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Le terrible texte qui ferme ce livre est un arrêt. Il est sans appel. Et c'est ce qui arriva. Cécilia Ambu a mis fin à son existence. Reste ce livre, lentement écrit, et publié sur notre website, de septembre 2008 à septembre 2010. Deux années d'une gestation douloureuse et précise, puis deux années encore, marquées par le même travail, et cette nouvelle qui arrive pour annoncer qu'il n'en sera désormais plus rien.
Mais qu'on n'aille pas croire, comme d'habitude, à un romantisme hérité de Stello dans une imitation approximative qui céderait toute ambition esthétique au profit d'un sentimentalisme qui n'a rien à voir avec les travaux littéraires tels qu'ils doivent se pratiquer sous peine de manquer de génie ou de grâce. Cécilia Ambu, malgré le mal qui la rongeait, n'a jamais perdu de vue l'art, quitte à le dénaturer en dehors du livre même qu'elle composait pour nous.
Homme équilibré, tu suscites l'ennui
Homme heureux, tu déploies le désir meurtrier
Sois artiste !
Affectivité nourrie - [Lire un extrait]
Voici deux textes inédits de cette grande poétesse:
[Homicide involontaire]
[Lettre à mon psychiatre]
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Prochain nº de la RAL,MHypertexte et Moustaki !
« Georges Moustaki est un grand poète… » s’est écrié François Hollande. Pas si sûr… Prigent, Deguy, di Manno, Auxeméry, Butor, Rossi… mais Moustaki… drôle de lecture.
Il n’en reste pas moins que la lecture fait de son mieux pour suivre les pérégrinations de l’écriture quand celle-ci change les chemins en fonction, non de ce qu’elle espère, mais de ce qu’elle sait ; la tradition a de la bouteille.
Cette fois, ce n’est pas au vers qu’on a touché, mais au support même de sa gloriole. On a changé le papier pour une matière qui ne peut en aucun cas inspirer les tenants du moulin et de la moulure.
Certes, ce n’est pas une nouvelle. L’ « e-text » existe depuis plus de quarante ans. Tout de même ! Mais c’est le temps qu’il faut à certains pour en apprécier les longueurs et les atermoiements. Et certes, une polémique sur ce gracieux sujet n’est pas la meilleure manière de construire le prochain numéro de la RAL,M (mise en ligne le 1er juillet) qui porte sur ce que diable nous allons en faire, de cet hypertexte !
Ainsi, comme il n’est pas aussi facile que ça de mettre en chanson la « poésie » de Moustaki, ou de composer l’idéal fragmentaire qui se trouvera à son aise dans les pages à tourner d’un cahier cousu à la main, il ne semble pas que les conditions « électroniques » soit vraiment réunies pour ouvrir la voie aux aventures textuelles les plus en phase avec leur temps. D’autant que le nez des requins et de la flicaille en sait déjà assez long pour imposer ses aspirations également rentables et dociles.
Si donc tout ceci vous inspire, si vous y comprenez quelque chose, n’hésitez pas vous aussi à mettre le nez dans le prochain numéro de la RAL,M, dès le 1er juillet prochain. Il fleurera toujours aussi bon la bonne chanson, le Mallarmé en valise et les prouesses rimbaldiennes.
Patrick Cintas
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LU SUR LE WEB
[Cliquez]
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JOURNAUX
de Gilbert Bourson

Il se tient dans la cuisine d’un blanc mat et dur. Sur la table où s’érige un bouquet, il est dans l’image d’une femme et beurre une tartine exquisément bronzée. L’image est mâchée, entre les murs éblouissants de la cuisine, entre ses dents. Elle tient serré le bouquet. Lui, son couteau en main, hume le bol aux rebords écartés d’ou s’exhale, votif, un odorant fumet. Il déguste le beurre, salé comme une peau. Ses doigts tapotant les replis de la nappe, il déjeune dans la fournée ombreuse et épicée d’un coin douillet et chaud. Son corps est sous sa dent à elle, le corps blanc et complet de sa dent. Le bouquet dans sa main s’épanouit et se gonfle en une seule fleur, qui jubile sur une unique et forte tige. Elle mord dans cette mie, qu’il beurre en l’étalant en couche saturée, qu’il mâche lentement. Son corps à lui s’émiette, il le pique des doigts. Il suce l’odorant bréchet de son sourire, qui affûte le sien.
Portraits et propos [...]
------Dernières parutions:
Qui tombe à la renverse
Après l'exposition Soutine
Dormeur qui s'éveille dans le peu de lumière d'un matin d'hiver
L'invention de l'amour
Livres lus dans l'enfance
Dans la vitesse de l'arbre choses vues
Chaussure à son pied la fenêtre
Ce qu'est l'idée parfois est parfois
Le matin du premier jour de l'an 2013
Pièce dont l'argument est la pièce elle-même
de Patrick Cintas
Depuis quelques semaines déjà, la RAL,M livre des goruriennes sans avoir expliqué ni comment ni pourquoi. Le pourquoi restera sans réponse, puisqu’il appartient à l’idiosyncrasie du lecteur (idiot/cin[glé]/crazy). Comment ? Eh bien parce que. Parce qu’un lecteur particulièrement attentionné (à mon égard) m’a renvoyé les trois volumes publiés sans un mot d’explication et qu’il en a (au cours de combien de lectures) surligné maints passages pour des raisons qui ne s’expliquent pas plus ni mieux. J’ai d’abord songé à des espèces de morelliennes, mais l’esprit de ce lecteur m’a semblé plus proche de celui de Cendrars élevant Le Rouge à la dignité de poète. Nul doute maintenant pour moi que ce lecteur m’a tout simplement communiqué le brouillon d’un poème qui ferait de moi un poète. Je n’en suis pas aussi flatté que je voudrais, mais je dois avouer que l’expérience me fascine un peu. S’il s’agit de celà, car il ne s’agit peut-être de rien, n’est-ce pas ? En tous cas, la RAL,M continuera de publier ces fragments que j’ai envie d’appeler comme j’avais intitulé mon premier recueil de poèmes : Fragments d’une conversation sans personnages. Je n’ai pas compris pourquoi il faut (ou il ne faut pas) le pluriel à personnage ni pourquoi il serait opportun de remplacer l’s qui est la marque ordinaire du pluriel ainsi que son absence ou suppression par un signe qui conviendrait de l’absence. Ce signe pourrait-il appartenir à l’alphabet dont nous usons par habitude plus que par intelligence de la poésie ? Je me signe ! Je me signe ! Ah ! Je ne fais que ça !
Lire les Goruriennes [...] 3ème partie du Journal
------Dernières parutions:
J'en profitai pour me connecter au Monde
Ils sont pas touchés par l'overdose...
Je voyais ça à travers mes lunettes de combat
Ne vous suicidez jamais sans suicider les autres
On pouvait l'avoir gratos dans un Monde qui paye les bénévoles...
Ce qu'on ramasse, c'est toujours votre cadavre, pas les fruits de votre imagination...
Pas facile à reconstruire pour que tout le Monde comprenne
Paradoxe de l'attente qui se limite à un tour qui est le tien
J'arrivais pas à enculer les momies
C'est dans les vaisseaux du Voyage Infini qu'on se massacre le mieux
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GOR UR - déjà paru (cliquez) :
| Tome I |
Tome II |
Tome III (in progress) |
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[Voir ci-dessous] pour Le voyage en France.
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 [Cliquez]
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| Sélection du trimestre |
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Avril-juin 2013
Dernières parutions :
Lire toute la sélection du trimestre dans le [dernier numéro de la RAL,M] in progress
Affectivité nourrie de Cécilia AMBU -
Lettre à mon psychiatre (suite...)
16 juin 2013
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Affectivité nourrie de Cécilia AMBU -
Homicide involontaire (suite...)
16 juin 2013
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Goruriennes - 3ème partie -
J’en profitai pour me connecter au Monde (suite...)
16 juin 2013
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Poésies de Pascal LERAY -
Iglotoir en temps réel (suite...)
16 juin 2013
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Théâtre de Patrick CINTAS -
Deuxième tableau de Bortek (suite...)
16 juin 2013
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Poésies de Patrick CINTAS -
La mort malade (suite...)
16 juin 2013
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Autres romans, nouvelles, extraits (Patrick Cintas) -
Cayetano était un petit chien de garde (suite...)
16 juin 2013
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Portraits et propos à voix de perdrix -
Qui tombe à la renverse (suite...)
16 juin 2013
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Portraits et propos à voix de perdrix -
Après l’exposition Soutine (suite...)
16 juin 2013
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La communauté des amants (Jean-Michel Guyot) -
Que la parole fleurisse… (suite...)
16 juin 2013
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La communauté des amants (Jean-Michel Guyot) -
On ne donne pas la vie, on la transmet… (suite...)
16 juin 2013
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16 juin 2013
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Abdelkader KHALEF -
Sur le mur de la nostalgie (suite...)
16 juin 2013
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16 juin 2013
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T & P -
Prochain nº de la RAL,M Hypertexte et Moustaki ! (suite...)
9 juin 2013
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Goruriennes - 3ème partie -
Ils sont pas touchés par l’overdose... (suite...)
9 juin 2013
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Musiques de Pascal LERAY -
Repli artériel (3ème série) (suite...)
9 juin 2013
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Poésies de Pascal LERAY -
Parfois le couteau (suite...)
9 juin 2013
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Daniel de CULLA -
Daniel de Cullá en la fundacion Valparaiso (suite...)
9 juin 2013
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9 juin 2013
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Portraits et propos à voix de perdrix -
Dormeur qui s’éveille dans le peu de lumière d’un matin d’hiver (suite...)
9 juin 2013
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Portraits et propos à voix de perdrix -
L’invention de l’amour (suite...)
9 juin 2013
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La communauté des amants (Jean-Michel Guyot) -
Eléments de réflexion… (suite...)
9 juin 2013
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La communauté des amants (Jean-Michel Guyot) -
Les impasses de la morale kantienne du devoir (suite...)
9 juin 2013
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| Sites en action |
Patrick Cintas (Gor Ur) - Valérie Constantin - Pascal Leray - Nicolas Zurstrassen
Tome III
Le voyage en France
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Le projet d'un troisième tome de Gor Ur* prend de l'ampleur. S'agissant de décrire un voyage en France à partir de l'Amérique qui fait le cadre de Marvel, l'auteur a choisi la satire, transportant l'action au coeur de la France, dans un territoire parfaitement réel, Mazères, aux portes de l'Ariège. Les principaux protagonistes sont eux aussi réels (mais pas authentiques!) le maître plein aux as est André Trigano (frère du grand) et le domestique Louis Marette, maire de Mazères. Voilà où on en est aujourd'hui, mais tout ceci est encore in progress, évolutif.
Une espèce de Bouvard et Pécuchet de l'Action en trois temps, trois genres :
* Les 2 premiers tomes sont [disponibles en ebook].
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Lire la suite [...]
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Nicolas Zurstrassen
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Nos désirs font désordre...
L'Humanisme abstrait, trou noir, petite prostituée de la pensacte, théologiciel microbien, participe à chaque picoseconde au dispositif éco-technique, au court-circuit hyperspectaculaire, à la biopolitique des catastrophes, à la domestication opérée par ceux qui parlent en Son Nom.
Mais, ... « Une étrangère...
http://intercession.over-blog.org/
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Nicolas Zurstrassen publie chez le [Chasseur abstrait].
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Cette notion de marginalité [...] suppose ce qu'il faut de contacts avec le monde pour en capter les influx, en ressentir les appels, et en même temps une incapacité foncière, à la fois subie et voulue, à s'y faire une place. Marginalité sociale et économique, politique... Max Milner, à propos de Louis Bertrand.
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[Journaux]
[Sites en action]
[Sélection du trimestre]
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Directeur :
Patrick Cintas
© les auteurs |
[Espaces d'auteur]
[Revues papier et numériques]
[Infos du Chasseur abstrait]
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MANIFESTE : Depuis longtemps, la RAL,M est une « zone éditoriale » accessible à tous ceux qui veulent participer. Sa structure labyrinthique témoigne assez de la complexité communiquée par ce flux créateur. Pascal Leray me faisait remarquer qu'à la RAL,M, nous avions inventé le « cloud éditorial ». Nous avions en effet de l'avance, ayant soigneusement associé les tourmentes dévastatrices de la création aux nouvelles possibilités éditoriales. Nous avons fait preuve d'intelligence là même où d'autres se sont contentés de suivre le mouvement, vous
savez : ce furent d'abord les pages perso, puis les forums, les blogs ; ils en sont maintenant aux réseaux sociaux ; ils ne sont toujours pas là ! >>Lire la suite [...]
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La RAL,M n'est pas un service, pas une revue style Lido où « chacun fait son numéro et s'en va » comme disait la Callas à propos des vaniteux - C'est un chantier où chacun, selon ses désirs et son école, petite, moyenne ou grande, construit de quoi lire, regarder ou écouter. Il faut de la générosité et du souffle pour y exister pleinement. Entrez dans le dernier numéro :
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Dans la RAL,M in progress :
nº 83
Avec ce numéro, la RAL,M entre dans sa 10ème année.
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avril/juin 2013 - nº 83  |
GORURIENNES Les suivre... Patrick Cintas |
THÈME
Pétainismes. Sommeils et rêves... Prologue des Huniers. Tout ce que vous voulez savoir sur le pétainisme, sa défense et ses adeptes, y compris les plus réticents ! |
VOS FEUILLETONS GÉNÉROSITÉ ET SOUFFLE Avec Pascal Leray, Jean-Michel Guyot, Gilbert Bourson, Gor Ur, Mazette et Cantgetno... et les Huniers...! Ya rien comme un bon feuilleton ! |
TRAUMA II Court-métrage (2ème partie) de Valérie Constantin
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Espaces d'auteur  |
Collection Œuvres complèteS
Margo Ohayon
Poésies I Autofictions I Essais-Correspondances I
Édition papier et numérique

Près de 900 pages déjà !
L’œuvre en marche de Margo Ohayon en trois tomes - Poésies I, Autofictions I et Correspondances-Essais I. La deuxième fournée — Poésies II, Autofictions II et Correspondances-Essais II — est en route.
Michel Host
« L’inexploré pays », Margo Ohayon
« Une lecture est une aventure personnelle, sinon "à quoi bon ?" » M.H.
Rare, exceptionnel même, qu’une œuvre poétique complète nous soit donnée par un poète et son éditeur, dans un solide volume, tel ce « calme bloc ici-bas chu » dont rêva Mallarmé. L’objet est impressionnant à dire vrai, et il révèle par sa seule concrète existence, une confiance absolue doublée d’une fière audace. C’est d’ailleurs sous cette forme brutale que devrait se présenter tout ensemble poétique quelque peu conséquent. Foin des recueils maigrelets vendus sous le manteau dans les arrière-cours des librairies ou dans les vide-greniers de nos provinces. Celui-ci nous est chu, heureux tombeau, du clair désastre de la planète Poésie, en cette terre de France devenue si rétive à boire aux sources de sa langue, à l’apprendre même, tout occupée qu’elle est à se gaver d’anglais ou d’américain minimal et même, c’est à envisager, bientôt, très bientôt, de chinois commercial. Laissons cela, avec le vieux monde et ses convictions.
[...]
L’acceptation du monde est le prix nécessaire à payer pour le connaître, et sans doute le prix suffisant pour l’aimer. La leçon dernière est simple comme nous devrions l’être, nous qui compliquons les choses à plaisir et nous affublons volontiers des plumes de tous les paons que nous croisons en chemin. Avec Margo Ohayon, grande poétesse, unique en son genre, je veux dire d’un genre que je n’ai jamais encore rencontré, nous faisons le voyage, tout le voyage. Peut-être parce qu’elle apporte à la langue un traitement nouveau, d’une totale insolence (c’est aussi la définition de l’inhabituel), peut-être parce que
« Seule une infirmière éprouve l’étrange envie,
En ajustant son col de sourire à sa mine
Quand pour réponse unique il a la bouche bée »
Lire cette critique dans Recours au Poème [...]

http://www.recoursaupoeme.fr/
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La spirale de Margo Ohayon
Céline
9 juin 2013
Face à Louis-Ferdinand Céline, écrivain mondialement lu, rénovateur de la langue française, se positionne l’homme.
Dans le contexte historique où il baigne, Louis-Ferdinand Céline est connu pour son antisémitisme. Durant l’occupation allemande il est proche des collaborationnistes. Aussi reste-t-il difficile de le considérer, en sa qualité de grand auteur, sans une prudente et incontournable réserve morale.
Il ressort qu’a travers Louis-Ferdinand Céline, une bonne occasion se présente d’accomplir un devoir de mémoire face aux conséquences irréparables des actes de barbarie du nazisme qui englobent non seulement des innombrables familles décimées et massacrées mais aussi notre humanité dont la conscience est, dès lors, dérangée, ébranlée dans ses fondements par de telles inqualifiables atrocités.
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Portraits et propos à voix de perdrix de Gilbert Bourson
Qui tombe à la renverse
16 juin 2013
Tombe à la renverse en bas où s’involucre ce rien qui boutonne sa chemise de ses propres mains. Étalée sa chemise se boutonne de ses propres mains. Un pont noir est soudé à sa marche fondée d’une boue savoureuse qui chuchote prou : rien que maintenant. Tombe dans le genou de la tranchée et scrute si parfois quelque ennemi n’est à briser à rejeter hors de ce soufflement. Tombe à la renverse du pont et debout. De boue tiède de joie comme tombe une tombe vie à la renverse. Le clavier s’affole comme un pont qui tremble sous aucun dossier ouvert entre les mains. Arc-en-ciel ventriloque : rien que maintenant. Nulle péroraison ne mouille sa chemise pour un sens ou l’autre le clavier s’affole. Tombe à la renverse comme un vrai chemin qui s’étale de joie savoureux monument vers rien que maintenant
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Après l'exposition Soutine
16 juin 2013

Soutine est rouge et c’est un escalier écorché. Une dame place Soutine devant Chagall. La peinture est au croc de la vie pendue et c’est Soutine. La dame est plus épaisse et forte que Chagall elle est pleine de sang. Elle s’est retroussée les pieds dans le Rembrandt accroché au Croc-Vie-Soutine dans la flaque. Elle est pleine de vie et se rêve la charcutière de la vie devant l’oreille rouge nymphéa de sang du garçon charcutier. Ou pâtissier peut-être dit un vieux Chagall. Soutine est au plus bas. Au plus profond soutier du vif à coq perdu dans les nervures rouges de la vie. Soutine aime les arbres de ses doigts tachés dans les boucles de ses modèles. Il tord les arbres dit un enfant et j’aim’bien ça. L’enfant de chœur aime Soutine il le regarde. Il est dans les tons rouges couleur pomme Adam. Couleur à l’étalage de la sainteté. Surplis sang de bœuf pensait Soutine en le peignant n’y pensait pas. Peignant Soutine le surplis de vie son œil en croc. Soutine est plein de mouches celles du génie. Celles des sentines du génie du peintre. Du génie tout court.
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Espaces d'auteurs
Ces auteurs ont bien voulu animer des espaces plus proches de leurs préoccupations que le sommaire de la RAL,M toujours un peu généraliste. Ces espaces constituent du même coup le coeur de la revue et leurs projets respectifs nous rapprochent nettement d'une revue qui serait pleinement assumée. [Voir tous les espaces...]
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Ebooks de Pascal Leray
Le lèvement du corps
1er avril 2013
Ce matin encore le lèvement du corps a été un spectacle pénible. Ça fait plusieurs jours qu'on le lève, ce corps, sans bien savoir quoi faire avec.
Il y a des gens qui viennent pour ça. Ils prennent le corps et le changent de pièce ou simplement de place. Moi, je les laisse faire. On ne voit pas bien à quelle logique ils obéissent si même ils en suivent une particulière. Ou si c'est selon l'inspiration du jour, peut-être.
Des fois ils commentent à voix haute le lèvement et le déplacement. « Il sera mieux ainsi » ou « C'est comme ça ! » Mais ils restent discrets. Et puis ils regardent autour d'eux d'un air méfiant. On ne sait pas ce qui reste de vie dans ce corps, en fait. Moi-même, je suis circonspect.
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L'inconnu sans ami de Jean-Michel Guyot
Le méridien
2 juin 2013
Le ressort d’une obsession cherché dans la pratique d’une recherche obsessionnelle.
Dissocier l’obsession de sa recherche est impossible : l’objet obsessionnel, c’est l’obsession.
Obsession de l’obsession, obsession mise au carré.
D’où vient alors la diversité des actes et des points de vue, la floraison sans fin apparente des poèmes et leur cohérence/convergence ?
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La communauté des amants de Jean-Michel Guyot
Que la parole fleurisse…
16 juin 2013
L’immanence me convient.
Les dieux se sont éteints.
Quelques forces éparses courent encore dans mes yeux, vestiges des temps anciens. Je ne suis même pas savant, pas même animé par le désir de conserver pour converser avec le passé.
La nostalgie rend fou, je le sais, qui plus est, elle ne projette que des images personnelles nourries de lecture, c’est un bien étrange mélange de références livresques, de souvenirs vécus et d’espoirs par avance déçus : on ne remâche le passé que pour échapper au présent qui ne fait pas de cadeaux.
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Lettres vagabondes de Benoît Pivert
Etreintes au bout de la nuit - Les Sonates au clair de lune de Mario Wirz
19 mai 2013

Mario Wirz est un écrivain allemand né en 1956 à Marbourg, à mi chemin entre Francfort et Kassel. Ses premières amours sont le théâtre qu’il pratique après une formation de comédien à Berlin. C’est dans cette ville qu’il vit aujourd’hui de sa plume. En Allemagne, Mario Wirz s’est surtout fait connaître comme poète mais il est aussi l’auteur d’un récit autobiographique sur sa contamination par le virus du sida, Es ist spät, ich kann nicht atmen. Ein nächtlicher Bericht (Il est tard, je n’arrive pas à respirer. Témoignage nocturne). Le recueil de nouvelles Etreintes
au bout de la nuit(1) est le premier ouvrage de Mario Wirz traduit en français. A sa lecture, on songe aux mélancoliques Nocturnes de Chopin, mais plus souvent encore à la funèbre Sonate au clair de lune de Beethoven. La nuit, c’est l’heure où s’invitent les spectres et où se réveillent les douleurs anciennes. La nuit ne pouvait que séduire Mario Wirz pour qui, comme pour Schopenhauer, vivre, c’est souffrir.
Chez ses personnages, pour la plupart homosexuels, l’enfance a rarement été heureuse. Elle a souvent mis aux prises un garçon trop sensible et un père trop brutal, résolu à faire de son fils un homme coûte que coûte.
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| Revues du Chasseur abstrait |
Explorez les rubriques consacrées à ces revues.
["Papier"] [Numériques]
Certaines sont en téléchargement intégral et gratuit.
Revue « papier »
Prochainement
LA SPIRALE
de Margo Ohayon
Contenu : Réflexion et création. Numéros thématiques, anthologiques ou consacrés à un auteur, leur objectif est de communiquer le travail des auteurs publiés ou non par le Chasseur abstrait. [Lire la suite...]
Revues « numériques »
Le RALMag nº7 est publié chez Amazon et chez FNAC-Kobo
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 PVP : 3,00 Euros
Formats Kindle et epub
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GORRURIENNES - Première volée
Depuis quelques semaines déjà, la RAL,M livre des goruriennes sans avoir expliqué ni comment ni pourquoi. Le pourquoi restera sans réponse, puisqu’il appartient à l’idiosyncrasie du lecteur (idiot/cin[glé]/crazy). Comment ? Eh bien parce que. Parce qu’un lecteur particulièrement attentionné (à mon égard) m’a renvoyé les trois volumes publiés sans un mot d’explication et qu’il en a (au cours de combien de lectures) surligné maints passages pour des raisons qui ne s’expliquent pas plus ni mieux. J’ai d’abord songé à des espèces de morelliennes [...]
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Le T&P 82 est publié chez Amazon et chez FNAC-Kobo
 PVP : 6,18 Euros
Formats Kindle et epub
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Le premier trimestre 2013, qui correspond au numéro 82 de la RAL,M, est fortement marqué par quatre auteurs :
Pascal Leray
Gilbert Bourson
Jean-Michel Guyot
et Daniel de Cullá.
Il faut dire que ces écrivains n’ont pas mis la charrette avant les bœufs. Ils connaissent leur métier de longue date. Ils portent en eux tout le poids d’une œuvre. Et c’est ce qui les distinguent nettement.
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Site personnel de Patrick Cintas (cliquez) :
de Patrick Cintas
Nouvelle version
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Je me préfère singe que perroquet, passionné d’intelligibilité plutôt que de lisibilité. Et de passage seulement. - J.M.
D’où me vient cette sensation d’infini ? Et cette croyance que, par un tour d’écriture, je peux atteindre quelque chose qui ne sera donné à tout le monde que de cette manière ?
[ACTOR] 
Note : L’Héméron est en réfection dans l’attente du numéro 84 de la RAL,M Hypertext is NOT text à paraître en juillet prochain
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