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 Article publié le 18 septembre 2016.

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De cela qui passe, toujours en passe de se réaliser, en passant par le vif souvenir, passe et repasse ne se passant pas.
Obturation de l’action par le souvenir vif d’une action méditée, préméditée, fantasmée, désirée follement, dont la pensée contenta qui en fut l’ombre et la proie, courant après une action différée, conduite en pensée seulement.
S’ouvrir à l’action sans lendemain, c’est-à-dire sans passé confus confusément, ardemment désiré exige la vie de l’instant.
L’instantané du désir n’admet aucune limite passée, présente, n’a cure de l’avenir.
Au souvenir vif si brillant qu’il soit préfère l’instant, si pauvre, si malhabile soit-il. Là est la vie, ses ratés, ses réussites éphémères aussi bien.
Dans la demeure - dans ce qui doit, peut, voudrait demeurer - vivent donc les trois temps de la déprise : déprends-toi de tout souci d’avenir, déploie force et faiblesse dans l’instant qui s’offre à toi.
A qui voudrait manque parfois la force de tenir, retenir, maintenir l’élan - c’est selon - : impossible conservation d’une énergie fuyante qui ne vit que pour se dépenser.
Ce qui doit demeurer ignore la force du conditionnel, force pour ainsi dire différée, réserve de force à venir, en gestation, force en gésine prête à bondir le moment venu, n’était justement l’impossible condition à remplir pour que le conditionnel ne règne pas : que le possible jaillisse sans devoir aucun.
Ce qui peut demeurer est un leurre, une force usée qui s’appuie sur le devoir toujours en défaut.
Trois temps ainsi se déploient dans trois verbes que l’instant détruit.
" Je le veux " est le seul mouvement d’âme qui engage le corps dans la dépense, mais l’âme n’est qu’un mot utile pour désigner ce qui dans le langage fait toujours défaut, le fond sans cesse renaissant qu’aucun mot ne peut circonvenir.
Non que la volonté soit trop faible voire évanescente. Il s’agit de vouloir sans faille la défaillance, le moment critique qui voit le langage s’abîmer dans le langage.
Et faible la fable, nous le savons tous, qui traverse les âges. Porte-faix porteur d’espoirs insensés, et salué comme tel par ceux et celles qui ont les épaules larges.
Epaules d’argile. Ainsi va.

 

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