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L’anarchie, stade suprême du sérialisme (qui, en retour, en est la concrétisation). Parce que les éléments de la série sont uniques, c’est-à-dire autonomes (quoique interdépendants). Ainsi, la série se conçoit comme une grappe plus ou moins dense (de 1 à n éléments), autonome et correllée avec d’autres séries. L’événement non répété est sériel ; une famille d’événements différenciés et associés par leurs quelconques caractéristiques, jamais répétés eux-mêmes et cette série ne se répétant jamais telle. (Dictionnaire critique et raisonné du signifiant série et de la poétique sérielle)

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Mon sentiment est aujourd’hui le même qu’hier : il faut remonter la lecture de Meschonnic à sa (ses) source(s). Que ne s’est-il, plus avant, consacré à la lexicographie, par exemple ! En entreprenant le projet d’un Dictionnaire critique et raisonné du signifiant série et de la poétique sérielle, je ne peux manquer d’avoir une pensée pour l’auteur de la critique du rythme qui, finalement, ne disait pas de choses méchantes sur le rythme. Si sa théorie du rythme m’a offert de solides bases pour penser la série dans l’ordre du langage, il m’est paradoxalement difficile aujourd’hui de m’appuyer sur lui. Dans le Dictionnaire, il est omniprésent, bien au-delà des articles qui relèvent directement de la poétique.

Le commentaire d’une oeuvre est un miroir d’Alice. Mais le poème "Avec l’arc noir" est-il un commentaire du tableau de Kandinsky. Le titre désigne un point d’impact, assurément. Il faut croire que le projet est né d’une faille initiale. Le jour où j’allais à Beaubourg, tremblant sous l’impact de perturbations psychiques, traversant les salles à grandes enjambées pour me planter devant la toile en constant mouvement... où je voyais, assez stupidement, se dessiner, au coeur de la matière abstraite de Kandinsky, un joueur de hockey sur glace ! Ridicule, vraiment. Il est donc possible qu’Avec l’arc noir se rapporte plutot à un tremblement psychique qu’à une oeuvre picturale elle-même. Pourtant l’oeuvre est bien là et elle exerce son rôle tutélaire.

Il y aurait
à réfléchir sur ce qu’on appelle
ce que l’on appelle avoir
plus d’une flèche à son arc
------ d’une corde à son arc :
-------------------------------------------- C’est tirer plus d’une fois
avec l’arc.

Peut-être.

Dans le développement historique de la composition avec douze sons la série est apparue, dans les mots de Boulez, comme une sorte "d’infrathème" ou de "suprathème". Plusieurs compositeurs de Schoenberg à Webern et aux compositeurs de la génération suivante l’ont écrit : la série n’est pas un thème, à la fois plus et moins.

Plus parce qu’il y a une foule de thèmes virtuels dans une série. Mais ils sont "empêchés" de se développer par la loi de non répétition qui implique qu’aucune note ne doit être jouée avant que les onze autres ne se soient écoulées.

Moins parce que la série, précisément, ne peut pas se développer comme un thème. Chacune de ses reformulations la montre différente d’elle-même et elle doit exister, c’est-à-dire offrir un visage, dans ce flot de transformations parfois radicales.

Ainsi du rêve et de la vie aussi. Mais du rêve, de la façon la plus manifeste. Il n’y a jamais "un" récit de rêve mais un conglomérat indescriptible d’impressions et de pensée. Alors le thème, celui que je préfère, ce n’est pas "la" série. C’est une série

Joe s’enfonce dans ses propres pas et, de cet enfoncement progressif, accuse le soleil — et creuse le sable du désert, tandis que tout à côté de lui son cheval poursuit de se liquéfier. Et le cheval à force de fatigue prend l’allure d’une flaque noire --- l’ombre de Joe --- et Joe boit dans cette mare noire qui l’intoxique et lui détruit l’esprit — son ombre --- qu’évapore le soleil en parallèle. Aussi le combat de Joe se poursuit-il stupidement sur deux plans qui distincts le déchirent --- d’un côté il se noie dans l’ombre de la flaque du pelage du cheval noir qui l’accompagne ; de l’autre il marche droit mais tourne dans le désert circulaire allié au soleil qui tourne autour de Joe comme un vautour qui tuera Joe à force de tourner Joe dans ses tours inextricables (pauvre Joe). L’histoire de Joe ne s’arrête pas là (ne s’arrêtera pas, ne peut pas s’arrêter)...

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