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Trilogie chantpoètique d'un chaos d'amour anagramme d'asilE
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 Article publié le 14 février 2009.

oOo

Jean-Claude CINTAS
Trilogie chantpoètique d’un chaos d’amour
anagramme d’asilE

La colère

Le rouge
Le noir
Stendhal de la colère
Huit acryliques automatiques
Rouge
Noir
Rouge pour le sang
Noir pour les ténèbres
Rouge pour la vie qui s’écoule
Noir pour les mots qui en découlent
Merde, tu n’es qu’une merde
Mots assassins
Mots prophétiques d’une séparation inéluctable
Combat injuste d’une femme perverse
Combat juste d’un homme humilié
Combat de l’amour
Combat des névroses de l’amour
Combat que le pinceau fouette de sa peinture
Rouge
Noire

Tiens prends ça
Et encore ça
Tiens prends
Tiens prends tes insultes déshumanisantes
Croché du droit
Uppercut
KO débout
Puis à genoux
Plus de salive
La bouche sèche
Trop sèche
La langue colle
S’encolle
Comment dire
Gorge serrée
L’air coule dans une gorge asséchée
N’être plus rien
N’être plus
Marcher pour comprendre l’uppercut
Le coup de massue
bang
Marcher
Perdu
Perdu en soi
Sans soi
Qui suis-je
Ou vais-je
Dans quelle étagère me poser
Prendre la voiture
Rouler à l’inconscient
Pas le choix
Inconscient de soi
Innocent de soi
Sens de la vie évadée
Pourquoi vivre
Gorge sèche
Larmes sèches
Pleurer pour pouvoir crier
Rien ne sort
Rouler
Comment faire
La vie n’est plus
Rouler à la vitesse de la mort
Rouler au plus fort d’un émoi vide
Plus d’émotion
Déconnecté de moi
Et moi dans tout ça
Une merde
M’a-t-elle dit
Une merde oui
Oui cette merde qui l’a baisée
Re-baisée
Que j’ai sodomisé
Re-sodomisée
Encore et encore
Que j’ai engorgé profondément de ma verge
Un merde
Moi
Devenu objet des jeux des névroses de son amour
De son amour et de ses certitudes
Toutes aussi manipulatrices les unes que les autres
Gorge sèche
Encore
Plus de glandes salivaires
Ou sont-elles passées bordel
Pâteuse
La bouche
Pâteuse
Quelle route prendre
Quel chemin
Pourquoi le prendre
Pour aller où
Sous quels cieux
Architecte de l’inexistence existe-tu
Saurais-tu me guider dans les ténèbres de cette pleine lune de de décembre 2008
Les phares des voitures qui me croisent sont comme des viseurs inquisiteurs
Me montrent de leur rayons
Nous avons les moyens de vous faire parler
Mais de quoi se mêlent-ils
Même s’il s’en mêlaient qu’aurais-je à leur dire
Je ne sais même plus que dire de moi
Je ne suis pas plus moi-même
Je ne suis rien
Une merde
Elle l’a dit
Une merde
Pourtant écraser une merde ça porte bonheur
Ah Ah
Ah je me porte
Je me supporte
Une enveloppe percluse de torsions
Une enveloppe percluse de douleurs
Déchirer en travers du ventre
Le ventre
Cerveau des hommes pour les Taoïstes
Le ventre
Kama-sutra de la douleur
Ou est ma tête
Sur mes épaules
Entre mes épaules
Ou est ma tête
Je n’ai plus ma tête
Rouler
Changer de route
Les phares des autres voitures me pointent de leur torche
Toujours aveuglé
Eblouis
Ebouis de malheur
Décente progressive aux enfers
J’ai plus le choix
C’est mon seul échappatoire
Ne plus être
Mais vais-je pouvoir encore m’en sortir
M’en remettre
Gorge sèche à crever
Glandes salivaires inactives
Je voudrais aussi pleurer
Exploser
Evacuer quelque chose
Merde évacuer quelque chose
Merde
J’ai dis merde
C’est pourtant ce mot qui m’a tué
Qui m’a dérouté dans cet abîme ou je roule au volant de mon véhicule
Exploser
Explorer
Je ne sais pas quoi
Je ne sais pas qui
Ai-je quelque chose
Un morceau de je ne sais quoi
Une larme
Baver
Pisser
Me chier dessus
Crier
Juste crier
Mais aucune émotion ne s’échappe de moi
Ne s’installe en moi
Suis-je encore vivant
Pas d’existence en vue
Plus d’existence
Pas d’être
Juste une enveloppe corporelle
Vide de sens
Vide de vie
Vide de contre-sens
Vide de tout
Ce volant malhabile me conduit vers l’enfer
Fallait-il que l’enfer soit sur terre
Il l’est
Infernale course poursuite avec rien
Infernale course poursuite avec un temps qui n’avance plus
Tu n’es qu’une merde
Ca me revient
Folie
Folie des mots
Insultes dans l’amour
Elle m’a dit que j’étais une merde
Comment l’avoir dit
Comment choisir ce moment là
Moment choisi ou pas
Conscient
Inconscient
Moment parfait pour l’objet de son désir intérieur
Logique des logiques
Illogiques pour moi
Servitude volontaire construite au fil du temps
Logique perverse
Sans regret
Sans attention
Sans illusion
Sans utopie
Laisse moi du temps dit-elle
Comme pour expier son assassinat
Comme pour exorciser une situation qui va virer au crime
Laisse-moi du temps
Hypocrite proposition
Solution de lâcheté
Laisse moi du temps résonne
Instinct de vie
Instinct de survie
Comme pour sauver sa vie
Sa peau
Je peux tuer
Je vais tuer
Je n’ai jamais tuer personne
Là je me sens disposé à tuer
De sans froid
Moi
Elle
Moi et elle
Je n’ai plus de réelle existence
L’estocade portée sans combat a été foudroyante
Qu’a-t-elle dit
Me l’a-t-elle dit
Dois-je encore croire qu’elle m’aie vraiment dit cela
Ou m’ai-je imaginé tout cela
M’ai-je inventé ce scénario infernal
Amalgame de terreur sourde
Silence assourdissant
Début de la folie
Anagramme d’asilE

 

 

Entre-deux

Le rouge
Le noir
Stendhal de la colère
Huit acryliques automatiques
Rouge
Noir
Rouge pour le sang
Noir pour les ténèbres
Rouge pour la vie qui s’écoule
Noir pour les mots qui en découlent
Merde, tu n’es qu’une merde
Mots assassins
Mots prophétiques d’une séparation inéluctable
Combat injuste d’une femme perverse
Combat juste d’un homme humilié
Combat de l’amour
Combat des névroses de l’amour
Combat que le pinceau fouette de sa peinture
Rouge
Noire

Auto-portrait d’un homme implosé
Meurtrt dans son esprit comme dans sa chair
Rien n’est toujours
Torture entre la colère et la séparation
Deux testicules qu’une verge pliée honore
Castration du mâle par le mal
L’œil bien noir grand ouvert sur les ténèbres
L’homme avance totalement écharchigné
Disloqué
Anéanti dans ses pas
Autopsie d’une colère rentrée
Que le corps ne retient plus
Déprime masquée qui s’expose et s’impose
Le corps dit non
Non
Non
Trois fois non
La brutalité de l’esprit sur le corps
Déchiqueter le corps pour dire que l’esprit n’en peut plus
Que le corps n’en veut plus de ce corps
Urgence
Unité d’urgence
Appel à la reconstruction
Internement psychiatrique
U.F.P.U.
Urgence à préserver le corps car l’esprit n’en voit plus l’utilité
Idées noires
Que faire de mon corps frustré
Déshumanisé
Désincarné
Castré
Encastré dans l’esprit qui n’en sait plus quoi faire
 Rouge
Noir
Les pinceaux accablent dans leurs gestuelles ce tas de corps écartelé
Rouge
Noir
Les pinceaux fouettent
Giclent
S’écrasent sur le canson immaculé
La fibre andalouse vibre et s’entrechoque
Elle bouillonne sous le soleil de la frustration
Je ne suis plus un homme
Ni même un animal
Je ne suis que l’amalgame d’un esprit et d’un corps qui n’ont pas fait encore le choix de se séparer
Anagramme d’asilE

 

 

La séparation

Le rouge
Le noir
Stendhal de la colère
Huit acryliques automatiques
Rouge
Noir
Rouge pour le sang
Noir pour les ténèbres
Rouge pour la vie qui s’écoule
Noir pour les mots qui en découlent
Merde, tu n’es qu’une merde
Mots assassins
Mots prophétiques d’une séparation inéluctable
Combat injuste d’une femme perverse
Combat juste d’un homme humilié
Combat de l’amour
Combat des névroses de l’amour
Combat que le pinceau fouette de sa peinture
Rouge
Noire

Deux pinceaux dans une même main
Le rouge
Le noir
Symbole de deux êtres parallèles
Symbole du couple
Rouge et noir inséparables
Rouge et noir fusionnels
Rouge et noir…
Sang et pétrole
Carburants de l’amour
Rouge et noir…
Le couple des couleur s’attache
Se rond
Se morcelle
S’amoncelle
Se recherche
Se toise
Se croise
S’entrecroise
Mais se perd dans l’immensité immaculée
Le couple est perdu
S’éparpille
Ejacule
Se retrouve
Pour encore se rompre
Jusqu’au deux points finaux
Rouge et noir…
Collage, décollage et racolage
Comme une fusée affolée
Le moteur se relâche et repart
Ratés
Dératés
Pétarader
Rouge
Couleur de la vie qui coule et qui nous échappe
Noir
Couleur des espaces où la vie nous rattrape
Ritournelle quotidienne
Manège des ménages
Remettre tout et à tout moment l’amour sang et sombre
Remettre sur le billot
Mais
La séparation est inéluctable
Les trajectoires se suivent mais ne se ressemblent plus
Partage étouffé entre l’enclume et le marteau
Trop de concessions manipulatrices
Trop d’affect supposé
Trop de liberté codifiée
Perte de sa liberté
Ne plus être
XXº siècle
Plusieurs amours dans une vie
A chaque fois le dernier
Mais à chaque fois le premier de la liste
A chaque pas un peu moins d’amour
A chaque nouveau pas presque plus d’amour
Amour du progrès
Progrès du désamour
Anagramme d’asilE

 

Vendredi 13 Février 2009
La Dauberie

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