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Nicolas ZURSTRASSEN
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 Article publié le 4 juin 2012.

oOo

 

I

Œuvre

 

Patrick Cintas — « Ainsi, certaines oeuvres d’art sont de merveilleux objets, d’autres sont des clés, des mots de passe qui vous donnent accès à une connaissance plus intime, à une perception plus délicate de la beauté[1]. » Un mot là-dessus ?

Nicolas Zurstrassen — En effet, nous aimerions que ceci, et ce qui est envoyé dans l’espace de manière générique, ne se réduise à des objets. Ou alors des ob-jets, des super-jets qui fassent un tant soit peu saillance dans l’avalanche morbide du marché cultureux. En effets, attente et impatience de cette potentielle efficace. Forcément immodeste, comme le serait une existence se voulant autre chose qu’incolore pièce dans un décor en carton-pâte, salle d’attente moite de la vie.

Méfiance conjointe envers les néo-prêtres qui prêchent l’injonction affadissante de faire taire le soi dans son irréductible pluralité- qui n’est pas le Moi in’dividué- qu’à l’égard des thuriféraires enflés de l’individualisme métaphysique.

« Song of myself », donc, comme le disait W.Whitman, oui, mais un Soi à la mesure du plurivers toujours-en-train-de-se-faire, de ses joyaux et de ses im’mondices. Si le Moi se révèle abject mot d’ordre, la cocréation entre l’opération d’écriture et l’ouvrier qui excrit forment d’opaques mots de passe, qui ouvrent l’espace par de tortueux sentiers, et accroissent l’exiStance, à travers ces chemins qui bifurquent. Ce vers quoi font signe, d’ailleurs, les joyeuses étymologies des vocables « auteur » (augere : augmenter, accroître) et d’ « ouvrier » qui ouvre, œuvre, opère le champ délicat du sensible.

 

II

Langue

 

PC — Avec vous, la langue prend un coup. Où donc, où allez-vous la chercher et jusqu’où irez-vous ?

NZ — Que veut dire l’expression « la langue prend un coup » ? La Langue, …cela existe-t-il ? C’est de sens commun. N’est-ce pas chaque être-dans-les-sphères qui, dès qu’il souffle dans et par le langage, fait trembler et divaguer cette métastabilité, loin de l’équilibre ? La fait bégayer : bosses, creux, cannelures infrasémantiques, fentes somatographiques,… « Logodynamique », dit V.Novarina. Nous sommes de modestes bricoleurs, à l’infinie puissance des enfants (infans : celui qui ne parle pas), ces pervers polymorphes.

N’oublions pas que l’un des principal « « d’hommesticateur » est bien La Langue, pris dans son acception pieusement orthothétique. Au détriment des « patois », des glossolalies, des rhapsodies, des sémiotiques mineures,...

Alors, après, cela peut être plus ou moins réussi. Peut-être les textes ici présentés sont-ils trop lourds, surchargés, faits de bric et de broc indigestes, de broussailles invasives, de pollutions plombant l’air, de néologismes mal foutus.

Pitié pour la viande : carnalité de la parole, souffle impur des corps. Nous ne pouvons faire autrement, griffés par la nécessité. Cela touche,… ou pas…

Mais si par bonheur, sans cible, le tir fait mouche, ce là façonne, agit, produit, crée et donne la vie à la chose même qu’il « désigne ». En deçà de la forme, de la figure et de la matière. Une talismanie. De l’animé, des animots, de l’anomal, de ce qui porte en soi son efficace singulière.

Cela vient de loin, cette histoire. L’étymo-stratigraphie des surfaces, la parole qui s’abîme aux franges des trous noirs, le post-exotisme, la déconstruction scriptolâtre du phallogocentrisme, la lalangue inconsciente des lacanneries laconiques, et j’en passe ! Le Je passe, trépasse, impasse, espace … à travers ces chantiers, ces ruines, ces monuments, ces galeries, ces galères, ces séries, ces ornières, ces foutoirs, ces déboires, ces nourritures.

Le mot de passe permet ainsi de dé-river par un mouvement brownien entre les règnes. Conscience remuée, ébranlée, agitée, des « sciences » les plus contemporaines à la « foi » la plus ancestrale : rite de passation du savoir le plus archaïques aux croyances les plus inouïes.

 

« Tenter de sentir les pulsations, oui, de sertir, les pulsactions, nous sommes là, nous entrons, dans le là, des machines, non-mécanistes, nous sommes le là, les pulsations, de la perte nous avons vaincu, oui, nous avons vaincu, dans le laisser-être, nous avons vécu, nous vivrons, dans le laisser-être, les lettres, la stratégie du laisser-être, oui, la tragédie, la vie, avec entraves, de nos entrailles, de nos entre, de nos cavernes, de nos soleils, avec entraves, baves, ce qui nous noue, nous nous,, hantés, ainsi font font font les fils vibratiles, nous avons vaincu, et pourrons vaincre encore, en corps, il faut que j’écrive cela, oui cela, vrombissement, pour nous nouer, des forces, pour devenir des forces, oui des forces, sans pouvoir, le laisser-être, sans pouvoir, la puissance de nos rencontres, nous rendent contrées, pour nous, pour nous contrer, avec, les avec, la danse, le rire, oui les cris, les mots-cris, nous tissons le dérapage, les fils vibrants, le dérapage des pages, des pages, des places peuplées, maculées, oui, transfigurées les plages, dans l’étoffe des choses, le ramage qui crisse, celles qui tissent l’endroit, le lieu, sur l’envers oui, le divers, l’envers, du vers-à-soi, le nous, dessin, jeux, nous dessinons des traces, des traces, effacement des façons façonnées avec une masse, nous passons, oui , nous passons, efficaces, nous plongeons, nous passons, nous plaçons des pièces vivace, volages, nous jouons, oui, l’esprit de volupté, énigmes par petites touches, petits coups d’archets, la gaie pratique, l’érotique, des relations fabriquées, oui, cela fait mouche, nous sommes ces touchers, oui, créés avec des vents, migrants, portés, des voyageurs, non des vapeurs, oui de ce monde nous sommes, oui, nous devenons, aujourd’hui, des sommes, des cloches et des marteaux, nous, respirons le levain, hic et nunc, non demain, découpons les atones, des plis que nous étoffons, que nous faisons, sonner, nous respirons, oui, les spires et les volutes, oui, involuons, allons dans l’ouvert, toujours-déjà, salutaire, oui, le... désir, » écrivez-vous (Implosibilités)

 

III

Désir

 

PC — Vous dites « sertir » et aussitôt se lève l’absent (l’absente) de tout désir... parlons parergon, si vous le voulez bien.

NZ — Oui, gri-gri ambigu que ce « sertir », mot dévalué, saturé de connotations négatives, pointant avec suffisance le superfétatoire para-, la basse superficialité, le faste inessentiel, le simulacre de simulation spectaculaire ; toujours ce binarisme suranné entre l’apparent et le réel… Et pourtant, et pourtant… à bout portant…

Comme le souligne la logique du supplément chez Derrida, et d’une autre manière la théorie de l’installation chez Sloterdijk, nous pouvons difficilement tenir le « cadre », le « hors-d’œuvre » délicieux, comme une extériorité bordant ce qui fuit de l’appareillage « interne » à toute œuvre (La force de la forme, cette « capacité de traverser, d’animer et de structurer un domaine varié, des domaines de plus en plus variés et hétérogènes » (G. Simondon, L’individuation à la lumière des notions de forme et d’information, Grenoble, Million, 2005, p.544)

Certes, chaque cercle magique ne se vaut pas, il s’agit bien qu’une forme-matière prenne con-sistance auratique. Plein comme un œuf : colmater les fuites pour pouvoir d’un même geste faire fuir. Mais, précisément, comme dans l’ontogenèse du cristal, le réel est le faisceau de polarités pulsatoires qui s’individuent perpétuellement- sans bordure préalable au processus. La membrane émerge sui generi.

Le vocable « sertir » est aussi infini par « assembler », « agencer », « monter ». L’inconscient est une machine phantastique, sans Moi fondationnel, ni juge de paix à la douane chargé de filtrer les errements de la fée du logis. Si nous parlons architexture, les « ça » tissent d’invisibles « tenségrités »,à partir d’obscures rétentions (primaires, secondaires et… tertiaires surtout- ce qui fut occulté dangereusement) qui se disséminalisent, en ce qui est pro-jeté dans et par la matière dite « finale » : un texte.

La formule panlittéraire « il n’y a pas de hors-texte », ressassée de manière cyclopéenne, se voit dès lors profanée assez radicalement. Dès l’aurore, « il n’y a pas de hors-monde » ! Le texte devient cette petite chose, assez ridicule, parfois rayonnante, fibrée de monde.

Blanc, l’albatros du matin s’envole gaiement.

 

IV

L=AN=G=U=A=G=E

 

PC — Bien. Évacuons maintenant la langue et le désir, en plein consensus, et venons-en au L=AN=G=U=A=G=E[2]. Poésie ou simple conversation complexe ? Effet de doppelgänger avec une pisca de trickster... en clair : Alter et Ego s’accusent Till mutuellement de bouffonnerie ? Voici une page : t-il ? Till ?

NZ — Feu ! La cendre-détresse. Le désir, plein, ce fut dit. Elle ne manque de rien, la pharmacopraxie de l’inconscient-machine. Em-prise du trickster désirant par la Règle. Sinon- et là est le suprême danger- gare à l’hystérie trop aisée, qui ne fait que valider la Loi-du-Père, même si nous crevons que celle-ci « laisse les morts enterrer les vivants ». Foncer dedans ne sert à rien.

Les coups d’épée dans les liquidités de ce monde exténuent le ténu, le fragile, la finitude des territoires existentiels.

Encore un effort, autrement dit, si nous voulons nous défaire de la transcendance ou de l’ab’soluble. Car ce pouvoir arrière-mondain agit de manière encore plus retorse et délétère lorsqu’il coule à même l’immanence : micrologisée, inframince, fantomale. Debord, en-corps : la Séparation à même le « monde ». Oikonomia, Gouvernement, et Magister mystérique… police épidémiologique.

L’espiègle saltimbanque, le fripon facétieux est à cet égard une figure intéressante. Il agit toujours au milieu, par le milieu de la crasse, il transduit les éléments. Il « fait-avec » comme on dit, il détourne pour créer l’accès, est à l’écoute des transformations silencieuses (F.Jullien). Il laisse-être l’être, le ET du devenir. Fidèle à la Terre - géopoétique, cosmopoétique - le son de la fontaine retrouve l’audible.

« Voici ! Plus aucune ombre dessus ni autour, quoique nous soyons entourés d’objets énormes ; plus de route, de précipice, de gorge ni de ciel ; rien que du blanc à songer, à toucher, à voir ou ne pas voir. », écrivait Rimbaud dans sa lettre du 17 novembre 1878.

Et ce blanc, ce vide est bien sûr la condition de l’attention, du faire-attention… donc des protentions, de l’imaginal, de la croyance en ce monde-ci. Art de la jonglerie, avec et par les merveilleuses anfractuosités du Réel.

Potlatch de signes et de sens pour rendre le don de vie, du souffle, de la parole, de l’existence, du vivant animal et végétal. Drain d’être, déversoir de vie du cycle de la terre, des jours et des saisons, des heccéités, des lunaisons. Pendant et contrepoids à l’intromission journalière des denrées, grains, chair, sucs qu’on empreinte quotidiennement au monde et que nous devons à la vie. Et rien à voir avec une quelconque culpabilité. Nos empreintes ne sont issues que de cela.

 

« Il ne s’agit pas de psychologie, de sociologie, d’humanologie, de néoanthropopodulogie, de compostementalisme post-physicaliste vert pâle,… Une nécessité, des nécessités, d’infinies infinitésimales nécessités. C’est comme ça, vos lumières n’y feront goutte. A tracer des sillons à en devenir fou, de par la conscience que l’on en prend. Non pas ce centre mou et plat que l’on vous sert avec une sauce d’objets, deus in machina débandé. Non. Dieu haché menu se particule dans la machine, la machine s’émousse en Dieu. La machine hommiesque éclabousse ! Ni machine ni divin ! Feu, la cendre. Toujours déjà, les grouillements larvaires virevoltent ensemble de leurs pas frénétiques, dessinant des danses tourbillonnaires, des tracés d’à-mort-le-trépas. Voilà ce que vous avez toujours tenté de conjurer, vils et insignifiants prêcheurs de morbidité ! Des connexions, partout, tout le temps, de formidables branchements. Gonflez, bulles de tendresses baffées par cette révélationnaire annonce ! Une nouvelle productivité des subjectivités doit être soutenue par des dispositifs pensactés éminemment concrets. Insister sur les agencements matériels qui permettent l’émergence de telles virtualités hors de toute bonne volonté « créative », ou dite marginale, subversive, profanatrice, transgressive etc. Il est devenu impérieux de modeler cette magique matière en fusion stellaire, en fission, en culmination, en mutaction. Même lorsque les marchandises, fantastiquement, « parlent entre elles »,elles parlent des hommes, des affairesValeur d’usage ? Pour qui ? Non, je ne te demande pas pour quoi, mais pour qui ? L’en-tropos t’invite à un voyage funambulaire, à nouveau frais, dans la valeur de la valeur de la valeur. Nous, ceux qu’on appelle les humains, sommes projetés dans un monde, et nous n’en savons rien. Nous faisons mine de ne pas savoir. Un miroir produit pour ne refléter que notre pauvre image, donc un nous asséché, notre solitude. Cette solitude qui nous tue. Nous détestons cette manière de nous interloquer. Ce n’est pas un problème de tolérance ! Ce mouvement, cette formulation des problèmes nous brûle,à petit feu,sans brasier. Un monde atone, dans lequel toute attraction passionnée se voit forclose par un impératif de pacification lénifiante. Nous sommes pour le pacte de tous les intolérants. Oui. » écrivez-vous (Architextures)

V

En réalité

 

PC — Pour qui ? Non, je ne te demande pas pour quoi, mais pour qui ?

NZ — Ah ! Une (dé)monstration ? Plutôt un geste d’excriture nerveux, pour toucher au sens, en tous sens. Un tact, comme une adresse aux corps, à leurs nervures. Envoyer - poudre ou musique - à la touche des dehors abîmés, des hybrides espacés, des étrangés différentiels, des tropes écartés, … entre l’abyme et la suture, des dérobés,…

Car un vol a eu lieu, un crime parfait, une transsubstantiation : l’in-carnation (médialisée de la pire des façons !), dont l’avatar le plus vulgaire, la plus inique des mésaventure admoneste l’Homme à l’Homme, en guise de contrition perverse.

L’Humanisme abstrait comme petite prostituée automate de la pensacte vive, comme théologiciel microbien rachitique, engramme à chaque picoseconde le dispositif éco-technique dans les corps-langage. Pérennisant de la sorte, par injection sans phrase, le court-circuit hyperspectaculaire, la biopolitique des catastrophes. Tu ne t’en inquièteras point !

Un envoûtement meurtrier par Son Nom, relayé par devers soi, en toute bonne con’science.

Il faudrait peut-être dire dès lors, plutôt que d’ontologie (« qu’est-ce que ceci ») voire d’ hantologie ou d’hétérologie : hétérotopographie (« où s’excrit l’autre »). Et cela engage un « comment », une pratique active du témoignage. En analogisant, comme le fait Quignard, la trace dite animale à l’excriture de l’être, et en l’étendant à toutes les formes-de-vie.

Ce qui secret « tout-en-bas », mais qui ne cède pas sur une « verticalité minimale » (tendancielle). Soit ce qui ne peut complètement se laisser liquéfier (« laisser-faire, laisser-passer » dans une immanence saturée, asphyxiante. Eloge du sanglier, botanique du désir.

Mais cela ne nous immunise aucunement de redoutables vertiges qui ne manquent pas de nous happer, car le signifiant-maître Homme (mais corrélativement : Animal, Plante,…) va toujours être le pivot autour duquel tournent des formes extrêmement hétérogènes d’altérités ; que l’On va ranger sous la coupole Autres, plutôt que de considérer les singulières formes-de-vie, dans l’active prise en compte des relations dont elles sont tissées et qu’elles brodent également…

Là s’ouvre un piège fabuleusement létal car, sous prétexte de sortir l’autre de l’ombre portée par notre lumière artificielle- mais non com’prise comme artéfactuelle - nous nous nous aveuglons, et irradions les autres également, par là même. Le Bel Enfer…

VI

Éthique

 

PC — À quand Néganthropiques III ? Une éthique finit-elle par emporter votre goût pour l’action, en cela paradoxale ?

NZ — Le pénultième volet néganthropique s’intitule Cinéthiques. A l’époque, je ne savais pas qu’une revue satellite de Tel Quel portait cette vitesse. Tant pis. Tant mieux, en un autre horizon. Il me semble que de nombreuses spirales se rejouent aujourd’hui, grossièrement étouffées par les ob-scènes « années d’hiver » (F.Guattari).

Par rapport à la porno’graphie de ces temps, à l’étendue du domaine de la surexposition trop humaine, un nouvel ordre moral mortifère s’érige, un inédit retour du même internel appel au gardiennage du troupeau vicié. Matraques et moraline fliquéfiée font bon obscur ménage avec les spotlights de l’espace-marchandise. Le neuromarketing et la peau cuirassée de chagrin des néo-racs pour faire jonction.

D’où la nécessaire volupté de pro-duire à nouveau frais, par un art des distances éthopoétique, de ces espaces d’opacité offensive, ces espaces lisses à nous exapproprier.

Eco-éthologie : formes-de-vies indissociables du « milieu » dans et par lequel elles font puissance collective : plantes, animaux, pierres, idées, forces... Un séjour qui se lève par l’ « avec ».

Un Il Y a précède en effet toute pensée et tout geste, où le Y (voir les travaux de A.Berque à ce sujet) est bien l’inconnue qu’il s’agit d’habiter, de peupler.

Mais il n’est pas sûr que le « peuple » ne soit pas encore un concept humanolâtre. Que pourrait signifier la proposition d’égaliberté en plein désert ? Le désastre : il nous faut décoloniser la pensée, radicalement. Apprendre notamment à compter au-delà de trois (au moins) : sujet, objet, et leur dialectisation plus ou moins virtuose.

Ce frémissement nous enjoint à néganthropiser nos manières d’être-avec. Mitsein disait l’impossible Heidegger (qui réduisit ses propres fulgurances), toujours-déjà.

Les communautés qui viennent... sont Là. L’actualisation de proche en proche, en archipel, de poche en poche, de sphère en sphère, de cette virtualité repose en permanence les questions de la « valeur de la valeur », de l’autonomie vectrice d’un monde désirable, de la fabulation créatrice d’effets de vérité, de cosmopolitiques périurbaines et anhumanistes à fabriquer, de champs subpersonnels à cultiver, des singularités pré-personnelles à chanter, de la joie suscitée par la sensation de reprendre en mains nos existences-avec.

La clameur du devenir. Et ce n’est pas triste !

Un extrême ralentissement en prise avec l’urgence dans laquelle nous sommes pris. Un long détour. Démembrement consenti, tendu vers un remembrement, beaucoup plus large et généreux.

Dans les plis, nous sommes ce long détour, co-errant.

 

Cet entretien sera publié prochainement
dans la collection Corto
Il servira de présentation à l’ouvrage de
Nicolas Zurstrassen

Implosibilités
de la d’hommestication
suivi de Architextures
tenségrités phantastiques
Néganthropiques I et II
publié par Le chasseur abstrait

Ci après, une double page de
Néganthropiques III
Cinéthiques

 

 

 

[1] Ezra Pound - Esprit des littératures romanes.

[2] english.utah.edu/eclipse/projects/LANGUAGE/language.html

 

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