Sommaire
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1. Édito - Printemps des poètes
La vie en démocratie a ses avantages incontestables, mais elle a aussi ses inconvénients, c’est bien connu. Des « aménagements » des constitutions et autres lois fondatrices et/ou organiques en limitent toujours la portée. Un aléa particulièrement gênant empêche la cohabitation tranquille des « intellos » et du « populo ». [Lire la suite...]
2. Les auteurs du mois
Gabriel Impaglione - Harold Alvarado Tenorio - Jorge Lucio de Campos - Leo Lobos - Rolando Revagliatti - Patricio Sanchez - Yves Patrick Augustin - Stéphane Pucheu - Saint-John Kauss - Jean-Michel Guyot - Patrick Cintas [...]
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Numéro évolutif à visiter de temps en temps
La RAL,M elle-même est déjà, depuis sept ans, un travail évolutif. Chaque rubrique, chaque espace de ce site est évolutif. C'est d'ailleurs l'intérêt primordial d'un hypertexte : évoluer sans cesse et indépendamment des questions de temps et d'espace qui ruinent les dispositifs en papier et en ondes. Les nostalgiques de la plaquette et les éducateurs de l'esprit, trop souvent éditeurs ou médiathécaires, sont un peu perdus dans ce monde qui n'est pourtant pas si nouveau puisqu'il préexiste depuis longtemps : il n'est qu'une des nombreuses applications de la fonction créative (on la dit quelquefois « poétique »). Quelques auteurs ont souhaité étendre leur travail aux sommaires de la RAL,M. En voici la première moûture avec Valérie Constantin, plasticienne.
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BRUITS
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Les lecteurs de la RAL,M ont pu explorer depuis plusieurs années l'univers pictural de Valérie Constantin qui exerce son influence sur l'esthétique de cette revue et des ouvrages publiés par Le chasseur abstrait. Les « bruits » constituent une partie seulement de son œuvre plastique, mais ils ont une importance nouvelle. Ce sont ces « bruits » qui forment en ce moment l'essentiel du contenu proposé par l'artiste aux internautes. Exposition qu'on peut visiter sur son site :
valerieconstantin.ral-m.com
Les bruits y sont déclinés en trois mouvements ou phases qu'il convient de commenter. Une unité s'en dégage, uniquement plastique, avec ce que cela impose de retentissements intérieurs.
Bruits du monde.
Les « bruits du monde » comportent deux séries : Homme+Monde et Portraits. Cette double approche est le fruit d'une vision. La première série capte l'homme aux prises avec le monde. Le site nous en offre quelques images, dont les deux ci-dessous. On voit bien comment le langage se donne à voir, d'abord dans l'effet de miroir qui n'est pas sans évoquer Rorschach et les vues radiologiques, double effet corps-mental qui se retrouve dans l'image suivante où le corps est superposé à sa mort figurée par ces bougies qu'on dépense dans les cimetières espagnols. Pour ceux qui ont identifié les espèces de poumons du premier, les tourmentes meurtrières de Katrina en constituent le bruit. D'autres bruits, sur l'écran où s'immobilise le second, témoignent d'une approche et d'un passage de pas qui sont peut-être tout ce qui reste de ce monde quand il est consommé.
Une fois passé ce chapitre commun à nos existences approximatives et éphémères, c'est l'œil qui s'approche des visages pour en concevoir les portraits. Visages non dénaturés, car ils conservent leur regard et l'expression figée par l'arrêt sur image. Et comme chez Gauguin les murs sont habités par les rêves et les pensées, d'autres figures moins bavardes emportent ces visages dans un monde qui leur transmet ses vertiges ou ses joies, selon la couleur dominante ou les aléas de la composition. Le peintre ne peut aller plus loin. Il s'arrête là où l'écrivain continue d'explorer ce qui n'a plus d'importance plastique. On a l'impression d'une invitation à appronfondir ce que l'art ne peut par nature que caresser entre le regard et le support. La démarche est purement moderne, débarrassée des effets narratifs et dramatiques que la peinture emprunte trop souvent à la littérature et au théâtre. Pas facile de s'en tenir à cette sérénité crispée. C'est pourtant ce que conçoit et réalise Valérie Constantin.
HOMME + MONDE
PORTRAITS
Voir Les bruits du monde.
Bruits des mots.
Trois séries explorent ces « bruits des mots » : voilà ce qui arrive à cette percée du tableau que j'évoquais plus haut. Le texte, les textes ne peuvent se situer dans la continuité de l'œuvre plastique. Mais ils existent et leurs feuilles, tachées d'encre ou hypertextuelles, ont aussi leurs moments de fixation au support plastique. On n'y lit plus, mais il ne s'agit pas là seulement d'un prétexte. On devine les mots, quelquefois ce qu'ils composent en transparence interposée entre la gestuelle du créateur qui est bien obligé de se bouger pour exister et une vague d'explications qui ont toutes les chances de se perdre dans la nuit psychologique et intellectuelle. Il s'ensuit un plaisir que le silence appelle bruit par amour.
COMPRESSIONS I
COMPRESSIONS II
COMPRESSIONS III
Voir Les bruits des mots.
Bruits du noir.
Les « bruits du noir » illustrent l'absence de couleur. La synthèse additive n'a pas d'application en peinture. Elle ne concerne que les sources lumineuses, faisceaux dont la superposition donne une couleur plus claire que ses deux composantes ou de la lumière blanche si trois primaires coïncident. On conçoit alors aisément que, si on éteint, on est dans le noir. Pourtant, en peinture, c'est le mélange des trois primaires qui donne du noir et deux primaires s'assemblent dans une couleur plus foncée. Il n'est question ici que de lumière et non pas de l'ombre dont la couleur est bleue. Etc. Tous ces jeux de peintre sont présents à l'esprit quand on se trouve face à ces bruits du noir. Et ce qu'on distingue, soit parce que la lumière est faible, soit parce qu'on nous contraint à entrouvrir les yeux, n'a pas de forme reconnaissable, en tous cas pas au point de nous inspirer un quelconque jugement esthétique ou moral sur ce noir qui demeure sciemment cosa mentale.
Voir Les bruits du noir.
Notes in-progress de Patrick Cintas
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AUTRES ŒUVRES
Valérie Constantin est trop accaparée par son intense travail d'éditrice chez Le chasseur abstrait. Il s'ensuit que ses apparitions sont rares sur ce site dont elle est pourtant une des principales animatrices par la teneur de ses contributions.
Espace Valérie Constantin
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LIVRES
| Livres illustrés, livre d'artiste, on voit bien en visitant nos librairies et nos salons que les auteurs et les éditeurs n'y voient pas en général une différence que Valérie Constantin tient à marquer. On s'en rendra compte en feuilletant ses nombreuses réalisations. Une partie de ce travail se retrouve chez Le chasseur abstrait : couvertures, illustrations, mises en page, et... livres d'artistes. |
Catalogue du Chasseur abstrait pour voir d'autres réalisations de Valérie Constantin
Coup de cœur de la RAL,M pour les
PORTRAITS
Avec quelques centaines de portraits à son actif, Valérie Constantin a acquis l'expérience du regard qui caractérise cet art particulier. Si l'aventure vous tente, vous pouvez contacter l'artiste sur son site :
valerieconstantin.ral-m.com
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Édito
PRINTEMPS DES POÈTES
INTELLOS & POPULO
« Poussez-vous que j’m’y mette ! »
Nous admettons ici que le terme intello recouvre toute production artistique que le populo ne peut pas comprendre et que le terme populo ne concerne que ceux qui n’ont vraiment pas l’intention de s’empoisonner avec ce qu’ils ne comprennent pas. Ce sont deux phénomènes productifs. Mais tandis qu’il ne peut rien arriver d’autre à l’intello, il est convenu que le populo peut éventuellement changer de camp. Cette inertie est impliquée en général par un effet d’éducation dont on déduit logiquement que le mouvement inverse n’a pas de sens, sauf en cas d’accident cérébral.

La vie en démocratie a ses avantages incontestables, mais elle a aussi ses inconvénients, c’est bien connu. Des « aménagements » des constitutions et autres lois fondatrices et/ou organiques en limitent toujours la portée. Un aléa particulièrement gênant empêche la cohabitation tranquille des « intellos » et du « populo ». Il est bien connu que les premiers éprouvent facilement du mépris pour les seconds et que ceux-ci se montrent souvent grossiers envers les premiers. Aucun dialogue n’est véritablement possible entre ces deux classes culturelles. D’un côté comme de l’autre, il s’ensuit d’interminables théories dont le but manifeste est d’empêcher les supposées malfaisantes interactions. D’ailleurs, l’épithète « con » s’applique aux intellos quand c’est au populo de parler, et inversement. C’est tout de même significatif !
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Tous les éditos : 
Auteurs du mois
Yves Patrick Augustin - Stéphane Pucheu - Saint-John Kauss Jean-Michel Guyot - Patrick Cintas.
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SURAMÉRICA
El gran vivero
La RAL,M publie beaucoup d'auteurs sud-américains. Voici quelques nouveautés de :
Gabriel Impaglione - Harold Alvarado Tenorio - Jorge Lucio de Campos - Leo Lobos - Rolando Revagliatti - Patricio Sanchez.
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Suivez nos semaines :
Page editoriale
2013
Nº 83 - avril 2013 - Pétainistes endormis - Prologue des Huniers - Patrick Cintas
Nº 82 - janvier 2013 - Tradition et Modernité - projets pour la RAL,M - Patrick Cintas
2012
Nº 81 - octobre 2012 - L’Etat, la poésie, la société... - Pascal Leray
Nº 80 - juillet 2012 - L’Urine et le Métal - Roger Russel
Nº 79 - avril 2012 - La série selon Mel Bochner - Pascal Leray
Nº 78 - janvier 2012 - Aux sources du sens (de la réalité) - Pascal Leray
2011
Nº 77-bis - décembre 2011 - La relation auteur-éditeur - Patrick Cintas
Nº 77 - novembre 2011 - Manifeste mutantiste - Mathias Richard
Nº 76 - octobre 2011 - Un puits dû au silence - Patrick Cintas
Nº 75 - septembre 2011 - Commencement de la fin - Roland Nadaus
Nº 73-74 - juillet-août 2011 - Rêve et poésie - Serge Meitinger
Nº 72 - juin 2011 - La ré-invention du corps chez Rimbaud - Gilbert Bourson
Nº 71 - mai 2011 - Figure de l’écrivain et cancans - Patrick Cintas
Nº 70 - ANALECTIC SONG - Trois personnages au carré
Nº 69 - PRINTEMPS DES POÈTES - Intellos & populo
Nº 68-2 - ANALECTIC SONG
Nº 68-1 - Vive le pouvoir judiciaire !
Nº 67 - Le SLAM de la RAL,M !
2010
Nº 66-bis - Projets ralmiques
Nº 66.2 - Éloge du terrorisme.
Nº 66.1 - La condition textuelle - de Pascal Leray
Nº 64-65 - juillet-août 2010 - L’été des poètes !
Nº 63 - Pas de printemps pour les poètes ?
Nº 62 - SCUM
Nº 61 - Cinéma-roman & Roman-cinéma
Nº 60 - La poésie, Rougerie...
Nº 59 - Identité nationale
Nº 58 - Camus... j’aurais aimé la France...
2009
Nº 57 - Salon du livre de Paris 2009.
Nº 56 - Les poètes - Novembre 2009.
Nº 55 - L’auteur chez Le chasseur abstrait.
Nº 54 - Textes et Prétextes - La revue du site.
Nº 52-52 - <I>Etoile de l’Aube - Délégation Haute-Garonne/Midi-Pyrénées de la Société des Poètes Français.
Nº 51 - L’auteur et son libraire.
Nº 49 - Meschonnic maintenant.
Nº 47 - Collectif ALM.
Nº 46 - Une année de plus.
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2007
Nº 33 - Antimesse pour Karlheinz Stockhausen.
Nº 32 - Lettre ouverte à monsieur Azouz BEGAG : celle que j’aurais dû vous envoyer…
Nº 30 - Entretien avec Luciano MELIS, éditeur.
Nº28/29 - Douche it again !
Nº27 - Poésie & Religion.
Nº26 - Hommage à ROSTROPOVITCH.
Nº 25 - D’un coup de dés, l’espace du poème depuis Mallarmé - avec Ann-Sarah Laroche - Bibliothèque de Toulouse.
Nº 24 - Du chômage.
Nº 22-23 - Le droit de choquer.
2006
Nº 21 - Vallejo y Neruda - Entre classique et romantique.
Nº 20 - À propos de Robert REDEKER.
Nº 19 - Désespère !
Nº 18 - FEMME(S) & CRÉATIVITÉ.
Nº 16-17 ART & THÉRAPIE.
Nº 15 - Espace de Valérie CONSTANTIN - Livres d’artistes.
Nº 14 - Onuma Némon - Julie-la-fête.
Nº 13 - Jean ORIZET, le duende.
Nº 12 - COMBAT CONTRE LE PÈRE - Tractatus ologicus III.
Nº 11 - SPÉCIAL ROBERT VITTON - Un aléa d’îles.
Nº 10 - Féminité et créativité : créer ou ne pas être.
2005
Nº 9 - La poésie, déesse cachée du désir quand le silence se brise.
Nº 8 - Tractatus ologicus.
Nº 7 - Jouir de sa douleur.
Nº 6 - Le droit à la nuance.
Nº 5 - León FERRARI - L’Église catholique et la peur de la Beauté.
Nº4 - Derrida made in America.
2004
Nº 3 - En vue de notre mondialité.
Nº 2 - Écrire, pourquoi faire ?
Nº 1 : Écrivez pour empêcher les autres d’écrire.
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Numéros de la RAL,M
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Numéros spéciaux
Actor - Le livre des lectures documentées - de Patrick Cintas
Il n’y a rien d’autre à faire, pour commencer, que de s’expliquer du mieux qu’on peut. Ainsi, la matière initiale est soumise à des contraintes venant de l’extérieur comme de l’intérieur. Qu’il y ait des lois à cela n’est pas impossible. Est-il toujours assez tard pour s’en inquiéter ? Les premiers personnages sont nés dans des récits de lecture.[...] Ceci est donc la narration de faits, vrais et imaginaires, à opposer aux choses — faits soumis à l’étude de leur déformation et de leur écoulement sous l’effet des contraintes de l’existence. On peut appeler ces faits de la poésie.
Gor Ur - Le Gorille Urinant - de Patrick Cintas
Les lecteurs d’ ANAÏS K. connaissent déjà GOR UR, le Gorille Urinant. Le voici de nouveau dans un contexte bien différent, celui d’un feuilleton. La littérature en prend un coup, sans doute, mais le ton y est. L’Urine divine est toujours en lutte contre le Métal gothique. Et l’inspecteur Frank Chercos suit les pistes, épaulé par la Sibylle et l’astronaute John Cicada. La parodie grotesque de ce Monde continue sur le ton du récit le plus vernaculaire qui soit, en proie à l’infantilisation de l’Homme plus destiné à arracher les pattes de l’insecte qu’à en envisager la cohabitation émerveillée d’un côté comme de l’autre. Ici, peu de schizophrènes, beaucoup de paranos et surtout énormément de cons. Les prévisions de cyberespace et autres uchronies de la technologie sont tombées en désuétude : l’existence de l’Homme se continue en dehors des grands récits qui forment autant de possibilités d’Histoire : la Philosophie, la Poésie, la Poétique. Avec ce roman obstiné, Patrick Cintas décrit la gangue politico-religieuse qui écrase ou réduit celle ou celui qui se définit d’abord par la pratique d’un art. Art conçu comme l’antipode exact du jeu et par conséquent proposition d’une redéfinition du Travail. Hélas, Gor Ur sort toujours vainqueur de ces joutes et son Urine jaillit alors comme l’eau bénite des doigts trop enclins à la fabrication du Bonheur au détriment de l’explosion de la Joie.
Robert Vitton - Thaumaturgie vernaculaire
L’existence serait composée de miracles, prodiges du quotidien, phénomènes sujets à émerveillement, et cela n’aurait de cesse si les mots continuaient d’appartenir à une langue propice à la poésie parce qu’elle est toujours en quête de l’heure dérobée, concept purement poétique dont Robert VITTON, poète et prosateur, est l’inventeur. La particularité de l’homme tiendrait à la proximité de cette langue, à sa familiarité, et à la multiplicité des détails de l’heure. En vers ou en prose, c’est bien l’existence qui est cernée dans un chant poétique continûment inventeur de ses découvertes que le poète ne cherche pas à posséder tant il a conscience d’être possédé par elles.
Serge Meitinger - Autoscannographie
Nous n’avons que notre corps, mais son monde - le nôtre - ne s’arrête pas à la surface de l’épiderme. Nous n’y sommes pas enfermés comme en une outre chaude et molle ou en une cuirasse bardée de muscles. Sans cesse nous rayonnons et recevons les impulsions de tout le dehors, proche et lointain, dans toutes les gammes sensibles, conscientes, inconscientes, préconscientes comme si notre peau était tambour et tamis, interface diaphane et protecteur à la fois. Nos sens sont des émetteurs, des vecteurs et des récepteurs ; notre esprit un convecteur, ordonnateur et disséminateur. De fait un halo nous entoure et forme notre avant-corps, une aura qui nous rend sensibles à ce qui est et à autrui. Ainsi nous pouvons appréhender le monde en ses qualités propres, les autres en leur singularité sans avoir à toucher ni à être touchés. En avant des corps, les avant-corps se connaissent et s’éprouvent ; si ces derniers ne se conviennent pas, les choses et les êtres, les corps et les esprits ne communieront jamais et iront même jusqu’au rejet. Socialement et culturellement, certaines lois dites de « proxémique » règlent une bonne part de ces rapports (possibles et souhaitables) et les tolérances sont variables selon les latitudes, les cultures et les groupes sociaux. Plus intimement l’on parlera d’aimantations et de « tropismes » : des polarisations, parfois infinitésimales et affectant tous les sens à la fois, nous situent par rapport à tel ou tel autre, telle ou telle réalité plus ou moins prochaine. Et si nous ne pouvons pas « les sentir » c’est que quelques-unes des particules sensibles et olfactives émises en leurs avant-corps nous répugnent particulièrement. S.M.
Pascal LERAY - Une sériographie
Tant que l’oeuvre de Pascal Leray demeurait inédite à cause d’un monde éditorial voué au commerce et à ses usages, on ne pouvait guère en mesurer l’ampleur qu’en se rendant sur l’Internet pour explorer les "forums" où cet excellent écrivain allait jusqu’à manger de l’homme. Puis il se mit à développer dans la RAL,M une activité créatrice originale et d’une exceptionnelle maîtrise. Depuis peu, Le chasseur abstrait a entrepris de publier ces livres tous hors du commun et surtout capables d’explorer le langage sous toutes ses formes : roman, poésie, théâtre, musique, chant, peinture, critique, etc. Un pareil effort sur le Monde est autre chose qu’une simple palette. C’est une oeuvre. Et comme cet homme sait jouer de son visage et de son rire, ces textes proposent une sérieuse physionomie de la littérature avec des échappées d’un humour parfaitement ravigotant.
RAL,M & L’ANCRAGE : L’étranger
Voici donc un ticket aller simple. Nous ne garantissons pas les retours. C’est notre première et dernière exigence. Ramer à la force du poignet. Audaces fortuna juvat. L’idée d’un tel rapprochement, un précédent entre deux revues des deux côtés de l’Atlantique, peut sembler étrange. Et bien justement. Nous traitons ici de l’étrange, de l’étranger. (Victor Grauer et Patrick Cintas opteront pour l’idée d’Aliens.)
De sorte que le moment ne pouvait pas être plus propice à l’aventure. ¡La aventura comienza con el hombre !
Peu à peu l’oiseau n’a pas fait que son nid ; il s’installe tout doucement. La collaboration avec la RAL,M nous a tous rajeunis. L’Ancrage a vu le jour il y a de cela quatre années et la RAL,M a un an ; tandis qu’aujourd’hui RAL,M & ANCRAGE ensemble, le temps d’une escale sont en train de naître sous vos yeux. On a toute la vie pour apprendre. Nacer Khelouz.
BRUITS de Valérie Constantin
Les lecteurs de la RAL,M ont pu explorer depuis plusieurs années l’univers pictural de Valérie Constantin qui exerce son influence sur l’esthétique de cette revue et des ouvrages publiés par Le chasseur abstrait. Les « bruits » constituent une partie seulement de son œuvre plastique, mais ils ont une importance nouvelle. Ce sont ces « bruits » qui forment en ce moment l’essentiel du contenu proposé par l’artiste aux internautes. Exposition qu’on peut visiter sur son site :
valerieconstantin.ral-m.com
Les bruits y sont déclinés en trois mouvements ou phases qu’il convient de commenter. Une unité s’en dégage, uniquement plastique, avec ce que cela impose de retentissements intérieurs.
SPIRALE de Margo Ohayon
Ce nouveau spleen, ce mal de la vacance, cet exil le projettent dans des terres glaciales aux tonalités froides que cernent maints régions forestières, où des futaies d’indifférence s’étalent à perte de vue, n’offrant pour tout bruissement qu’un silence d’une profondeur tellurique, angoissant par son éloignement des frontières supportables de la perception humaine. Il entend jusqu’à la surdité. Le silence lui crève les tympans. Il apprend à reconnaître ce réel sans altruisme d’une matérialité incontournable, qui dresse devant son envergure de fourmi les murailles d’un monde géant souterrain, citadelle fortifiée d’un envers. Le retour de vagues prêt à l’immerger durant ce rêve reflue pour venir se mettre à niveau du rivage, la chaleur l’immobilise en un bien-être soudainement. Les souffles viennent à lui en sens inverse.
Les poètes du chasseur abstrait
Poésie... « projet d’ordre esthétique consistant à mettre en question toute représentation du réel effectif et de faire accomplir à la langue, jusque là médiatrice entre exprimable et exprimé, un saut radical qui la fait changer de statut à l’intérieur de son propre code », écrit Gilbert Bourson à propos de Rimbaud.
Pour Jacques Roubaud, « la poésie s’adresse particulièrement à ceux qui la reçoivent [...] elle n’a pas une intention de récit ou de pensée. »
On n’en finit pas de gloser sur la pertinence des propos et du propos. Certes, mais la poésie ne peut pas se passer de commentaires. Sans eux, elle perd non pas son sens, mais le sens de ses chemins. Entre autres, ceux que nous empruntons ici, au coeur même du catalogue du Chasseur abstrait.
Notez l’adresse Internet de cette page spéciale car la liste s’allonge au fil du temps.
poetes.ral-m.com
Les narrateurs du Chasseur abstrait
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Espaces d'auteurs
Espace de Patrick Cintas
Patrick Cintas dirige la RAL,M depuis avril 2004.
Espace de Valérie CONSTANTIN
La peinture nous force au silence pour nous rendre capable d’entendre sa rumeur. La poésie propose sa rumeur pour nous rendre sensibles aux couleurs du silence.
Michel Butor
Side effects de Nacer KHELOUZ
Le théâtre de ma souffrance d’humain est d’abord un théâtre, c’est-à-dire un spectacle. Et comme tel, j’exige de lui qu’il aille au-delà du supplice.
Lèvres du silence de Marie SAGAIE-DOUVE
Née en 1949, j’appartiens à la génération du baby-boom. Issue d’une famille qui allie l’aristocratie à la paysannerie, laquelle évolue vers la bourgeoisie, j’hérite d’une culture où la liberté de penser se heurte aux dogmes d’une religion, dont les interdits rythment les gestes quotidiens. Au centre se noie mon désir.
Lettres vagabondes de Benoît PIVERT
Lettres vagabondes... comme une imagination capricieuse et paresseuse, comme les zigzags du désir qui s’envole et retombe, imprévisibles comme ces rencontres que l’on fait au hasard des chemins de traverse de la littérature. Lettres d’ici et d’ailleurs. Lettres libres comme l’air d’un vagabond solitaire en quête de sens.
Línea de sombra de Oscar PORTELA
Literatura. Filosofía. Cine...
Né dans la province de Corrientes (Argentine) en 1950.
Important écrivain argentin, il a publié de nombreux livres de poésie : Senderos en el Bosque, Los Nuevos Asilos, Memorial de Corrientes, La Memoria de Láquesis, etc) et d’essais sur la pensée philosophique contemporaine comme Nietzsche sonámbulo del día. Ses livres sont publiés en Espagne, au Mexique, Venezuela, Paraguay. Il est aussi critique de
cinéma et compositeur.
Interlope de Andy VÉROL
Créé en 1997, Interlope était un projet à l’initiative d’Arturo B. Vidal, 6Mic et Andy Vérol. Revue confidentielle papier, Interlope ne vécut que deux numéros avant de croupir dans l’oubli.
C’est en 2007 qu’Andy Vérol décide de reprendre l’initiative, avec une façon toute artisanale de fabriquer cette revue devenue, depuis, post-culturelle… Les années 2000 ont révélé l’inutilité des combats, des luttes. Tout est « révolution » ou « révolutionnaire ». Les nouvelles technologies, une « révolution ». Le pouvoir d’achat, une « lutte ». Si l’on dit du mal des patrons, on est taxé de « réactionnaire ». Si l’on fait remarquer la vie misérable de 80% de l’Humanité, on passe une page pub.
Interlope est la revue de ceux qui considèrent l’Occident comme un espace prédateur, un pays pour les dominants, tels les zombies dans les films de Romero, poussant leurs caddies, de façon mécanique, dans des centres commerciaux rutilants, derniers espaces de communication, de savoir-faire, de bien-être, de labeur et de spiritualité…
Interlope laisse donc la place aux écrits de ceux qui considèrent un suicide violent et vomitif, comme un acte de libération ultime… Ou peut-être l’écriture. L’alcool. Les drogues. Le sexe sans limite… L’abstinence… La dépendance à tout autre chose qu’à l’économie, la morale et l’idée d’un possible…
Produire du sens de Stéphane Pucheu
C’est à la fin des années 1970 qu’il devient lecteur, de par l’intérêt de ses parents pour le livre. " On n’est pas sérieux quand on a huit ans " . Dès cet âge, les romans d’aventure, ceux de Jack London ( " Croc-Blanc " ), Rosny l’aîné ( " La Guerre du Feu " ) et Michel Peyramaure ( " La Vallée des Mammouths " ) notamment vont développer son imagination et lui apprendre à connaître l’homme. Puis, adolescent, la tragédie grecque et les romans policiers seront ses principaux univers, à travers les oeuvres de Sophocle ( " Antigone " ), d’Euripide et d’Agatha Christie, une période au cours de laquelle il découvre le théâtre contemporain avec Cocteau ( " L’Aigle à deux Têtes " ) qui marquera sa mémoire. Quelques années plus tard, il abordera avec passion les grands classiques du XVIIIe et XIXe siècles comme Laclos, Stendhal ou Flaubert. La littérature contemporaine s’impose, en parallèle, avec Gide, Proust, Mauriac, Saint-Exupéry ou encore Sartre et Camus. Les écrivains américains ont aussi leur place dans son parcours de lecteur éclectique et exigeant, tels que Henry James, John Steinbeck, Hemingway ou Charles Bukowski. L’un des auteurs les plus récents et importants - disparu l’année dernière - est sans nul doute Alain Robbe-Grillet dont il admire le style, la pugnacité et la liberté de ton, un écrivain à ses yeux incontournable.
En résumé, un ensemble de lectures classiques et modernes, académiques et originales dont certaines, comme Molière ou La Fontaine, conservent toute la puissance de leur singularité. A la fois proche du XVIIe siècle - le siècle de la révolution formelle - et du XXIe, marqué par l’impact toujours aussi grand du Nouveau Roman, c’est de cette manière qu’il s’accorde avec la littérature et le temps.
Chantpoésie de Jean-Claude CINTAS
L’inconnu sans ami de Jean-Michel GUYOT
L’impuissance de toute littérature, le dégoût qu’elle inspire, et dans le même temps la nécessité d’écrire et de travailler, voilà l’arc bandé par Georges Bataille et quelques autres.
Entre tous, Bataille aura permis de décocher quelques flèches vénéneuses qui ont volé loin.
Elles n’ont pas encore touché leur cible. Elles vibrent dans la solitude des œuvres.
Mais les œuvres, qui s’en soucie ?
J’aurai écrit pour rejoindre les autres, avec souvent l’espoir de changer un peu la donne, avec l’ambition de dévier le malheur vers des eaux plus claires.
Je n’y suis pas entièrement parvenu.
Le malheur est coriace. Il est vrai qu’il a de nombreux alliés et qu’il sait trouver des appuis jusque chez ceux et celles qu’il tourmente…
Restent - subsistent ? - alors des textes, nombreux, très nombreux, comme des graines de bonheur pas encore germées que je dissémine au hasard de ma vie.
Pas seulement.
Mes textes - c’est tout ce que je leur souhaite - ne sont pas que des traces laissées dans la neige ou la boue, ce sont avant tout des signes d’amitié lancé à l’inconnu sans ami, mais - c’est pure merveille - de signe en signe, ce n’est pas un nouvel amour qui est né dans l’écheveau du temps, mais un amour nouveau, et c’est bien ainsi.
Espace de Santiago MONTOBBIO
Santiago Montobbio est né en 1966, et les premiers poèmes de Hospital de Inocentes datent de 1985. La jeunesse du poète a de quoi nous surprendre, tellement sa culture, la maturité tranquille de sa vision et la robuste limpidité de sa langue témoignent d’un tempérament d’homme et d’écrivain très affirmé.
D’emblée, la parenté de la poésie de Montobbio et de celle de certains de ses grands prédécesseurs espagnols, Alberti et Machado en particulier, nous frappe. A partir d’images simples, empruntées au quotidien et à la nature, il évoque le “sentiment tragique de la vie” qu’Unamuno plaçait au fond de l’âme espagnole, ou ce “passage éphémère” que Cecil Day Lewis citait comme “le thème poétique par excellence”. Les fantômes du vent, les “eaux orphelines” “un amour, une ombre, un oubli” sont les symboles favoris de cette poésie du passage, comme les vies qui “passent comme rien”, sans bruit, avec simplicité, dans le silence.
Jean-Luc Breton
Espace de Serge MEITINGER
Espace de Gilbert BOURSON
Espace de Françoise HÁN
Affectivité nourrie de Cécilia AMBU
Je suis née le 5 Juillet 1976. Je n’ai pas choisi de vivre, mais personne n’a choisi de vivre…
Espace de Pascal LERAY
Le zinc de Robert VITTON
Le comptoir d’un café est le parlement du peuple.
Honoré de BALZAC
Je tisse, je m’escrime dans ce vingt-et-unième siècle comme je l’ai fait dans le vingtième et comme je le ferai dans le trentième. La succession des jours, des ans, des époques nous offre des traces, des indices, des signes, des trouvailles, des énigmes, des clefs, des outils, et par conséquent des langages. L’évidence même, j’ai à ma disposition toutes les modernités révélées. J’ai à ma disposition les onomatopées caverneuses, les plaintes et les cris gutturaux, les grommellements et les gueulements caserniers, les accents des tours babéliques des banlieues, les verbiages salonnards, les babillages commerciaux et industriels, les incantations des fées féodales de la Finance, les anônnements bâtés, entravés de la main-d’œuvre, les ricanements édentés de la Misère… J’ai à ma disposition, dis-je, tous les langages tirés de la nuit, des cendres, de la poussière, des fosses des temps. Ce qui me fait croire que le bipède omnivore, avec ou sans plume, cocalisé, duffel-coatisé, basketisé, bigophonisé, walkmanipulé, en quelque sorte équipé pour recevoir la connaissance, devrait tirer avantage des évolutions dues aux grands chantiers de la Science et de l’Art. J’ai à ma disposition les archaïsmes, les barbarismes, les maniérismes… Les mots, des mots, mes mots… Un personnage est d’abord du texte, constatait Louis Jouvet. J’ai posé mes mots, j’ai rencontré des mots, j’ai désigné, taillé, forgé, déformé, inventé les mots. Un personnage est fait de mots c’est à dire d’idées, de paysages, de lieux, de souvenirs, de personnages.. Au fil de mes relectures, je suis devenu – peut-être redevenu - tous ces personnages, tous les personnages que ces personnages portent en eux. Je n’ai pas toujours eu la maîtrise des entretiens intérieurs, des demandes, des réponses, des questions, des réparties, des ripostes, des afflux, des tourbillons… J’ai travaillé les sons et les sens jusqu’à l’ivresse de la profondeur, interrompant, détournant le courant paisible ou rythmé de l’écriture. J’ai profité sans restriction des aparté, des silences, des rebondissements, du grotesque, du burlesque, du pathétique, de mes réminiscences. Le décor… J’avais en mémoire ce conseil d’Ernest
Hemingway : Quand on a quelque chose de difficile à faire dire à un personnage,
surtout le faire boire.
La spirale de Margo OHAYON
Ce nouveau spleen, ce mal de la vacance, cet exil le projettent dans des terres glaciales aux tonalités froides que cernent maints régions forestières, où des futaies d’indifférence s’étalent à perte de vue, n’offrant pour tout bruissement qu’un silence d’une profondeur tellurique, angoissant par son éloignement des frontières supportables de la perception humaine. Il entend jusqu’à la surdité. Le silence lui crève les tympans. Il apprend à reconnaître ce réel sans altruisme d’une matérialité incontournable, qui dresse devant son envergure de fourmi les murailles d’un monde géant souterrain, citadelle fortifiée d’un envers. Le retour de vagues prêt à l’immerger durant ce rêve reflue pour venir se mettre à niveau du rivage, la chaleur l’immobilise en un bien-être soudainement. Les souffles viennent à lui en sens inverse.
Atelier de traduction de Marta CYWINSKA
Les amoureux sont d’éternels traducteurs. Ils viennent après pour être avant, ils promettent avant pour trahir après. Ils promettent des images aux mots et des mots aux femmes qu’ils n’aiment plus. Je les accuse, mais je n’ose pas les conseiller. Pétales de roses, princes charmants, déclarations à l’aube et au crépuscule en face d’abréviations et l’emploi des anglicismes.
Mais en même temps, les traducteurs sont toujours mes chevaliers ; ils ont toujours ma confiance en poésie et en prose, comme d’ailleurs en art et en musique. Peut-être suis-je trop naïve en meublant mon coeur d’étagères pleines de poèmes que personne n’osera jamais traduire ?
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En marge de la littérature des nations et de celle des peuples, voici une littérature plus modestement composée et assumée, ce que Ferdinand Cheval appelle le « travail d’un seul homme ».
Les lecteurs de la RAL,M ont pu explorer depuis plusieurs années l’univers pictural de Valérie Constantin qui exerce son influence sur l’esthétique de cette revue et des ouvrages publiés par Le chasseur abstrait.
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