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Publier vos livres chez Le chasseur abstrait.
Publier en ligne : RAL,M.
Publier en revue : T & P - RALMag - Cahiers.
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Si on traduit Charles Olson, on lit tout Jung, Whitehead, Corbin et la philosophie musulmane (j'avais commencé avant, en étudiant le Conte du Graal), Melville, des livres sur le métier de pêche ou sur les termes techniques de la navigation à voile, Pound, W.C. Williams, et tous les autres poètes américains du siècle passé de mêmes caractéristiques, des livres sur l'histoire des débuts des Etats-Unis d'Amérique, on dépouille les ouvrages sur l'auteur et son oeuvre, on va sur les lieux (la ville de Gloucester, Massachusetts, et alentours), on fréquente les amis du poète défunt et les disciples ou admirateurs vivants, on pille les bibliothèques, on se fatigue les yeux. Et on écrit en français, par-dessus tout. Auxeméry (Arachné)
La RAL,M et le Chasseur abstrait vous envoient cette carte postale
Black faces
Emmet Miller
Bonnes
fêtes
True Blacks
Furry Lewis
Old Blacks
On pourrait sans doute
"dire" la même chose des Espagnols et des Gitanos... mais que
peut-on dire des Français sans cette "comparaison" de types
aussi riches l'un que l'autre ? Autrement "dit", d'où
croyez-vous que sort la poésie écrite par des Français ? Parce
qu'elle sort bien de quelque part ! Il ne faudrait pas que le
sectarisme cher à cette nation nous empêche de voir au-delà de ce qui
se "dit" habituellement ici ou... là.
Édito
Patrick Cintas
La RAL,M a de la bouteille. Millésimée 2004, elle approche de son objectif : publier et pas seulement « mettre en ligne ». Auteure déjà d’une maison d’édition qui fait son chemin elle aussi (Le chasseur abstrait), elle imprime trois revues qui ont chacune leur rôle à jouer à la fois dans la promotion (gratuite) de l’auteur et dans le cirque des littératures et des arts. Ce n’est déjà pas si mal.
Certes, la dizaine de manuscrits et de propositions que nous « refusons » chaque semaine nous valent quelques insultes cinglantes de la part d’auteurs qui confondent édition et prestation de service. Mais dès qu’il s’agit des autres, le travail éditorial et quelquefois littéraire prend le dessus. Il n’est plus alors question que de s’échiner du mieux qu’on peut pour se faire entendre dans un environnement qui a l’avantage de rejeter la médiocrité (reconnaissons-le), mais qui hélas n’est pas plus favorable aux aventures de l’écrit qui prennent le relai de nos rêves ou de nos enjeux. Exister dans ces conditions relève du défi et souvent de la provocation. Raison suffisante pour, symboliquement, écrire pour empêcher les autres d’écrire.
Comme il n’est pas question chez nous de distinguer le savant au détriment du familier, ni le contraire d’ailleurs, mais de laisser à chacun tout le champ nécessaire à son expansion, nous nous entichons seulement de la qualité de l’écrit sans porter des coups à ce qui, pour des raisons qui ne regardent que nous, ne nous agrée pas. Éditer est un travail sur la qualité et non pas sur les choix théoriques (convictions, superstitions, savoir-faire…). Une bonne chanson vaut un trobar clus. C’est du moins ce que nous pensons.
Le chemin de la RAL,M commence avec cette évidence noire : il est très difficile de publier vraiment. L’informatique, avec ses disquettes, puis l’Internet nous ont ouvert les portes de la publication, à défaut de celles de l’édition. Nous nous sommes proposé comme challenge de passer tranquillement de l’une à l’autre, de la publication à l’édition, sans se laisser influencer par toutes les attitudes qui finissent par interdire de publier ou d’éditer. Nous avons tout de suite apprécié les nuances de ce combat et mesuré les différences qui établissent les distances.
Notamment, peu importe que les livres soit imprimés ou numérisés. L’important, c’est que les livres continuent d’exister comme ils ont toujours existé : entre nous. Et toute la place doit être faite au texte comme principe de base, de la dissertation ou narration linéaire à l’hypertexte le plus conforme aux règles établies par son inventeur américain. Place, vous dis-je ! Et dégagez promptement ! Haro sur les prophètes et autres magiciens de l’écrit !
Sur ces fondations, il est possible de continuer à travailler et c’est là l’essentiel. Les caprices d’auteur, du bon comme du mauvais, relèvent de l’anecdote. Et il ne peut y avoir loin entre le travail et ses preuves intangibles comme peuvent l’être des revues en papier avec option numérique ou pas. Nous sommes donc des partisans du texte et apprécions aussi honnêtement les duels de Unabomber que les pâmoisons du cyberpunkie — c’est une image... Ce qui compte, ce n’est pas le contenu, mais le contenant. Du moins, d’un point de vue éditorial qui est le seul à partager équitablement ici. Libre à chacun de considérer la pertinence de Rikyu face à son seigneur.
Devant l’ampleur de la tâche, on voit souvent l’auteur se dégonfler et quelquefois même se trouver des excuses empruntées aux doctrines de l’échec. Mais il n’est pas dans la nature d’un éditeur de mollir, sauf à céder aux pressions comptables qui ont leur équivalent dans la menace du chômage chez l’employé. Qui vivra, verra.
L’année 2011 est le moment choisi pour mettre notre savoir-faire et notre obstination à l’épreuve. Il faut établir un pont entre la foison du site Internet et les étals de ces bouchers de la littérature que sont les libraires. Pour cela, il va falloir construire quelques numéros de premier choix. Le libraire est certes un étalier, mais ses portes sont ouvertes au meilleur. Inutile de se raconter des histoires. Inutile de s’en prendre à cette profession de travailleurs indépendants avec des arguments de travailleurs domestiqués. Leurs maisons ont pignon sur rue et le prix à payer pour ça doit l’être par tous les acteurs du texte — n’en déplaisent aux moralistes de la contestation en chambre. Elles déroulent suffisamment le tapis pour qu’on ne se contente pas d’y essuyer ses pieds d’auteur incompris. On n’entrera pas sans arguments, du plus commercial au moins aguicheur.
Dans ce sens, la création de numéros exemplaires est primordiale. Autrement dit : ne participez pas si c’est juste pour tenter de passer devant les autres avec un faux numéro.
oOo
L’année 2011 commence bien. On imprime à tour de bras. T&P, RALMag et Cahiers.
T&P
Anciennement Textes & Prétextes, aujourd’hui T&P, initiales dont le sens s’est perdu. Cette revue a d’abord tenté d’imprimer le meilleur de la RAL,M — puis, devant la difficulté d’existence du papier face aux prouesses incontestables de l’électronique, la décision a été prise d’en faire une revue traditionnelle où le choix éditorial est un couperet. Le T&P 67, qui paraîtra en janvier, est le premier essai dans ce sens, avec un choix de huit auteurs qui, ces derniers mois, nous ont paru particulièrement pertinents dans leur créneau. On s’en fera une idée en consultant la présentation à l’adresse suivante :
http://www.lechasseurabstrait.com/revue/-T-P-67-
Nous avons prévu deux autres numéros en 2011. Les auteurs que ça intéresse peuvent nous faire parvenir leurs propositions dès maintenant en utilisant le formulaire de contact. À noter que T&P n’est plus ouvert aux auteurs publiés par Le chasseur abstrait puisque ceux-ci disposent d’une autre revue, le
RALMag
En commençant cette année 2011 avec le nº 5 et un choix de textes et d’œuvres graphiques de qualité supérieure. Notamment, les textes atteignent la dimension d’un livre et seront édités dans notre collection Corto. Présentation à l’adresse suivante :
Les auteurs que cette idée séduit peuvent nous adresser leur projet. Ils consulteront ce nº 5 et leurs auteurs avant toute proposition. Le niveau est élevé, mais toujours dans le principe du Chasseur abstrait. Disons que nous visons aussi bien le trobar clus que le trobar leu, sans négliger le trobar ric. Que le ton ou la teneur soit familier, savant ou carrément difficile… Du cante jondo au cante chico en passant par le cante intermedio. Mais le projet doit pouvoir faire l’objet d’une publication (avec contrat bien sûr) dans la collection Corto. Collection destinée à accompagner les auteurs dans leurs contacts avec le public et les professionnels du livre.
Les libraires qui souhaitent jeter un œil sur notre production littéraire peuvent demander gratuitement le RALMag. Et s’ils souhaitent approfondir leur connaissance (et leur argumentaire) dans la perspective d’un étalage des ouvrages qui les auront convaincus, leur regard peut se tourner vers les
Cahiers de la RAL,M
Les Cahiers représentent depuis la rentrée littéraire de septembre notre plus gros effort. Je l’ai d’abord fait porter, comme d’habitude, sur ma propre production textuelle, une manière comme une autre de tester les tenants et les aboutissants, c’est-à-dire plus nettement les péripéties et les aléas. Le Cahier nº 18 est publié exclusivement en ligne, pour deux raisons :
— La longueur du texte, qui dépasse les dimensions d’un livre ;
— La nature de son sommaire, qui propose une œuvre, son cheminement et ses contenus textuels, voire livresques.
À l’heure actuelle, Margo Ohayon travaille le même style de projet. Si d’autres auteurs y voient une bonne idée, qu’ils n’hésitent pas à nous contacter. Il est évident que c’est essentiellement là que se situe l’intérêt de construire un website aussi complexe et foisonnant que la RAL,M. En tous cas, l’idée est enfin lancée. Et Margo Ohayon a parfaitement compris de quoi il s’agit. Pourquoi ? Parce qu’elle est un véritable écrivain.
Margo OHAYON
Autre utilisation des Cahiers, par exemple la publication de mes poésies complètes — 4 cahiers de 350 pages bien remplies, y compris sur deux colonnes. Ces Cahiers s’insèrent dans le nº 18 cité ci-dessus pour le compléter utilement dans le sens d’un travail éditorial à mettre entre toutes les mains. C’est ici, en version numérique intégrale :
Dans le même genre, nous préparons activement quatre autres cahiers à paraître en 2011 :
— Cahier Gilbert Bourson. Les livres de ce poète publié par Le chasseur abstrait forment un tout qui mérite le rassemblement.
— Cahier Serge Meitinger. Même style de compendium formant œuvre pour ce poète attentif aux aspects théoriques de la poésie.
— Cahier Jean-Michel Guyot. Auteur généreux qui œuvre lui aussi dans le sens d’une fusion écriture-écrivain.
Gilbert BOURSON
Serge Meitinger
Jean-Michel GUYOT
Enfin, le tant attendu Cahier nº 13 dirigé par Pascal Leray verra le jour au printemps prochain, avec la participation exceptionnelle de Mel Bochner qui fut, avec Joseph Kosuth and Bruce Nauman un des pionniers de l’art conceptuel.
D’autres cahiers sont en l’air, notamment un Cahier rassemblant les auteurs qui, tels que Josaphat-Robert Large et Anétha Vété-Congolo, possèdent le souffle des voyages de l’Afrique au coeur de l’homme. Un Cahier qui se rattacherait à notre collection Lettres-Terres…
Nous reprendrons cette ébauche de programme dès la mise en ligne du nº 67 de la RAL,M en janvier prochain. En attendant, bonne fin d’année et une année 2011 meilleure encore.
Que publions-nous ? Des livres traditionnels « en papier » destinés à la librairie et, pour les auteurs qui le souhaitent, leurs versions numériques au format Kindle d’Amazon.
Qui publions-nous ? Des écrivains, pourvu que, dans le « créneau » où ils ont choisi de s’exprimer, ils excellent : de la chanson à la poésie la plus difficile d’accès, du roman traditionnel aux compositions complexes de la modernité, de la réflexion pragmatique aux pensées les plus aventureuses - nous n’avons de limites que le talent et l’honnêteté intellectuelle.
Vous souhaitez proposer un manuscrit au Chasseur
abstrait :
1º) Veuillez indiquer clairement dans quelle collection. 2º) Le manuscrit doit être joint à votre email au format Word ou
équivalent. Si vous préférez l’envoi postal : 12 rue du docteur Jean
Sérié 09270 Mazères. 3º) N’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées.
Vous nous avez proposé un manuscrit. Le délai de
réponse est d’au moins un mois. Trois possibilités :
1º) CONTRAT A - Vous êtes un auteur confirmé ou vous
avez créé sur le site un ESPACE D’AUTEUR --------------------------
Voir Publier
sur le site RAL,M Nous vous proposons un
contrat d’édition stipulant notamment :
CESSION - La cession qui engage tant l’auteur que ses ayants droit est consentie pour la durée de la propriété littéraire d’après les lois françaises et étrangères et les conventions internationales, actuelles et futures. Cette autorisation prendra effet dans tous les pays du monde.
DROITS - Pour prix de l’autorisation de publier l’ouvrage dans l’édition courante décrite ci-dessus, l’éditeur versera à l’auteur un droit correspondant à
... % du prix de vente public hors taxe.
TIRAGE - Le chiffre des tirages sera fixé par l’éditeur dans le cadre d’une production à la demande.
2º) CONTRAT B - Vous n’êtes pas un auteur confirmé et
vous n’avez pas créé un ESPACE D’AUTEUR sur le site de la RAL,M. Nous
vous proposons un contrat B. Il diffère du contrat A sur deux points :
CESSION - Elle est limitée à un an ou deux maximum.
ACHAT D’EXEMPLAIRES PAR L’AUTEUR - L’auteur s’engage à acheter un
certain nombre d’exemplaires de son livre.
Inutile donc de nous proposer un manuscrit en espérant décrocher un
Contrat A si vous n’êtes pas un auteur confirmé ou si vous ne
participez pas à nos ESPACES D’AUTEUR.
3º) La plupart des manuscrits que nous recevons sont
médiocres et ne méritent évidemment pas d’être publiés chez un
éditeur. Nous vous adressons alors une lettre de refus type, car nous
n’avons pas le temps d’entrer dans des détails que vous pourrez mieux
régler chez un prestaire tels que Publibook, Manuscrit.com,
L’Harmattan, Lulu.com, etc., chez qui vous pourrez librement pratiquer
l’autoédition (vous serez alors à la fois auteur et éditeur).
Il n’y a rien d’autre à faire, pour commencer, que de s’expliquer du mieux qu’on peut. Ainsi, la matière initiale est soumise à des contraintes venant de l’extérieur comme de l’intérieur. Qu’il y ait des lois à cela n’est pas impossible. Est-il toujours assez tard pour s’en inquiéter ? Les premiers personnages sont nés dans des récits de lecture.[...] Ceci est donc la narration de faits, vrais et imaginaires, à opposer aux choses — faits soumis à l’étude de leur déformation et de leur écoulement sous l’effet des contraintes de l’existence. On peut appeler ces faits de la poésie.
Les lecteurs d’ANAÏS K. connaissent déjà GOR UR, le Gorille Urinant. Le voici de nouveau dans un contexte bien différent, celui d’un feuilleton. La littérature en prend un coup, sans doute, mais le ton y est. L’Urine divine est toujours en lutte contre le Métal gothique. Et l’inspecteur Frank Chercos suit les pistes, épaulé par la Sibylle et l’astronaute John Cicada. La parodie grotesque de ce Monde continue sur le ton du récit le plus vernaculaire qui soit, en proie à l’infantilisation de l’Homme plus destiné à arracher les pattes de l’insecte qu’à en envisager la cohabitation émerveillée d’un côté comme de l’autre. Ici, peu de schizophrènes, beaucoup de paranos et surtout énormément de cons. Les prévisions de cyberespace et autres uchronies de la technologie sont tombées en désuétude : l’existence de l’Homme se continue en dehors des grands récits qui forment autant de possibilités d’Histoire : la Philosophie, la Poésie, la Poétique. Avec ce roman obstiné, Patrick Cintas décrit la gangue politico-religieuse qui écrase ou réduit celle ou celui qui se définit d’abord par la pratique d’un art. Art conçu comme l’antipode exact du jeu et par conséquent proposition d’une redéfinition du Travail. Hélas, Gor Ur sort toujours vainqueur de ces joutes et son Urine jaillit alors comme l’eau bénite des doigts trop enclins à la fabrication du Bonheur au détriment de l’explosion de la Joie.
L’existence serait composée de miracles, prodiges du quotidien, phénomènes sujets à émerveillement, et cela n’aurait de cesse si les mots continuaient d’appartenir à une langue propice à la poésie parce qu’elle est toujours en quête de l’heure dérobée, concept purement poétique dont Robert VITTON, poète et prosateur, est l’inventeur. La particularité de l’homme tiendrait à la proximité de cette langue, à sa familiarité, et à la multiplicité des détails de l’heure. En vers ou en prose, c’est bien l’existence qui est cernée dans un chant poétique continûment inventeur de ses découvertes que le poète ne cherche pas à posséder tant il a conscience d’être possédé par elles.
Nous n’avons que notre corps, mais son monde - le nôtre - ne s’arrête pas à la surface de l’épiderme. Nous n’y sommes pas enfermés comme en une outre chaude et molle ou en une cuirasse bardée de muscles. Sans cesse nous rayonnons et recevons les impulsions de tout le dehors, proche et lointain, dans toutes les gammes sensibles, conscientes, inconscientes, préconscientes comme si notre peau était tambour et tamis, interface diaphane et protecteur à la fois. Nos sens sont des émetteurs, des vecteurs et des récepteurs ; notre esprit un convecteur, ordonnateur et disséminateur. De fait un halo nous entoure et forme notre avant-corps, une aura qui nous rend sensibles à ce qui est et à autrui. Ainsi nous pouvons appréhender le monde en ses qualités propres, les autres en leur singularité sans avoir à toucher ni à être touchés. En avant des corps, les avant-corps se connaissent et s’éprouvent ; si ces derniers ne se conviennent pas, les choses et les êtres, les corps et les esprits ne communieront jamais et iront même jusqu’au rejet. Socialement et culturellement, certaines lois dites de « proxémique » règlent une bonne part de ces rapports (possibles et souhaitables) et les tolérances sont variables selon les latitudes, les cultures et les groupes sociaux. Plus intimement l’on parlera d’aimantations et de « tropismes » : des polarisations, parfois infinitésimales et affectant tous les sens à la fois, nous situent par rapport à tel ou tel autre, telle ou telle réalité plus ou moins prochaine. Et si nous ne pouvons pas « les sentir » c’est que quelques-unes des particules sensibles et olfactives émises en leurs avant-corps nous répugnent particulièrement. S.M.
Tant que l’oeuvre de Pascal Leray demeurait inédite à cause d’un monde éditorial voué au commerce et à ses usages, on ne pouvait guère en mesurer l’ampleur qu’en se rendant sur l’Internet pour explorer les "forums" où cet excellent écrivain allait jusqu’à manger de l’homme. Puis il se mit à développer dans la RAL,M une activité créatrice originale et d’une exceptionnelle maîtrise. Depuis peu, Le chasseur abstrait a entrepris de publier ces livres tous hors du commun et surtout capables d’explorer le langage sous toutes ses formes : roman, poésie, théâtre, musique, chant, peinture, critique, etc. Un pareil effort sur le Monde est autre chose qu’une simple palette. C’est une oeuvre. Et comme cet homme sait jouer de son visage et de son rire, ces textes proposent une sérieuse physionomie de la littérature avec des échappées d’un humour parfaitement ravigotant.
Voici donc un ticket aller simple. Nous ne garantissons pas les retours. C’est notre première et dernière exigence. Ramer à la force du poignet. Audaces fortuna juvat. L’idée d’un tel rapprochement, un précédent entre deux revues des deux côtés de l’Atlantique, peut sembler étrange. Et bien justement. Nous traitons ici de l’étrange, de l’étranger. (Victor Grauer et Patrick Cintas opteront pour l’idée d’Aliens.)
De sorte que le moment ne pouvait pas être plus propice à l’aventure. ¡La aventura comienza con el hombre !
Peu à peu l’oiseau n’a pas fait que son nid ; il s’installe tout doucement. La collaboration avec la RAL,M nous a tous rajeunis. L’Ancrage a vu le jour il y a de cela quatre années et la RAL,M a un an ; tandis qu’aujourd’hui RAL,M & ANCRAGE ensemble, le temps d’une escale sont en train de naître sous vos yeux. On a toute la vie pour apprendre. Nacer Khelouz.
Les lecteurs de la RAL,M ont pu explorer depuis plusieurs années l’univers pictural de Valérie Constantin qui exerce son influence sur l’esthétique de cette revue et des ouvrages publiés par Le chasseur abstrait. Les « bruits » constituent une partie seulement de son œuvre plastique, mais ils ont une importance nouvelle. Ce sont ces « bruits » qui forment en ce moment l’essentiel du contenu proposé par l’artiste aux internautes. Exposition qu’on peut visiter sur son site :
Les bruits y sont déclinés en trois mouvements ou phases qu’il convient de commenter. Une unité s’en dégage, uniquement plastique, avec ce que cela impose de retentissements intérieurs.
Ce nouveau spleen, ce mal de la vacance, cet exil le projettent dans des terres glaciales aux tonalités froides que cernent maints régions forestières, où des futaies d’indifférence s’étalent à perte de vue, n’offrant pour tout bruissement qu’un silence d’une profondeur tellurique, angoissant par son éloignement des frontières supportables de la perception humaine. Il entend jusqu’à la surdité. Le silence lui crève les tympans. Il apprend à reconnaître ce réel sans altruisme d’une matérialité incontournable, qui dresse devant son envergure de fourmi les murailles d’un monde géant souterrain, citadelle fortifiée d’un envers. Le retour de vagues prêt à l’immerger durant ce rêve reflue pour venir se mettre à niveau du rivage, la chaleur l’immobilise en un bien-être soudainement. Les souffles viennent à lui en sens inverse.
Poésie... « projet d’ordre esthétique consistant à mettre en question toute représentation du réel effectif et de faire accomplir à la langue, jusque là médiatrice entre exprimable et exprimé, un saut radical qui la fait changer de statut à l’intérieur de son propre code », écrit Gilbert Bourson à propos de Rimbaud.
Pour Jacques Roubaud, « la poésie s’adresse particulièrement à ceux qui la reçoivent [...] elle n’a pas une intention de récit ou de pensée. »
On n’en finit pas de gloser sur la pertinence des propos et du propos. Certes, mais la poésie ne peut pas se passer de commentaires. Sans eux, elle perd non pas son sens, mais le sens de ses chemins. Entre autres, ceux que nous empruntons ici, au coeur même du catalogue du Chasseur abstrait.
Notez l’adresse Internet de cette page spéciale car la liste s’allonge au fil du temps.
La peinture nous force au silence pour nous rendre capable d’entendre sa rumeur. La poésie propose sa rumeur pour nous rendre sensibles aux couleurs du silence.
Michel Butor
Née en 1949, j’appartiens à la génération du baby-boom. Issue d’une famille qui allie l’aristocratie à la paysannerie, laquelle évolue vers la bourgeoisie, j’hérite d’une culture où la liberté de penser se heurte aux dogmes d’une religion, dont les interdits rythment les gestes quotidiens. Au centre se noie mon désir.
Lettres vagabondes... comme une imagination capricieuse et paresseuse, comme les zigzags du désir qui s’envole et retombe, imprévisibles comme ces rencontres que l’on fait au hasard des chemins de traverse de la littérature. Lettres d’ici et d’ailleurs. Lettres libres comme l’air d’un vagabond solitaire en quête de sens.
Né dans la province de Corrientes (Argentine) en 1950.
Important écrivain argentin, il a publié de nombreux livres de poésie : Senderos en el Bosque, Los Nuevos Asilos, Memorial de Corrientes, La Memoria de Láquesis, etc) et d’essais sur la pensée philosophique contemporaine comme Nietzsche sonámbulo del día. Ses livres sont publiés en Espagne, au Mexique, Venezuela, Paraguay. Il est aussi critique de
cinéma et compositeur.
Créé en 1997, Interlope était un projet à l’initiative d’Arturo B. Vidal, 6Mic et Andy Vérol. Revue confidentielle papier, Interlope ne vécut que deux numéros avant de croupir dans l’oubli.
C’est en 2007 qu’Andy Vérol décide de reprendre l’initiative, avec une façon toute artisanale de fabriquer cette revue devenue, depuis, post-culturelle… Les années 2000 ont révélé l’inutilité des combats, des luttes. Tout est « révolution » ou « révolutionnaire ». Les nouvelles technologies, une « révolution ». Le pouvoir d’achat, une « lutte ». Si l’on dit du mal des patrons, on est taxé de « réactionnaire ». Si l’on fait remarquer la vie misérable de 80% de l’Humanité, on passe une page pub.
Interlope est la revue de ceux qui considèrent l’Occident comme un espace prédateur, un pays pour les dominants, tels les zombies dans les films de Romero, poussant leurs caddies, de façon mécanique, dans des centres commerciaux rutilants, derniers espaces de communication, de savoir-faire, de bien-être, de labeur et de spiritualité…
Interlope laisse donc la place aux écrits de ceux qui considèrent un suicide violent et vomitif, comme un acte de libération ultime… Ou peut-être l’écriture. L’alcool. Les drogues. Le sexe sans limite… L’abstinence… La dépendance à tout autre chose qu’à l’économie, la morale et l’idée d’un possible…
C’est à la fin des années 1970 qu’il devient lecteur, de par l’intérêt de ses parents pour le livre. " On n’est pas sérieux quand on a huit ans " . Dès cet âge, les romans d’aventure, ceux de Jack London ( " Croc-Blanc " ), Rosny l’aîné ( " La Guerre du Feu " ) et Michel Peyramaure ( " La Vallée des Mammouths " ) notamment vont développer son imagination et lui apprendre à connaître l’homme. Puis, adolescent, la tragédie grecque et les romans policiers seront ses principaux univers, à travers les oeuvres de Sophocle ( " Antigone " ), d’Euripide et d’Agatha Christie, une période au cours de laquelle il découvre le théâtre contemporain avec Cocteau ( " L’Aigle à deux Têtes " ) qui marquera sa mémoire. Quelques années plus tard, il abordera avec passion les grands classiques du XVIIIe et XIXe siècles comme Laclos, Stendhal ou Flaubert. La littérature contemporaine s’impose, en parallèle, avec Gide, Proust, Mauriac, Saint-Exupéry ou encore Sartre et Camus. Les écrivains américains ont aussi leur place dans son parcours de lecteur éclectique et exigeant, tels que Henry James, John Steinbeck, Hemingway ou Charles Bukowski. L’un des auteurs les plus récents et importants - disparu l’année dernière - est sans nul doute Alain Robbe-Grillet dont il admire le style, la pugnacité et la liberté de ton, un écrivain à ses yeux incontournable.
En résumé, un ensemble de lectures classiques et modernes, académiques et originales dont certaines, comme Molière ou La Fontaine, conservent toute la puissance de leur singularité. A la fois proche du XVIIe siècle - le siècle de la révolution formelle - et du XXIe, marqué par l’impact toujours aussi grand du Nouveau Roman, c’est de cette manière qu’il s’accorde avec la littérature et le temps.
L’impuissance de toute littérature, le dégoût qu’elle inspire, et dans le même temps la nécessité d’écrire et de travailler, voilà l’arc bandé par Georges Bataille et quelques autres.
Entre tous, Bataille aura permis de décocher quelques flèches vénéneuses qui ont volé loin.
Elles n’ont pas encore touché leur cible. Elles vibrent dans la solitude des œuvres.
Mais les œuvres, qui s’en soucie ?
J’aurai écrit pour rejoindre les autres, avec souvent l’espoir de changer un peu la donne, avec l’ambition de dévier le malheur vers des eaux plus claires.
Je n’y suis pas entièrement parvenu.
Le malheur est coriace. Il est vrai qu’il a de nombreux alliés et qu’il sait trouver des appuis jusque chez ceux et celles qu’il tourmente…
Restent - subsistent ? - alors des textes, nombreux, très nombreux, comme des graines de bonheur pas encore germées que je dissémine au hasard de ma vie.
Pas seulement.
Mes textes - c’est tout ce que je leur souhaite - ne sont pas que des traces laissées dans la neige ou la boue, ce sont avant tout des signes d’amitié lancé à l’inconnu sans ami, mais - c’est pure merveille - de signe en signe, ce n’est pas un nouvel amour qui est né dans l’écheveau du temps, mais un amour nouveau, et c’est bien ainsi.
Santiago Montobbio est né en 1966, et les premiers poèmes de Hospital de Inocentes datent de 1985. La jeunesse du poète a de quoi nous surprendre, tellement sa culture, la maturité tranquille de sa vision et la robuste limpidité de sa langue témoignent d’un tempérament d’homme et d’écrivain très affirmé.
D’emblée, la parenté de la poésie de Montobbio et de celle de certains de ses grands prédécesseurs espagnols, Alberti et Machado en particulier, nous frappe. A partir d’images simples, empruntées au quotidien et à la nature, il évoque le “sentiment tragique de la vie” qu’Unamuno plaçait au fond de l’âme espagnole, ou ce “passage éphémère” que Cecil Day Lewis citait comme “le thème poétique par excellence”. Les fantômes du vent, les “eaux orphelines” “un amour, une ombre, un oubli” sont les symboles favoris de cette poésie du passage, comme les vies qui “passent comme rien”, sans bruit, avec simplicité, dans le silence.
Le comptoir d’un café est le parlement du peuple. Honoré de BALZAC
Je tisse, je m’escrime dans ce vingt-et-unième siècle comme je l’ai fait dans le vingtième et comme je le ferai dans le trentième. La succession des jours, des ans, des époques nous offre des traces, des indices, des signes, des trouvailles, des énigmes, des clefs, des outils, et par conséquent des langages. L’évidence même, j’ai à ma disposition toutes les modernités révélées. J’ai à ma disposition les onomatopées caverneuses, les plaintes et les cris gutturaux, les grommellements et les gueulements caserniers, les accents des tours babéliques des banlieues, les verbiages salonnards, les babillages commerciaux et industriels, les incantations des fées féodales de la Finance, les anônnements bâtés, entravés de la main-d’œuvre, les ricanements édentés de la Misère… J’ai à ma disposition, dis-je, tous les langages tirés de la nuit, des cendres, de la poussière, des fosses des temps. Ce qui me fait croire que le bipède omnivore, avec ou sans plume, cocalisé, duffel-coatisé, basketisé, bigophonisé, walkmanipulé, en quelque sorte équipé pour recevoir la connaissance, devrait tirer avantage des évolutions dues aux grands chantiers de la Science et de l’Art. J’ai à ma disposition les archaïsmes, les barbarismes, les maniérismes… Les mots, des mots, mes mots… Un personnage est d’abord du texte, constatait Louis Jouvet. J’ai posé mes mots, j’ai rencontré des mots, j’ai désigné, taillé, forgé, déformé, inventé les mots. Un personnage est fait de mots c’est à dire d’idées, de paysages, de lieux, de souvenirs, de personnages.. Au fil de mes relectures, je suis devenu – peut-être redevenu - tous ces personnages, tous les personnages que ces personnages portent en eux. Je n’ai pas toujours eu la maîtrise des entretiens intérieurs, des demandes, des réponses, des questions, des réparties, des ripostes, des afflux, des tourbillons… J’ai travaillé les sons et les sens jusqu’à l’ivresse de la profondeur, interrompant, détournant le courant paisible ou rythmé de l’écriture. J’ai profité sans restriction des aparté, des silences, des rebondissements, du grotesque, du burlesque, du pathétique, de mes réminiscences. Le décor… J’avais en mémoire ce conseil d’Ernest
Hemingway : Quand on a quelque chose de difficile à faire dire à un personnage,
surtout le faire boire.
Ce nouveau spleen, ce mal de la vacance, cet exil le projettent dans des terres glaciales aux tonalités froides que cernent maints régions forestières, où des futaies d’indifférence s’étalent à perte de vue, n’offrant pour tout bruissement qu’un silence d’une profondeur tellurique, angoissant par son éloignement des frontières supportables de la perception humaine. Il entend jusqu’à la surdité. Le silence lui crève les tympans. Il apprend à reconnaître ce réel sans altruisme d’une matérialité incontournable, qui dresse devant son envergure de fourmi les murailles d’un monde géant souterrain, citadelle fortifiée d’un envers. Le retour de vagues prêt à l’immerger durant ce rêve reflue pour venir se mettre à niveau du rivage, la chaleur l’immobilise en un bien-être soudainement. Les souffles viennent à lui en sens inverse.
Les amoureux sont d’éternels traducteurs. Ils viennent après pour être avant, ils promettent avant pour trahir après. Ils promettent des images aux mots et des mots aux femmes qu’ils n’aiment plus. Je les accuse, mais je n’ose pas les conseiller. Pétales de roses, princes charmants, déclarations à l’aube et au crépuscule en face d’abréviations et l’emploi des anglicismes.
Mais en même temps, les traducteurs sont toujours mes chevaliers ; ils ont toujours ma confiance en poésie et en prose, comme d’ailleurs en art et en musique. Peut-être suis-je trop naïve en meublant mon coeur d’étagères pleines de poèmes que personne n’osera jamais traduire ?
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Revue « papier »
Prochainement
LA SPIRALE
de Margo Ohayon
Contenu : Réflexion et création. Numéros thématiques, anthologiques ou consacrés à un auteur, leur objectif est de communiquer le travail des auteurs publiés ou non par le Chasseur abstrait.
Depuis quelques semaines déjà, la RAL,M livre des goruriennes sans avoir expliqué ni comment ni pourquoi. Le pourquoi restera sans réponse, puisqu’il appartient à l’idiosyncrasie du lecteur (idiot/cin[glé]/crazy). Comment ? Eh bien parce que. Parce qu’un lecteur particulièrement attentionné (à mon égard) m’a renvoyé les trois volumes publiés sans un mot d’explication et qu’il en a (au cours de combien de lectures) surligné maints passages pour des raisons qui ne s’expliquent pas plus ni mieux. J’ai d’abord songé à des espèces de morelliennes [...]
Le T&P 82 est publié chez Amazon et chez FNAC-Kobo
Le premier trimestre 2013, qui correspond au numéro 82 de la RAL,M, est fortement marqué par quatre auteurs :
Pascal Leray
Gilbert Bourson
Jean-Michel Guyot
et Daniel de Cullá.
Il faut dire que ces écrivains n’ont pas mis la charrette avant les bœufs. Ils connaissent leur métier de longue date. Ils portent en eux tout le poids d’une œuvre. Et c’est ce qui les distinguent nettement.
La RALM
est un des grands sites littéraires des espaces francophones
et hispanophones.
Ce n’est pas une structure commerciale. Nous ne pouvons pas y vendre quoi que ce soit. Nous limitons notre activité à l’information et à la création. Les revues
« papier » qui en découlent sont des vecteurs de communication utiles aux auteurs et qui doivent être utilisés par eux comme tels.
La participation est gratuite et n’est pas rémunérée.
La structure commerciale, c’est Le chasseur abstrait.
Au cœur de la RAL,M, un travail consistant à assurer la périodicité et les contenus individuels et collectifs. Cette section peut paraître quelquefois complexe, mais elle est l'endroit des recherches et des résultats.
Par principe, c'est ici qu'on entre dans la RAL,M. Mais on peut préférer y entrer de façon plus traditionnelle en consultant le plan du site ci-contre.
Ces auteurs ont bien voulu animer des espaces plus proches de leurs préoccupations que le sommaire de la RAL,M toujours un peu généraliste.
Cette zone éditoriale est aussi le lieu des sites personnels. Ceux de Patrick Cintas et de Valérie Constantin sont connus depuis des années et évoluent constamment. Pascal Leray est au travail.
En marge de la littérature des nations et de celle des peuples, voici une littérature plus modestement composée et assumée, ce que Ferdinand Cheval appelle le « travail d’un seul homme ».
Les lecteurs de la RAL,M ont pu explorer depuis plusieurs années l’univers pictural de Valérie Constantin qui exerce son influence sur l’esthétique de cette revue et des ouvrages publiés par Le chasseur abstrait.
Accès traditionnel au contenu de la RAL,M : « anthologie permanente » qui donne accés aux œuvres par les genres et les auteurs.
Dans ces rubriques, quelques centaines d'auteurs vous offrent de quoi lire pour présenter leur œuvre.
Notez que les auteurs sont classés par ordre de parution selon la bonne règle qui veut que les derniers arrivés sont les premiers servis — ceci pour donner la primeur aux plus actifs d'entre eux.
Tous les genres, les bons comme les mauvais. Narration, construction, écriture, tout est bon pourvu que la fable et la chronique, voire plus, tiennent le bon bout.
Galeries virtuelles, avec ou sans commentaires. Avec la musique, le dessin et ses corollaires vont plus vite et peut-être mieux que les langues. Même l’homme du commun ne s’y trompe pas... ou rarement.
Quelques auteurs s’entretiennent librement en essayant de ne pas sombrer dans le nombrilisme ni la morale, les deux écueils de la pensée au travail du langage et de ses esthétiques possibles.
Quelques textes à propos de et au sujet de. Il s’agit ici de faciliter la tâche du lecteur en plongeant ici et là dans le magma que la RAL,M projette au dehors. À construire encore, au fil du temps qui passe.
Infos l'éphémère
Vos infos (blog de news), les nôtres (Le chasseur abstrait) et, en prime, quelques revues en ligne qui méritent l'attention.
Infos et catalogue du Chasseur abstrait [ici]. Dans cette rubrique, quelques principes à prendre en compte avant d’aller frapper à la porte pour être publié.
Le blog de news distribue quotidiennement des infos sur les rendez-vous et les publications qui nous sont proposés par [email].
2004/2013 Revue
d'art et de
littérature,
musique
publiée par Le chasseur abstrait
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