Nouvelle
Revue d’art et de littérature, musique
Lire Publier Communiquer
Revue en ligne
dimanche 19 mai 2013
Directeur: Patrick CINTAS
Éditeur: Le chasseur abstrait
12 rue du docteur Jean Sérié
09270 Mazères
 S'inscrire au fil RSS RAL,M 

Add to Google 
  
Pío Baroja

Tierra vasca.
La lucha por la vida.
La raza.
El pasado.
La vida fantástica.
Las ciudades.
El mar.
Los amores tardíos.
La selva oscura.
La juventud perdida.
Novelas sueltas.
Memorias de un hombre de acción
...

Las condiciones en que se desliza la vida actual hacen a la mayoría de la gente opaca y sin interés. Hoy, a casi nadie le ocurre algo digno de ser contado. La generalidad de los hombres nadamos en el océano de la vulgaridad. Ni nuestros amores, ni nuestras aventuras, ni nuestros pensamientos tienen bastante interés para ser comunicados a los demás, a no ser que se exageren y se transformen. La sociedad va uniformando la vida, las ideas, las aspiraciones de todos. Yo, en cierta época de mi existencia, he pasado por algunos momentos difíciles, y el recordarlos, sin duda, despertó en mí la gana de escribir. El ver mis recuerdos fijados en el papel me daba la impresión de hallarse escritos por otro, y este desdoblamiento de mi persona en narrador y lector me indujo a continuar. Shanti se disculpa.
Contact | Plan du site Articles les + lus  ||  La RAL,M in progress - avril/juin 2013 - nº 83 Blog de la RAL,M Espaces d'auteurs Chasseur abstrait  || 
 
septembre 2010 - nº 66

Sommaire
ACTOR

 

de Patrick Cintas

nouvelle version revue et corrigée
Cahiers de la RAL,M - nº 18
Édition intégrale en ligne

Compte tenu de l'épaisseur du volume
il n'y a pas de version "papier".

Si vous cliquez ci-dessus sur l'onglet "Publier en revue", vous constaterez que nombre de Cahiers sont encore à publier. En réalité, ils sont en chantier. Pour faire patienter le lecteur, je vous propose un 18e Cahier. Il ne s'agit pas d'une compilation de mes articles parus sur le site, mais d'un projet établi depuis belle lurette et destiné à compléter un peu mes travaux narratifs. Dans ce sens, on feuillettera avec intérêt mon site personnel.
Le plan initial date de mars 2005 (nº 6 de la RAL,M). Il n'a guère changé. Mais ce travail est loin d'être terminé. Il m'a cependant semblé que l'ensemble valait un livre. Le voici dans sa version numérique intégrale et bien sûr gratuite.

 
 

Moi, poète, je viens vers vous, non point pour vous dévoiler les mystères insondables de l’écriture, mais pour poser mon incertitude comme substrat essentiel à ma quête de la vérité poétique. - Nacer Khelouz - Mallarmé.

 

D’où me vient cette sensation d’infini ?

D’où me vient cette sensation d’infini ? Et cette croyance que, par un tour d’écriture, je peux atteindre quelque chose qui ne sera donné à tout le monde que de cette manière ?

JPEG - 42.6 ko
Actor’s cosmologie

D’abord, une constatation : après plus de quarante ans de travail, je n’ai pas cédé à la tentation d’utiliser mon « talent » d’écrivain pour écrire des objets de genre destinés à amuser le public ou à me faire valoir auprès des distributeurs de distinctions et autres joujoux des Lettres. J’ai fait ce que j’ai voulu, je l’ai fait quand j’ai pu, car l’existence est dure en complications inutiles. Et ça et là, au hasard des trouvailles, j’ai fricoté avec une idée du nihilisme qui me séduit toujours, mais sans que je puisse vraiment en approfondir le sens au point d’y trouver une pensée qui me soit propre.

De toute façon, je ne suis pas « bien né » et j’ai vite compris qu’à moins de servir une cause, politique, religieuse, administrative ou simplement domestique, je n’avais aucune chance d’occuper une place assez nutritive pour compenser mes faims de littérature. C’est ainsi et je n’y peux rien. Chemin faisant, j’ai observé, sans participer, mais n’en pensant pas moins, les disputes littéraires et autres confetti de l’esprit au travail de la reconnaissance et des profits plus terre à terre. J’ai quelquefois apprécié les coups de poing sur les têtes élues, comme le fit Henri Meschonnic qui donna pourtant plus au statut qu’à l’écriture, selon ce que j’en sais pour l’avoir lu souvent avec envie — là, je demande à être contredit —. Mais les soubresauts de l’esprit sont rares dans la littérature, malgré des apparences de révolte qui tiennent le plus souvent du hennissement que du cri. Les « polémiques » de Meschonnic m’ont paru d’emblée judicieuses, même si je n’adhère absolument pas à ce qu’il en tire de politique et de rythme. Récemment, j’ai vu comment un écrivain, certes secondaire, mais pas mauvais du tout, se contorsionnait lamentablement pour faire passer son travail évidemment poétique pour du « roman » simplement parce que dans son esprit le roman se vend mieux que la poésie. J’en fus exceptionnellement déçu.

Personnellement, je n’ai jamais interrogé ces augures, n’ayant pas l’âme d’un démiurge. Je suis constitué d’un corps que je ménage depuis peu, car il a donné de dangereux signes de mort. Il se trouve que ce corps, dont je ne suis peut-être que l’héritier, produit de la pensée et que cette pensée se laisse emporter par le ou les désirs. Au frottement, cela donne du langage et, par conséquence, du texte. Je n’ai donc pas pris le chemin à l’envers, je n’ai pas mis la charrue avant les bœufs. J’ai attendu, persuadé moi aussi que c’est l’attente qui est merveilleuse. J’ai écrit sans jamais viser autre chose que l’objet qui m’obsède, me fascine et m’appartient peut-être si je ne suis pas idiot. Une construction s’est vite imposée à mon esprit et, donc, à mes constantes et passionnées activités de survie.

Contrairement à des apparences de confusion qui m’ont moi-même inquiété de temps en temps, tout ceci est construit ou, si ce n’est pas construit, c’est que ça ne l’est plus, que ça l’a été à un moment donné que j’ai vite renoncé à « retrouver » par le noircissement de papier. Je pense que tout mon effort, qui vaut ce qu’il vaut, consiste à ne pas croire en Dieu, solution qui ne répond à aucun problème et qu’il faut considérer comme une perversion de la pensée au même titre que toutes les superstitions et autres convictions. Mais il n’en reste pas moins que cette sensation d’infini vient de quelque part, pas d’ailleurs ! N’ayant aucune intention de parier, mais reconnaissant dans la nature du pari les fondements de la pensée, je me suis efforcé, tant que faire se peut, de me placer physiquement à l’extérieur, créant ainsi l’illusion de cet intérieur qui n’a aucun intérêt en soi, mais qui est le lieu nécessaire de l’écriture, si c’est écrire ce que je veux.

Je n’ai donc pas classé mes objets en impressions et réminiscences, mais plus simplement, et avec beaucoup moins de poésie, en connaissances et importances. Je crois que c’est ce que tout le monde fait. Nous prenons connaissance, élargissant le cercle qui contient l’extérieur, lequel est inclus dans un néant qu’il vaut mieux ne pas peupler de personnages, car à ce moment ils deviennent des dieux et on perd le fil de la pensée pour s’en remettre naïvement aux religions et aux charlatans qui les gèrent. Puis nous choisissons selon une intime conviction ou par un coup de dés. Il va sans dire que c’est aux dés que je joue et que par conséquent je n’ai aucune conscience morale, du moins quand il s’agit de poésie. Pour le reste, ça ne regarde personne.

Cet extérieur, il n’est pas question d’en décrire l’extension. Je n’en vois pas l’intérêt, autrement que scientifique. Or, je ne suis pas un homme de science. Il me suffit d’en donner la compréhension en usant des moyens de la poésie, ce qu’on nomme la prosodie. J’ai ma petite idée là-dessus et, bien sûr, elle ne sort pas du néant, elle doit beaucoup à la littérature et même quelquefois aux vulgarisations qui font parvenir jusqu’à nous des connaissances de spécialistes.

Voilà en quoi consiste cette traversée de l’extérieur, ce voyage dehors. Et tout cela ne se passe pas dehors, si loin de soi. C’est à l’intérieur que ça se passe. Il en reste, finalement, des écrits et ils sont fortement conditionnés par les supports au fond très simplistes qui demeurent à notre disposition, moyens d’enregistrement de l’écriture que sont les livres, les disques et autres mémoires physiques, la quincaillerie. Cet intérieur, il faut bien l’organiser. Mais contrairement à toute attente, je ne l’ai pas conçu comme une série de volumes, bien qu’ils existent aussi. Je n’ai pas non plus fragmenté le temps, celui que j’ai passé à écrire et donc à (sur)vivre, en « périodes » qui eussent un sens après coup. Il m’est plutôt apparu, de l’intérieur, que j’étais le lieu d’un certain nombre d’inventions et que ces inventions étaient le plus simplement du monde des personnages que j’ai nommés, non pas successivement, mais presque simultanément : Bortek, Kateb, Carabas, Ochoa, Gor ur et Actor. Une floppée de personnages secondaires s’y est ajoutée.

Le tout sans prétention psychologique, ni surtout métaphysique. Pas de soupçon chez moi, pas de sentiment de l’absurde, pas de fatras psychologique ni de parabole métaphysique, rien de moralisant ni d’esthétisant, mais une forte inclination moderniste, quelquefois violemment anti conservatrice. À vrai dire, je hais les signes d’orthodoxie, j’en redoute la nocivité et les cruautés sous-jacentes. Je m’évertue jusqu’à épuisement moral à des exercices conversationnels destinés à rendre évident la toxicité des traditions du goût. Tels sont mes personnages, polysémie d’un trickster pas facile de mettre à jour.

Ce qui veut dire qu’au fond de ma prosodie, il n’y a pas de style, pas de lieux privilégiés et pratiquement pas d’histoire, en tout cas au sens où l’on entend habituellement la dramaturgie. Au contraire, les lieux sont multipliés par les miroirs, les anecdotes s’entrecroisent sans explications claires et l’écriture est celle des personnages ou plutôt le reflet approximatif de leurs voix.

Pour ce qui est donc de ma traversée de l’extérieur, on trouvera ici quelques essais de comprendre et d’apprécier. Il en découle peut-être une certaine conscientisation, mais c’est un effet de conation auquel il ne faut pas accorder trop d’importance. L’essai consiste le plus souvent en une série de justifications qui pourrait s’intituler « Télévision ».

Concernant l’intérieur, autrement dit les ouvrages, les « Inventions », l’effort anthologique qui en principe en recueille l’essentiel sous forme de documents littéraires (roman, poèmes, etc.) n’a pas été accompli et ne le sera peut-être jamais tant la force de l’écrit prévaut encore sur le désir de texte et de reconnaissance. Il n’y a d’ailleurs peut-être rien à retenir, même s’il m’est arrivé de proposer, en amuse-gueule, des choix relevant d’une attitude critique conventionnelle, ce que je regrette toujours un peu.

Patrick Cintas

 
EXTÉRIEUR : Récits et lectures
EXTÉRIEUR : Récits et lectures

La question du parergon, si elle se pose, n’est pas abordée ici. Un « extérieur » constitue le cadre dans lequel la pensée agit comme croissance du sentiment d’appartenance (« la preuve, je lis »). Un « intérieur » témoigne au mieux des péripéties du désir au fil de l’accumulation des écrits.

 

  • PREMIÈRE PARTIE
    RÉCITS D’UNE RHÉOLOGIE

    Il n’y a rien d’autre à faire, pour commencer, que de s’expliquer du mieux qu’on peut. Ainsi, la matière initiale est soumise à des contraintes venant de l’extérieur comme de l’intérieur. Qu’il y ait des lois à cela n’est pas impossible. Est-il toujours assez tard pour s’en inquiéter ? Les premiers personnages sont nés dans des récits de lecture.

    •  Propos : contrainte, récit, poésie
    • Propos : contrainte, récit, poésie
      Nébuleuse de l’Aigle
      la plus... « connue »...

      Ceci est donc la narration de faits, vrais et imaginaires, à opposer aux choses — faits soumis à l’étude de leur déformation et de leur écoulement sous l’effet des contraintes de l’existence. On peut appeler ces faits de la poésie.

       Suite[...]

    • LIVRE PREMIER La nuit battue à mort

      •  Les utilitaires : un simple livre et un poète
      • Les utilitaires : un simple livre et un poète
        M. Blanchot et E. Pound
        petit et gros « échec »...

        Entrepris pour mettre de l’ordre dans mes idées, à la façon de l’artisan qui revoit l’agencement de son atelier, veillant notamment à répartir l’éclairage, le « Livre des lectures documentées » n’est ni un traité, ni même un journal de bord destiné à recommencer le voyage en termes de lecture.

         Suite[...]

      • En guise de préface - Notes sur "la nuit battue à mort"

        Ici, je pourrais aussi bien « relire » les « Essais sur les modernes » de Michel Butor. Mais Maurice Blanchot, lu à la même époque, échoue à devenir un véritable écrivain, ce qui n’est pas le cas de Michel Butor. Cet échec du « lecteur » au détriment de « l’écrivain » m’a soudain passionné. J’en rends compte ici.

        •  Le livre à venir de Maurice Blanchot
        • Le livre à venir de Maurice Blanchot
          1959

          Au commencement des temps modernes, apparaît le sinistre Hegel et tombent de ses lèvres de personnage définitif ces mots non moins menaçants : « L’art est pour nous chose passée. » Gœthe, artiste et homme de science, est le témoin fébrile de cette interruption. Voici ce qu’on sait désormais des personnages de l’Histoire de l’esprit : les artistes sont inutiles, les scientifiques indispensables et les philosophes immuables.

           Suite[...]

      • Chapitre premier - I - PERSONAE

        Pas d’hésitation : dans mon esprit, toujours à la même époque, Pound, avec ses Cantos et son ABC de la lecture balaie la french theory de mon esprit. La poésie s’impose à moi non comme un champ sémiotique, mais comme l’« idée du corps ».

        •  ABC de la lecture d’Ezra Pound
        • ABC de la lecture d'Ezra Pound
          1930

          « Si les critiques ont en vain dépensé tant de rancœur c’est qu’ils n’ont pas su distinguer entre deux sortes d’écriture totalement différentes : A. Les livres qu’on lit pour développer son intelligence, pour améliorer son savoir et percevoir mieux, et plus vite, qu’auparavant. B. Les livres qui sont destinés et qui servent au REPOS, ou qu’on utilise comme stimulants ou calmants. On ne dort pas sur un marteau ou sur une tondeuse à gazon. On n’enfonce pas des clous avec un matelas, alors pourquoi faudrait-il appliquer les MÊMES critères à des livres aussi différents dans leurs buts et dans leurs effets qu’une tondeuse à gazon et un coussin de divan ? »

           Suite[...]

      • Chapitre deuxième - II - HUSTERA

        Le côté « nature » des observations qui suivent a jeté le doute dans mon esprit à l’époque en plein dans les études musicales. En effet, l’idée d’une espèce de résonance naturelle du texte me paraît trop simple... Cependant, Ernest Fenollosa est aussi dans le vrai... Voici une traduction de sa célèbre étude.

        •  Le caractère écrit chinois est un moyen d’écrire de la poésie par Ernest Fenollosa
        • Le caractère écrit chinois est un moyen d'écrire de la poésie par Ernest Fenollosa
          1918

          « Il est évident que cette vision des grammairiens vient de la très contestable, ou plutôt inutile, logique du Moyen-Âge. Selon cette logique, la pensée négocie avec des abstractions, des concepts déduits des choses par un processus de discernement. Ces logiciens ne se sont jamais demandé comment « les qualités » qu’ils ont trouvées dans les choses ont fait pour y être. La vérité de leurs jongleries dépendait de l’ordre naturel selon lequel ces pouvoirs ou ces propriétés ou ces qualités étaient contenus dans les choses concrètes. Cependant, ils méprisaient « la chose » comme un simple « cas », ou pion. C’est comme si la Botanique devait raisonner à partir des modèles de feuille tissés sur nos nappes. »

           Suite[...]

      • Chapitre troisième - III - DRAMA

        La Terre vaine, fruit d’une collaboration dont je ne cesse de pister les fuites en perspective, pose d’innombrables questions auxquelles il est impossible de répondre autrement que par l’engagement de soi-même en poésie. Cela arrive quelquefois. Kora in hell aurait aussi pu jouer ce rôle. Le tout pris au piège de L’immaculée conception et de Nadja...

        •  1 - ABC de la lecture (suite)
        • 1 - ABC de la lecture (suite)
          Ezra Pound

          Côtoyer les sciences presque quotidiennement est un labeur éreintant. La découverte poétique est une affaire de rencontre fortuite d’un genre différent de la rencontre d’un réactif avec un nouvel objet de réaction, par exemple. Les nerfs de l’artiste sont à vifs non pas dans les moyens d’observation conçus pour réduire l’inconnu mais dans la matière même des civilisations, faite de personnages, de gouvernements, d’usines, de routes, de coins charmants et d’autres où le destin participe à la disparition. Les nerfs de l’artiste poursuivent la ramification par croissance dans l’inconnaissable, inconnaissable autrement que par des poussées imaginaires, oniriques, humorales.

           Suite[...]

        •  2 - Métrique et poésie d’Ezra Pound - T.S. Eliot
        • 2 - Métrique et poésie d'Ezra Pound - T.S. Eliot
          T.S. Eliot

          « ...aujourd’hui, il est possible de publier du vers libre (de deuxième ou troisième classe, ou carrément médiocre) dans presque toutes les revues américaines. Peu importe de savoir qui est responsable de la médiocrité du vers libre, étant donné que ses auteurs auraient écrit de mauvais vers de toute façon ; Pound a au moins le droit d’être jugé pour ses propres réussites et échecs. Le vers libre de Pound est celui d’un poète qui a travaillé inlassablement les formes fixes et toutes sortes de systèmes prosodiques. »

           Suite[...]

    • LIVRE SECOND - DRAMA II

      S’ensuit une dramatologie dont les actes ne se théâtralisent pas au point de donner lieu à une dramaturgie en bonne et due forme. Au contraire, la complexité annule les effets par trop classiques et prévisibles de l’absurde considéré comme une conséquence inévitable du fait de penser simplement.

      •  Ajouts pour un deuxième livre, un troisième, etc.
      • Ajouts pour un deuxième livre, un troisième, etc.

        La littérature au service des révolutions pendantes et successives ne fait pas l’histoire de l’homme ; elle l’engage à la confusion, non plus des langues, mais des usages. L’écriture-justice, entachée de théologie, divise au lieu d’instruire, d’émouvoir et de charmer . Si la littérature doit s’engager à quelque chose, ce n’est pas à rendre service ni à se faire belle ; elle demeure le pivot des évidences ou elle est aussi inutile et détestable que les dieux qui nous servent de prétexte à ménager les usages, avec ce que cela suppose de répression et de menaces pour servir de Droit, et à conserver le droit de propriété et ce qui en découle de passation de pouvoirs, de trafics d’influence et de racket sur la consommation. La littérature devrait être le centre d’une réflexion portant sur les traditions et les possibilités d’appropriation des réalités. Imagination et rythme sont ses critères d’existence.

         Suite[...]

      • « Acte I » - Mon siège de Robbe-Grillet

        •  1 - Lettre ouverte à Alain Robbe-Grillet
        • 1 - Lettre ouverte à Alain Robbe-Grillet

          Il n’est pas vain de chercher à retrouver ce qui, dans la nature, équivaut à la résonance, et dans nos mains, ce qui résonne aussi clairement et aussi pertinemment qu’une corde. Mais tandis que l’oreille est capable de s’interposer entre le bruit et sa reconnaissance, rien de tangible n’influence notre pensée au point de la doter définitivement de la langue et de la seule langue. C’est à l’écriture qu’incombe la tâche de nous placer en face, plus ou moins exactement, de notre réalité d’être pensant.

           Suite[...]

        •  2 - Discours de réception à l’Académie française
        • 2 - Discours de réception à l'Académie française

          La plupart des poètes — véritables, sybarites, six-quat’deux — se damneraient pour un peu de reconnaissance, fut-elle celle du ventre car personne n’est indigne quand on s’explique par les tenailles de la faim. D’autres anagogies sont moins faciles à éluder au moment de porter un jugement sur les attitudes de chacun face aux contingences et aux opportunités. On dit communément qu’il faut être idiot pour refuser une chose aussi précieuse que la reconnaissance. Mieux vaut finir classique, disait Robbe-Grillet — qui confondait classicisme et académisme, qu’à la poubelle. Il n’y a pas d’autre choix. On a vite fait de choisir, surtout si au fond on a déjà l’expérience des voyages d’agrément.

           Suite[...]

      • « Acte II » - Le coup de dés de Mallarmé, pierre d’angle

        À la question de Wittgenstein : « Que reste-t-il de l’acte de lever mon bras une fois que je l’ai levé ? » la réponse —> « Que resterait-il de l’acte de lever mon bras si je le levais ? Et si je ne levais pas, qui serais-je ? »

        •  Ce qui marque le commencement
        • Ce qui marque le commencement

          Il ne s’agit donc pas de « confessions », ni d’« explications », mais simplement d’une mise au point des conditions d’existence de l’écrivain dans la proximité du lecteur qui est aussi un travailleur, mais dans un autre genre d’activité qui, ici, n’a plus aucune espèce d’intérêt ni d’importance, sauf en cas de chômage. À l’époque peut-être rêvée où il était de bon ton d’illustrer une « défense de la langue française », il s’agit maintenant de superposer, jusqu’à coïncidence faciale, une « défense de l’écrivain aux prises avec sa possibilité », question de hasard et d’histoire.

           Suite[...]

        •  Première partie - Le roman est une hypothèse
        • Première partie - Le roman est une hypothèse

          Car au fond, quelle aventure vivons-nous si nous ne la vivons pas avec les autres ? Est-ce vivre que de s’aventurer seul ? Les solitaires ont coutume de s’assembler sans constituer de sectes. C’est là leur défaut, leur fragilité, leur commencement de la fin. Se lisent-ils les uns les autres comme d’autres prétendent s’aimer ? J’en doute. On ne fait que passer et les autres continuent d’écrire parce que le désir est le même et qu’il n’y a peut-être qu’un seul désir à partager. On ne se nourrit guère de ces fragments d’un repas pris en commun, certes, mais sans perspective d’antichambre pour achever ce qu’on a commencé ou continuer ce qui n’a pas de fin.

           Suite[...]

        •  Deuxième partie - La pyramide des discours, du clinique à l’abstrait
        • Deuxième partie - La pyramide des discours, du clinique à l'abstrait

          L’imposture des religions est partagée par le plus grand nombre, quant à l’imposture scientifique, ballotée entre les ambitions personnelles et les services rendues à l’industrie, elle s’est installée en pratique, exactement sur le modèle de l’imposture commerciale à quoi la justice ne trouve rien à redire, au contraire le mensonge commercial, comme en religion d’ailleurs, n’y est point un « péché capital », de ceux qui conduisent leurs auteurs en prison. Dans un monde où la permission, le privilège et la recommandation sont des principes reconnus et dans la mesure où l’application de ces principes ne trouble pas les conceptions communes de l’échange et des flux, c’est encore l’art qui commet le moins d’impairs, et c’est l’artiste qui endure les vicissitudes de ses prémonitions.

           Suite[...]

        •  Troisième partie - Périphéries des discours
        • Troisième partie - Périphéries des discours

          Ici, ou , la vie nous est arrachée en venant au monde et nous sommes rendus au souvenir et aux crises d’affection dès que la mort nous frappe. Périphérie marquée, à la tangente du discours métaphysique, par la présence obsédante des religions dont le choix nous est limité par l’ascendance et les soumissions à l’État, marquée en-dessous par ce cyberespace qui nous répare au lieu de nous prolonger comme ce serait le cas si nous faisions partie de ce que la France, toujours impériale dans ces distributions, appelle l’Élite (mais comment savoir que nous en faisons partie si les moyens de le vérifier ne nous sont pas donnés avec les connexions ?)

           Suite[...]

        •  Quatrième partie - Perspectives
        • Quatrième partie - Perspectives

          Et puis il y a le reste, tout ce qui n’est ni philosophique, ni scientifique, ni littéraire, le tout venant en habits de religion, de magie, de consommation ; produire et consommer, produire tout ce qui n’est pas artistique et consommer ce qui n’est pas hors de portée pour des raisons économiques ; être le maître ou l’esclave, maître des servitudes, au moins le temps de vivre, ou esclave des propriétés qui auront raison de soi à défaut d’en posséder toute la nature : on a sa résistance à soi ; demeurer le fou qu’on n’enferme pas avec les larrons ou ne pas soigner le fou et exercer pourtant une profession honorable et honorée ; la cybérie est surpeuplée ; elle pose la question du nombre d’individus à ne pas dépasser ; la science connaît-elle déjà cette abstraction ? La philosophie est-elle en mesure d’y répondre par des conseils ? La littérature en perpétuera-t-elle l’évènement ?

           Suite[...]

      • « Acte III » - L’étranger

        Ce « I2 » n’est en rien une analogie, ni surtout une référence mathématique. Contrairement aux « tores » de Lacan le rigolo... Cette égalité paraît non pas absurde, mais complexe. C’est toute la différence. Laissons la science aux scientifiques, pas aux ingénieurs, ni surtout aux poètes. L’absurde confine aux mises en scène. La complexité s’adonne aux prolégomènes.

        •  1 - Fragments d’une conversation fragile : i2 = -1
        • 1 - Fragments d'une conversation fragile : i<sup>2</sup> = -1

          La race n’est pas qu’un problème de pigmentation. Regardez les yeux des Asiatiques et le nez des Africains. Ce n’est pas parce qu’on parle, qu’on fait du commerce et qu’on se reproduit qu’on est ressemblant, je dirais, goutte à goutte. La race est le plus déterminant des facteurs d’étrangeté. Cela dit en dehors de toute pensée érotique. Nous sommes humains, à la fin.

           Suite[...]

        •  2 - Psychologie de l’injection causale
        • 2 - Psychologie de l'injection causale

          Traquer la drogue, la substance paralysante et exutoire, va devenir l’objet incessant, pour ne pas dire obsessionnel, de toute réflexion qui prendra pour sujet les raisons de vivre ou de continuer d’exister. Si ce « non » imprononçable est tout ce qui reste de l’intention de se révolter, c’est bel et bien le suicide qui marque les prolégomènes à l’intention de vivre. Injecter, c’est paralyser l’acte suicidaire ou en préparer le terrain sacrificiel. Si le Droit est la partie visible de la nation constituée, le Suicide en est la vie cachée, d’autant que l’attente lui donne finalement raison.

           Suite[...]

        •  3 - La mort d’Ulysse
        • 3 - La mort d'Ulysse

          Que de biens communs quand ils sont inaccessibles ! Mais il suffit que la chose se trouve à portée de la main pour qu’elle fasse l’objet d’une requête en propriété légitime. Le Droit est une ignominie, plus que la guerre. Au fond de nous, nous le savons pertinemment. Nous nous organisons pour posséder et non pas pour connaître. Or, le bonheur est dans la connaissance. Propriété égale ignorance.

           Suite[...]

      • « Acte IV » - Cosmogonies

        Cosmogonie : Ensemble de récits hypothétiques sur la manière dont un « monde » en particulier a été formé.

        Cosmologie : Étudie la structure d’ensemble et l’évolution d’un « monde ».

        Herméneutique : Analyse des sources de l’inspiration.

        •  Nous avons tous deux têtes
          Ce qui augmente beaucoup le plaisir
        • Nous avons tous deux têtes<br><i><font color="#808080">Ce qui augmente beaucoup le plaisir</i></font>

          Dans cet essai-préface, il ne sera question que de doctrine. Il me plaît assez d’user et d’abuser de ce mot, d’autant que je ne suis pas un doctrinaire. Ce n’est pas que ma pensée échappe à toute définition, mais j’en reconnais les faillites et ne me prive jamais d’y remuer le couteau spécialement conçu pour les plaies. Mes fragilités intellectuelles s’imposent donc à mes compulsions profondes. Ici, j’aborderai la langue par le bout, la technique par ce qu’elle vaut et la fonction de l’écrivain par sa constante inutilité.

           Suite[...]

        •  La question de la cohérence
          Le chevalier Dupin & Joseph Rouletabille

        • |schizophrénie|

          Une des questions les plus intéressantes posées par la littérature a été romancée par Gaston Leroux dans son « Mystère de la chambre jaune ». On peut voir dans ce roman un tour de force relevant le défi lancé aux hommes de Lettres par Edgar Poe avec son « Double assassinat de la rue Morgue ». Dans cette nouvelle, la question est de savoir comment le criminel a pu sortir de la « chambre » sans emprunter les voies naturelles ; en effet, celles-ci, portes, fenêtres et cheminée ne peuvent en aucun cas prêter passage à un corps humain.

           Suite[...]

        •  La question du merveilleux
          Gaston Leroux & Philip K. Dick

        • réalité

          On pourrait d’abord en conclure que le merveilleux est exclu d’office de tout bon roman. Car, si le merveilleux sert à résoudre des problèmes, le plus souvent posés par des intrigues mal ficelées ou trop bien ficelées pour demeurer longtemps crédibles, alors tout devient si facile que le métier même de romancier n’en est plus un ; il ne serait guère autre chose qu’une pratique, avec ce que cela suppose d’enseignement et de maîtres aux pouvoirs pédagogiques invérifiables sur, justement, le métier.

           Suite[...]

        •  La question des niveaux d’écriture
          André Breton & Paul Léautaud

        • interprétation

          C’est que le romancier est aussi un écrivain, pas seulement un traducteur. Ou plutôt, plus le romancier est écrivain, et moins il traduit. Mais il n’est pas facile de répondre à la question des niveaux de l’écriture mise en jeu dans le roman. En effet, si les témoignages des petits écrivains, ceux qui traduisent mal et écrivent bien, ne manquent pas au procès de la littérature, par contre les grands romanciers se sont toujours montrés discrets sur les données de leur art.

           Suite[...]

        •  La question de la maîtrise
          La présence & l’esprit

        • /inexpérience/

          Supposer la primauté de l’art est une bonne façon de mal poser la bonne question. C’est emberlificoter le problème pour expliquer la solution. Refaire le chemin, mais à l’envers, en inventant au passage les phénomènes explicatifs. Que le romancier soit un artiste, à quoi cela tient-il ? Qu’il écrive bien ? Ou que mal écrivant il compose admirablement ou simplement comme il faut ? On n’explique pas le roman par le roman, pas plus qu’il est pertinent d’expliquer la maison par son apparence de maison habitable. Chaque fois que la langue prend le pas sur l’écriture, on perd en signification.

           Suite[...]

        •  La question des genres littéraires
          Le roman scientifique & le roman de moeurs

        • "unité"

          Mais on touche ici aux limites du roman compréhensible. Le jeu consistera alors peut-être à visiter les limites en connaisseur des risques d’obscurité ou en voyageur de la disparition du sens. Le roman moderne, qui a remplacé l’allusion par le fait, est l’encyclopédie de cette pratique insensée du récit, du dialogue, de la description et de tout ce qu’on pourra imaginer pour écrire le roman qu’on a l’air de porter en son sein.

           Suite[...]

        •  La question du style
          Carl Rogers & Kierkegaard

        • _banalité_

          On lit aujourd’hui, et depuis longtemps, des romans écrits presque dans une autre langue, mais pas aussi promptement que Finnegans Wake, des romans tout à fait ordinaires, ou plutôt des romans qui eussent été considérés comme ordinaires si on n’en avait pas changé le vocabulaire et adapté la syntaxe au goût d’un public soigneusement ciblé . Il est vrai que les mêmes choses peuvent s’exprimer de différentes manières et que le choix des mots peut donner l’illusion du style.

           Suite[...]

        •  La question commerciale
          Boris Vian & Jacques Bens

        • +production+

          La question de l’artiste au chômage se pose-t-elle encore ? Il vaudrait mieux se demander : qu’est-ce qu’un chômeur ? N’est-ce pas celui à qui on a enlevé du pouvoir d’achat pour augmenter celui d’un équivalent tout heureux d’accéder à la consommation et d’en jouir en bon père de famille et redoutable destructeur ? Le consommateur de biens superflus devient un exemple de probité au travail, tandis que le chômeur est montré du doigt comme parangon de la paresse, du laisser-aller, de l’irresponsabilité, voire d’un manque de patriotisme qui justifie à lui seul la condamnation à la pauvreté, quand celle-ci n’aurait dû être que la conséquence d’une fatalité des circonstances.

           Suite[...]

        •  La question des conditions de la farce
          Jacques Bergier & James D. Watson

        • (drame)

          Début des années 70, deux ou trois ans après l’exploit d’Armstrong (l’astronaute), je suis tombé sur cette table dans un livre de Jacques Bergier . On y décrit l’évolution probable des connaissances scientifiques et leurs applications non moins prévisibles :

           Suite[...]

        •  La question de la construction
          Wassily Kandinsky & Antonin Artaud

        • [déconstruction]

          Notons avant toute chose que je ne suis l’initiateur d’aucun art, que je ne suis que l’acteur de ma gesticulation littéraire et quelquefois artistique. La différence est aussi de taille. En un mot, je n’ai pas reçu l’illumination . Kandinsky avoue quelque part avoir été effrayé par sa découverte et Sers situe justement à ce moment-là le point d’initiation de la joie éprouvée par l’artiste. Je n’ai personnellement jamais éprouvé aucune joie, ni avant ni après le texte, je n’ai pas vécu de passage de l’angoisse à l’extase . Mais l’expérience de Wassily Kandinsky, celle de Raymond Roussel, et peut-être plus profondément celle de Gertrude Stein, m’ont enseigné l’importance — de la pratique — de sa description philosophique — de la construction — de la composition.

           Suite[...]

        •  La question de la liberté
          Cano & le bleu de Prusse

        • {liberté}

          Je n’aime pas la majesté des souffrances humaines, quitte à escagasser un alexandrin de cette qualité prébaudelérienne. C’est en effet une poésie usée. Je ne la renouvelle que dans la farce, mais une farce qui ne peut pas recevoir l’agrément du plus grand nombre, de ceux qui ont besoin de se voir ou de se revoir sur la scène littéraire au moins pour avoir l’impression qu’on pense à eux. La revendication est une affaire sérieuse et je considère que ce n’est pas la mienne. Je ne peux apparaître que comme conscient de difficultés qui ne sont pas les miennes. Et les miennes n’ont d’intérêt qu’à partir du moment où je sais comment.

           Suite[...]

        •  La question de l’autre
          L’action & la curiosité

        • ≡le même≡

          En France, il semble que la dernière école ne promette plus rien, comme si les promesses qu’elle a tenues étaient les dernières avant qu’il ne soit plus question de promettre quoique ce soit. Les propensions à l’école sont en général absorbées par des institutions plus ou moins politisées, à caractère humanitaire, jamais esthétique. Le surréalisme lui-même a vécu cela, et le nouveau-roman ne s’est jamais engagé , alors que l’existentialisme, entre les deux, a favorisé l’engagement au détriment de la qualité littéraire.

           Suite[...]

        •  La question du moi
          Le rocher de Sisyphe

        • █extérieur█

          À une époque où la moindre connaissance se propose comme science, née de l’idée scientifique et du hasard des rencontres, il n’est plus aussi facile de pincer une corde pour en tirer l’accord majeur qui porte le chant de bout en bout. Des dénaturations croissantes étagent les perspectives de littérature dans un monde soumis à une connaissance du mal qui reloge l’esprit dans le cadre étroit de sa terre natale, ou de l’idée de terre natale si l’aventure l’a rendue si lointaine qu’elle n’est plus accessible que par le rêve et le témoignage. On devrait, dans ces conditions, se réduire à soi, et disparaître en soi. Mais l’existence a d’autres projets.

           Suite[...]

        •  La question de l’écrivain
          Ernest Hemingway & Wystan Hugh Auden & Boris Vian

        • ←acteur→

          Tout autre est le portrait d’Aimé Césaire qu’André Breton trace comme l’écriture même dans ce décidément bon livre qu’est « Martinique, charmeuse de serpents ». Il m’a toujours semblé, mais depuis le temps a passé et c’est maintenant une quasi-certitude, que ce portrait est plus généralement celui de l’écrivain idéal selon Breton. En huit points :

           Suite[...]

        •  La question du principe de poésie
          Mort dans l’après-midi

        • <hiérogrammate>

          Dire : qu’entre la canaille de Voltaire et l’inéduqué de Breton, mon cœur ne balance pas ; qu’on considère qu’il est inutile d’éduquer les masses sauf pour les mettre à l’ouvrage des ambitions nationales, ou que cette éducation passe par la pratique de la poésie (dans un sens général), ne résout absolument pas la question de savoir jusqu’à quel point je peux sacrifier ce fragment de moi-même, toujours croissant, dont l’absence me permet d’agir avec les autres.

           Suite[...]

        •  Conclusion
          Ionisation

        • J’ai opté pour ma langue maternelle, le français, plus par facilité que par référence à son enfance maternée. Je pense qu’on peut aussi bien écrire dans une langue qu’on ne maîtrise pas que dans celle qui a assisté aux croissances de la connaissance et des comportements . Manipuler autre chose que le texte, quand on écrit, ne relève que de la ruse et non pas de cette profondeur de l’allusion savante ou purement aléatoire dont on prétend meubler nos instants de solitude vraie. Je ne sais pas, pour ne pas l’avoir pratiquée, si l’invention d’une langue est nécessaire ou simplement utile.

           Suite[...]

      • « Acte V » - Rhéologie et herméneutique du cas d’auteur (éléments)

        •  1 - Chasseur abstrait
        • 1 - Chasseur abstrait
          Penser ?

          Qu’un texte soit facile à comprendre ou terriblement hermétique, là n’est pas la question. Une poésie s’en dégage ou non. Entrée des goûts et des couleurs. Et s’il y a poésie, il y a aussi, par l’intermédiaire du livre qui est un problème, la possibilité d’une solution. Donc, un écrivain n’est pas un poète.

           Suite[...]

        •  2 - Cosmogonies II
        • 2 - Cosmogonies II
          Écrire ?

          Ici, peu de ’schizophrènes, beaucoup de ’paranos, et surtout énormément de ’cons... Le jour où t’hésiteras plus devant la nécessité, le monde ne sera plus un monde pour toi, mais ce qui donne un sens à ton monde. La poésie n’est pas une sinécure...

           Suite[...]

        •  3 - Microbe-thérapie
        • 3 - Microbe-thérapie
          Moi... ?

          Au risque de paraître complètement idiot, j’avoue n’avoir jamais envisagé l’art, que je pratique depuis toujours avec un bonheur de voyageur démuni, sous l’angle de la thérapie, du mieux-être, voire de la réinsertion sociale. Bien au contraire, je n’y ai jamais vu, si jamais il s’agit de cela, voir, autre chose qu’un combat pacifique contre des hommes et même quelquefois contre la nature, celle de l’homme, qui explique l’homme et lui appartient quelquefois à l’issu d’autres combats auxquels il me semble ne pas participer. J’ai pensé que l’art pouvait conduire dans l’impasse du silence, de l’incompréhensible et de l’incommunicable. J’y pressens encore un danger éminent et de cette éminence noire je me nourris au bord d’un trou que je n’ai pas creusé et qui m’appelle, je l’avoue, si souvent que je me demande si je suis bien moi et non pas quelque invention diabolique qui n’aurait de merveilleux que sa possibilité.

           Suite[...]

        •  4 - Le personnage incréé
        • 4 - Le personnage incréé
          Qui ???

          Ensemble, nous ne sommes jamais complexes, sinon différents. Que ces différences, aussi sensées, aussi précisément exprimables sont-elles, puissent donner lieu à des lois de composition utiles et même nécessaires, cela ne revient pas à soi aussi facilement ; en d’autres termes, littéraires ceux-là, la solitude n’est pas contenue dans le cri qui l’exprime, mais dans le corps qui le pousse dans le monde. Il a fallu que ce corps ait un sexe, il a même fallu qu’il demeure à jamais impossible qu’il n’en ait pas, l’idée même d’un corps sans sexe est aussi inconcevable, par la raison textuelle, que l’infini qui menace le texte de son utilité, laquelle se confond, en pratique, avec sa probabilité.

           Suite[...]

 

 

  • DEUXIÈME PARTIE - LECTURES D’UNE PNEUSTIE
    DRAMA III
    •  Propos : connaissance, interprétation, inspiration
    • Propos : connaissance, interprétation, inspiration

      Cette partie d’Actor est en chantier et constitue actuellement ma participation au site de la RAL,M. Voici un tableau qui donnera une idée des travaux. On constatera que le chiffre 5 est omniprésent. Il ne s’agit évidemment pas – pas de ma part ! – d’une concession aux numérologies ni au daïmon risible des prophètes. Ce sont les cinq doigts de ma gamme : c’est comme ça, en général, que je progresse et procède 1, n’étant pas adepte des syllogismes et autres scolastiques de l’Inconscient 2. Les cases de ce tableau sont trop géométriques pour donner une idée exacte de l’ambiance. On devrait plutôt se représenter à la place des espèces de taches en quatre dimensions, le tout insaisissablement et inlassablement fixé pour toujours.

      « Harmonie » d’ensemble (sans rire)
        I II III IV V
      Actes Lectures Discussion Concepts Exemples Écrits
      Livre I Le livre à venir ABC de la lecture
      Personae
      Fenollosa
      Hustera
      ABC de la lecture
      Drama I
      Métrique
      Drama II
      Livre II Robbe-Grillet Mallarmé L’étranger Cosmogonies L’auteur
      Livre III          
      Livre IV          
      Livre V          
      Livres La
      « nuit »
      Drama III
      drama complet
      Documents Surréalisme Théâtre
      Écrits alba serena
      œuvre de jeunesse
      Coulures de l’expérience Aliène du temps Tractatus ologicus Cancionero
      Chapitres Préface Personae Hustera Drama Conclusion
      Documents Le livre à venir ABC de la lecture Manifestes du surréalisme Le théâtre et son double Thomas l’obscur
      Drama  ABC de la lecture Métrique Actes Travail

      1. On est comme on est. La démarche (actes) est débonnaire au fond : lectures à fond, discussion sans fin, extraction des concepts, exemples à retenir et enfin, au travail de l’écriture pour voir ce que ça donne. Débonnaire et pas scientifique. Et philosophique dans le sens où ça permet d’aller de l’extérieur à l’intérieur en se la foulant vraiment, pas en délirant avec l’aide du daïmon des imposteurs intellectuels. Mais il y a d’autres étapes bien sûr et mon petit tableau se complique...! au point de nécessiter... l’écriture. Ce que je fais à ma manière dans la troisième partie de ce livre.
      2. Ne pas confondre d’ailleurs leur psittacisme avec le plagiat apparent de leurs « œuvres ».

    • LIVRE III - Documents

      •  Bibliothèque : les autres topsy-turvy
      • Bibliothèque : les autres topsy-turvy

        Alain Robbe-Grillet - Alfred Jarry - André Breton - Antonin Artaud - Charles Ives - Denis Saurat - Djuna Barnes - Edgar Poe - Ernest Fenollosa - Ernest Hemingway - Ezra Pound - Frank Miller - Gaston Leroux - Gertrude Stein - Jacques Brel - James Joyce - Marcel Duchamp - Orson Welles - Philip K. Dick - Pío Baroja - Raymond Roussel - Robert Pinget - Robert Rauschenberg - Samuel Beckett - T. S. Eliot - Victor Hugo - William Carlos Williams - William Faulkner...

    • LIVRE IV - Manifestes du surréalisme

      •  L’autre poème
      • L'autre poème

        1

    • LIVRE V - Le théâtre et son double

      •  La mise en scène de l’autre devant les autres
      • La mise en scène de l'autre devant les autres

        2

    • Conclusion - Thomas l’obscur

      •  L’unité élémentaire
      • L'unité élémentaire

        3

 
INTÉRIEUR : Écrits
INTÉRIEUR : Écrits

À l’intérieur, pas d’idée de dieu, ni d’inconscient. Les délires métaphysiques du passé, sacrés et inspirés, ainsi que ceux qui marquent notre temps, servent sans doute les nations et les sectes, mais n’ont pas de place chez moi. Je n’entre dans les églises, les mosquées, temples et synagogues que pour les... profaner ! Ce qui ne concerne pas la littérature. Certaines activités humaines rendent idiot, comme le sport, ou faux-cul, comme la politique. D’autres tracent ce cercle infini – ce que je symbolise par ce cercle – qui à la fois me sépare de l’extérieur par sa possibilité et m’en approche par des travaux forcément modestes et hypothétiquement appréciables.

 

  • ANNEXES
    (troisième partie)

    C’est ici que le bât blesse... Il le faudrait presque. La réalisation est ce qu’elle est... Il vaudrait mieux en effet parler d’annexes complètes plutôt que d’œuvres complètes.


      Mes « annexes » se résument à cinq « livres ». C’est peu. Un premier livre écrit dans la jeunesse, un poème inachevé, deux romans et un recueil de chansons. Et je n’irai sans doute pas plus loin. Non pas que j’ai l’impression d’avoir fait le tour, mais mon imagination s’arrête là, au seuil de ce parergon que constitue ma part de réseau. N’étant nullement porté à me croire définitif, il ne m’arrivera pas de « parfaire » l’ensemble dans le sens de la langue ou de l’orgueil. Tout ceci confine sans doute à l’anthologie que l’on pratique sur soi comme une autopsie. En attendant, le « texte » est livré tel quel, avec sa chronologie irréversible et son foisonnement directement extrait du cerveau de l’enfant curieux comme un singe. Je me préfère singe que perroquet, passionné d’intelligibilité plutôt que de lisibilité. Et de passage seulement.



      patrickcintas.ral-m.com
    • alba serena, écrit.

        Invention de Bortek
        Invention de Bortek

        C’est une oeuvre de jeunesse. l’argument littéraire est le suivant : le poème, soumis aux jeux du théâtre, devient un roman. Le texte est divisé en trois sections qui couvrent cet enjeu : poésie (quatre recueils), théâtre (Bortek) et un roman (B.A. Boxon). L’argument est narratif : un jeune homme entre par hasard dans un patio où se donne un festin. On y joue au jeu du Décaméron (les invités racontent des histoires). Le jeune homme intervient pour proposer son poème. Il est interrompu et joue alors le jeu qui consiste à bâtir un roman collectif.

         

        alba serena I
        Les poésies complètes de Patrick Cintas
        sont publiées dans les Cahiers de la RAL,M :

        JPEG - 10.3 ko
        Tome I

        Télécharger la version numérique (gratuit)
        La version papier est disponible en librairie

         

        alba serena II
        partie narrative et théâtrale
        Texte intégral numérique

    • Coulures de l’expérience, poème.

        Invention de Kateb
        Invention de Kateb

        Ce n’est pas que j’ai cessé d’écrire après alba serena, mais j’imaginais que ce livre était le seul et je n’y écrivais plus rien. La vie est ainsi faite qu’on s’adonne plutôt à l’existence, rejetant en marge le travail d’écriture et ses annexes dans le but de se faire soi aussi une place, voire une sinécure. On se la fait généralement. Mais si on s’en satisfait, alors il n’y a plus de retour possible à la case départ. J’ai donc envisagé le poème comme un exutoire et, bien entendu, je ne l’ai pas achevé, comme j’aurais pu m’y attendre d’ailleurs. Le voici, tel quel.

        Les poésies complètes de Patrick Cintas
        sont publiées dans les Cahiers de la RAL,M :

        JPEG - 10.7 ko
        Tome II

        Télécharger la version numérique (gratuit)
        La version papier est disponible en librairie

    • Tantatan

        (Travail en cours)

        Cette troisième virée dans la chose écrite s’achève doucement. Après les mélanges d’alba serena et la poésie de Kateb, c’est le roman qui a pris le dessus, assez monumentalement.

      • 3.1. Aliène du temps, roman.

          Invention de Carabas
          Invention de Carabas

          Première tentative de créer un roman (après le BA Boxon d’alba serena). L’ensemble est plutôt épais (près d’un million et demi de mots). Le thème initial est une conversation entre Carabas, malade mental(e), et Carabin, son médecin. Les récits s’ajoutent et se superposent pour créer un monde romanesque fait d’abord de personnages et de faits. Accessoirement, le décor se déroule selon un temps qui va du XIXe siècle à nos jours et même un peu plus tard, non pas par anticipation, mais par goût de l’infini. Le ton est narratif, rarement analytique. L’ensemble affecte une forme de boucle inachevée, sans doute à l’image des innombrables couples qui s’y croisent.

          Télécharger le texte intégral :

          Carabin Carabas I

          Carabin Carabas II

          Coq à l’âne Cocaïne

          Les baigneurs de Cézanne

          Rendez-vous des fées I

          Rendez-vous des fées II

          à paraître : Le syrphe.

      • 3.2. Tractatus ologicus, roman.

          Invention de Gor Ur
          Invention de Gor Ur

          Ce gros roman est le pendant d’Aliène du temps. Baroque, parodique, moraliste, il en reprend, en les amplifiant, les visions futures dans le cerveau du personnage principal, Roger Russel. Celui-ci est surnommé quelquefois Rog Ru, ce qui donne Gor Ur et le Gorille Urinant. C’est une énorme farce dont le rire est différent de celui de Carabas. Là où Carabas rit pour couvrir la douleur et ses effets dévastateurs, Roger Russel pense plutôt à un spectacle du monde. ce personnage rejoint le Bortek d’alba serena. Chacune des périodes de Télévision est présidée par un monstre cocasse : Bortek, Kateb, Carabas, Gor Ur. C’est une constante qui se continue avec le Cancionero español.

          Télécharger le texte intégral :

          Anaïs K. tome I

          Anaïs K. tome II

          Cicada’s Fictions

          Gor Ur tome I

          Gor Ur tome II

      • 3.3. Cancionero español, chansons.

          Invention d’Ochoa
          Invention d'Ochoa

          Le monstre du Cancionero est plus humain. Quoique les gens le prennent pour le fils de Dieu (Bortek était celui du Diable) : Ochoa. Il s’ensuit une série de chansons. Et de personnages, souvent les mêmes que dans les deux romans précédents. Le Cancionero est aussi un roman, mais écrit avec les moyens de la poésie (une métrique) et ceux du théâtre (une mise en scène). Je pense que c’est à cet endroit que s’installe définitivement (j’ai beaucoup hésité) le livre des lectures documentées, intitulé Actor. La boucle serait bouclé, mais on voit ici que ma définition de la boucle diffère quelque peu de celle qui suppose la simple itération et le cercle visionnaire et créateur qu’elle induit. Ici, elle est interrompue pour s’imposer à la loi des séries. Beau débat auquel je prétends, un peu vite sans doute, participer avec ces annexes dites complètes.

          Les poésies complètes de Patrick Cintas
          sont publiées dans les Cahiers de la RAL,M :

          JPEG - 10.1 ko
          Tome III

          Télécharger la version numérique (gratuit)
          La version papier est disponible en librairie

           

          JPEG - 10.5 ko
          Tome IV

          Télécharger la version numérique (gratuit)
          La version papier est disponible en librairie

    • Anthologie des acteurs de l’enfer

        Invention d’Actor
        Invention d'Actor

        J’ai l’impression d’avoir bien déblayé le terrain. Un petit effort anthologique me permettrait de proposer des raccourcis sans doute utiles à l’approche du lecteur peu enclin à tout lire. Mais je ne voudrais pas sombrer dans l’étalage de « ce que je sais faire ». Il faudrait que cela ait un sens, que ce ne soit jamais fanfaronné ni surtout utile. Au fond, que ça prenne enfin toute la place. Pas évident... J’ai cependant publié quelques choix chez Le chasseur abstrait. J’aime bien, par exemple, Dix mille milliards de cités pour rien, petit roman, et Gisèle, pièce de théâtre (en librairie).

        Conclusion
        Vivre le présent aussi souvent que possible

        JPEG - 47.7 ko
        Xanadu de Ted Nelson

        Vivre le présent aussi souvent que possible est une manière de conclure… provisoirement. La plupart du temps, on le perd avec les choses du passé, sans doute parce qu’elles relèvent plus évidemment de la réalité, alors que tout y est complètement mort. Souvent aussi, parce que l’existence nous y pousse, nous nous projetons pour vérifier sans risque que nous n’avons pas vécu inutilement. Le présent, impossible à envisager par expansion et tout aussi résistant aux tentatives de compression, nous engage vis-à-vis des autres quand nous prenons le temps d’en parler ou plus simplement d’écrire. Prisonniers des gouttes d’eau entre la chronique et la fable, qu’est-ce que nous écrivons au juste ? Ou plutôt, que ne se passe-t-il pas ?

        J’ai tenté ici une explication dénichée dans mes conversations dont je ne suis évidemment pas le propriétaire. Et j’ai utilisé un hypertexte simplifié, celui auquel l’exercice du Web nous a habitués, encapsulant quelques titres pour créer les liens, mais n’échappant pas à une « simulation du papier ». Certes, ce qu’on vient de lire ou de parcourir ne peut entrer dans le livre tel que le conçoivent les libraires pour que ça contienne dans leurs rayons sans porter atteinte à la chaîne qui les nourrit. Faute de mieux (Ted Nelson n’ayant pas lui-même apporté de solution au problème qu’il inventa), cette simulation intitulée Actor servira de plat de résistance.


        Lire la suite [...]

 

 

 

Voilà donc fait le tour de mon travail d'écrivain, artisan besogneux ou poète... je n'en sais rien. En tout cas, c'est fait, c'est joué, et il y a peu de chance que je revienne pour d'autres raisons que les modifications de formes et de détails qu'on peut apporter à l'ouvrage quand on y tient comme je m'y accroche.

J'espère que d'autres écrivains ayant déjà prêté main-forte à la RAL,M ou ayant l'intention de s'y mettre, envisageront eux aussi de se livrer à cet exercice du sommaire.

Jusque-là, la RAL,M a échappé aux deux pièges de forme que je redoute toujours :

     le site compilation-trombinoscope ;

     le site élitiste-copinage ;

et deux autres pièges de contenu :

     le site populiste-m'as-tu-vu ;

     le site (encore) élitiste-copinage.

À travers ces « sommaires » , il s'agit non pas de « montrer » un état de la littérature et des arts, mais de « laisser » la place aux auteurs quelle que soit leurs styles et leurs intentions. Si nous filons sur la démocratie, alors la poésie, entre autres phénomènes vibratoires, est celle de tout le monde, les chanteurs comme les autres. Vive la fonction poétique !

À vous la main ! Proposez votre sommaire, ambitieux, modeste, documenté, facile, joyeux, angoissé, bien ou mal écrit mais, mais... toujours bien composé et bien vu.

Patrick Cintas.
patrickcintas.ral-m.com

Page
editoriale

 

2013
 Nº 83 - avril 2013 - Pétainistes endormis - Prologue des Huniers - Patrick Cintas
 Nº 82 - janvier 2013 - Tradition et Modernité - projets pour la RAL,M - Patrick Cintas

 

2012
 Nº 81 - octobre 2012 - L’Etat, la poésie, la société... - Pascal Leray
 Nº 80 - juillet 2012 - L’Urine et le Métal - Roger Russel
 Nº 79 - avril 2012 - La série selon Mel Bochner - Pascal Leray
 Nº 78 - janvier 2012 - Aux sources du sens (de la réalité) - Pascal Leray

 

2011
 Nº 77-bis - décembre 2011 - La relation auteur-éditeur - Patrick Cintas
 Nº 77 - novembre 2011 - Manifeste mutantiste - Mathias Richard
 Nº 76 - octobre 2011 - Un puits dû au silence - Patrick Cintas
 Nº 75 - septembre 2011 - Commencement de la fin - Roland Nadaus
 Nº 73-74 - juillet-août 2011 - Rêve et poésie - Serge Meitinger
 Nº 72 - juin 2011 - La ré-invention du corps chez Rimbaud - Gilbert Bourson
 Nº 71 - mai 2011 - Figure de l’écrivain et cancans - Patrick Cintas
 Nº 70 - ANALECTIC SONG - Trois personnages au carré
 Nº 69 - PRINTEMPS DES POÈTES - Intellos & populo
 Nº 68-2 - ANALECTIC SONG
 Nº 68-1 - Vive le pouvoir judiciaire !
 Nº 67 - Le SLAM de la RAL,M !

 

2010
 Nº 66-bis - Projets ralmiques
 Nº 66.2 - Éloge du terrorisme.
 Nº 66.1 - La condition textuelle - de Pascal Leray
 Nº 64-65 - juillet-août 2010 - L’été des poètes !
 Nº 63 - Pas de printemps pour les poètes ?
 Nº 62 - SCUM
 Nº 61 - Cinéma-roman & Roman-cinéma
 Nº 60 - La poésie, Rougerie...
 Nº 59 - Identité nationale
 Nº 58 - Camus... j’aurais aimé la France...

 

2009
 Nº 57 - Salon du livre de Paris 2009.
 Nº 56 - Les poètes - Novembre 2009.
 Nº 55 - L’auteur chez Le chasseur abstrait.
 Nº 54 - Textes et Prétextes - La revue du site.
 Nº 52-52 - <I>Etoile de l’Aube - Délégation Haute-Garonne/Midi-Pyrénées de la Société des Poètes Français.
 Nº 51 - L’auteur et son libraire.
 Nº 49 - Meschonnic maintenant.
 Nº 47 - Collectif ALM.
 Nº 46 - Une année de plus.

 

2007
 Nº 33 - Antimesse pour Karlheinz Stockhausen.
 Nº 32 - Lettre ouverte à monsieur Azouz BEGAG : celle que j’aurais dû vous envoyer…
 Nº 30 - Entretien avec Luciano MELIS, éditeur.
 Nº28/29 - Douche it again !
 Nº27 - Poésie & Religion.
 Nº26 - Hommage à ROSTROPOVITCH.
 Nº 25 - D’un coup de dés, l’espace du poème depuis Mallarmé - avec Ann-Sarah Laroche - Bibliothèque de Toulouse.
 Nº 24 - Du chômage.
 Nº 22-23 - Le droit de choquer.

 

2006
 Nº 21 - Vallejo y Neruda - Entre classique et romantique.
 Nº 20 - À propos de Robert REDEKER.
 Nº 19 - Désespère !
 Nº 18 - FEMME(S) & CRÉATIVITÉ.
 Nº 16-17 ART & THÉRAPIE.
 Nº 15 - Espace de Valérie CONSTANTIN - Livres d’artistes.
 Nº 14 - Onuma Némon - Julie-la-fête.
 Nº 13 - Jean ORIZET, le duende.
 Nº 12 - COMBAT CONTRE LE PÈRE - Tractatus ologicus III.
 Nº 11 - SPÉCIAL ROBERT VITTON - Un aléa d’îles.
 Nº 10 - Féminité et créativité : créer ou ne pas être.

 

2005
 Nº 9 - La poésie, déesse cachée du désir quand le silence se brise.
 Nº 8 - Tractatus ologicus.
 Nº 7 - Jouir de sa douleur.
 Nº 6 - Le droit à la nuance.
 Nº 5 - León FERRARI - L’Église catholique et la peur de la Beauté.
 Nº4 - Derrida made in America.

 

2004
 Nº 3 - En vue de notre mondialité.
 Nº 2 - Écrire, pourquoi faire ?
 Nº 1 : Écrivez pour empêcher les autres d’écrire.

 

Publier
vos livres

Publier

chez Le chasseur

abstrait

Voir aussi Publier sur le site RAL,M

Que publions-nous ? Des livres traditionnels « en papier » destinés à la librairie et, pour les auteurs qui le souhaitent, leurs versions numériques au format Kindle d’Amazon.

Qui publions-nous ? Des écrivains, pourvu que, dans le « créneau » où ils ont choisi de s’exprimer, ils excellent : de la chanson à la poésie la plus difficile d’accès, du roman traditionnel aux compositions complexes de la modernité, de la réflexion pragmatique aux pensées les plus aventureuses - nous n’avons de limites que le talent et l’honnêteté intellectuelle.

 Vous souhaitez proposer un manuscrit au Chasseur abstrait :

1º) Veuillez indiquer clairement dans quelle collection.
2º) Le manuscrit doit être joint à votre email au format Word ou équivalent. Si vous préférez l’envoi postal : 12 rue du docteur Jean Sérié 09270 Mazères.
3º) N’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées.
Avant de nous proposer un manuscrit
 visitez le Site du Chasseur abstrait  Proposez ici Contact
 Vous nous avez proposé un manuscrit. Le délai de réponse est d’au moins un mois. Trois possibilités :
1º) CONTRAT A - Vous êtes un auteur confirmé ou vous avez créé sur le site un ESPACE D’AUTEUR
-------------------------- Voir
Publier sur le site RAL,M
Nous vous proposons un contrat d’édition stipulant notamment :

CESSION - La cession qui engage tant l’auteur que ses ayants droit est consentie pour la durée de la propriété littéraire d’après les lois françaises et étrangères et les conventions internationales, actuelles et futures. Cette autorisation prendra effet dans tous les pays du monde. 

DROITS - Pour prix de l’autorisation de publier l’ouvrage dans l’édition courante décrite ci-dessus, l’éditeur versera à l’auteur un droit correspondant à  ... % du prix de vente public hors taxe.

TIRAGE - Le chiffre des tirages sera fixé par l’éditeur dans le cadre d’une production à la demande.

Voir le Contrat A.

2º) CONTRAT B - Vous n’êtes pas un auteur confirmé et vous n’avez pas créé un ESPACE D’AUTEUR sur le site de la RAL,M. Nous vous proposons un contrat B. Il diffère du contrat A sur deux points :

CESSION - Elle est limitée à un an ou deux maximum.

ACHAT D’EXEMPLAIRES PAR L’AUTEUR - L’auteur s’engage à acheter un certain nombre d’exemplaires de son livre.

Voir le Contrat B.

Inutile donc de nous proposer un manuscrit en espérant décrocher un Contrat A si vous n’êtes pas un auteur confirmé ou si vous ne participez pas à nos ESPACES D’AUTEUR.

3º) La plupart des manuscrits que nous recevons sont médiocres et ne méritent évidemment pas d’être publiés chez un éditeur. Nous vous adressons alors une lettre de refus type, car nous n’avons pas le temps d’entrer dans des détails que vous pourrez mieux régler chez un prestaire tels que Publibook, Manuscrit.com, L’Harmattan, Lulu.com, etc., chez qui vous pourrez librement pratiquer l’autoédition (vous serez alors à la fois auteur et éditeur).

Pour plus d’informations, écrire  :

ou : Le chasseur abstrait éditeur -12 rue du docteur Jean Sérié - 09270 Mazères

Publier
en ligne

 

 

 

Numéros de la RAL,M
Si vous souhaitez participer,
    visitez nos rubriques Plan du site  & proposez vos œuvres Contact

Suivez la RAL,M in progress [Ici] 

 

Numéros spéciaux

 

 

  Actor - Le livre des lectures documentées - de Patrick Cintas

Il n’y a rien d’autre à faire, pour commencer, que de s’expliquer du mieux qu’on peut. Ainsi, la matière initiale est soumise à des contraintes venant de l’extérieur comme de l’intérieur. Qu’il y ait des lois à cela n’est pas impossible. Est-il toujours assez tard pour s’en inquiéter ? Les premiers personnages sont nés dans des récits de lecture.[...] Ceci est donc la narration de faits, vrais et imaginaires, à opposer aux choses — faits soumis à l’étude de leur déformation et de leur écoulement sous l’effet des contraintes de l’existence. On peut appeler ces faits de la poésie.

 

  Gor Ur - Le Gorille Urinant - de Patrick Cintas

Les lecteurs d’ ANAÏS K. connaissent déjà GOR UR, le Gorille Urinant. Le voici de nouveau dans un contexte bien différent, celui d’un feuilleton. La littérature en prend un coup, sans doute, mais le ton y est. L’Urine divine est toujours en lutte contre le Métal gothique. Et l’inspecteur Frank Chercos suit les pistes, épaulé par la Sibylle et l’astronaute John Cicada. La parodie grotesque de ce Monde continue sur le ton du récit le plus vernaculaire qui soit, en proie à l’infantilisation de l’Homme plus destiné à arracher les pattes de l’insecte qu’à en envisager la cohabitation émerveillée d’un côté comme de l’autre. Ici, peu de schizophrènes, beaucoup de paranos et surtout énormément de cons. Les prévisions de cyberespace et autres uchronies de la technologie sont tombées en désuétude : l’existence de l’Homme se continue en dehors des grands récits qui forment autant de possibilités d’Histoire : la Philosophie, la Poésie, la Poétique. Avec ce roman obstiné, Patrick Cintas décrit la gangue politico-religieuse qui écrase ou réduit celle ou celui qui se définit d’abord par la pratique d’un art. Art conçu comme l’antipode exact du jeu et par conséquent proposition d’une redéfinition du Travail. Hélas, Gor Ur sort toujours vainqueur de ces joutes et son Urine jaillit alors comme l’eau bénite des doigts trop enclins à la fabrication du Bonheur au détriment de l’explosion de la Joie.

 

  Robert Vitton - Thaumaturgie vernaculaire

L’existence serait composée de miracles, prodiges du quotidien, phénomènes sujets à émerveillement, et cela n’aurait de cesse si les mots continuaient d’appartenir à une langue propice à la poésie parce qu’elle est toujours en quête de l’heure dérobée, concept purement poétique dont Robert VITTON, poète et prosateur, est l’inventeur. La particularité de l’homme tiendrait à la proximité de cette langue, à sa familiarité, et à la multiplicité des détails de l’heure. En vers ou en prose, c’est bien l’existence qui est cernée dans un chant poétique continûment inventeur de ses découvertes que le poète ne cherche pas à posséder tant il a conscience d’être possédé par elles.

 

  Serge Meitinger - Autoscannographie

Nous n’avons que notre corps, mais son monde - le nôtre - ne s’arrête pas à la surface de l’épiderme. Nous n’y sommes pas enfermés comme en une outre chaude et molle ou en une cuirasse bardée de muscles. Sans cesse nous rayonnons et recevons les impulsions de tout le dehors, proche et lointain, dans toutes les gammes sensibles, conscientes, inconscientes, préconscientes comme si notre peau était tambour et tamis, interface diaphane et protecteur à la fois. Nos sens sont des émetteurs, des vecteurs et des récepteurs ; notre esprit un convecteur, ordonnateur et disséminateur. De fait un halo nous entoure et forme notre avant-corps, une aura qui nous rend sensibles à ce qui est et à autrui. Ainsi nous pouvons appréhender le monde en ses qualités propres, les autres en leur singularité sans avoir à toucher ni à être touchés. En avant des corps, les avant-corps se connaissent et s’éprouvent ; si ces derniers ne se conviennent pas, les choses et les êtres, les corps et les esprits ne communieront jamais et iront même jusqu’au rejet. Socialement et culturellement, certaines lois dites de « proxémique » règlent une bonne part de ces rapports (possibles et souhaitables) et les tolérances sont variables selon les latitudes, les cultures et les groupes sociaux. Plus intimement l’on parlera d’aimantations et de « tropismes » : des polarisations, parfois infinitésimales et affectant tous les sens à la fois, nous situent par rapport à tel ou tel autre, telle ou telle réalité plus ou moins prochaine. Et si nous ne pouvons pas « les sentir » c’est que quelques-unes des particules sensibles et olfactives émises en leurs avant-corps nous répugnent particulièrement. S.M.

 

  Pascal LERAY - Une sériographie

Tant que l’oeuvre de Pascal Leray demeurait inédite à cause d’un monde éditorial voué au commerce et à ses usages, on ne pouvait guère en mesurer l’ampleur qu’en se rendant sur l’Internet pour explorer les "forums" où cet excellent écrivain allait jusqu’à manger de l’homme. Puis il se mit à développer dans la RAL,M une activité créatrice originale et d’une exceptionnelle maîtrise. Depuis peu, Le chasseur abstrait a entrepris de publier ces livres tous hors du commun et surtout capables d’explorer le langage sous toutes ses formes : roman, poésie, théâtre, musique, chant, peinture, critique, etc. Un pareil effort sur le Monde est autre chose qu’une simple palette. C’est une oeuvre. Et comme cet homme sait jouer de son visage et de son rire, ces textes proposent une sérieuse physionomie de la littérature avec des échappées d’un humour parfaitement ravigotant.

 

  RAL,M & L’ANCRAGE : L’étranger

Voici donc un ticket aller simple. Nous ne garantissons pas les retours. C’est notre première et dernière exigence. Ramer à la force du poignet. Audaces fortuna juvat. L’idée d’un tel rapprochement, un précédent entre deux revues des deux côtés de l’Atlantique, peut sembler étrange. Et bien justement. Nous traitons ici de l’étrange, de l’étranger. (Victor Grauer et Patrick Cintas opteront pour l’idée d’Aliens.)

De sorte que le moment ne pouvait pas être plus propice à l’aventure. ¡La aventura comienza con el hombre !

Peu à peu l’oiseau n’a pas fait que son nid ; il s’installe tout doucement. La collaboration avec la RAL,M nous a tous rajeunis. L’Ancrage a vu le jour il y a de cela quatre années et la RAL,M a un an ; tandis qu’aujourd’hui RAL,M & ANCRAGE ensemble, le temps d’une escale sont en train de naître sous vos yeux. On a toute la vie pour apprendre. Nacer Khelouz.

 

  BRUITS de Valérie Constantin

Les lecteurs de la RAL,M ont pu explorer depuis plusieurs années l’univers pictural de Valérie Constantin qui exerce son influence sur l’esthétique de cette revue et des ouvrages publiés par Le chasseur abstrait. Les « bruits » constituent une partie seulement de son œuvre plastique, mais ils ont une importance nouvelle. Ce sont ces « bruits » qui forment en ce moment l’essentiel du contenu proposé par l’artiste aux internautes. Exposition qu’on peut visiter sur son site :

 valerieconstantin.ral-m.com

Les bruits y sont déclinés en trois mouvements ou phases qu’il convient de commenter. Une unité s’en dégage, uniquement plastique, avec ce que cela impose de retentissements intérieurs.

 

  SPIRALE de Margo Ohayon

Ce nouveau spleen, ce mal de la vacance, cet exil le projettent dans des terres glaciales aux tonalités froides que cernent maints régions forestières, où des futaies d’indifférence s’étalent à perte de vue, n’offrant pour tout bruissement qu’un silence d’une profondeur tellurique, angoissant par son éloignement des frontières supportables de la perception humaine. Il entend jusqu’à la surdité. Le silence lui crève les tympans. Il apprend à reconnaître ce réel sans altruisme d’une matérialité incontournable, qui dresse devant son envergure de fourmi les murailles d’un monde géant souterrain, citadelle fortifiée d’un envers. Le retour de vagues prêt à l’immerger durant ce rêve reflue pour venir se mettre à niveau du rivage, la chaleur l’immobilise en un bien-être soudainement. Les souffles viennent à lui en sens inverse.

 

  Les poètes du chasseur abstrait

Poésie... « projet d’ordre esthétique consistant à mettre en question toute représentation du réel effectif et de faire accomplir à la langue, jusque là médiatrice entre exprimable et exprimé, un saut radical qui la fait changer de statut à l’intérieur de son propre code », écrit Gilbert Bourson à propos de Rimbaud.

Pour Jacques Roubaud, « la poésie s’adresse particulièrement à ceux qui la reçoivent [...] elle n’a pas une intention de récit ou de pensée. »

On n’en finit pas de gloser sur la pertinence des propos et du propos. Certes, mais la poésie ne peut pas se passer de commentaires. Sans eux, elle perd non pas son sens, mais le sens de ses chemins. Entre autres, ceux que nous empruntons ici, au coeur même du catalogue du Chasseur abstrait.

Notez l’adresse Internet de cette page spéciale
car la liste s’allonge au fil du temps.

 poetes.ral-m.com

 

  Les narrateurs du Chasseur abstrait

 

 

Proposez votre concept pour créer vous aussi votre numéro spécial qui est un véritable site. [Contact]

 

 

Espaces d'auteurs

 

 

  Espace de Patrick Cintas

Patrick Cintas dirige la RAL,M depuis avril 2004.

 

  Espace de Valérie CONSTANTIN

La peinture nous force au silence pour nous rendre capable d’entendre sa rumeur. La poésie propose sa rumeur pour nous rendre sensibles aux couleurs du silence. Michel Butor

 

  Side effects de Nacer KHELOUZ

Le théâtre de ma souffrance d’humain est d’abord un théâtre, c’est-à-dire un spectacle. Et comme tel, j’exige de lui qu’il aille au-delà du supplice.

 

  Lèvres du silence de Marie SAGAIE-DOUVE

Née en 1949, j’appartiens à la génération du baby-boom. Issue d’une famille qui allie l’aristocratie à la paysannerie, laquelle évolue vers la bourgeoisie, j’hérite d’une culture où la liberté de penser se heurte aux dogmes d’une religion, dont les interdits rythment les gestes quotidiens. Au centre se noie mon désir.

 

  Lettres vagabondes de Benoît PIVERT

Lettres vagabondes... comme une imagination capricieuse et paresseuse, comme les zigzags du désir qui s’envole et retombe, imprévisibles comme ces rencontres que l’on fait au hasard des chemins de traverse de la littérature. Lettres d’ici et d’ailleurs. Lettres libres comme l’air d’un vagabond solitaire en quête de sens.

 

  Línea de sombra de Oscar PORTELA

Literatura. Filosofía. Cine...

Né dans la province de Corrientes (Argentine) en 1950. Important écrivain argentin, il a publié de nombreux livres de poésie : Senderos en el Bosque, Los Nuevos Asilos, Memorial de Corrientes, La Memoria de Láquesis, etc) et d’essais sur la pensée philosophique contemporaine comme Nietzsche sonámbulo del día. Ses livres sont publiés en Espagne, au Mexique, Venezuela, Paraguay. Il est aussi critique de cinéma et compositeur.

 

  Interlope de Andy VÉROL

Créé en 1997, Interlope était un projet à l’initiative d’Arturo B. Vidal, 6Mic et Andy Vérol. Revue confidentielle papier, Interlope ne vécut que deux numéros avant de croupir dans l’oubli.

C’est en 2007 qu’Andy Vérol décide de reprendre l’initiative, avec une façon toute artisanale de fabriquer cette revue devenue, depuis, post-culturelle… Les années 2000 ont révélé l’inutilité des combats, des luttes. Tout est « révolution » ou « révolutionnaire ». Les nouvelles technologies, une « révolution ». Le pouvoir d’achat, une « lutte ». Si l’on dit du mal des patrons, on est taxé de « réactionnaire ». Si l’on fait remarquer la vie misérable de 80% de l’Humanité, on passe une page pub.

Interlope est la revue de ceux qui considèrent l’Occident comme un espace prédateur, un pays pour les dominants, tels les zombies dans les films de Romero, poussant leurs caddies, de façon mécanique, dans des centres commerciaux rutilants, derniers espaces de communication, de savoir-faire, de bien-être, de labeur et de spiritualité…

Interlope laisse donc la place aux écrits de ceux qui considèrent un suicide violent et vomitif, comme un acte de libération ultime… Ou peut-être l’écriture. L’alcool. Les drogues. Le sexe sans limite… L’abstinence… La dépendance à tout autre chose qu’à l’économie, la morale et l’idée d’un possible…

 

  Produire du sens de Stéphane Pucheu

C’est à la fin des années 1970 qu’il devient lecteur, de par l’intérêt de ses parents pour le livre. " On n’est pas sérieux quand on a huit ans " . Dès cet âge, les romans d’aventure, ceux de Jack London ( " Croc-Blanc " ), Rosny l’aîné ( " La Guerre du Feu " ) et Michel Peyramaure ( " La Vallée des Mammouths " ) notamment vont développer son imagination et lui apprendre à connaître l’homme. Puis, adolescent, la tragédie grecque et les romans policiers seront ses principaux univers, à travers les oeuvres de Sophocle ( " Antigone " ), d’Euripide et d’Agatha Christie, une période au cours de laquelle il découvre le théâtre contemporain avec Cocteau ( " L’Aigle à deux Têtes " ) qui marquera sa mémoire. Quelques années plus tard, il abordera avec passion les grands classiques du XVIIIe et XIXe siècles comme Laclos, Stendhal ou Flaubert. La littérature contemporaine s’impose, en parallèle, avec Gide, Proust, Mauriac, Saint-Exupéry ou encore Sartre et Camus. Les écrivains américains ont aussi leur place dans son parcours de lecteur éclectique et exigeant, tels que Henry James, John Steinbeck, Hemingway ou Charles Bukowski. L’un des auteurs les plus récents et importants - disparu l’année dernière - est sans nul doute Alain Robbe-Grillet dont il admire le style, la pugnacité et la liberté de ton, un écrivain à ses yeux incontournable. En résumé, un ensemble de lectures classiques et modernes, académiques et originales dont certaines, comme Molière ou La Fontaine, conservent toute la puissance de leur singularité. A la fois proche du XVIIe siècle - le siècle de la révolution formelle - et du XXIe, marqué par l’impact toujours aussi grand du Nouveau Roman, c’est de cette manière qu’il s’accorde avec la littérature et le temps.

 

  Chantpoésie de Jean-Claude CINTAS

 

  L’inconnu sans ami de Jean-Michel GUYOT

L’impuissance de toute littérature, le dégoût qu’elle inspire, et dans le même temps la nécessité d’écrire et de travailler, voilà l’arc bandé par Georges Bataille et quelques autres.

Entre tous, Bataille aura permis de décocher quelques flèches vénéneuses qui ont volé loin.

Elles n’ont pas encore touché leur cible. Elles vibrent dans la solitude des œuvres.

Mais les œuvres, qui s’en soucie ?

J’aurai écrit pour rejoindre les autres, avec souvent l’espoir de changer un peu la donne, avec l’ambition de dévier le malheur vers des eaux plus claires.

Je n’y suis pas entièrement parvenu.

Le malheur est coriace. Il est vrai qu’il a de nombreux alliés et qu’il sait trouver des appuis jusque chez ceux et celles qu’il tourmente…

Restent - subsistent ? - alors des textes, nombreux, très nombreux, comme des graines de bonheur pas encore germées que je dissémine au hasard de ma vie.

Pas seulement.

Mes textes - c’est tout ce que je leur souhaite - ne sont pas que des traces laissées dans la neige ou la boue, ce sont avant tout des signes d’amitié lancé à l’inconnu sans ami, mais - c’est pure merveille - de signe en signe, ce n’est pas un nouvel amour qui est né dans l’écheveau du temps, mais un amour nouveau, et c’est bien ainsi.

 

  Espace de Santiago MONTOBBIO

Santiago Montobbio est né en 1966, et les premiers poèmes de Hospital de Inocentes datent de 1985. La jeunesse du poète a de quoi nous surprendre, tellement sa culture, la maturité tranquille de sa vision et la robuste limpidité de sa langue témoignent d’un tempérament d’homme et d’écrivain très affirmé.

D’emblée, la parenté de la poésie de Montobbio et de celle de certains de ses grands prédécesseurs espagnols, Alberti et Machado en particulier, nous frappe. A partir d’images simples, empruntées au quotidien et à la nature, il évoque le “sentiment tragique de la vie” qu’Unamuno plaçait au fond de l’âme espagnole, ou ce “passage éphémère” que Cecil Day Lewis citait comme “le thème poétique par excellence”. Les fantômes du vent, les “eaux orphelines” “un amour, une ombre, un oubli” sont les symboles favoris de cette poésie du passage, comme les vies qui “passent comme rien”, sans bruit, avec simplicité, dans le silence.

Jean-Luc Breton

 

  Espace de Serge MEITINGER

 

  Espace de Gilbert BOURSON

 

  Espace de Françoise HÁN

 

  Affectivité nourrie de Cécilia AMBU

Je suis née le 5 Juillet 1976. Je n’ai pas choisi de vivre, mais personne n’a choisi de vivre…

 

  Espace de Pascal LERAY

 

  Le zinc de Robert VITTON

Le comptoir d’un café est le parlement du peuple.
Honoré de BALZAC

Je tisse, je m’escrime dans ce vingt-et-unième siècle comme je l’ai fait dans le vingtième et comme je le ferai dans le trentième. La succession des jours, des ans, des époques nous offre des traces, des indices, des signes, des trouvailles, des énigmes, des clefs, des outils, et par conséquent des langages. L’évidence même, j’ai à ma disposition toutes les modernités révélées. J’ai à ma disposition les onomatopées caverneuses, les plaintes et les cris gutturaux, les grommellements et les gueulements caserniers, les accents des tours babéliques des banlieues, les verbiages salonnards, les babillages commerciaux et industriels, les incantations des fées féodales de la Finance, les anônnements bâtés, entravés de la main-d’œuvre, les ricanements édentés de la Misère… J’ai à ma disposition, dis-je, tous les langages tirés de la nuit, des cendres, de la poussière, des fosses des temps. Ce qui me fait croire que le bipède omnivore, avec ou sans plume, cocalisé, duffel-coatisé, basketisé, bigophonisé, walkmanipulé, en quelque sorte équipé pour recevoir la connaissance, devrait tirer avantage des évolutions dues aux grands chantiers de la Science et de l’Art. J’ai à ma disposition les archaïsmes, les barbarismes, les maniérismes… Les mots, des mots, mes mots… Un personnage est d’abord du texte, constatait Louis Jouvet. J’ai posé mes mots, j’ai rencontré des mots, j’ai désigné, taillé, forgé, déformé, inventé les mots. Un personnage est fait de mots c’est à dire d’idées, de paysages, de lieux, de souvenirs, de personnages.. Au fil de mes relectures, je suis devenu – peut-être redevenu - tous ces personnages, tous les personnages que ces personnages portent en eux. Je n’ai pas toujours eu la maîtrise des entretiens intérieurs, des demandes, des réponses, des questions, des réparties, des ripostes, des afflux, des tourbillons… J’ai travaillé les sons et les sens jusqu’à l’ivresse de la profondeur, interrompant, détournant le courant paisible ou rythmé de l’écriture. J’ai profité sans restriction des aparté, des silences, des rebondissements, du grotesque, du burlesque, du pathétique, de mes réminiscences. Le décor… J’avais en mémoire ce conseil d’Ernest Hemingway : Quand on a quelque chose de difficile à faire dire à un personnage, surtout le faire boire.

 

  La spirale de Margo OHAYON

Ce nouveau spleen, ce mal de la vacance, cet exil le projettent dans des terres glaciales aux tonalités froides que cernent maints régions forestières, où des futaies d’indifférence s’étalent à perte de vue, n’offrant pour tout bruissement qu’un silence d’une profondeur tellurique, angoissant par son éloignement des frontières supportables de la perception humaine. Il entend jusqu’à la surdité. Le silence lui crève les tympans. Il apprend à reconnaître ce réel sans altruisme d’une matérialité incontournable, qui dresse devant son envergure de fourmi les murailles d’un monde géant souterrain, citadelle fortifiée d’un envers. Le retour de vagues prêt à l’immerger durant ce rêve reflue pour venir se mettre à niveau du rivage, la chaleur l’immobilise en un bien-être soudainement. Les souffles viennent à lui en sens inverse.

 

  Atelier de traduction de Marta CYWINSKA

Les amoureux sont d’éternels traducteurs. Ils viennent après pour être avant, ils promettent avant pour trahir après. Ils promettent des images aux mots et des mots aux femmes qu’ils n’aiment plus. Je les accuse, mais je n’ose pas les conseiller. Pétales de roses, princes charmants, déclarations à l’aube et au crépuscule en face d’abréviations et l’emploi des anglicismes.
Mais en même temps, les traducteurs sont toujours mes chevaliers ; ils ont toujours ma confiance en poésie et en prose, comme d’ailleurs en art et en musique. Peut-être suis-je trop naïve en meublant mon coeur d’étagères pleines de poèmes que personne n’osera jamais traduire ?

 

Proposez votre concept pour créer vous aussi votre espace d'auteur qui est un véritable blog. [Contact]

 

 

 

 

Rubriques d'auteurs

 

Les auteurs choisis

Galeries d’art

Alain ROBINET   Alexandra BOUGE   Antonio SEGUÍ   Béatrice GARCIA   Béatrice VIAL-COLLET   Claudio Curutchet   Denise PELLETIER   Dominique DIGEON   Dorothea Fleiss   Ela GRYZBEK   Flora Michèle MARIN   Florence BACHELIER   Francine SIDOU   Francisco José SANTOS   Georges AYVAYAN   Guillaume VIVIER   Guillermo ROUX   Guy SAVEL   Hector HYPPOLITE   Henri TARQUIN   Jean-François COADOU   Jean-François SIMON   Jean-Marc GODÈS   Jean-Paul GAVARD-PERRET   Kathy FERRÉ   Laetitia MARCUCCI   Leo LOBOS   León FERRARI   Lorenzo VIANI   LWO   Marek WASKIEL   Marie SAGAIE-DOUVE   Martial ROSSIGNOL   Mel BOCHNER   Michael BELLON   Michel BÉNARD   Mohamed TAHDAINI   Najia ERAJAÏ   Nizar MOUAKHAR   Noureddine MHAKKAK   Olivier NEBOUT   Pascal LERAY   Patrice MÉROT   Patrick CINTAS   Patrick LALANDE   Paul BELLIVIER   Richard CARVAJAL   Roberta CECCHI   Rodica DRAGHINCESCU   Romare BEARDEN   Salvatore GUCCIARDO   SSEFERIA
Stéphanie SAUTENET & François RICHARD
   Stéphanie SAUTENET   Sylvia d’ORAZIO   Valérie CONSTANTIN   Véronique BUISSÉ   Véronique PERRIOL  

Essais

Agapios HERAKLEIDOUPULOS   Ahmed BENHIMA   Alberto Martínez-Márquez   Alfred JARRY   Andy VÉROL   Anonyme   Antonio LEAL   Aymeric BRUN   Benoît PIVERT   Bernard Bienvenu NANKEU    Bernard-Pierre DONNADIEU   C. Pablo Lorenzo   Carlos BARBARITO   Carlos FRANCK   Charles ADAM   Claude SAINNÉCHARLES   Cristina CASTELLO   Cynthia COHEN   Daniela HUREZANU   Eduardo CHIRINOS   Elfriede JELINEK   Essais de Pascal LERAY   Etienne CAVEYRAC   Ettore JANULARDO   Fabrice PETIT   Francisco AZUELA   François GUIYOBA   François RICHARD   Giovanna MULAS   Graciela MATURO   Hakim BEY   Hakime MOKRANE   Henry David THOREAU   Jack GREEN   Jalel EL GHARBI   Jean Nicolas DE SURMONT   Jean-Luc BRETON   Jean-Marc RIVES   Jean-Michel BOLLINGER   Jean-Michel GUYOT   Jean-Pierre LESIEUR   Joaquin MEABE   Jose Neres   Juan POMPONIO   Jules VALLÈS   Lilia DAPAZ STROUT   Luciano MELIS   Luisa Mercédes LEVINSON   Malick NDIAYE   Margo OHAYON   María José PALMA BORREGO   Marianella COLLETTE   Marie SAGAIE-DOUVE   Marina ONDO   Marius JACOB   Mathias RICHARD   Michel HOST   Monsif OUADAI SALEH   Nacer KHELOUZ   Nicolas SERVISSOLLE   Nizar MOUAKHAR   Oscar BARNEY FINN   Oscar PORTELA   Pascal LERAY   Patrick CINTAS   Paul EKOUMBAMAKA   Paul KANA NGUETSE   Paul-Louis COURIER   Philippe BRAY   Pierre BRANDAO   Pradip CHOUDHURI   Rachid DZIRI   Rafael FRANGIONE   Robert FAGLEY   Romain GOUVERNET   Romulus Patru BENA   Samir MESTIRI   Serge MEITINGER   Stéphane MILLION   Stéphane PUCHEU   Stephen KESSLER   Suzanne DRACIUS   Thierry THÉOLIER   Timothy LEARY   Vassiléna KOLAROVA   Véronique PERRIOL   Víctor MONTOYA   VOLTAIRE   Yemele JANVIER  

Poésie

Ştefan Manasia   Abdelkader KHALEF   Abdelmajid BENJELLOUN   Adriana SERLIK   Alain LE ROUX   Alain ROBINET   Alberto MARTÍNEZ-MÁRQUEZ   Albin   Aldo Luis Novelli    Alejandro CÉSAR ALVAREZ   Alexandra BOUGE   Alexis DENUY   Alfred TENNYSON   Alfredo VAEZA   Ali KADAOUI   Ana ROMEO   Anaïs Guyot   André FOUAD   André VERDET   Andrea Bely   Andrea D’URSO   Anick Roschi   Anita RUTILI   Anthony James RAMOS VARGAS   Antonio LEAL   Antonio MIRANDA   Arnaud DELCORTE   Arnaud TALHOUARN   Ashok Chakravarthy   Astrid FOUCHÉ GARDÈRE   AUPONT Coutechève Lavoie   Aymeric BRUN   Béatrice BONHOMME   Beatriz VALERIO   Ben VAUTIER   Bernard DEGLET   Bocampe   Bruno CANDEAS   Carlos BARBARITO (Prix Chasseur de poésie 2010)   Carlos FRANCK   Carmen VASCONES   Caroline CRANSKENS   Catalina CARMONA RUIZ   Catherine BANKHEAD   Cathy GARCIA   Cécilia AMBU   Chantal SAYEGH-DURSUS   Christiane PRIOULT   Christophe CONDELLO   Claire CHAVEROUX   Claude DARBELLAY   Claude VERCEY   Claudio CURUTCHET   Claudio Willer   Constantin FROSIN   Cristina CASTELLO   Dana SHISHMANIAN   Daniel ARANJO   Daniel de CULLA   Daniel GÉLIN   Daniel VILLERMET   David GALLON   Didier DAGUE   Doina Mihaela SAVA   Dorin POPA   Dovilas ANDERSON   Duccha   Eduardo Alberto PLANAS   Eduardo CAVERI   Edy Fils-Aimé   Elkotfi ABD ELKABIR   Elvio ROMERO   Émilie FRANZ   Emmanuel HIRIART   Emmanuel MANCIET   Emmelie PROPHÈTE   Enrique ARIAS BEASKOETXEA   Éric BERTOMEU   Éric DUBOIS   Ernest PÉPIN   Eugenia DELAD   Eunice ESCALONA   Ewa KOZŁOVSKA   Fabrice FARRE   Fahredin SHEHU   Farid CHETTOUH   Favomyr ICE   Fawzi HAKIKI   Fednel ALEXANDRE   Fénelon FORTESTSON   Fernando Luis PÉREZ POZA   Fernando RUIZ GRANADOS   Florent JAKUBOWICZ   Francisco AZUELA   Franck FERRATY   François RICHARD   Françoise Hán   Françoise HUPPERTZ   Franzisco Yutzil AZUELA ERAZO   Fred Edson LAFORTUNE   Gabriel ARESTI   Gabriel HENRY   Gabriel IMPAGLIONE   Gelu VLASIN   Genoveva ARCAUTE   Gilbert BOURSON   Gilles BIZIEN   Gilles-Marie CHENOT   Giovanna MULAS   Guillaume BERGON   Guillaume DECOURT   Guillaume SIAUDEAU   Guillaume VIVIER   Gustavo M. GALLIANO   Guy SAVEL   Habiba DJANINE   Hafsa SAÏFI   Hakime MOKRANE   Hanétha Vété-Congolo   Harmonie BOTELLA   Harold ALVARADO TENORIO   Henri SAINT_FLEUR   Hervé MARTIN   Homero CARVALHO OLIVA   Ignacio M. SANCHEZ-PRADO   Iléus PAPILLON   Ilire ZAJMI   Ivan WATELLE   Jacques FOURNIER   Jacques RANCOURT   Jacques RAVIX   James NOËL   Jasmin MARCUS   Jean Dany JOACHIM   Jean Davidson GILOT   Jean Emmanuel Jacquet   Jean FOUCAULT   Jean GORZAR   Jean METELLUS   Jean ORIZET   Jean-Claude CINTAS   Jean-François AGOSTINI   Jean-Louis DALÈS   Jean-Michel BOLLINGER   Jean-Michel GUYOT   Jean-Michel HATTON   Jean-Paul GAVARD-PERRET   Jean-Pierre LESIEUR   Jean-Pierre PARRA   Joachim ZEMMOUR   Joachim ZEMMOUR (traduction)   Jorge BOUSOÑO   Jorge Lucio de CAMPOS   Josaphat-Robert LARGE   José NERES   José REPISO MOYANO   Juan José CANTÓN y CANTÓN   Juste JONEL   Kacem LOUBAY   Kaled BENGUERRAH   Kathy FERRÉ   Katia HACENE   Laetitia MARCUCCI   Lélio BRUN   Leo LOBOS   Leoncio LUQUE CCOTA   Liliana Celiz   Long-Oni   Luciano DIAZ   Luigi MUCCITELLI   Luminita URS   Ly Thanh TIÊN   Maggy De COSTER   Malick NDIAYE   Manuel RUANO   Margo OHAYON (Prix Chasseur de poésie 2011)   María Eugenia CASEIRO   María KODAMA   Mariano FLORES CASTRO   Marie Alice THEARD   Marie SAGAIE-DOUVE   Marie SOUMEILLAN   Marina ONDO   Mario de Andrade    Mario MALIVERT   Maritza Luza CASTILLO   Marta CYWINSKA   Marta ROLDÁN   Matthieu GOSZTOLA   Max RAYMOND   Maxime DROSS   Maxime RODARY   Mentor MLIKADOL’S   Michel BÉNARD   Michel DUPREZ   Michel MELLET   Milcíades ARÉVALO   Miloud HALBOUCHE   Mokhtar El AMRAOUI   Monsif OUADAI SALEH   Muriel VERSTICHEL   Murielle Lucile CLÉMENT   Nacer KHELOUZ   Nathalie TURGEON   Nicolas COTTEN   Nicolás del HIERRO   Nicolas ZURSTRASSEN   Nicole CAGE-FLORENTINY   Niculina OPREA   Nora CHAOUCHE   Noureddine MHAKKAK   Olga Charlotte AUBER   Olivier DJEMS   Olivier THERALUS   Oscar PORTELA   Oswaldo ROSES   Pablo MORA   Parviz ABOLGASSEMI   Pascal LERAY   Pascal TRUCHET   Patricia LARANCO   Patricia SCHOLTES-KREBS   Patricio Armando SANCHEZ   Patrick ASPE   Patrick AVELINE   Patrick CINTAS   Patrick JOQUEL   Patrick LOUIS "Kanga"   Paul de MARICOURT   Paul FENOULT   Pedro VIANNA   Pere BESSÓ   Philippe BRAY   Philippe JAFFEUX (ALPHABET)   Philippe Jonathan Côté   Pierre BRANDAO   Pierre DELANOË   Pierre Max FREESNEY   Pierre Moïse CELESTIN   Pierre VENDEL   Porfirio MAMANI-MACEDO   Pradip CHOUDHURI   Rachid DZIRI   Rafael FURLONG   Ricarson DORCE   Robert BERROUËT-ORIOL   Robert SERBAN   Robert VITTON   Rodica DRAGHINCESCU   Rolain DELINOIS   Roland NADAUS   Roland RUTILI   Rolande SCHARF   Rolando REVAGLIATTI   Saïd ESSANI   Saint-John Kauss   Salvatore GUCCIARDO   Samar DIAB   Samir MESTIRI   Sandrine BETTINELLI   Sandrine ROTIL-TIEFENBACH   Santiago MONTOBBIO   Sébastien AYREAULT   Serge MEITINGER   Silvia FAVARETTO   Stéphane PRAT   Stephen KESSLER   Suzanne DRACIUS   Sylvie SIMONELLI   Symplice B. MVONDO   Tanussi CARDOSO   Thierry CABOT   Tomy MDAY   Traian Pop TRAIAN   Tristan LEROUX   Ulises VARSOVIA   Véronique BUISSÉ   Véronique ELFAKIR   Vicente HUIDOBRO   Victor VARJAC   Victoria Belén MARAZZI   Waldemar NOZ TZEC   Walter RUHLMANN   Willy « Orphée » PROCIDA   Yann PORTE   Yemele JANVIER   Yusuf KADEL   Yvelisse FANITH   Yves Patrick AUGUSTIN   Zorica SENTIC  

Roman, nouvelle

Abel BOURGUET   Agnès IMBERT   Ahcène Aït SAÏDI   Alan SÉVELLEC   Alejandro CÉSAR ALVAREZ   Alexandre HIMELFARB   Ana ROMEO   Anaïs Guyot   André VERDET   Andy VÉROL   Anouk KOPELMAN-PAPADIAMANDIS   Arnaud PELLETIER   Bernie BONVOISIN   Bocampe   Caroline HOURCADE   Céline ESCOUTELOUP   Celso H. AGRETTI   Christophe Esnault   Christophe MOUSSET   Daniela HUREZANU   Émilie FRANZ   Émilien NOËL   Emmanuel Boldrini   Eugenia DELAD   Francis CAPPATTI   Francis DENIS   Francisco AZUELA   Franck RUZÉ   François RICHARD   Françoise RODARY   Françoise URBAN-MENNINGER   Fred ROMANO   Gabriel IMPAGLIONE   Gilbert BOURSON   Gilles Gourc   Gilles SORGEL   Gina CELI   Giovanna MULAS   Gustavo M. GALLIANO   Harmonie BOTELLA   Hugues ETA   Jacques LUCCHESI   Jean ORIZET   Jean-Christophe MARTIN   Jean-Michel BOLLINGER   Jean-Michel GUYOT   Jean-Paul GAVARD-PERRET   Jorge ETCHEVERRY   Joseph Edgard CÉLESTIN   Lucien CERISE   Luigi MUCCITELLI   María José PALMA   Marianne DESROZIER   Mario MALIVERT   Marius Voinéa   Marta CYWINSKA   Matthieu JUNG   Michel BRIX   Miguel Angel de BOER   Nacer KHELOUZ   Nadia AGSOUS   Nicolas HENNEBO   Onuma NEMON   Pablo MENDIETA   Pascal LERAY   Patrice GUÉRIN   Patricia LARANCO   Patrick CINTAS   Paul CARTA   Paul de MARICOURT   Philippe BRAY   Pierre BAUDRIER   Pierre DENAN   Robert LARGE   Rodica DRAGHINCESCU   Rolain DELINOIS   Sébastien AYREAULT   Serge MEITINGER   Stéphane PRAT   Suzanne DRACIUS   Sylvaine REYRE   Tang LOAEC   Thierry CHARTON   Vickey AZEMAR   Victor MONTOYA   Victorita DUTU   W.S. MERWIN  

Théâtre

Gilbert BOURSON   Horia GÂRBEA   Jacques LUCCHESI   Nacer KHELOUZ   Nissa ANTAR & Nacer KHELOUZ   Patrick CINTAS   Paul de MARICOURT   Robert VITTON   Samuel BREJAR  

Entretiens

Christian ZÁRATE   Cristina CASTELLO   Gabriel BAUDUCCO   Laurent MARGANTIN   Patrick CINTAS   Ratimir PAVLOVIC   Rodica DRAGHINCESCU   Valérie CONSTANTIN  

Musique

Alexandre THOLLON   Anne-James CHATON & Andy MOOR   Ayser VANÇIN & Mathieu CHARDET   Cédric MARCUCCI   Djangodor - Trophées du jazz.   Edgar ZIMRETT   François VILLE   Guillaume VIVIER   Jack YANTCHENKOFF & Alain CUNY   Jasmin MARCUS   Jean-Baptiste MERSIOL   Jean-Jacques MARIMBERT   Josef HAUER   Kader FAHEM   Pascal LERAY   Patrick CINTAS   Philippe BRAY   Sébastien AYREAULT   Sébastien THIBAULT   Xulio FORMOSO  

 

465 auteurs choisis.

Si vous souhaitez participer à ce numéro ou aux suivants
    visitez nos rubriques Plan du site  & proposez vos œuvres Contact

Suivez la RAL,M in progress [Ici] 

 

 

Publier
en revue

 

Explorez les rubriques consacrées à ces revues.

["Papier"]    [Numériques]

Certaines sont en téléchargement intégral et gratuit.

 

   Revue « papier »

 

Prochainement
LA SPIRALE
de Margo Ohayon

 

Contenu : Réflexion et création. Numéros thématiques, anthologiques ou consacrés à un auteur, leur objectif est de communiquer le travail des auteurs publiés ou non par le Chasseur abstrait.

 [Lire la suite...]

 

 

   Revues « numériques »

  Le RALMag nº7 est publié chez Amazon et chez FNAC-Kobo

 

PVP : 3,00 Euros
Formats Kindle et epub

 

Formats ebook :
SANS DRM
 Chez Amazon (Kindle)
 Chez KOBO (epub)
 Chez FNAC (epub)

GORRURIENNES - Première volée

Depuis quelques semaines déjà, la RAL,M livre des goruriennes sans avoir expliqué ni comment ni pourquoi. Le pourquoi restera sans réponse, puisqu’il appartient à l’idiosyncrasie du lecteur (idiot/cin[glé]/crazy). Comment ? Eh bien parce que. Parce qu’un lecteur particulièrement attentionné (à mon égard) m’a renvoyé les trois volumes publiés sans un mot d’explication et qu’il en a (au cours de combien de lectures) surligné maints passages pour des raisons qui ne s’expliquent pas plus ni mieux. J’ai d’abord songé à des espèces de morelliennes [...]

 

 

  Le T&P 82 sera prêt fin mai

 

Ligne
éditoriale

 

Voir aussi le programme de la RAL,M 2012 

Publier

sur le site RAL,M

La RALM est un des grands sites littéraires des espaces francophones et hispanophones.

Ce n’est pas une structure commerciale. Nous ne pouvons pas y vendre quoi que ce soit. Nous limitons notre activité à l’information et à la création. Les revues « papier » qui en découlent sont des vecteurs de communication utiles aux auteurs et qui doivent être utilisés par eux comme tels. La participation est gratuite et n’est pas rémunérée.

La structure commerciale, c’est Le chasseur abstrait.

 

 Vous souhaitez participer. Deux possibilités :
1º) UNE RUBRIQUE À VOTRE NOM

Votre envoi comprendra :

1º) Votre contribution jointe à votre email au format Word ou équivalent.
2º) Votre photographie.
3º) Une biographie.

Nos rubriques : POÉSIE ESSAI  ROMAN/NOUVELLE MUSIQUE GALERIES D’ART ETC.

 

 Nos rubriques Plan du site
2º) UN ESPACE D’AUTEUR

Pour participer aux Espaces d’auteur, vous devez présenter le concept de votre projet et ses perspectives : fréquences des publications, volume, etc. 

IMPORTANT
Avant de proposer votre projet
 visitez nos espaces  Espaces d’auteur  Proposez ici Contact

La participation aux Espaces d’auteurs ouvre droit à la publication chez Le chasseur abstrait. 

 Voir Publier chez Le chasseur abstrait

Pour plus d’informations, écrire  :

ou : Le chasseur abstrait éditeur -12 rue du docteur Jean Sérié - 09270 Mazères

Prochains
numéros

 

Voir aussi notre ligne éditoriale 

Revue d'art et de littérature, musique

Le chantier du Chasseur abstrait

 

 

Conditions d’existence
Janvier/mars - Nº 82 Modernité, aimer la vie ou pas...
Avril/juin - Nº 83 Pétainistes endormis
Question(s) d’écrire
Juillet/septembre - Nº 84 Hypertext is NOT text
Octobre/décembre - Nº 85 Publication On Demand... de l’auteur.

 

Si vous souhaitez participer,
 visitez nos rubriques  Plan du site  & proposez vos œuvres Contact

Plan
du site

ZONE
éditoriale
TRAVAUX
in progress

l'athanor

Au cœur de la RAL,M, un travail consistant à assurer la périodicité et les contenus individuels et collectifs. Cette section peut paraître quelquefois complexe, mais elle est l'endroit des recherches et des résultats.

Par principe, c'est ici qu'on entre dans la RAL,M. Mais on peut préférer y entrer de façon plus traditionnelle en consultant le plan du site ci-contre.

Tous les numéros et les éditos de la RAL,M depuis avril 2004, date de sa création.

La RAL,M publie des revues "papier" : T & P - RALMag - Cahiers de la RAL,M + la Lettre de la RAL,M.

Un thème... un auteur.
Les numéros spéciaux représentent toujours un gros travail d’écriture et de construction.

Ces auteurs ont bien voulu animer des espaces plus proches de leurs préoccupations que le sommaire de la RAL,M toujours un peu généraliste.

Cette zone éditoriale est aussi le lieu des sites personnels. Ceux de Patrick Cintas et de Valérie Constantin sont connus depuis des années et évoluent constamment. Pascal Leray est au travail.

En marge de la littérature des nations et de celle des peuples, voici une littérature plus modestement composée et assumée, ce que Ferdinand Cheval appelle le « travail d’un seul homme ».

Les lecteurs de la RAL,M ont pu explorer depuis plusieurs années l’univers pictural de Valérie Constantin qui exerce son influence sur l’esthétique de cette revue et des ouvrages publiés par Le chasseur abstrait.

La réalité était l’objet de ce roman énigmatique.

Le site
l'anthologie permanente
Visitez nos rubriques ci-dessous     & proposez vos œuvres Contact

Accès traditionnel au contenu de la RAL,M : « anthologie permanente » qui donne accés aux œuvres par les genres et les auteurs.

Dans ces rubriques, quelques centaines d'auteurs vous offrent de quoi lire pour présenter leur œuvre.

Notez que les auteurs sont classés par ordre de parution selon la bonne règle qui veut que les derniers arrivés sont les premiers servis — ceci pour donner la primeur aux plus actifs d'entre eux.

Toute la poésie, celle des chansons comme la plus difficile. L’exigence consiste à faire le mieux possible dans sa "partie".

Tous les genres, les bons comme les mauvais. Narration, construction, écriture, tout est bon pourvu que la fable et la chronique, voire plus, tiennent le bon bout.

L’essai rend plus clair ou plus complexe, au choix, mais il est pertinent. Tous les sujets sont invités, sans distinction d’aucune sorte.

Théâtre du texte ou non, c’est un art suffisamment complexe pour qu’on s’y frotte en pleine possession de ses moyens.

La musique adoucit les mœurs ou les rend prémonitoires, en chanson ou contre toute harmonie. Au clair de la Lune ou avec Boulez...

Galeries virtuelles, avec ou sans commentaires. Avec la musique, le dessin et ses corollaires vont plus vite et peut-être mieux que les langues. Même l’homme du commun ne s’y trompe pas... ou rarement.

Quelques auteurs s’entretiennent librement en essayant de ne pas sombrer dans le nombrilisme ni la morale, les deux écueils de la pensée au travail du langage et de ses esthétiques possibles.

Quelques textes à propos de et au sujet de. Il s’agit ici de faciliter la tâche du lecteur en plongeant ici et là dans le magma que la RAL,M projette au dehors. À construire encore, au fil du temps qui passe.

Infos
l'éphémère

Vos infos (blog de news), les nôtres (Le chasseur abstrait) et, en prime, quelques revues en ligne qui méritent l'attention.

Infos et catalogue du Chasseur abstrait [ici]. Dans cette rubrique, quelques principes à prendre en compte avant d’aller frapper à la porte pour être publié.

Le blog de news distribue quotidiennement des infos sur les rendez-vous et les publications qui nous sont proposés par [email].
2004/2013 Revue d'art et de littérature, musique

publiée par Le chasseur abstrait éditeur - 12, rue du docteur Sérié - 09270 Mazères - France

sarl unipersonnelle au capital de 2000 euros - 494926371 RCS FOIX

Direction: Patrick CINTAS

Copyrights: - Le site: © Patrick CINTAS. - Textes, images, musiques: © Les auteurs ou © Le chasseur abstrait (eurl). - Logiciel: © SPIP.

 S'inscrire au fil RSS RAL,M 

Add to Google 
  

Contact

Dépôt légal: ISSN 1697-7017