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Je voulais laisser tomber le langage lui-même, ce sacré langage, tout souillé, comme les pièces de monnaies usées par des marchands. Je veux le mot là où il s'arrête et là où il commence. Dada, c'est le cœur des mots. Toute chose a son mot, mais le mot est devenu une chose en soi. Pourquoi ne le trouverais-je pas, moi ? Pourquoi l'arbre ne pourrait-il pas s'appeler Plouplouche et Plouploubache quand il a plu ? Le mot, le mot, le mot à l'extérieur de votre sphère, de votre air méphitique, de cette ridicule impuissance, de votre sidérante satisfaction de vous-mêmes. Loin de tout ce radotage répétitif, de votre évidente stupidité. Le mot, messieurs, le mot est une affaire publique de tout premier ordre. Hugo Ball - Zurich - 14 juillet 1916. [ce qui n'a pas empêché Tzara d'appeler la police... le mieux étant toutefois d'aller se renseigner chez Dadachy ici (Celia aussi merci) pour ne pas confondre les vessies et les lanternes si...] |
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Sommaire
 ©Valérie Constantin |
1. Édito - Le SLAM de la RAL,M
Maintenant que la RAL,M se lance dans la publication papier, elle a besoin de resserrer sa rédaction sans affecter son activité on-line qui, elle, doit demeurer entièrement libre et gratuite. Les revues en papier ont deux défauts majeurs par les temps qui courent : elles ont un coût et un nombre de pages limité - ce qui nous ramène hélas aux principes de l'édition classique : choix des textes (et des auteurs) et calcul du travail. Et ceci, dans le cadre strict de l'action promotionnelle, car il n'est évidemment pas question ici de créer une revue typée par des particularités esthétiques ou morales, pas plus que disciplinaires. [...]
2. Les « papiers » de la RAL,M
Nouvelle année, nouvelles résolutions, nouveaux projets. Depuis que Le chasseur abstrait a trouvé sa place dans la jungle éditoriale, la RAL,M se sent des ailes... La voilà encline à devenir une collection du Chasseur abstrait. Une collection de revues, ces objets si nécessaires à la diffusion des idées et des oeuvres. Le succès de ses « papiers » l'y encourage. On commencera donc 2011 avec la diffusion de nouveaux numéros de ses revues en papier, légitimes extensions de ses activités internautiques. [...]
3. Les auteurs du mois
Josaphat Robert Large - Mario Malivert - Lélio Brun
Yves Patrick Augustin - Thélyson Orélien & un nouvel espace dââ¢auteur avec Stéphane Prat [...]
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Nouvelle année, nouvelles résolutions, nouveaux projets. Depuis que Le chasseur abstrait a trouvé sa place dans la jungle éditoriale, la RAL,M se sent des ailes... La voilà encline à devenir une collection du Chasseur abstrait. Une collection de revues, ces objets si nécessaires à la diffusion des idées et des oeuvres. Le succès de ses « papiers » l'y encourage. On commencera donc 2011 avec la diffusion de nouveaux numéros de ses revues en papier, légitimes extensions de ses activités internautiques. Après les balbutiements et les atermoiements, les choses sont claires. Voici comment cela se passe :
T & P, qui porte le présent numéro de la RAL,M - 67 : nous avions proposé l'automne dernier qu'on s'y penche sur les
« instances du texte ». Mais nous n'avons rien reçu dans ce sens, peut-être parce que ça n'a pas de sens aux jours d'aujourd'hui. Qui sait? Partant de la réflexion de Nathalie Sarraute dès le début de son ère du soupçon (Dostoïevsky et Kafka), nous souhaitions élargir un peu cette vision du post-modernisme aux lieux et à l'écriture, les ajoutant aux non moins signifiants personnages et temps. Aux textes psychologiques encore d'actualité et à ceux qui misent sur la situation, il est encore possible d'approcher la question épineuse des lieux, considérablement augmentée d'autres territoires que ceux que Proust ou Mann épient en connaisseurs, ainsi que la question de l'écriture qui, de Joyce à la complexité des géographies du réel, envenime le débat des langues et de leur légitimité en littérature. Une cinquième voie, la voix justement inaugurée par William Gaddis, nous semble aussi pousser la moire bien au-delà du naturel, immisçant les sytèmes de voyage et de traduction dans notre ère d'après-soupçon qui ne fait pas que des heureux en littérature et ailleurs. Mais c'est ainsi, les choses se font aujourd'hui par déduction, partant du résultat net et nettement entrevu par contamination publicitaire et providentielle, et non plus, comme cela devrait être, par induction aléatoire tissée d'apagogies comme ce fut le cas entre le Coup de dés et les derniers cris surréalistes, époque où il se passa tant de choses que la plupart d'entre nous ne prennent plus le temps d'en savourer les détails. En lieu et place de cette réflexion utile, mais apparemment hors norme, d'autres textes nous sont parvenus et nous les avons rassemblés en un numéro qui compte avec quelques auteurs pour qui nous éprouvons de la considération :
Benoît Pivert, Véronique Perriol, Cathy Garcia,
Monsif Ouadai Saleh, Daniel Leduc, Ettore Janulardo,
Jean-Michel Guyot et Romain Gouvernet.
Le RALMag 5 est déjà considéré comme un bijou par les premiers destinataires chargés d'en diffuser la nouvelle. Avec:
Arnaud Delcorte (Mallorca diary) - Margo Ohayon (Le rien) -
Gilbert Bourson (Dépôt) - Patrick Cintas (Cicadaââ¢s fictions) -
Valérie Constantin (Portraits) - Tristan Leroux (Poésie et image). Peu d'auteurs, mais, en couleur, 150 pages grand format et des textes ou ouvrages pouvant constituer des livres. C'est d'ailleurs dans les collections du Chasseur abstrait qu'on retrouvera
certaines de ces Åuvres prochainement. Un RALMag 6 est prévu avec d'autres auteurs qui acceptent le travail éditorial tel que je nous concevons : on y retrouvera le prolifique Pascal Leray dont l'Åuvre commence à peser
sérieusement dans la balance, et aussi Stéphane Pucheu et Jean-Michel Guyot dont les travaux promettent de s'organiser chez Le chasseur abstrait.
Les Cahiers de la RAL,M offrent déjà dans leur diversité un menu copieux. Voici les numéros 19 à 22 où nous avons logé les poésies complètes de Patrick Cintas.
D'autres chemins restent à explorer, notamment ceux tracés par Pascal Leray, qui publiera sous peu un autre Cahier consacré à la série (avec Mel Bochner), Serge Meitinger, dont les « Bornoyages du champ poétique » (publiés par Le chasseur abstrait), constituent une forte leçon de poésie et de lecture, Gilbert Bourson, dont la trajectoire file encore dans les découvertes toujours mieux assénées.
Enfin, comme il faut continuer d'améliorer l'outil de travail, la RAL,M publie sa première lettre professionnelle qu'on peut télécharger ci-dessous.
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* Nouveau *
Lettre de la RAL,M
Tant en matière de texte que de livres, le seul débat considérable est
celui qui devrait s'instaurer entre l'auteur et le libraire qui à eux
seuls embarquent plus de la moitié du prix de vente du livre alors que
l'autre moitié est inéquitablement « partagée » entre diffuseur,
distributeur, imprimeur, éditeur et... État. Hélas, les « usages »
français, inspirés par ceux qui représentent cette seconde moitié,
interdisent cette pratique pourtant nécessaire maintenant que l'Empire
français commence vraiment à sentir le moisi et le roussi en même
temps. Il faut dire que le « grand éditeur », parisien de préférence
et dilettante d'origine, est à la fois diffuseur, distributeur,
imprimeur, éditeur et... État. Ce qui n'est pas le cas du petit éditeur
qui fait les frais finalement de la complicité trouble qui anime le trio
que les « grands éditeurs » forment avec les auteurs et les libraires.
Ce système ne changera pas. Il a d'ailleurs été inventé à droite et
décrété à gauche. Le consensus, dont on fête les trente ans, est en
place pour longtemps. Il ne nous reste donc plus qu'à bosser, non pas
pour changer le livre, mais pour Åuvrer dans le sens du texte. Pour cela,
il faut « communiquer » - ce dont nous ne nous privons pas.

Télécharger
La version imprimée est réservée aux professionnels du livre. La demander ICI.
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Revues papier : à paraître cette année.
Ici, c'est la partie toujours en mouvement de la RAL,M... Les choses se
font enfin ou ne se font pas finalement. Ceux que le travail dérange
peuvent prendre la poudre d'escampette.
Cahiers de la RAL,M
Nºs 12, 13, 14, ...
T & P 68 T & P 69
RALMag 6
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La RAL,M
au quotidien.
Les semaines de la
RAL,M
Articles les + récents
Les semaines de la RAL,M
Ces deux onglets ont séduit nos lecteurs.
Chaque semaine, la RAL,M se propose de présenter un ou plusieurs auteurs (écrivains, artistes, musiciens...). Des thèmes seront aussi annoncés. N'hésitez pas à contribuer, que vous soyez auteurs chez Le chasseur abstrait ou pas. Nos idiomes sont les français, espagnols et anglais, mais pourquoi ne pas aller plus loin si les compétences ne nous manquent pas.
Proposez vos articles ICI
(en fichiers joints).
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Et n'oubliez pas de visiter
attentivement [notre nº 66 en ligne], non pas pour son contenu, mais pour ce qu'il propose,
c'est à dire un sommaire de la RAL,M consacré à un auteur au travail.
Nous pensons
en particulier aux auteurs édités ou en passe de l'être par Le chasseur
abstrait. Ce style de sommaire est exactement ce que nous souhaitons
publier dans la RAL,M - en ligne et en papier.
[VOIR]
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Édito
LE SLAM DE LA RAL,M
Projecteurs sur les sommaires à venir
Maintenant que la RAL,M se lance dans la publication papier, elle a besoin de resserrer sa rédaction sans affecter son activité on-line qui, elle, doit demeurer entièrement libre et gratuite. Les revues en papier ont deux défauts majeurs par les temps qui courent : elles ont un coût et un nombre de pages limité - ce qui nous ramène hélas aux principes de l'édition classique : choix des textes (et des auteurs) et calcul du travail. Et ceci, dans le cadre strict de l'action promotionnelle, car il n'est évidemment pas question ici de créer une revue typée par des particularités esthétiques ou morales, pas plus que disciplinaires.

Ce qui a déterminé Marc Kelly Smith a créer le Slam movement n’est en rien le dégoût d’une poésie qui s’éloigne des penchants populaires pour se donner des airs de savante distinguée voire aristocratique. La poésie est ce qu’elle est, du familier au savant et peut-être même au grand. Ce que nos prédécesseurs arabo-andalous ont laissé finalement au Cante gitan qui se donne à percevoir partant du Cante chico, chansonnettes en tous genres, au Cante jondo dont la création n’appartient qu’à ceux qui ont le duende, passant par toutes les formes du Cante intermedio. Nos troubadours, plus vrais sans doute que les trouvères, n’ont jamais trahi cette vision de la chose à dire autrement. Ronsard lui-même n’eut pas de peine à entrer dans cette approche joyeuse en pratiquant aussi bien la poésie familière que l’ode ou l’hymne. Il est donc tout à fait idiot de fonder sa propre doctrine poétique sur des choix qui ne relèvent pas de cette tradition, mais d’autres données, souvent caractérielles, qui n’ont rien à voir avec ce qu’il convient d’appeler l’honnêteté intellectuelle. À bas, donc, les prophètes !
L’arrogance des poètes a choqué l’inventeur du slam. S’il est juste de concevoir qu’un poète s’adonne plutôt au trobar leu qu’au trobar clus, ou inversement, il n’est pas normal et même injuste que ce poète prétende détenir la clé de la poésie et par conséquent tenter d’imposer son choix comme une vérité indiscutable. Devenu par conséquent indifférent à la critique comme au jugement de l’auditoire (ou du lectorat), ce poète partisan fait son numéro et puis s’en va sans laisser d’autres traces que son insuffisance alors qu’on attendait de lui qu’il soit capable, comme l’immense Aragon, de chanter aussi bien que d’écrire, ou que malgré les limites de son art, il laisse la place à ceux qui font mieux que lui à d’autres niveaux de l’expression poétique.

La pertinence poétique n’appartient nullement au leu ou au clus sans autre alternative. Les moaxajas andalouses, compositions savantes par excellence, se terminent par une jarcha, couplet d’inspiration populaire ou carrément emprunté à la rue. Comme quoi il n’est pas mauvais que le poète savant descende dans la rue pour s’en inspirer et achever son œuvre. Et inversement.
Le slam est né d’une révolte contre le poète doctrinaire. D’un refus de son arrogance, qu’il soit un populiste convaincu ou un savant reconnu. Le contact de la poésie et du lecteur (ou auditeur) ne doit pas passer par le niveau de science (infuse ou inspirée), mais par l’attitude même du poète qui doit jouer carte sur table. Il est inquiétant d’ailleurs qu’en France on n’évoque le slam qu’à l’occasion du texte d’inspiration simple et simplement exprimée par opposition au texte d’obédience nobiliaire.

En somme, le slam est un modèle pour l’édition — limitée ici à celle de la littérature restreinte, bons et mauvais genres confondus seulement dans la qualité et peut-être même la profondeur.
Ce qui manque aux catalogues, c’est le professionnalisme de ses auteurs. Que d’amateurs ! Et pas des meilleurs ! Dans un éloge du terrorisme, j’écrivais :
Il existe deux espèces d’auteurs véritables : les auteurs de séries et les auteurs d’une œuvre. Je n’en conçois pas d’autres en tout cas.
Les auteurs de séries, policières ou autre, sont capables de produire un bouquin selon un emploi du temps qu’ils se sont fixé et que les faits contredisent rarement tant ces auteurs sont obstinés et talentueux. On leur doit, de Racine à Simenon (par exemple), des œuvres qu’on ne se lasse pas de lire. On peut compter sur eux pour éveiller notre intérêt. C’est une race rare et précieuse qui inspire l’imitation et plus souvent la vanité. Ils ne construisent rien d’autre qu’un catalogue, mais quel professionnalisme ! Et quel sens de la réalité !
Les auteurs d’une œuvre ne sont pas moins rares, des 50 pages mallarméennes aux 10000 de Balzac. Balzac qui commença par la série, comme si elle était nécessaire à son apprentissage, et dont l’œuvre lui apparut comme une évidence, seulement interrompue par la mort. Les auteurs d’une œuvre sont quelquefois appréciés au même titre que les auteurs de séries, je veux dire de leur vivant, mais ces œuvres se construisent plutôt en dehors des supports qui les rendent accessibles. Contrairement aux auteurs de séries dont l’existence même dépend des supports et de leur commercialisation, l’auteur d’une œuvre ne connaît pas ces affres. Il écrit, tout simplement, et peu lui importe que le texte s’achève dans un livre de papier ou dans les magnétismes obscurs de l’électronique.
Comment veut-on construire des sommaires sans œuvres et sans séries ? Et comment en communiquer les complexités et les vérités sans laisser toute la place au champ qui couvre l’horizon des possibles façons de faire ? Le slam des sommaires de la RAL,M est net comme un fil :
— il invite les auteurs d’œuvres et de séries, les autres auteurs ne participant pas aux sommaires et étant invités ailleurs sur ce site de la diversité où la place ne manque d’ailleurs pas non plus ;
— il les invite à laisser leur arrogance aux vestiaires et à se comporter non pas en doctrinaires de leurs empires réciproques, mais en connaisseurs de leur limites parfaitement conscients que le travail qu’ils s’engagent maintenant à accomplir avec nous est éditorial et non plus littéraire.
Que s’engage ensuite la joute ou simplement la lecture.

Patrick Cintas.
Images de Daumier - commentaires de PC.
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Tous les éditos : 
Auteurs du mois
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Un nouvel espace d'auteur avec
STÉPHANE PRAT
Le bénéfice du double
Suivez nos semaines :
Page editoriale
2013
Nº 83 - avril 2013 - Pétainistes endormis - Prologue des Huniers - Patrick Cintas
Nº 82 - janvier 2013 - Tradition et Modernité - projets pour la RAL,M - Patrick Cintas
2012
Nº 81 - octobre 2012 - L’Etat, la poésie, la société... - Pascal Leray
Nº 80 - juillet 2012 - L’Urine et le Métal - Roger Russel
Nº 79 - avril 2012 - La série selon Mel Bochner - Pascal Leray
Nº 78 - janvier 2012 - Aux sources du sens (de la réalité) - Pascal Leray
2011
Nº 77-bis - décembre 2011 - La relation auteur-éditeur - Patrick Cintas
Nº 77 - novembre 2011 - Manifeste mutantiste - Mathias Richard
Nº 76 - octobre 2011 - Un puits dû au silence - Patrick Cintas
Nº 75 - septembre 2011 - Commencement de la fin - Roland Nadaus
Nº 73-74 - juillet-août 2011 - Rêve et poésie - Serge Meitinger
Nº 72 - juin 2011 - La ré-invention du corps chez Rimbaud - Gilbert Bourson
Nº 71 - mai 2011 - Figure de l’écrivain et cancans - Patrick Cintas
Nº 70 - ANALECTIC SONG - Trois personnages au carré
Nº 69 - PRINTEMPS DES POÈTES - Intellos & populo
Nº 68-2 - ANALECTIC SONG
Nº 68-1 - Vive le pouvoir judiciaire !
Nº 67 - Le SLAM de la RAL,M !
2010
Nº 66-bis - Projets ralmiques
Nº 66.2 - Éloge du terrorisme.
Nº 66.1 - La condition textuelle - de Pascal Leray
Nº 64-65 - juillet-août 2010 - L’été des poètes !
Nº 63 - Pas de printemps pour les poètes ?
Nº 62 - SCUM
Nº 61 - Cinéma-roman & Roman-cinéma
Nº 60 - La poésie, Rougerie...
Nº 59 - Identité nationale
Nº 58 - Camus... j’aurais aimé la France...
2009
Nº 57 - Salon du livre de Paris 2009.
Nº 56 - Les poètes - Novembre 2009.
Nº 55 - L’auteur chez Le chasseur abstrait.
Nº 54 - Textes et Prétextes - La revue du site.
Nº 52-52 - <I>Etoile de l’Aube - Délégation Haute-Garonne/Midi-Pyrénées de la Société des Poètes Français.
Nº 51 - L’auteur et son libraire.
Nº 49 - Meschonnic maintenant.
Nº 47 - Collectif ALM.
Nº 46 - Une année de plus.
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2007
Nº 33 - Antimesse pour Karlheinz Stockhausen.
Nº 32 - Lettre ouverte à monsieur Azouz BEGAG : celle que j’aurais dû vous envoyer…
Nº 30 - Entretien avec Luciano MELIS, éditeur.
Nº28/29 - Douche it again !
Nº27 - Poésie & Religion.
Nº26 - Hommage à ROSTROPOVITCH.
Nº 25 - D’un coup de dés, l’espace du poème depuis Mallarmé - avec Ann-Sarah Laroche - Bibliothèque de Toulouse.
Nº 24 - Du chômage.
Nº 22-23 - Le droit de choquer.
2006
Nº 21 - Vallejo y Neruda - Entre classique et romantique.
Nº 20 - À propos de Robert REDEKER.
Nº 19 - Désespère !
Nº 18 - FEMME(S) & CRÉATIVITÉ.
Nº 16-17 ART & THÉRAPIE.
Nº 15 - Espace de Valérie CONSTANTIN - Livres d’artistes.
Nº 14 - Onuma Némon - Julie-la-fête.
Nº 13 - Jean ORIZET, le duende.
Nº 12 - COMBAT CONTRE LE PÈRE - Tractatus ologicus III.
Nº 11 - SPÉCIAL ROBERT VITTON - Un aléa d’îles.
Nº 10 - Féminité et créativité : créer ou ne pas être.
2005
Nº 9 - La poésie, déesse cachée du désir quand le silence se brise.
Nº 8 - Tractatus ologicus.
Nº 7 - Jouir de sa douleur.
Nº 6 - Le droit à la nuance.
Nº 5 - León FERRARI - L’Église catholique et la peur de la Beauté.
Nº4 - Derrida made in America.
2004
Nº 3 - En vue de notre mondialité.
Nº 2 - Écrire, pourquoi faire ?
Nº 1 : Écrivez pour empêcher les autres d’écrire.
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Qui publions-nous ? Des écrivains, pourvu que, dans le « créneau » où ils ont choisi de s’exprimer, ils excellent : de la chanson à la poésie la plus difficile d’accès, du roman traditionnel aux compositions complexes de la modernité, de la réflexion pragmatique aux pensées les plus aventureuses - nous n’avons de limites que le talent et l’honnêteté intellectuelle.
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1º) Veuillez indiquer clairement dans quelle collection. 2º) Le manuscrit doit être joint à votre email au format Word ou
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Sérié 09270 Mazères. 3º) N’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées.
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CESSION - La cession qui engage tant l’auteur que ses ayants droit est consentie pour la durée de la propriété littéraire d’après les lois françaises et étrangères et les conventions internationales, actuelles et futures. Cette autorisation prendra effet dans tous les pays du monde.
DROITS - Pour prix de l’autorisation de publier l’ouvrage dans l’édition courante décrite ci-dessus, l’éditeur versera à l’auteur un droit correspondant à
... % du prix de vente public hors taxe.
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Voir le Contrat A.
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CESSION - Elle est limitée à un an ou deux maximum.
ACHAT D’EXEMPLAIRES PAR L’AUTEUR - L’auteur s’engage à acheter un
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3º) La plupart des manuscrits que nous recevons sont
médiocres et ne méritent évidemment pas d’être publiés chez un
éditeur. Nous vous adressons alors une lettre de refus type, car nous
n’avons pas le temps d’entrer dans des détails que vous pourrez mieux
régler chez un prestaire tels que Publibook, Manuscrit.com,
L’Harmattan, Lulu.com, etc., chez qui vous pourrez librement pratiquer
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Actor - Le livre des lectures documentées - de Patrick Cintas
Il n’y a rien d’autre à faire, pour commencer, que de s’expliquer du mieux qu’on peut. Ainsi, la matière initiale est soumise à des contraintes venant de l’extérieur comme de l’intérieur. Qu’il y ait des lois à cela n’est pas impossible. Est-il toujours assez tard pour s’en inquiéter ? Les premiers personnages sont nés dans des récits de lecture.[...] Ceci est donc la narration de faits, vrais et imaginaires, à opposer aux choses — faits soumis à l’étude de leur déformation et de leur écoulement sous l’effet des contraintes de l’existence. On peut appeler ces faits de la poésie.
Gor Ur - Le Gorille Urinant - de Patrick Cintas
Les lecteurs d’ ANAÏS K. connaissent déjà GOR UR, le Gorille Urinant. Le voici de nouveau dans un contexte bien différent, celui d’un feuilleton. La littérature en prend un coup, sans doute, mais le ton y est. L’Urine divine est toujours en lutte contre le Métal gothique. Et l’inspecteur Frank Chercos suit les pistes, épaulé par la Sibylle et l’astronaute John Cicada. La parodie grotesque de ce Monde continue sur le ton du récit le plus vernaculaire qui soit, en proie à l’infantilisation de l’Homme plus destiné à arracher les pattes de l’insecte qu’à en envisager la cohabitation émerveillée d’un côté comme de l’autre. Ici, peu de schizophrènes, beaucoup de paranos et surtout énormément de cons. Les prévisions de cyberespace et autres uchronies de la technologie sont tombées en désuétude : l’existence de l’Homme se continue en dehors des grands récits qui forment autant de possibilités d’Histoire : la Philosophie, la Poésie, la Poétique. Avec ce roman obstiné, Patrick Cintas décrit la gangue politico-religieuse qui écrase ou réduit celle ou celui qui se définit d’abord par la pratique d’un art. Art conçu comme l’antipode exact du jeu et par conséquent proposition d’une redéfinition du Travail. Hélas, Gor Ur sort toujours vainqueur de ces joutes et son Urine jaillit alors comme l’eau bénite des doigts trop enclins à la fabrication du Bonheur au détriment de l’explosion de la Joie.
Robert Vitton - Thaumaturgie vernaculaire
L’existence serait composée de miracles, prodiges du quotidien, phénomènes sujets à émerveillement, et cela n’aurait de cesse si les mots continuaient d’appartenir à une langue propice à la poésie parce qu’elle est toujours en quête de l’heure dérobée, concept purement poétique dont Robert VITTON, poète et prosateur, est l’inventeur. La particularité de l’homme tiendrait à la proximité de cette langue, à sa familiarité, et à la multiplicité des détails de l’heure. En vers ou en prose, c’est bien l’existence qui est cernée dans un chant poétique continûment inventeur de ses découvertes que le poète ne cherche pas à posséder tant il a conscience d’être possédé par elles.
Serge Meitinger - Autoscannographie
Nous n’avons que notre corps, mais son monde - le nôtre - ne s’arrête pas à la surface de l’épiderme. Nous n’y sommes pas enfermés comme en une outre chaude et molle ou en une cuirasse bardée de muscles. Sans cesse nous rayonnons et recevons les impulsions de tout le dehors, proche et lointain, dans toutes les gammes sensibles, conscientes, inconscientes, préconscientes comme si notre peau était tambour et tamis, interface diaphane et protecteur à la fois. Nos sens sont des émetteurs, des vecteurs et des récepteurs ; notre esprit un convecteur, ordonnateur et disséminateur. De fait un halo nous entoure et forme notre avant-corps, une aura qui nous rend sensibles à ce qui est et à autrui. Ainsi nous pouvons appréhender le monde en ses qualités propres, les autres en leur singularité sans avoir à toucher ni à être touchés. En avant des corps, les avant-corps se connaissent et s’éprouvent ; si ces derniers ne se conviennent pas, les choses et les êtres, les corps et les esprits ne communieront jamais et iront même jusqu’au rejet. Socialement et culturellement, certaines lois dites de « proxémique » règlent une bonne part de ces rapports (possibles et souhaitables) et les tolérances sont variables selon les latitudes, les cultures et les groupes sociaux. Plus intimement l’on parlera d’aimantations et de « tropismes » : des polarisations, parfois infinitésimales et affectant tous les sens à la fois, nous situent par rapport à tel ou tel autre, telle ou telle réalité plus ou moins prochaine. Et si nous ne pouvons pas « les sentir » c’est que quelques-unes des particules sensibles et olfactives émises en leurs avant-corps nous répugnent particulièrement. S.M.
Pascal LERAY - Une sériographie
Tant que l’oeuvre de Pascal Leray demeurait inédite à cause d’un monde éditorial voué au commerce et à ses usages, on ne pouvait guère en mesurer l’ampleur qu’en se rendant sur l’Internet pour explorer les "forums" où cet excellent écrivain allait jusqu’à manger de l’homme. Puis il se mit à développer dans la RAL,M une activité créatrice originale et d’une exceptionnelle maîtrise. Depuis peu, Le chasseur abstrait a entrepris de publier ces livres tous hors du commun et surtout capables d’explorer le langage sous toutes ses formes : roman, poésie, théâtre, musique, chant, peinture, critique, etc. Un pareil effort sur le Monde est autre chose qu’une simple palette. C’est une oeuvre. Et comme cet homme sait jouer de son visage et de son rire, ces textes proposent une sérieuse physionomie de la littérature avec des échappées d’un humour parfaitement ravigotant.
RAL,M & L’ANCRAGE : L’étranger
Voici donc un ticket aller simple. Nous ne garantissons pas les retours. C’est notre première et dernière exigence. Ramer à la force du poignet. Audaces fortuna juvat. L’idée d’un tel rapprochement, un précédent entre deux revues des deux côtés de l’Atlantique, peut sembler étrange. Et bien justement. Nous traitons ici de l’étrange, de l’étranger. (Victor Grauer et Patrick Cintas opteront pour l’idée d’Aliens.)
De sorte que le moment ne pouvait pas être plus propice à l’aventure. ¡La aventura comienza con el hombre !
Peu à peu l’oiseau n’a pas fait que son nid ; il s’installe tout doucement. La collaboration avec la RAL,M nous a tous rajeunis. L’Ancrage a vu le jour il y a de cela quatre années et la RAL,M a un an ; tandis qu’aujourd’hui RAL,M & ANCRAGE ensemble, le temps d’une escale sont en train de naître sous vos yeux. On a toute la vie pour apprendre. Nacer Khelouz.
BRUITS de Valérie Constantin
Les lecteurs de la RAL,M ont pu explorer depuis plusieurs années l’univers pictural de Valérie Constantin qui exerce son influence sur l’esthétique de cette revue et des ouvrages publiés par Le chasseur abstrait. Les « bruits » constituent une partie seulement de son œuvre plastique, mais ils ont une importance nouvelle. Ce sont ces « bruits » qui forment en ce moment l’essentiel du contenu proposé par l’artiste aux internautes. Exposition qu’on peut visiter sur son site :
valerieconstantin.ral-m.com
Les bruits y sont déclinés en trois mouvements ou phases qu’il convient de commenter. Une unité s’en dégage, uniquement plastique, avec ce que cela impose de retentissements intérieurs.
SPIRALE de Margo Ohayon
Ce nouveau spleen, ce mal de la vacance, cet exil le projettent dans des terres glaciales aux tonalités froides que cernent maints régions forestières, où des futaies d’indifférence s’étalent à perte de vue, n’offrant pour tout bruissement qu’un silence d’une profondeur tellurique, angoissant par son éloignement des frontières supportables de la perception humaine. Il entend jusqu’à la surdité. Le silence lui crève les tympans. Il apprend à reconnaître ce réel sans altruisme d’une matérialité incontournable, qui dresse devant son envergure de fourmi les murailles d’un monde géant souterrain, citadelle fortifiée d’un envers. Le retour de vagues prêt à l’immerger durant ce rêve reflue pour venir se mettre à niveau du rivage, la chaleur l’immobilise en un bien-être soudainement. Les souffles viennent à lui en sens inverse.
Les poètes du chasseur abstrait
Poésie... « projet d’ordre esthétique consistant à mettre en question toute représentation du réel effectif et de faire accomplir à la langue, jusque là médiatrice entre exprimable et exprimé, un saut radical qui la fait changer de statut à l’intérieur de son propre code », écrit Gilbert Bourson à propos de Rimbaud.
Pour Jacques Roubaud, « la poésie s’adresse particulièrement à ceux qui la reçoivent [...] elle n’a pas une intention de récit ou de pensée. »
On n’en finit pas de gloser sur la pertinence des propos et du propos. Certes, mais la poésie ne peut pas se passer de commentaires. Sans eux, elle perd non pas son sens, mais le sens de ses chemins. Entre autres, ceux que nous empruntons ici, au coeur même du catalogue du Chasseur abstrait.
Notez l’adresse Internet de cette page spéciale car la liste s’allonge au fil du temps.
poetes.ral-m.com
Les narrateurs du Chasseur abstrait
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Espaces d'auteurs
Espace de Patrick Cintas
Patrick Cintas dirige la RAL,M depuis avril 2004.
Espace de Valérie CONSTANTIN
La peinture nous force au silence pour nous rendre capable d’entendre sa rumeur. La poésie propose sa rumeur pour nous rendre sensibles aux couleurs du silence.
Michel Butor
Side effects de Nacer KHELOUZ
Le théâtre de ma souffrance d’humain est d’abord un théâtre, c’est-à-dire un spectacle. Et comme tel, j’exige de lui qu’il aille au-delà du supplice.
Lèvres du silence de Marie SAGAIE-DOUVE
Née en 1949, j’appartiens à la génération du baby-boom. Issue d’une famille qui allie l’aristocratie à la paysannerie, laquelle évolue vers la bourgeoisie, j’hérite d’une culture où la liberté de penser se heurte aux dogmes d’une religion, dont les interdits rythment les gestes quotidiens. Au centre se noie mon désir.
Lettres vagabondes de Benoît PIVERT
Lettres vagabondes... comme une imagination capricieuse et paresseuse, comme les zigzags du désir qui s’envole et retombe, imprévisibles comme ces rencontres que l’on fait au hasard des chemins de traverse de la littérature. Lettres d’ici et d’ailleurs. Lettres libres comme l’air d’un vagabond solitaire en quête de sens.
Línea de sombra de Oscar PORTELA
Literatura. Filosofía. Cine...
Né dans la province de Corrientes (Argentine) en 1950.
Important écrivain argentin, il a publié de nombreux livres de poésie : Senderos en el Bosque, Los Nuevos Asilos, Memorial de Corrientes, La Memoria de Láquesis, etc) et d’essais sur la pensée philosophique contemporaine comme Nietzsche sonámbulo del día. Ses livres sont publiés en Espagne, au Mexique, Venezuela, Paraguay. Il est aussi critique de
cinéma et compositeur.
Interlope de Andy VÉROL
Créé en 1997, Interlope était un projet à l’initiative d’Arturo B. Vidal, 6Mic et Andy Vérol. Revue confidentielle papier, Interlope ne vécut que deux numéros avant de croupir dans l’oubli.
C’est en 2007 qu’Andy Vérol décide de reprendre l’initiative, avec une façon toute artisanale de fabriquer cette revue devenue, depuis, post-culturelle… Les années 2000 ont révélé l’inutilité des combats, des luttes. Tout est « révolution » ou « révolutionnaire ». Les nouvelles technologies, une « révolution ». Le pouvoir d’achat, une « lutte ». Si l’on dit du mal des patrons, on est taxé de « réactionnaire ». Si l’on fait remarquer la vie misérable de 80% de l’Humanité, on passe une page pub.
Interlope est la revue de ceux qui considèrent l’Occident comme un espace prédateur, un pays pour les dominants, tels les zombies dans les films de Romero, poussant leurs caddies, de façon mécanique, dans des centres commerciaux rutilants, derniers espaces de communication, de savoir-faire, de bien-être, de labeur et de spiritualité…
Interlope laisse donc la place aux écrits de ceux qui considèrent un suicide violent et vomitif, comme un acte de libération ultime… Ou peut-être l’écriture. L’alcool. Les drogues. Le sexe sans limite… L’abstinence… La dépendance à tout autre chose qu’à l’économie, la morale et l’idée d’un possible…
Produire du sens de Stéphane Pucheu
C’est à la fin des années 1970 qu’il devient lecteur, de par l’intérêt de ses parents pour le livre. " On n’est pas sérieux quand on a huit ans " . Dès cet âge, les romans d’aventure, ceux de Jack London ( " Croc-Blanc " ), Rosny l’aîné ( " La Guerre du Feu " ) et Michel Peyramaure ( " La Vallée des Mammouths " ) notamment vont développer son imagination et lui apprendre à connaître l’homme. Puis, adolescent, la tragédie grecque et les romans policiers seront ses principaux univers, à travers les oeuvres de Sophocle ( " Antigone " ), d’Euripide et d’Agatha Christie, une période au cours de laquelle il découvre le théâtre contemporain avec Cocteau ( " L’Aigle à deux Têtes " ) qui marquera sa mémoire. Quelques années plus tard, il abordera avec passion les grands classiques du XVIIIe et XIXe siècles comme Laclos, Stendhal ou Flaubert. La littérature contemporaine s’impose, en parallèle, avec Gide, Proust, Mauriac, Saint-Exupéry ou encore Sartre et Camus. Les écrivains américains ont aussi leur place dans son parcours de lecteur éclectique et exigeant, tels que Henry James, John Steinbeck, Hemingway ou Charles Bukowski. L’un des auteurs les plus récents et importants - disparu l’année dernière - est sans nul doute Alain Robbe-Grillet dont il admire le style, la pugnacité et la liberté de ton, un écrivain à ses yeux incontournable.
En résumé, un ensemble de lectures classiques et modernes, académiques et originales dont certaines, comme Molière ou La Fontaine, conservent toute la puissance de leur singularité. A la fois proche du XVIIe siècle - le siècle de la révolution formelle - et du XXIe, marqué par l’impact toujours aussi grand du Nouveau Roman, c’est de cette manière qu’il s’accorde avec la littérature et le temps.
Chantpoésie de Jean-Claude CINTAS
L’inconnu sans ami de Jean-Michel GUYOT
L’impuissance de toute littérature, le dégoût qu’elle inspire, et dans le même temps la nécessité d’écrire et de travailler, voilà l’arc bandé par Georges Bataille et quelques autres.
Entre tous, Bataille aura permis de décocher quelques flèches vénéneuses qui ont volé loin.
Elles n’ont pas encore touché leur cible. Elles vibrent dans la solitude des œuvres.
Mais les œuvres, qui s’en soucie ?
J’aurai écrit pour rejoindre les autres, avec souvent l’espoir de changer un peu la donne, avec l’ambition de dévier le malheur vers des eaux plus claires.
Je n’y suis pas entièrement parvenu.
Le malheur est coriace. Il est vrai qu’il a de nombreux alliés et qu’il sait trouver des appuis jusque chez ceux et celles qu’il tourmente…
Restent - subsistent ? - alors des textes, nombreux, très nombreux, comme des graines de bonheur pas encore germées que je dissémine au hasard de ma vie.
Pas seulement.
Mes textes - c’est tout ce que je leur souhaite - ne sont pas que des traces laissées dans la neige ou la boue, ce sont avant tout des signes d’amitié lancé à l’inconnu sans ami, mais - c’est pure merveille - de signe en signe, ce n’est pas un nouvel amour qui est né dans l’écheveau du temps, mais un amour nouveau, et c’est bien ainsi.
Espace de Santiago MONTOBBIO
Santiago Montobbio est né en 1966, et les premiers poèmes de Hospital de Inocentes datent de 1985. La jeunesse du poète a de quoi nous surprendre, tellement sa culture, la maturité tranquille de sa vision et la robuste limpidité de sa langue témoignent d’un tempérament d’homme et d’écrivain très affirmé.
D’emblée, la parenté de la poésie de Montobbio et de celle de certains de ses grands prédécesseurs espagnols, Alberti et Machado en particulier, nous frappe. A partir d’images simples, empruntées au quotidien et à la nature, il évoque le “sentiment tragique de la vie” qu’Unamuno plaçait au fond de l’âme espagnole, ou ce “passage éphémère” que Cecil Day Lewis citait comme “le thème poétique par excellence”. Les fantômes du vent, les “eaux orphelines” “un amour, une ombre, un oubli” sont les symboles favoris de cette poésie du passage, comme les vies qui “passent comme rien”, sans bruit, avec simplicité, dans le silence.
Jean-Luc Breton
Espace de Serge MEITINGER
Espace de Gilbert BOURSON
Espace de Françoise HÁN
Affectivité nourrie de Cécilia AMBU
Je suis née le 5 Juillet 1976. Je n’ai pas choisi de vivre, mais personne n’a choisi de vivre…
Espace de Pascal LERAY
Le zinc de Robert VITTON
Le comptoir d’un café est le parlement du peuple.
Honoré de BALZAC
Je tisse, je m’escrime dans ce vingt-et-unième siècle comme je l’ai fait dans le vingtième et comme je le ferai dans le trentième. La succession des jours, des ans, des époques nous offre des traces, des indices, des signes, des trouvailles, des énigmes, des clefs, des outils, et par conséquent des langages. L’évidence même, j’ai à ma disposition toutes les modernités révélées. J’ai à ma disposition les onomatopées caverneuses, les plaintes et les cris gutturaux, les grommellements et les gueulements caserniers, les accents des tours babéliques des banlieues, les verbiages salonnards, les babillages commerciaux et industriels, les incantations des fées féodales de la Finance, les anônnements bâtés, entravés de la main-d’œuvre, les ricanements édentés de la Misère… J’ai à ma disposition, dis-je, tous les langages tirés de la nuit, des cendres, de la poussière, des fosses des temps. Ce qui me fait croire que le bipède omnivore, avec ou sans plume, cocalisé, duffel-coatisé, basketisé, bigophonisé, walkmanipulé, en quelque sorte équipé pour recevoir la connaissance, devrait tirer avantage des évolutions dues aux grands chantiers de la Science et de l’Art. J’ai à ma disposition les archaïsmes, les barbarismes, les maniérismes… Les mots, des mots, mes mots… Un personnage est d’abord du texte, constatait Louis Jouvet. J’ai posé mes mots, j’ai rencontré des mots, j’ai désigné, taillé, forgé, déformé, inventé les mots. Un personnage est fait de mots c’est à dire d’idées, de paysages, de lieux, de souvenirs, de personnages.. Au fil de mes relectures, je suis devenu – peut-être redevenu - tous ces personnages, tous les personnages que ces personnages portent en eux. Je n’ai pas toujours eu la maîtrise des entretiens intérieurs, des demandes, des réponses, des questions, des réparties, des ripostes, des afflux, des tourbillons… J’ai travaillé les sons et les sens jusqu’à l’ivresse de la profondeur, interrompant, détournant le courant paisible ou rythmé de l’écriture. J’ai profité sans restriction des aparté, des silences, des rebondissements, du grotesque, du burlesque, du pathétique, de mes réminiscences. Le décor… J’avais en mémoire ce conseil d’Ernest
Hemingway : Quand on a quelque chose de difficile à faire dire à un personnage,
surtout le faire boire.
La spirale de Margo OHAYON
Ce nouveau spleen, ce mal de la vacance, cet exil le projettent dans des terres glaciales aux tonalités froides que cernent maints régions forestières, où des futaies d’indifférence s’étalent à perte de vue, n’offrant pour tout bruissement qu’un silence d’une profondeur tellurique, angoissant par son éloignement des frontières supportables de la perception humaine. Il entend jusqu’à la surdité. Le silence lui crève les tympans. Il apprend à reconnaître ce réel sans altruisme d’une matérialité incontournable, qui dresse devant son envergure de fourmi les murailles d’un monde géant souterrain, citadelle fortifiée d’un envers. Le retour de vagues prêt à l’immerger durant ce rêve reflue pour venir se mettre à niveau du rivage, la chaleur l’immobilise en un bien-être soudainement. Les souffles viennent à lui en sens inverse.
Atelier de traduction de Marta CYWINSKA
Les amoureux sont d’éternels traducteurs. Ils viennent après pour être avant, ils promettent avant pour trahir après. Ils promettent des images aux mots et des mots aux femmes qu’ils n’aiment plus. Je les accuse, mais je n’ose pas les conseiller. Pétales de roses, princes charmants, déclarations à l’aube et au crépuscule en face d’abréviations et l’emploi des anglicismes.
Mais en même temps, les traducteurs sont toujours mes chevaliers ; ils ont toujours ma confiance en poésie et en prose, comme d’ailleurs en art et en musique. Peut-être suis-je trop naïve en meublant mon coeur d’étagères pleines de poèmes que personne n’osera jamais traduire ?
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LA SPIRALE
de Margo Ohayon
Contenu : Réflexion et création. Numéros thématiques, anthologiques ou consacrés à un auteur, leur objectif est de communiquer le travail des auteurs publiés ou non par le Chasseur abstrait. [Lire la suite...]
Revues « numériques »
Le RALMag nº7 est publié chez Amazon et chez FNAC-Kobo
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GORRURIENNES - Première volée
Depuis quelques semaines déjà, la RAL,M livre des goruriennes sans avoir expliqué ni comment ni pourquoi. Le pourquoi restera sans réponse, puisqu’il appartient à l’idiosyncrasie du lecteur (idiot/cin[glé]/crazy). Comment ? Eh bien parce que. Parce qu’un lecteur particulièrement attentionné (à mon égard) m’a renvoyé les trois volumes publiés sans un mot d’explication et qu’il en a (au cours de combien de lectures) surligné maints passages pour des raisons qui ne s’expliquent pas plus ni mieux. J’ai d’abord songé à des espèces de morelliennes [...]
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Le T&P 82 est publié chez Amazon et chez FNAC-Kobo
 PVP : 6,18 Euros
Formats Kindle et epub
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Le premier trimestre 2013, qui correspond au numéro 82 de la RAL,M, est fortement marqué par quatre auteurs :
Pascal Leray
Gilbert Bourson
Jean-Michel Guyot
et Daniel de Cullá.
Il faut dire que ces écrivains n’ont pas mis la charrette avant les bœufs. Ils connaissent leur métier de longue date. Ils portent en eux tout le poids d’une œuvre. Et c’est ce qui les distinguent nettement.
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est un des grands sites littéraires des espaces francophones
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Ce n’est pas une structure commerciale. Nous ne pouvons pas y vendre quoi que ce soit. Nous limitons notre activité à l’information et à la création. Les revues
« papier » qui en découlent sont des vecteurs de communication utiles aux auteurs et qui doivent être utilisés par eux comme tels.
La participation est gratuite et n’est pas rémunérée.
La structure commerciale, c’est Le chasseur abstrait.
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souhaitez participer. Deux possibilités : |
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ou équivalent. 2º) Votre photographie. 3º) Une
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Pour participer aux Espaces d’auteur, vous devez présenter le
concept de votre projet et ses perspectives :
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La participation aux Espaces d’auteurs ouvre
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ou : Le chasseur abstrait éditeur -12 rue du docteur
Jean Sérié - 09270 Mazères
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Le chantier du Chasseur abstrait
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Janvier/mars - Nº 82 |
Modernité, aimer la vie ou pas... |
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Avril/juin - Nº 83 |
Pétainistes endormis |
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Juillet/septembre - Nº 84 |
Hypertext is NOT text |
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Octobre/décembre - Nº 85 |
Publication On Demand... de l’auteur. |
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ZONE éditoriale TRAVAUX in progress l'athanor
Au cœur de la RAL,M, un travail consistant à assurer la périodicité et les contenus individuels et collectifs. Cette section peut paraître quelquefois complexe, mais elle est l'endroit des recherches et des résultats.
Par principe, c'est ici qu'on entre dans la RAL,M. Mais on peut préférer y entrer de façon plus traditionnelle en consultant le plan du site ci-contre.
Tous les numéros et les éditos de la RAL,M depuis avril 2004, date de sa création.
La RAL,M publie des revues "papier" : T & P - RALMag - Cahiers de la RAL,M + la Lettre de la RAL,M.
Un thème... un auteur.
Les numéros spéciaux représentent toujours un gros travail d’écriture et de construction.
Ces auteurs ont bien voulu animer des espaces plus proches de leurs préoccupations que le sommaire de la RAL,M toujours un peu généraliste.
Cette zone éditoriale est aussi le lieu des sites personnels. Ceux de Patrick Cintas et de Valérie Constantin sont connus depuis des années et évoluent constamment. Pascal Leray est au travail.
En marge de la littérature des nations et de celle des peuples, voici une littérature plus modestement composée et assumée, ce que Ferdinand Cheval appelle le « travail d’un seul homme ».
Les lecteurs de la RAL,M ont pu explorer depuis plusieurs années l’univers pictural de Valérie Constantin qui exerce son influence sur l’esthétique de cette revue et des ouvrages publiés par Le chasseur abstrait.
La réalité était l’objet de ce roman énigmatique.
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Notez que les auteurs sont classés par ordre de parution selon la bonne règle qui veut que les derniers arrivés sont les premiers servis — ceci pour donner la primeur aux plus actifs d'entre eux.
Toute la poésie, celle des chansons comme la plus difficile. L’exigence consiste à faire le mieux possible dans sa "partie".
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Tous les genres, les bons comme les mauvais. Narration, construction, écriture, tout est bon pourvu que la fable et la chronique, voire plus, tiennent le bon bout.
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L’essai rend plus clair ou plus complexe, au choix, mais il est pertinent. Tous les sujets sont invités, sans distinction d’aucune sorte.
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Théâtre du texte ou non, c’est un art suffisamment complexe pour qu’on s’y frotte en pleine possession de ses moyens.
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Galeries virtuelles, avec ou sans commentaires. Avec la musique, le dessin et ses corollaires vont plus vite et peut-être mieux que les langues. Même l’homme du commun ne s’y trompe pas... ou rarement.
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Quelques auteurs s’entretiennent librement en essayant de ne pas sombrer dans le nombrilisme ni la morale, les deux écueils de la pensée au travail du langage et de ses esthétiques possibles.
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Quelques textes à propos de et au sujet de. Il s’agit ici de faciliter la tâche du lecteur en plongeant ici et là dans le magma que la RAL,M projette au dehors. À construire encore, au fil du temps qui passe.
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