme d’une matérialité incontournable, qui dresse devant son envergure de fourmi les murailles d’un monde géant souterrain, citadelle fortifiée d’un envers. Le retour de vagues prêt à l’immerger durant ce rêve reflue pour venir se mettre à niveau du rivage, la chaleur l’immobilise en un bien-être soudainement. Les souffles viennent à lui en sens inverse.
Les poètes du chasseur abstrait
Poésie... « projet d’ordre esthétique consistant à mettre en question toute représentation du réel effectif et de faire accomplir à la langue, jusque là médiatrice entre exprimable et exprimé, un saut radical qui la fait changer de statut à l’intérieur de son propre code », écrit Gilbert Bourson à propos de Rimbaud.
Pour Jacques Roubaud, « la poésie s’adresse particulièrement à ceux qui la reçoivent [...] elle n’a pas une intention de récit ou de pensée. »
On n’en finit pas de gloser sur la pertinence des propos et du propos. Certes, mais la poésie ne peut pas se passer de commentaires. Sans eux, elle perd non pas son sens, mais le sens de ses chemins. Entre autres, ceux que nous empruntons ici, au coeur même du catalogue du Chasseur abstrait.
Notez l’adresse Internet de cette page spéciale car la liste s’allonge au fil du temps.
poetes.ral-m.com
Les narrateurs du Chasseur abstrait
|
|
Proposez votre concept pour créer vous aussi votre numéro spécial qui est un véritable site. [Contact]
|
Espaces d'auteurs
Espace de Patrick Cintas
Patrick Cintas dirige la RAL,M depuis avril 2004.
Espace de Valérie CONSTANTIN
La peinture nous force au silence pour nous rendre capable d’entendre sa rumeur. La poésie propose sa rumeur pour nous rendre sensibles aux couleurs du silence.
Michel Butor
Side effects de Nacer KHELOUZ
Le théâtre de ma souffrance d’humain est d’abord un théâtre, c’est-à-dire un spectacle. Et comme tel, j’exige de lui qu’il aille au-delà du supplice.
Lèvres du silence de Marie SAGAIE-DOUVE
Née en 1949, j’appartiens à la génération du baby-boom. Issue d’une famille qui allie l’aristocratie à la paysannerie, laquelle évolue vers la bourgeoisie, j’hérite d’une culture où la liberté de penser se heurte aux dogmes d’une religion, dont les interdits rythment les gestes quotidiens. Au centre se noie mon désir.
Lettres vagabondes de Benoît PIVERT
Lettres vagabondes... comme une imagination capricieuse et paresseuse, comme les zigzags du désir qui s’envole et retombe, imprévisibles comme ces rencontres que l’on fait au hasard des chemins de traverse de la littérature. Lettres d’ici et d’ailleurs. Lettres libres comme l’air d’un vagabond solitaire en quête de sens.
Línea de sombra de Oscar PORTELA
Literatura. Filosofía. Cine...
Né dans la province de Corrientes (Argentine) en 1950.
Important écrivain argentin, il a publié de nombreux livres de poésie : Senderos en el Bosque, Los Nuevos Asilos, Memorial de Corrientes, La Memoria de Láquesis, etc) et d’essais sur la pensée philosophique contemporaine comme Nietzsche sonámbulo del día. Ses livres sont publiés en Espagne, au Mexique, Venezuela, Paraguay. Il est aussi critique de
cinéma et compositeur.
Interlope de Andy VÉROL
Créé en 1997, Interlope était un projet à l’initiative d’Arturo B. Vidal, 6Mic et Andy Vérol. Revue confidentielle papier, Interlope ne vécut que deux numéros avant de croupir dans l’oubli.
C’est en 2007 qu’Andy Vérol décide de reprendre l’initiative, avec une façon toute artisanale de fabriquer cette revue devenue, depuis, post-culturelle… Les années 2000 ont révélé l’inutilité des combats, des luttes. Tout est « révolution » ou « révolutionnaire ». Les nouvelles technologies, une « révolution ». Le pouvoir d’achat, une « lutte ». Si l’on dit du mal des patrons, on est taxé de « réactionnaire ». Si l’on fait remarquer la vie misérable de 80% de l’Humanité, on passe une page pub.
Interlope est la revue de ceux qui considèrent l’Occident comme un espace prédateur, un pays pour les dominants, tels les zombies dans les films de Romero, poussant leurs caddies, de façon mécanique, dans des centres commerciaux rutilants, derniers espaces de communication, de savoir-faire, de bien-être, de labeur et de spiritualité…
Interlope laisse donc la place aux écrits de ceux qui considèrent un suicide violent et vomitif, comme un acte de libération ultime… Ou peut-être l’écriture. L’alcool. Les drogues. Le sexe sans limite… L’abstinence… La dépendance à tout autre chose qu’à l’économie, la morale et l’idée d’un possible…
Produire du sens de Stéphane Pucheu
C’est à la fin des années 1970 qu’il devient lecteur, de par l’intérêt de ses parents pour le livre. " On n’est pas sérieux quand on a huit ans " . Dès cet âge, les romans d’aventure, ceux de Jack London ( " Croc-Blanc " ), Rosny l’aîné ( " La Guerre du Feu " ) et Michel Peyramaure ( " La Vallée des Mammouths " ) notamment vont développer son imagination et lui apprendre à connaître l’homme. Puis, adolescent, la tragédie grecque et les romans policiers seront ses principaux univers, à travers les oeuvres de Sophocle ( " Antigone " ), d’Euripide et d’Agatha Christie, une période au cours de laquelle il découvre le théâtre contemporain avec Cocteau ( " L’Aigle à deux Têtes " ) qui marquera sa mémoire. Quelques années plus tard, il abordera avec passion les grands classiques du XVIIIe et XIXe siècles comme Laclos, Stendhal ou Flaubert. La littérature contemporaine s’impose, en parallèle, avec Gide, Proust, Mauriac, Saint-Exupéry ou encore Sartre et Camus. Les écrivains américains ont aussi leur place dans son parcours de lecteur éclectique et exigeant, tels que Henry James, John Steinbeck, Hemingway ou Charles Bukowski. L’un des auteurs les plus récents et importants - disparu l’année dernière - est sans nul doute Alain Robbe-Grillet dont il admire le style, la pugnacité et la liberté de ton, un écrivain à ses yeux incontournable.
En résumé, un ensemble de lectures classiques et modernes, académiques et originales dont certaines, comme Molière ou La Fontaine, conservent toute la puissance de leur singularité. A la fois proche du XVIIe siècle - le siècle de la révolution formelle - et du XXIe, marqué par l’impact toujours aussi grand du Nouveau Roman, c’est de cette manière qu’il s’accorde avec la littérature et le temps.
Chantpoésie de Jean-Claude CINTAS
L’inconnu sans ami de Jean-Michel GUYOT
L’impuissance de toute littérature, le dégoût qu’elle inspire, et dans le même temps la nécessité d’écrire et de travailler, voilà l’arc bandé par Georges Bataille et quelques autres.
Entre tous, Bataille aura permis de décocher quelques flèches vénéneuses qui ont volé loin.
Elles n’ont pas encore touché leur cible. Elles vibrent dans la solitude des œuvres.
Mais les œuvres, qui s’en soucie ?
J’aurai écrit pour rejoindre les autres, avec souvent l’espoir de changer un peu la donne, avec l’ambition de dévier le malheur vers des eaux plus claires.
Je n’y suis pas entièrement parvenu.
Le malheur est coriace. Il est vrai qu’il a de nombreux alliés et qu’il sait trouver des appuis jusque chez ceux et celles qu’il tourmente…
Restent - subsistent ? - alors des textes, nombreux, très nombreux, comme des graines de bonheur pas encore germées que je dissémine au hasard de ma vie.
Pas seulement.
Mes textes - c’est tout ce que je leur souhaite - ne sont pas que des traces laissées dans la neige ou la boue, ce sont avant tout des signes d’amitié lancé à l’inconnu sans ami, mais - c’est pure merveille - de signe en signe, ce n’est pas un nouvel amour qui est né dans l’écheveau du temps, mais un amour nouveau, et c’est bien ainsi.
Espace de Santiago MONTOBBIO
Santiago Montobbio est né en 1966, et les premiers poèmes de Hospital de Inocentes datent de 1985. La jeunesse du poète a de quoi nous surprendre, tellement sa culture, la maturité tranquille de sa vision et la robuste limpidité de sa langue témoignent d’un tempérament d’homme et d’écrivain très affirmé.
D’emblée, la parenté de la poésie de Montobbio et de celle de certains de ses grands prédécesseurs espagnols, Alberti et Machado en particulier, nous frappe. A partir d’images simples, empruntées au quotidien et à la nature, il évoque le “sentiment tragique de la vie” qu’Unamuno plaçait au fond de l’âme espagnole, ou ce “passage éphémère” que Cecil Day Lewis citait comme “le thème poétique par excellence”. Les fantômes du vent, les “eaux orphelines” “un amour, une ombre, un oubli” sont les symboles favoris de cette poésie du passage, comme les vies qui “passent comme rien”, sans bruit, avec simplicité, dans le silence.
Jean-Luc Breton
Espace de Serge MEITINGER
Espace de Gilbert BOURSON
Espace de Françoise HÁN
Affectivité nourrie de Cécilia AMBU
Je suis née le 5 Juillet 1976. Je n’ai pas choisi de vivre, mais personne n’a choisi de vivre…
Espace de Pascal LERAY
Le zinc de Robert VITTON
Le comptoir d’un café est le parlement du peuple.
Honoré de BALZAC
Je tisse, je m’escrime dans ce vingt-et-unième siècle comme je l’ai fait dans le vingtième et comme je le ferai dans le trentième. La succession des jours, des ans, des époques nous offre des traces, des indices, des signes, des trouvailles, des énigmes, des clefs, des outils, et par conséquent des langages. L’évidence même, j’ai à ma disposition toutes les modernités révélées. J’ai à ma disposition les onomatopées caverneuses, les plaintes et les cris gutturaux, les grommellements et les gueulements caserniers, les accents des tours babéliques des banlieues, les verbiages salonnards, les babillages commerciaux et industriels, les incantations des fées féodales de la Finance, les anônnements bâtés, entravés de la main-d’œuvre, les ricanements édentés de la Misère… J’ai à ma disposition, dis-je, tous les langages tirés de la nuit, des cendres, de la poussière, des fosses des temps. Ce qui me fait croire que le bipède omnivore, avec ou sans plume, cocalisé, duffel-coatisé, basketisé, bigophonisé, walkmanipulé, en quelque sorte équipé pour recevoir la connaissance, devrait tirer avantage des évolutions dues aux grands chantiers de la Science et de l’Art. J’ai à ma disposition les archaïsmes, les barbarismes, les maniérismes… Les mots, des mots, mes mots… Un personnage est d’abord du texte, constatait Louis Jouvet. J’ai posé mes mots, j’ai rencontré des mots, j’ai désigné, taillé, forgé, déformé, inventé les mots. Un personnage est fait de mots c’est à dire d’idées, de paysages, de lieux, de souvenirs, de personnages.. Au fil de mes relectures, je suis devenu – peut-être redevenu - tous ces personnages, tous les personnages que ces personnages portent en eux. Je n’ai pas toujours eu la maîtrise des entretiens intérieurs, des demandes, des réponses, des questions, des réparties, des ripostes, des afflux, des tourbillons… J’ai travaillé les sons et les sens jusqu’à l’ivresse de la profondeur, interrompant, détournant le courant paisible ou rythmé de l’écriture. J’ai profité sans restriction des aparté, des silences, des rebondissements, du grotesque, du burlesque, du pathétique, de mes réminiscences. Le décor… J’avais en mémoire ce conseil d’Ernest
Hemingway : Quand on a quelque chose de difficile à faire dire à un personnage,
surtout le faire boire.
La spirale de Margo OHAYON
Ce nouveau spleen, ce mal de la vacance, cet exil le projettent dans des terres glaciales aux tonalités froides que cernent maints régions forestières, où des futaies d’indifférence s’étalent à perte de vue, n’offrant pour tout bruissement qu’un silence d’une profondeur tellurique, angoissant par son éloignement des frontières supportables de la perception humaine. Il entend jusqu’à la surdité. Le silence lui crève les tympans. Il apprend à reconnaître ce réel sans altruisme d’une matérialité incontournable, qui dresse devant son envergure de fourmi les murailles d’un monde géant souterrain, citadelle fortifiée d’un envers. Le retour de vagues prêt à l’immerger durant ce rêve reflue pour venir se mettre à niveau du rivage, la chaleur l’immobilise en un bien-être soudainement. Les souffles viennent à lui en sens inverse.
Atelier de traduction de Marta CYWINSKA
Les amoureux sont d’éternels traducteurs. Ils viennent après pour être avant, ils promettent avant pour trahir après. Ils promettent des images aux mots et des mots aux femmes qu’ils n’aiment plus. Je les accuse, mais je n’ose pas les conseiller. Pétales de roses, princes charmants, déclarations à l’aube et au crépuscule en face d’abréviations et l’emploi des anglicismes.
Mais en même temps, les traducteurs sont toujours mes chevaliers ; ils ont toujours ma confiance en poésie et en prose, comme d’ailleurs en art et en musique. Peut-être suis-je trop naïve en meublant mon coeur d’étagères pleines de poèmes que personne n’osera jamais traduire ?
|
|
Proposez votre concept pour créer vous aussi votre espace d'auteur qui est un véritable blog. [Contact]
|
Rubriques d'auteurs
Les auteurs choisis
465 auteurs choisis.
| Si vous souhaitez participer à ce numéro ou aux suivants |
| visitez nos rubriques | Plan du site |
& proposez vos œuvres |
Contact |
Suivez la RAL,M in progress [Ici] 
Publier en revue
Explorez les rubriques consacrées à ces revues.
["Papier"] [Numériques]
Certaines sont en téléchargement intégral et gratuit.
Revue « papier »
Prochainement
LA SPIRALE
de Margo Ohayon
Contenu : Réflexion et création. Numéros thématiques, anthologiques ou consacrés à un auteur, leur objectif est de communiquer le travail des auteurs publiés ou non par le Chasseur abstrait. [Lire la suite...]
Revues « numériques »
Le RALMag nº7 est publié chez Amazon et chez FNAC-Kobo
|
|
 PVP : 3,00 Euros
Formats Kindle et epub
|
GORRURIENNES - Première volée
Depuis quelques semaines déjà, la RAL,M livre des goruriennes sans avoir expliqué ni comment ni pourquoi. Le pourquoi restera sans réponse, puisqu’il appartient à l’idiosyncrasie du lecteur (idiot/cin[glé]/crazy). Comment ? Eh bien parce que. Parce qu’un lecteur particulièrement attentionné (à mon égard) m’a renvoyé les trois volumes publiés sans un mot d’explication et qu’il en a (au cours de combien de lectures) surligné maints passages pour des raisons qui ne s’expliquent pas plus ni mieux. J’ai d’abord songé à des espèces de morelliennes [...]
|
|
|
Le T&P 82 sera prêt fin mai
|
Ligne éditoriale
Voir aussi le programme de la RAL,M 2012 
Publier
sur le site
RAL,M
|
La RALM
est un des grands sites littéraires des espaces francophones
et hispanophones.
Ce n’est pas une structure commerciale. Nous ne pouvons pas y vendre quoi que ce soit. Nous limitons notre activité à l’information et à la création. Les revues
« papier » qui en découlent sont des vecteurs de communication utiles aux auteurs et qui doivent être utilisés par eux comme tels.
La participation est gratuite et n’est pas rémunérée.
La structure commerciale, c’est Le chasseur abstrait.
|
|
Vous
souhaitez participer. Deux possibilités : |
1º) UNE RUBRIQUE À VOTRE
NOM
Votre envoi comprendra :
1º) Votre contribution jointe à votre email au format Word
ou équivalent. 2º) Votre photographie. 3º) Une
biographie.
Nos rubriques : POÉSIE ESSAI
ROMAN/NOUVELLE MUSIQUE GALERIES D’ART ETC.
|
2º) UN ESPACE D’AUTEUR
Pour participer aux Espaces d’auteur, vous devez présenter le
concept de votre projet et ses perspectives :
fréquences des publications, volume, etc.
La participation aux Espaces d’auteurs ouvre
droit à la publication chez Le chasseur abstrait.
|
Pour plus d’informations, écrire :
ou : Le chasseur abstrait éditeur -12 rue du docteur
Jean Sérié - 09270 Mazères
|
|
Prochains numéros
Voir aussi notre ligne éditoriale 

Le chantier du Chasseur abstrait
| Conditions d’existence |
|
Janvier/mars - Nº 82 |
Modernité, aimer la vie ou pas... |
|
Avril/juin - Nº 83 |
Pétainistes endormis |
| Question(s) d’écrire |
|
Juillet/septembre - Nº 84 |
Hypertext is NOT text |
|
Octobre/décembre - Nº 85 |
Publication On Demand... de l’auteur. |
Plan du site
|
ZONE éditoriale TRAVAUX in progress l'athanor
Au cœur de la RAL,M, un travail consistant à assurer la périodicité et les contenus individuels et collectifs. Cette section peut paraître quelquefois complexe, mais elle est l'endroit des recherches et des résultats.
Par principe, c'est ici qu'on entre dans la RAL,M. Mais on peut préférer y entrer de façon plus traditionnelle en consultant le plan du site ci-contre.
Tous les numéros et les éditos de la RAL,M depuis avril 2004, date de sa création.
La RAL,M publie des revues "papier" : T & P - RALMag - Cahiers de la RAL,M + la Lettre de la RAL,M.
Un thème... un auteur.
Les numéros spéciaux représentent toujours un gros travail d’écriture et de construction.
Ces auteurs ont bien voulu animer des espaces plus proches de leurs préoccupations que le sommaire de la RAL,M toujours un peu généraliste.
Cette zone éditoriale est aussi le lieu des sites personnels. Ceux de Patrick Cintas et de Valérie Constantin sont connus depuis des années et évoluent constamment. Pascal Leray est au travail.
En marge de la littérature des nations et de celle des peuples, voici une littérature plus modestement composée et assumée, ce que Ferdinand Cheval appelle le « travail d’un seul homme ».
Les lecteurs de la RAL,M ont pu explorer depuis plusieurs années l’univers pictural de Valérie Constantin qui exerce son influence sur l’esthétique de cette revue et des ouvrages publiés par Le chasseur abstrait.
La réalité était l’objet de ce roman énigmatique.
|
Le site l'anthologie permanente
|
Visitez nos rubriques ci-dessous
|
|
& proposez vos œuvres |
Contact |
Accès traditionnel au contenu de la RAL,M : « anthologie permanente » qui donne accés aux œuvres par les genres et les auteurs.
Dans ces rubriques, quelques centaines d'auteurs vous offrent de quoi lire pour présenter leur œuvre.
Notez que les auteurs sont classés par ordre de parution selon la bonne règle qui veut que les derniers arrivés sont les premiers servis — ceci pour donner la primeur aux plus actifs d'entre eux.
Toute la poésie, celle des chansons comme la plus difficile. L’exigence consiste à faire le mieux possible dans sa "partie".
|
Tous les genres, les bons comme les mauvais. Narration, construction, écriture, tout est bon pourvu que la fable et la chronique, voire plus, tiennent le bon bout.
|
L’essai rend plus clair ou plus complexe, au choix, mais il est pertinent. Tous les sujets sont invités, sans distinction d’aucune sorte.
|
Théâtre du texte ou non, c’est un art suffisamment complexe pour qu’on s’y frotte en pleine possession de ses moyens.
|
La musique adoucit les mœurs ou les rend prémonitoires, en chanson ou contre toute harmonie. Au clair de la Lune ou avec Boulez...
|
Galeries virtuelles, avec ou sans commentaires. Avec la musique, le dessin et ses corollaires vont plus vite et peut-être mieux que les langues. Même l’homme du commun ne s’y trompe pas... ou rarement.
|
Quelques auteurs s’entretiennent librement en essayant de ne pas sombrer dans le nombrilisme ni la morale, les deux écueils de la pensée au travail du langage et de ses esthétiques possibles.
|
Quelques textes à propos de et au sujet de. Il s’agit ici de faciliter la tâche du lecteur en plongeant ici et là dans le magma que la RAL,M projette au dehors. À construire encore, au fil du temps qui passe.
|
|
Infos l'éphémère |
Vos infos (blog de news), les nôtres (Le chasseur abstrait) et, en prime, quelques revues en ligne qui méritent l'attention.
|
|
|
Infos et catalogue du Chasseur abstrait [ici]. Dans cette rubrique, quelques principes à prendre en compte avant d’aller frapper à la porte pour être publié.
|
| Le blog de news distribue quotidiennement des infos sur les rendez-vous et les publications qui nous sont proposés par [email]. |
|
|
|
|