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Revue d’art et de littérature, musique
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samedi 25 mai 2013
Directeur: Patrick CINTAS
Éditeur: Le chasseur abstrait
12 rue du docteur Jean Sérié
09270 Mazères
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Pierre Reverdy

En ce temps-là le charbon était devenu aussi précieux et rare que des pépites d'or et j'écrivais dans un grenier où la neige, en tombant par les fentes du toit, devenait bleue.

De ses épaules larges, contre l’ombre qui danse sur le mur, il tient la place où les autres têtes passeraient.
L’instrument est une guitare dont les notes ne vont pas assez haut.
Personne n’entend rien, pourtant ses doigts pincent les cordes ; il joue et ses pieds battent sans cesse la mesure.
Un œil fermé, l’autre perdu derrière le rideau plissé, quand l’air s’étale et que la foule danse, tout le monde danse, tout le monde crie et enfin deux bras blancs sortis des fumées de sa pipe lui entourent le cou.
Dans le fond les danseurs arrêtés regardent le tapis.


 Lire Peter H. BEAMAN - Strange Immediate : Poetic Experience in Pierre Reverdy
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octobre 2011 - nº 76
 

Sommaire
du mois

 


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1. Édito - Un puits dû au silence - Patrick Cintas
L’artiste ne se montre pas. La jeune fille qui est venue pour se faire épouser est la seule à se poser la question : comment devient-on artiste ? Autrement dit, qui va succéder à celui-ci qui mourra bien un jour. Elle va vite comprendre comment est assurée l’éternité de l’artiste unique. [Lire la suite...]

2. Auteur du mois

STÉPHANE PUCHEU - NOUVELLES
[Lire la suite...]

3. Sélection du mois
Antonio Leal - Benoît Pivert - Daniel Aranjo - Daniel de Culla - David Gallon - Ettore Janulardo - Florent Jakubowicz - Jean-Claude Cintas - Jean-Michel Bollinger - Jean-Michel Guyot - Oscar Portela - Rolando Revagliatti - Yves Patrick Augustin - Patrick Cintas. [Lire la suite...]

Les tentatives d'explication sont vouées d'avance à l'échec — si ce n'est à la malédiction.
Jacques Bens à propos de Boris Vian.

 

 

4

LA PLUIE

de Gilbert Bourson

 

 

Diffuseurs... ! Communicants... !

Rassemblez vos membres... !

Après la camelote de la « rentrée »

Voici un roman digne de ce nom... !

moderne... ! bien écrit... ! SENSÉ... !

Et surtout INTÉRESSANT... !

Et vous, lecteurs, régalez-vous... !

L'offre de lecture libre est valable jusqu'à Noël... !

Ensuite, on imprime... !

 

LA PLUIE
     ©jean-claude cintas
    Un roman de Gilbert Bourson
    en lecture libre

 

 

À propos de la « pluie »

La pluie m‘a toujours évoqué l’écriture. Peut-être faut- il y ajouter le É majuscule à cause du déluge qui est la matrice de mon livre. Le premier chapitre est l’embarquement dans l’arche, c’est-à-dire le couloir de l’immeuble qui s’appellera plus tard « la maison de pluie ». Les deux sexes de l’espèce humaine y sont embarqués. La pluie au dehors redouble comme la fiction qui oblige ce couple tout à fait occasionnel à passer d’une rencontre à l’autre, d’une brèche à l’autre, d’un palier à l’autre, construisant eux-mêmes l’Arche de leur rencontre. L’homme a semble-t-il laissé derrière lui, femme, enfants, ami « invité ». Le terme invité laisse supposer qu’il était à table et qu’il a dû quitter sa petite compagnie inopinément, ou peut-être sous l’injonction d’un quelconque désir. La femme semble l’attendre dit-il et sans doute il savait aller au devant d’elle. Le lecteur pourra s’écrire son histoire d’amour, car l’auteur, si je puis dire, ne se mouillera pas tout au long de cette histoire de pluie, quant au degré de sentiments que les protagonistes éprouvent l’un pour l’autre, encore que l’homme fasse part de son peu d’attirance pour cette femme au tout début du chapitre. On peut penser que l’homme veut se mentir à lui-même. Il se laisse entrainer par la femme comme Adam au paradis terrestre. Concomitance ici entre le paradis terrestre et l’Arche. Ici l’arche qui est la maison de pluie sera leur paradis, duquel à la fin du livre, ils seront expulsés par l’ange qu’ils rencontrent dans la maison, et qui semble tour à tour une statue ou une figurine découpée dans du carton. « Un ange à découper avec son socle à plat marqué d’un pointillé et à l’intérieur les mots : PLIEZ ICI »

Leur déambulation les transporte malgré eux dans une série d’aventures qui les effraient ou les mettent dans un état hypnotique propre à les rapprocher ou au contraire à les éloigner l’un de l’autre. Ils semblent se déplacer comme en rêve. On pense évidemment à « l’auteur de leurs jours » qui plane au dessus d’eux comme un grand aigle dans un hall immense évoqué comme une sorte de construction du XIX° siècle au cours du chapitre, sorte de verrière, mariage de la technique et de l’art du Paris des marchands, capitale du XIX° siècle qu’affectionnait Walter Benjamin. L’homme suit la femme comme à regret, mais c’est ce regret qui colore son attirance grandissante pour la femme. Cette attirance, il n’en comprend pas la nature et elle l’inquiète. Elle sent la pluie, elle est la pluie, rentrée avec lui dans ce qui était sensé les en protéger, en tout cas l’homme croyait-il chercher cette protection.

On se déguise ses propres désirs comme on se colle de fausses moustaches. L’homme au couteau rencontré dans l’escalier du début et qui raconte son enfance, révèle la sienne à l’homme du couple et taillera les brèches par lesquelles ce couple devra passer. Ce couteau est dit « inoubliable » comme le seront les multiples coupures de leur parcours. » C’est la main, tout d’abord, que l’homme et la femme aperçoivent. La main sur le mur, puis une tête vient, les épaules, tout le corps, puis rien ».

C’est ainsi qu’apparaît l’homme à moustaches. C’est d’abord l’obscurité puis à nouveau la lumière. Et c’est l’apparition du corps entier de l’homme à moustaches. C’est l’apparition du corps sexué, du corps brandi avec sa pilosité indécente et sa capacité de pénétrer le corps de l’autre. En l’occurrence celui de la femme évoqué par la lune. Plus précisément le clair de lune en opposition à la nuit de la moustache de l’homme au couteau, sa moustache en paillasson, qui jouera un rôle important dans les chapitres suivants, notamment dans le chapitre « Le congrès », où ils devront s’essuyer les pieds sur le paillasson pour pénétrer dans le congrès où ils se connaitront au sens biblique du terme. L’homme en particulier craint l’homme au couteau « pas couper le quiqui » La femme et l’homme se chamaillent souvent. La femme mord son compagnon à la lèvre avant l’apparition du moustachu. Leurs rapports d’ailleurs sont donnés à voir par le moustachu qui brandit son couteau en leur disant : « voyez ces lueurs sur la lame » et tout de suite après : « L’homme et la femme regrettaient la pluie »

De brèche en brèche la sexualité obscurcit leurs rapports et tous les lieux qu’ils rencontrent ainsi que les personnages avec lesquels ils se trouvent confrontés ne sont que des découvertes de cette fatalité qui les attire l’un vers l’autre. J’ai souvent pensé aux couples de Kafka qui ne sont toujours qu’en asymptote lors de leur tentative de rapports sexuels. Le costaud chapeauté les place dans l’image d’eux-mêmes en jongleurs. Le jardinier lui aussi moustachu, (tout prépare le paillasson paradisiaque du congrès), les arrose avec de l’ironie, laquelle ne les rassure pas.

La rencontre avec l’ange en contemplation devant un plan, celui de la création, c’est-à-dire celui du labyrinthe dans lequel sont engagés nos deux « héros », les confronte à l’ambigüité de la lumière, qui a « un bourdonnement noir et jaune ». En effet, une mouche bourdonne dans la main de l’ange, qui mélange la luminosité à la noirceur. La lumière est aussi comme une nécrose, une manifestation de la mort, un bruit continu comme celui de la pluie, comme celui de l’écriture : « La mouche quelque part voyage dans son coude, jusqu’à la pliure… » L’ange abrite la mouche qui éclaire « la boite aux lettres » « creusant le bois de la table » où l’ange est accoudé. De même que sur le plan est indiqué que : » Vous êtes ici », aussi bien nos deux héros que le lecteur qui les suit. L’écriture est évoquée par la figure de cet ange qui est tout aussi bien l’écrivain que le lecteur. De l’ange à l’aigle voici le plan dévoilé : c’est du parquet. Et plus loin : « c’est grand, c’est désert… » À propos de la femme : « Sa jupe est blanche comme ses dents » comme la baleine de Melville, comme la fameuse page blanche de Mallarmé. À propos toujours de l’écriture et de son sexe, investissant cette blancheur : « Le corsage de sa compagne est couleur d’une taie sur l’œil de Tirésias » le devin androgyne de la mythologie Grecque. Notre couple évoquant peut-être l’androgyne primordial du banquet de Platon et des Pythagoriciens. De la même manière : « l’homme fit tressauter le Silver de son rire, qui fit voler son perroquet couleur de forêt sur l’épaule de la femme » et voici convoqués le psittacisme qui condamne toute parole, la pliure de la pluie, la verticalité et les rigoles de l’horizontalité, le chapeau du costaud, des bords desquels dégouline du sable celui des paroles provoquées par les images, le chapeau du jardinier d’où dégoutte l’eau de l’arrosage pour faire pousser la beauté florale d’une idylle. Pour ce qui a trait à la perméabilité de leurs attouchements amoureux, les vêtements de pluie n’arrêtent pas de leur tomber sur les talons ou de revêtir in extremis leurs épaules selon le bon vouloir des corps et leur plus ou moins de disposition à « mouiller ». D’un bordel à une bibliothèque, nos deux héros traversent la maison de pluie qui semble être interminable, en écrivant leur aventure, passant la brèche tête bèche, lisant ce qu’ils écrivent, écrivant ce qu’ils lisent, passant d’un couloir à un palier, d’une pièce à un escalier.

Chacune de leurs étapes les met en conflit. Ce premier chapitre est comme la construction de la maison de pluie dont la dernière pièce est le vestiaire où congressent les imperméables de tous les jours de pluie. Ils ôtent leurs imperméables et se connaissent enfin, se voient nus, font l’amour et : « Pratiquent la brèche » et la femme dit qu’elle a perdu la voix comme on dit qu’on reste sans voix.

Le second chapitre intitulé la pluie, met en cause cette dernière, dans la perte de voix de la chanteuse, cependant la pluie elle-même est chanteuse. Ne chante-t- elle pas sa perte de voix, n’est-elle pas la voix même du silence ? J’ai utilisé quelques éléments de la vie de Maria Malibran comme précédemment, j’avais été interpelé par «  La pluie sur les boulevards » le poème d’Audiberti, un des plus grands poèmes du xx° siècle.

L’homme et la femme dialoguent. Cantatrice, elle lui raconte comment elle a perdu la voix à cause d’un rendez-vous, en fait un mauvais tour ourdit par son père abusif, à Venise. Le froid est cause de cette aphonie mais bien davantage, l’attente et la déception. L’homme du début est confronté à cette blessure de la femme dans le froid du vestiaire qui est comme le lieu de l’écriture où la voix reste en souffrance. C’est ce que j’appelle la parole tue sous le texte. J’ai voulu donner à la femme une identité, celle d’une aventure. Un père abusif, une mère extravertie, une scène familiale, donc, théâtrale, entre la comédie et le mélodrame. Le lecteur cherche toujours le pourquoi et la raison de tel comportement d’un personnage, j’ai voulu le satisfaire. Cette histoire en vaut bien une autre, tout y est, la pluie, le froid, la déception amoureuse (le chien remplaçant l’homme attendu, ajoute le grotesque, corse l’ironie de la fiction éclairant le personnage de la femme). L’homme restera toujours sans identité. J’ai monté ce chapitre au théâtre sous le titre « Venise aphone ». Cette pièce avait lieu dans un vestiaire qui tout aussi bien évoquait une loge de théâtre. À tout texte préexiste un théâtre, lequel est en souffrance sous le texte.

Le grand chapitre intitulé « Le miroir de Venise » est constitué d’une seule longue phrase (plusieurs pages) sorte de monologue « ensemencé » par la locution « vous ne m’écoutez pas. J’avais lu un article de Benveniste sur Saussure et sur sa découverte des anagrammes dans le texte Latin, sorte de rime généralisée où un mot, voire un syntagme entier se faisait « entendre » dans le corps du texte. Dans ce chapitre, l’homme passe de l’endormissement au réveil en passant par le sommeil profond alors que la femme le secoue en lui répétant, « mais vous ne m’écoutez pas », le dormeur entend, disons, la poussière de cette phrase tout au long de son rêve-monologue, aussi bien que l’écrivain cherche à sortir le lecteur de cette longue digression qui laisse la femme soliloquer dans le froid. La fin du monologue de l’homme « dégrade » le discours jusqu’au sursaut du réveil. La langue s’étant décomposée en une sorte de soupe de phonèmes comme les pâtes enfantines en forme d’alphabet. J’ai voulu ce chapitre le plus musical possible, c’est comme une promenade en gondole et comme une évocation de celle de Liszt anticipant la mort de Wagner. On sent bien sûr l’influence de Joyce, (ne pas oublier que ce roman est très ancien pour moi). À le relire, je suis assez content de ces quelques pages qui me semblent assez performantes.

Suit un chapitre « La pluie », qui est celui des allégories, dessinées sur la glace par la patineuse qui est elle-même l’allégorie de l’écriture. Chaque arabesque convoque du savoir : mythologie, philosophie, figures bibliques, cabalistiques, poétiques etc.…ainsi que les figures de rhétoriques, L’ours évoqué un peu plus loin est le livre. On sait que l’ours en langage de typographe a plusieurs acceptions essentiellement il désigne argotiquement l’ensemble d’un texte de même qu’ourser signifie bavarder abondamment. Le « Congrès » se prépare pour les deux héros. Quant à l’ours il décline son identité : « L’ours à la beauté mâle d’une tour mauresque, patine le clapotis de son débarquement où s’est coulé le sens de sa menstruation » Bien sûr un autre argot se fait entendre ici, qui n’est pas de corporation, et qui fait allusion aux menstrues de l’héroïne. Ne dit-on pas en effet d’une femme qu’elle va « avoir ses ours », de même on dit que les anglais « débarquent ». Lucien de Samosate est également cité dans ce chapitre, notamment avec l’histoire « Véridique » de l’hippomirrmèque, sorte de fourmi géante de même que seront évoquées différentes chimères du même.

Le dernier chapitre s’intitule « Le congrès » (congresser, signale Borgès, est le terme ancien qui désignait la copulation). Il est mon préféré. Les deux personnages sont invités à s’essuyer les pieds sur un paillasson (mot qui rappelle Pallas ou Palasse la Minerve des Romains qui était la déesse de l’éloquence et qu’on trouve dans l’argot des typographes pour désigner un bavardage ennuyeux. Ce terme s’employant toujours au féminin : une palasse) et se faisant ils disparaissent dans les fibres et pénètrent au congrès sous forme d’une poussière de phonèmes afin de se répandre dans la nature qui se met à copuler de concert. Nous nous retrouvons dans le paradis terrestre où tout prend langue avec tout. Le rêve est réel le réel est rêve les arbres arbrent , les fleurs fleurent, les eaux les oiseaux les arches jouissent, nos deux se rencontrent il ne pleut plus : ils mirent leurs imperméables sur leurs bras, se sourirent, se prirent à la lettre mis au pied du mur.

Que dire d’autre sur cet ours déjà ancien ? Il me semble que ça tient et qu’une lecture naïve peut-être agréable, dépaysante, semée d’inquiétante étrangeté et que ça danse. Ce dernier chapitre est une fête où la langue s’en donne à cœur joie.

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Gilbert Bourson - La Pluie - roman

 

 

oOo

 

En ces temps d'injustice sociale
  pourquoi ne pas relire
La désobéissance civile
de Henry David Thoreau

 

 

Édito

PATRICK CINTAS
Un puits dû au silence

    Cicada's fictions

à Françoise Hán * (Le double remonté du puits précédé de Lettre à Brigilte Gyr - Brémond) et Brigitte Gyr (Lettre à mon double au fond du puits - Brémond) et à Serge Meitinger (Un puits de haut silence - Chasseur abstrait).

* Le prochain nº de la RAL,M sera consacré à Françoise Hán et à son dernier livre édité chez Jacques Brémond.

Signalons que Serge Pey participe à DreamTime - Temps du rêve, grottes, art contemporain & transhistoire dans la grotte du Mas-d’Azil en terre d’Ariège et aux Abattoirs à Toulouse.

 

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El Indalo - Cueva de los Letreros - Velez Blanco

 

Dans une de ses nouvelles intitulée La Chambre d’Amour, dont l’action devrait se situer quelque part dans le paléolithique supérieur, Jean de Vermort a donné la définition du décor littéraire. L’anecdote qui fait le fil d’Ariane de cette nouvelle est simple : une jeune fille est amenée par son père dans une autre tribu dont elle doit épouser un des membres les plus notoires. Cette tribu est la gardienne d’une grotte sacrée dans laquelle on célèbre régulièrement une cérémonie au cours de laquelle on s’étonne de l’avancement des travaux de peinture qu’un artiste est chargé d’exécuter. Chaque jour, on dépose la nourriture qui lui est destinée à la dernière limite connue de son œuvre. On s’interdit bien sûr de jeter un coup d’œil sur l’œuvre en marche sous peine de mort d’ailleurs. L’artiste est entré un jour dans la grotte pour y peindre son œuvre et depuis, on ne l’a plus revu. Il a même renoncé aux femmes, ce qui en étonne plusieurs. Il mange copieusement tous les jours et chaque année sans doute, à la même époque, la tribu gardienne reçoit les autres tribus du même peuple et tout ce monde entre dans la grotte pour y admirer les œuvres nouvelles. L’artiste ne se montre pas. La jeune fille qui est venue pour se faire épouser est la seule à se poser la question : comment devient-on artiste ? Autrement dit, qui va succéder à celui-ci qui mourra bien un jour. Elle va vite comprendre comment est assurée l’éternité de l’artiste unique.

Le soir même des noces, son homme disparaît. Elle le cherche chez les autres femmes, se querelle, les pères en viennent presque aux mains. Elle a alors l’idée d’aller jeter un coup d’œil à la grotte. En effet, son jeune époux lui a beaucoup parlé de peinture, d’art, de pensée, etc. C’est peut-être d’ailleurs tout l’amour qu’il lui a donné. Elle entre dans la grotte avec le sentiment que son époux cherche à violer le secret des nouvelles peintures. Elle se trompe un peu. Arrivée à la limite autorisée, elle rencontre le cadavre de l’artiste dont le cœur est traversé par un couteau à l’aspect rituel. Elle revient dans la tribu, informe tout le monde, et on se tait. Le moment venu, on entre dans la grotte ; quelqu’un s’arrête devant le cadavre de l’artiste et prend le couteau qu’il donne à une espèce de sorcier ; dans le couloir qui s’ouvre devant eux, ils découvrent la continuation des peintures. La jeune épousée est félicitée : son jeune époux fait du bon travail. En contrepoint, la jeune fille se livre à une débauche de sexe. Le couteau rituel est dans chacune de ses paroles.


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Tous les éditos : 

 

 

 

Auteur du mois

 

 

STÉPHANE PUCHEU

NOUVELLISTE

 

« Toute fiction, par nature, est abstraite. Mais celle qui met en relief une histoire avec des personnages enracinés dans une chronologie linéaire peut être qualifiée de figurative. Au contraire, celle qui pose tout le temps la question de la confrontation entre le narrateur et le monde — cette aspérité qui engendre la subjectivité — est forcément abstraite. Car on ne sait jamais, à l'avance, quel sera le déroulement du texte, non plus que son issue. Le narrateur ou l'individu, le « je » est constamment engagé dans une problématique qui prendra une forme déterminée au cours de laquelle la langue et l'imagination seront les moyens d'arriver à produire du sens. »

 

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AUTEURS

Antonio Leal - Benoît Pivert - Daniel Aranjo - Daniel de Culla - David Gallon - Ettore Janulardo - Florent Jakubowicz - Jean-Claude Cintas - Jean-Michel Bollinger - Jean-Michel Guyot - Oscar Portela - Rolando Revagliatti - Yves Patrick Augustin - Patrick Cintas.

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Isla Negra nº 295 - Papirando Nº 18 - Alcazaba Nº 29

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2013
 Nº 83 - avril 2013 - Pétainistes endormis - Prologue des Huniers - Patrick Cintas
 Nº 82 - janvier 2013 - Tradition et Modernité - projets pour la RAL,M - Patrick Cintas

 

2012
 Nº 81 - octobre 2012 - L’Etat, la poésie, la société... - Pascal Leray
 Nº 80 - juillet 2012 - L’Urine et le Métal - Roger Russel
 Nº 79 - avril 2012 - La série selon Mel Bochner - Pascal Leray
 Nº 78 - janvier 2012 - Aux sources du sens (de la réalité) - Pascal Leray

 

2011
 Nº 77-bis - décembre 2011 - La relation auteur-éditeur - Patrick Cintas
 Nº 77 - novembre 2011 - Manifeste mutantiste - Mathias Richard
 Nº 76 - octobre 2011 - Un puits dû au silence - Patrick Cintas
 Nº 75 - septembre 2011 - Commencement de la fin - Roland Nadaus
 Nº 73-74 - juillet-août 2011 - Rêve et poésie - Serge Meitinger
 Nº 72 - juin 2011 - La ré-invention du corps chez Rimbaud - Gilbert Bourson
 Nº 71 - mai 2011 - Figure de l’écrivain et cancans - Patrick Cintas
 Nº 70 - ANALECTIC SONG - Trois personnages au carré
 Nº 69 - PRINTEMPS DES POÈTES - Intellos & populo
 Nº 68-2 - ANALECTIC SONG
 Nº 68-1 - Vive le pouvoir judiciaire !
 Nº 67 - Le SLAM de la RAL,M !

 

2010
 Nº 66-bis - Projets ralmiques
 Nº 66.2 - Éloge du terrorisme.
 Nº 66.1 - La condition textuelle - de Pascal Leray
 Nº 64-65 - juillet-août 2010 - L’été des poètes !
 Nº 63 - Pas de printemps pour les poètes ?
 Nº 62 - SCUM
 Nº 61 - Cinéma-roman & Roman-cinéma
 Nº 60 - La poésie, Rougerie...
 Nº 59 - Identité nationale
 Nº 58 - Camus... j’aurais aimé la France...

 

2009
 Nº 57 - Salon du livre de Paris 2009.
 Nº 56 - Les poètes - Novembre 2009.
 Nº 55 - L’auteur chez Le chasseur abstrait.
 Nº 54 - Textes et Prétextes - La revue du site.
 Nº 52-52 - <I>Etoile de l’Aube - Délégation Haute-Garonne/Midi-Pyrénées de la Société des Poètes Français.
 Nº 51 - L’auteur et son libraire.
 Nº 49 - Meschonnic maintenant.
 Nº 47 - Collectif ALM.
 Nº 46 - Une année de plus.

 

2007
 Nº 33 - Antimesse pour Karlheinz Stockhausen.
 Nº 32 - Lettre ouverte à monsieur Azouz BEGAG : celle que j’aurais dû vous envoyer…
 Nº 30 - Entretien avec Luciano MELIS, éditeur.
 Nº28/29 - Douche it again !
 Nº27 - Poésie & Religion.
 Nº26 - Hommage à ROSTROPOVITCH.
 Nº 25 - D’un coup de dés, l’espace du poème depuis Mallarmé - avec Ann-Sarah Laroche - Bibliothèque de Toulouse.
 Nº 24 - Du chômage.
 Nº 22-23 - Le droit de choquer.

 

2006
 Nº 21 - Vallejo y Neruda - Entre classique et romantique.
 Nº 20 - À propos de Robert REDEKER.
 Nº 19 - Désespère !
 Nº 18 - FEMME(S) & CRÉATIVITÉ.
 Nº 16-17 ART & THÉRAPIE.
 Nº 15 - Espace de Valérie CONSTANTIN - Livres d’artistes.
 Nº 14 - Onuma Némon - Julie-la-fête.
 Nº 13 - Jean ORIZET, le duende.
 Nº 12 - COMBAT CONTRE LE PÈRE - Tractatus ologicus III.
 Nº 11 - SPÉCIAL ROBERT VITTON - Un aléa d’îles.
 Nº 10 - Féminité et créativité : créer ou ne pas être.

 

2005
 Nº 9 - La poésie, déesse cachée du désir quand le silence se brise.
 Nº 8 - Tractatus ologicus.
 Nº 7 - Jouir de sa douleur.
 Nº 6 - Le droit à la nuance.
 Nº 5 - León FERRARI - L’Église catholique et la peur de la Beauté.
 Nº4 - Derrida made in America.

 

2004
 Nº 3 - En vue de notre mondialité.
 Nº 2 - Écrire, pourquoi faire ?
 Nº 1 : Écrivez pour empêcher les autres d’écrire.

 

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  Actor - Le livre des lectures documentées - de Patrick Cintas

Il n’y a rien d’autre à faire, pour commencer, que de s’expliquer du mieux qu’on peut. Ainsi, la matière initiale est soumise à des contraintes venant de l’extérieur comme de l’intérieur. Qu’il y ait des lois à cela n’est pas impossible. Est-il toujours assez tard pour s’en inquiéter ? Les premiers personnages sont nés dans des récits de lecture.[...] Ceci est donc la narration de faits, vrais et imaginaires, à opposer aux choses — faits soumis à l’étude de leur déformation et de leur écoulement sous l’effet des contraintes de l’existence. On peut appeler ces faits de la poésie.

 

  Gor Ur - Le Gorille Urinant - de Patrick Cintas

Les lecteurs d’ ANAÏS K. connaissent déjà GOR UR, le Gorille Urinant. Le voici de nouveau dans un contexte bien différent, celui d’un feuilleton. La littérature en prend un coup, sans doute, mais le ton y est. L’Urine divine est toujours en lutte contre le Métal gothique. Et l’inspecteur Frank Chercos suit les pistes, épaulé par la Sibylle et l’astronaute John Cicada. La parodie grotesque de ce Monde continue sur le ton du récit le plus vernaculaire qui soit, en proie à l’infantilisation de l’Homme plus destiné à arracher les pattes de l’insecte qu’à en envisager la cohabitation émerveillée d’un côté comme de l’autre. Ici, peu de schizophrènes, beaucoup de paranos et surtout énormément de cons. Les prévisions de cyberespace et autres uchronies de la technologie sont tombées en désuétude : l’existence de l’Homme se continue en dehors des grands récits qui forment autant de possibilités d’Histoire : la Philosophie, la Poésie, la Poétique. Avec ce roman obstiné, Patrick Cintas décrit la gangue politico-religieuse qui écrase ou réduit celle ou celui qui se définit d’abord par la pratique d’un art. Art conçu comme l’antipode exact du jeu et par conséquent proposition d’une redéfinition du Travail. Hélas, Gor Ur sort toujours vainqueur de ces joutes et son Urine jaillit alors comme l’eau bénite des doigts trop enclins à la fabrication du Bonheur au détriment de l’explosion de la Joie.

 

  Robert Vitton - Thaumaturgie vernaculaire

L’existence serait composée de miracles, prodiges du quotidien, phénomènes sujets à émerveillement, et cela n’aurait de cesse si les mots continuaient d’appartenir à une langue propice à la poésie parce qu’elle est toujours en quête de l’heure dérobée, concept purement poétique dont Robert VITTON, poète et prosateur, est l’inventeur. La particularité de l’homme tiendrait à la proximité de cette langue, à sa familiarité, et à la multiplicité des détails de l’heure. En vers ou en prose, c’est bien l’existence qui est cernée dans un chant poétique continûment inventeur de ses découvertes que le poète ne cherche pas à posséder tant il a conscience d’être possédé par elles.

 

  Serge Meitinger - Autoscannographie

Nous n’avons que notre corps, mais son monde - le nôtre - ne s’arrête pas à la surface de l’épiderme. Nous n’y sommes pas enfermés comme en une outre chaude et molle ou en une cuirasse bardée de muscles. Sans cesse nous rayonnons et recevons les impulsions de tout le dehors, proche et lointain, dans toutes les gammes sensibles, conscientes, inconscientes, préconscientes comme si notre peau était tambour et tamis, interface diaphane et protecteur à la fois. Nos sens sont des émetteurs, des vecteurs et des récepteurs ; notre esprit un convecteur, ordonnateur et disséminateur. De fait un halo nous entoure et forme notre avant-corps, une aura qui nous rend sensibles à ce qui est et à autrui. Ainsi nous pouvons appréhender le monde en ses qualités propres, les autres en leur singularité sans avoir à toucher ni à être touchés. En avant des corps, les avant-corps se connaissent et s’éprouvent ; si ces derniers ne se conviennent pas, les choses et les êtres, les corps et les esprits ne communieront jamais et iront même jusqu’au rejet. Socialement et culturellement, certaines lois dites de « proxémique » règlent une bonne part de ces rapports (possibles et souhaitables) et les tolérances sont variables selon les latitudes, les cultures et les groupes sociaux. Plus intimement l’on parlera d’aimantations et de « tropismes » : des polarisations, parfois infinitésimales et affectant tous les sens à la fois, nous situent par rapport à tel ou tel autre, telle ou telle réalité plus ou moins prochaine. Et si nous ne pouvons pas « les sentir » c’est que quelques-unes des particules sensibles et olfactives émises en leurs avant-corps nous répugnent particulièrement. S.M.

 

  Pascal LERAY - Une sériographie

Tant que l’oeuvre de Pascal Leray demeurait inédite à cause d’un monde éditorial voué au commerce et à ses usages, on ne pouvait guère en mesurer l’ampleur qu’en se rendant sur l’Internet pour explorer les "forums" où cet excellent écrivain allait jusqu’à manger de l’homme. Puis il se mit à développer dans la RAL,M une activité créatrice originale et d’une exceptionnelle maîtrise. Depuis peu, Le chasseur abstrait a entrepris de publier ces livres tous hors du commun et surtout capables d’explorer le langage sous toutes ses formes : roman, poésie, théâtre, musique, chant, peinture, critique, etc. Un pareil effort sur le Monde est autre chose qu’une simple palette. C’est une oeuvre. Et comme cet homme sait jouer de son visage et de son rire, ces textes proposent une sérieuse physionomie de la littérature avec des échappées d’un humour parfaitement ravigotant.

 

  RAL,M & L’ANCRAGE : L’étranger

Voici donc un ticket aller simple. Nous ne garantissons pas les retours. C’est notre première et dernière exigence. Ramer à la force du poignet. Audaces fortuna juvat. L’idée d’un tel rapprochement, un précédent entre deux revues des deux côtés de l’Atlantique, peut sembler étrange. Et bien justement. Nous traitons ici de l’étrange, de l’étranger. (Victor Grauer et Patrick Cintas opteront pour l’idée d’Aliens.)

De sorte que le moment ne pouvait pas être plus propice à l’aventure. ¡La aventura comienza con el hombre !

Peu à peu l’oiseau n’a pas fait que son nid ; il s’installe tout doucement. La collaboration avec la RAL,M nous a tous rajeunis. L’Ancrage a vu le jour il y a de cela quatre années et la RAL,M a un an ; tandis qu’aujourd’hui RAL,M & ANCRAGE ensemble, le temps d’une escale sont en train de naître sous vos yeux. On a toute la vie pour apprendre. Nacer Khelouz.

 

  BRUITS de Valérie Constantin

Les lecteurs de la RAL,M ont pu explorer depuis plusieurs années l’univers pictural de Valérie Constantin qui exerce son influence sur l’esthétique de cette revue et des ouvrages publiés par Le chasseur abstrait. Les « bruits » constituent une partie seulement de son œuvre plastique, mais ils ont une importance nouvelle. Ce sont ces « bruits » qui forment en ce moment l’essentiel du contenu proposé par l’artiste aux internautes. Exposition qu’on peut visiter sur son site :

 valerieconstantin.ral-m.com

Les bruits y sont déclinés en trois mouvements ou phases qu’il convient de commenter. Une unité s’en dégage, uniquement plastique, avec ce que cela impose de retentissements intérieurs.

 

  SPIRALE de Margo Ohayon

Ce nouveau spleen, ce mal de la vacance, cet exil le projettent dans des terres glaciales aux tonalités froides que cernent maints régions forestières, où des futaies d’indifférence s’étalent à perte de vue, n’offrant pour tout bruissement qu’un silence d’une profondeur tellurique, angoissant par son éloignement des frontières supportables de la perception humaine. Il entend jusqu’à la surdité. Le silence lui crève les tympans. Il apprend à reconnaître ce réel sans altruisme d’une matérialité incontournable, qui dresse devant son envergure de fourmi les murailles d’un monde géant souterrain, citadelle fortifiée d’un envers. Le retour de vagues prêt à l’immerger durant ce rêve reflue pour venir se mettre à niveau du rivage, la chaleur l’immobilise en un bien-être soudainement. Les souffles viennent à lui en sens inverse.

 

  Les poètes du chasseur abstrait

Poésie... « projet d’ordre esthétique consistant à mettre en question toute représentation du réel effectif et de faire accomplir à la langue, jusque là médiatrice entre exprimable et exprimé, un saut radical qui la fait changer de statut à l’intérieur de son propre code », écrit Gilbert Bourson à propos de Rimbaud.

Pour Jacques Roubaud, « la poésie s’adresse particulièrement à ceux qui la reçoivent [...] elle n’a pas une intention de récit ou de pensée. »

On n’en finit pas de gloser sur la pertinence des propos et du propos. Certes, mais la poésie ne peut pas se passer de commentaires. Sans eux, elle perd non pas son sens, mais le sens de ses chemins. Entre autres, ceux que nous empruntons ici, au coeur même du catalogue du Chasseur abstrait.

Notez l’adresse Internet de cette page spéciale
car la liste s’allonge au fil du temps.

 poetes.ral-m.com

 

  Les narrateurs du Chasseur abstrait

 

 

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Espaces d'auteurs

 

 

  Espace de Patrick Cintas

Patrick Cintas dirige la RAL,M depuis avril 2004.

 

  Espace de Valérie CONSTANTIN

La peinture nous force au silence pour nous rendre capable d’entendre sa rumeur. La poésie propose sa rumeur pour nous rendre sensibles aux couleurs du silence. Michel Butor

 

  Side effects de Nacer KHELOUZ

Le théâtre de ma souffrance d’humain est d’abord un théâtre, c’est-à-dire un spectacle. Et comme tel, j’exige de lui qu’il aille au-delà du supplice.

 

  Lèvres du silence de Marie SAGAIE-DOUVE

Née en 1949, j’appartiens à la génération du baby-boom. Issue d’une famille qui allie l’aristocratie à la paysannerie, laquelle évolue vers la bourgeoisie, j’hérite d’une culture où la liberté de penser se heurte aux dogmes d’une religion, dont les interdits rythment les gestes quotidiens. Au centre se noie mon désir.

 

  Lettres vagabondes de Benoît PIVERT

Lettres vagabondes... comme une imagination capricieuse et paresseuse, comme les zigzags du désir qui s’envole et retombe, imprévisibles comme ces rencontres que l’on fait au hasard des chemins de traverse de la littérature. Lettres d’ici et d’ailleurs. Lettres libres comme l’air d’un vagabond solitaire en quête de sens.

 

  Línea de sombra de Oscar PORTELA

Literatura. Filosofía. Cine...

Né dans la province de Corrientes (Argentine) en 1950. Important écrivain argentin, il a publié de nombreux livres de poésie : Senderos en el Bosque, Los Nuevos Asilos, Memorial de Corrientes, La Memoria de Láquesis, etc) et d’essais sur la pensée philosophique contemporaine comme Nietzsche sonámbulo del día. Ses livres sont publiés en Espagne, au Mexique, Venezuela, Paraguay. Il est aussi critique de cinéma et compositeur.

 

  Interlope de Andy VÉROL

Créé en 1997, Interlope était un projet à l’initiative d’Arturo B. Vidal, 6Mic et Andy Vérol. Revue confidentielle papier, Interlope ne vécut que deux numéros avant de croupir dans l’oubli.

C’est en 2007 qu’Andy Vérol décide de reprendre l’initiative, avec une façon toute artisanale de fabriquer cette revue devenue, depuis, post-culturelle… Les années 2000 ont révélé l’inutilité des combats, des luttes. Tout est « révolution » ou « révolutionnaire ». Les nouvelles technologies, une « révolution ». Le pouvoir d’achat, une « lutte ». Si l’on dit du mal des patrons, on est taxé de « réactionnaire ». Si l’on fait remarquer la vie misérable de 80% de l’Humanité, on passe une page pub.

Interlope est la revue de ceux qui considèrent l’Occident comme un espace prédateur, un pays pour les dominants, tels les zombies dans les films de Romero, poussant leurs caddies, de façon mécanique, dans des centres commerciaux rutilants, derniers espaces de communication, de savoir-faire, de bien-être, de labeur et de spiritualité…

Interlope laisse donc la place aux écrits de ceux qui considèrent un suicide violent et vomitif, comme un acte de libération ultime… Ou peut-être l’écriture. L’alcool. Les drogues. Le sexe sans limite… L’abstinence… La dépendance à tout autre chose qu’à l’économie, la morale et l’idée d’un possible…

 

  Produire du sens de Stéphane Pucheu

C’est à la fin des années 1970 qu’il devient lecteur, de par l’intérêt de ses parents pour le livre. " On n’est pas sérieux quand on a huit ans " . Dès cet âge, les romans d’aventure, ceux de Jack London ( " Croc-Blanc " ), Rosny l’aîné ( " La Guerre du Feu " ) et Michel Peyramaure ( " La Vallée des Mammouths " ) notamment vont développer son imagination et lui apprendre à connaître l’homme. Puis, adolescent, la tragédie grecque et les romans policiers seront ses principaux univers, à travers les oeuvres de Sophocle ( " Antigone " ), d’Euripide et d’Agatha Christie, une période au cours de laquelle il découvre le théâtre contemporain avec Cocteau ( " L’Aigle à deux Têtes " ) qui marquera sa mémoire. Quelques années plus tard, il abordera avec passion les grands classiques du XVIIIe et XIXe siècles comme Laclos, Stendhal ou Flaubert. La littérature contemporaine s’impose, en parallèle, avec Gide, Proust, Mauriac, Saint-Exupéry ou encore Sartre et Camus. Les écrivains américains ont aussi leur place dans son parcours de lecteur éclectique et exigeant, tels que Henry James, John Steinbeck, Hemingway ou Charles Bukowski. L’un des auteurs les plus récents et importants - disparu l’année dernière - est sans nul doute Alain Robbe-Grillet dont il admire le style, la pugnacité et la liberté de ton, un écrivain à ses yeux incontournable. En résumé, un ensemble de lectures classiques et modernes, académiques et originales dont certaines, comme Molière ou La Fontaine, conservent toute la puissance de leur singularité. A la fois proche du XVIIe siècle - le siècle de la révolution formelle - et du XXIe, marqué par l’impact toujours aussi grand du Nouveau Roman, c’est de cette manière qu’il s’accorde avec la littérature et le temps.

 

  Chantpoésie de Jean-Claude CINTAS

 

  L’inconnu sans ami de Jean-Michel GUYOT

L’impuissance de toute littérature, le dégoût qu’elle inspire, et dans le même temps la nécessité d’écrire et de travailler, voilà l’arc bandé par Georges Bataille et quelques autres.

Entre tous, Bataille aura permis de décocher quelques flèches vénéneuses qui ont volé loin.

Elles n’ont pas encore touché leur cible. Elles vibrent dans la solitude des œuvres.

Mais les œuvres, qui s’en soucie ?

J’aurai écrit pour rejoindre les autres, avec souvent l’espoir de changer un peu la donne, avec l’ambition de dévier le malheur vers des eaux plus claires.

Je n’y suis pas entièrement parvenu.

Le malheur est coriace. Il est vrai qu’il a de nombreux alliés et qu’il sait trouver des appuis jusque chez ceux et celles qu’il tourmente…

Restent - subsistent ? - alors des textes, nombreux, très nombreux, comme des graines de bonheur pas encore germées que je dissémine au hasard de ma vie.

Pas seulement.

Mes textes - c’est tout ce que je leur souhaite - ne sont pas que des traces laissées dans la neige ou la boue, ce sont avant tout des signes d’amitié lancé à l’inconnu sans ami, mais - c’est pure merveille - de signe en signe, ce n’est pas un nouvel amour qui est né dans l’écheveau du temps, mais un amour nouveau, et c’est bien ainsi.

 

  Espace de Santiago MONTOBBIO

Santiago Montobbio est né en 1966, et les premiers poèmes de Hospital de Inocentes datent de 1985. La jeunesse du poète a de quoi nous surprendre, tellement sa culture, la maturité tranquille de sa vision et la robuste limpidité de sa langue témoignent d’un tempérament d’homme et d’écrivain très affirmé.

D’emblée, la parenté de la poésie de Montobbio et de celle de certains de ses grands prédécesseurs espagnols, Alberti et Machado en particulier, nous frappe. A partir d’images simples, empruntées au quotidien et à la nature, il évoque le “sentiment tragique de la vie” qu’Unamuno plaçait au fond de l’âme espagnole, ou ce “passage éphémère” que Cecil Day Lewis citait comme “le thème poétique par excellence”. Les fantômes du vent, les “eaux orphelines” “un amour, une ombre, un oubli” sont les symboles favoris de cette poésie du passage, comme les vies qui “passent comme rien”, sans bruit, avec simplicité, dans le silence.

Jean-Luc Breton

 

  Espace de Serge MEITINGER

 

  Espace de Gilbert BOURSON

 

  Espace de Françoise HÁN

 

  Affectivité nourrie de Cécilia AMBU

Je suis née le 5 Juillet 1976. Je n’ai pas choisi de vivre, mais personne n’a choisi de vivre…

 

  Espace de Pascal LERAY

 

  Le zinc de Robert VITTON

Le comptoir d’un café est le parlement du peuple.
Honoré de BALZAC

Je tisse, je m’escrime dans ce vingt-et-unième siècle comme je l’ai fait dans le vingtième et comme je le ferai dans le trentième. La succession des jours, des ans, des époques nous offre des traces, des indices, des signes, des trouvailles, des énigmes, des clefs, des outils, et par conséquent des langages. L’évidence même, j’ai à ma disposition toutes les modernités révélées. J’ai à ma disposition les onomatopées caverneuses, les plaintes et les cris gutturaux, les grommellements et les gueulements caserniers, les accents des tours babéliques des banlieues, les verbiages salonnards, les babillages commerciaux et industriels, les incantations des fées féodales de la Finance, les anônnements bâtés, entravés de la main-d’œuvre, les ricanements édentés de la Misère… J’ai à ma disposition, dis-je, tous les langages tirés de la nuit, des cendres, de la poussière, des fosses des temps. Ce qui me fait croire que le bipède omnivore, avec ou sans plume, cocalisé, duffel-coatisé, basketisé, bigophonisé, walkmanipulé, en quelque sorte équipé pour recevoir la connaissance, devrait tirer avantage des évolutions dues aux grands chantiers de la Science et de l’Art. J’ai à ma disposition les archaïsmes, les barbarismes, les maniérismes… Les mots, des mots, mes mots… Un personnage est d’abord du texte, constatait Louis Jouvet. J’ai posé mes mots, j’ai rencontré des mots, j’ai désigné, taillé, forgé, déformé, inventé les mots. Un personnage est fait de mots c’est à dire d’idées, de paysages, de lieux, de souvenirs, de personnages.. Au fil de mes relectures, je suis devenu – peut-être redevenu - tous ces personnages, tous les personnages que ces personnages portent en eux. Je n’ai pas toujours eu la maîtrise des entretiens intérieurs, des demandes, des réponses, des questions, des réparties, des ripostes, des afflux, des tourbillons… J’ai travaillé les sons et les sens jusqu’à l’ivresse de la profondeur, interrompant, détournant le courant paisible ou rythmé de l’écriture. J’ai profité sans restriction des aparté, des silences, des rebondissements, du grotesque, du burlesque, du pathétique, de mes réminiscences. Le décor… J’avais en mémoire ce conseil d’Ernest Hemingway : Quand on a quelque chose de difficile à faire dire à un personnage, surtout le faire boire.

 

  La spirale de Margo OHAYON

Ce nouveau spleen, ce mal de la vacance, cet exil le projettent dans des terres glaciales aux tonalités froides que cernent maints régions forestières, où des futaies d’indifférence s’étalent à perte de vue, n’offrant pour tout bruissement qu’un silence d’une profondeur tellurique, angoissant par son éloignement des frontières supportables de la perception humaine. Il entend jusqu’à la surdité. Le silence lui crève les tympans. Il apprend à reconnaître ce réel sans altruisme d’une matérialité incontournable, qui dresse devant son envergure de fourmi les murailles d’un monde géant souterrain, citadelle fortifiée d’un envers. Le retour de vagues prêt à l’immerger durant ce rêve reflue pour venir se mettre à niveau du rivage, la chaleur l’immobilise en un bien-être soudainement. Les souffles viennent à lui en sens inverse.

 

  Atelier de traduction de Marta CYWINSKA

Les amoureux sont d’éternels traducteurs. Ils viennent après pour être avant, ils promettent avant pour trahir après. Ils promettent des images aux mots et des mots aux femmes qu’ils n’aiment plus. Je les accuse, mais je n’ose pas les conseiller. Pétales de roses, princes charmants, déclarations à l’aube et au crépuscule en face d’abréviations et l’emploi des anglicismes.
Mais en même temps, les traducteurs sont toujours mes chevaliers ; ils ont toujours ma confiance en poésie et en prose, comme d’ailleurs en art et en musique. Peut-être suis-je trop naïve en meublant mon coeur d’étagères pleines de poèmes que personne n’osera jamais traduire ?

 

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Abel BOURGUET   Agnès IMBERT   Ahcène Aït SAÏDI   Alan SÉVELLEC   Alejandro CÉSAR ALVAREZ   Alexandre HIMELFARB   Ana ROMEO   Anaïs Guyot   André VERDET   Andy VÉROL   Anouk KOPELMAN-PAPADIAMANDIS   Arnaud PELLETIER   Bernie BONVOISIN   Bocampe   Caroline HOURCADE   Céline ESCOUTELOUP   Celso H. AGRETTI   Christophe Esnault   Christophe MOUSSET   Daniela HUREZANU   Émilie FRANZ   Émilien NOËL   Emmanuel Boldrini   Eugenia DELAD   Francis CAPPATTI   Francis DENIS   Francisco AZUELA   Franck RUZÉ   François RICHARD   Françoise RODARY   Françoise URBAN-MENNINGER   Fred ROMANO   Gabriel IMPAGLIONE   Gilbert BOURSON   Gilles Gourc   Gilles SORGEL   Gina CELI   Giovanna MULAS   Gustavo M. GALLIANO   Harmonie BOTELLA   Hugues ETA   Jacques LUCCHESI   Jean ORIZET   Jean-Christophe MARTIN   Jean-Michel BOLLINGER   Jean-Michel GUYOT   Jean-Paul GAVARD-PERRET   Jorge ETCHEVERRY   Joseph Edgard CÉLESTIN   Lucien CERISE   Luigi MUCCITELLI   María José PALMA   Marianne DESROZIER   Mario MALIVERT   Marius Voinéa   Marta CYWINSKA   Matthieu JUNG   Michel BRIX   Miguel Angel de BOER   Nacer KHELOUZ   Nadia AGSOUS   Nicolas HENNEBO   Onuma NEMON   Pablo MENDIETA   Pascal LERAY   Patrice GUÉRIN   Patricia LARANCO   Patrick CINTAS   Paul CARTA   Paul de MARICOURT   Philippe BRAY   Pierre BAUDRIER   Pierre DENAN   Robert LARGE   Rodica DRAGHINCESCU   Rolain DELINOIS   Sébastien AYREAULT   Serge MEITINGER   Stéphane PRAT   Suzanne DRACIUS   Sylvaine REYRE   Tang LOAEC   Thierry CHARTON   Vickey AZEMAR   Victor MONTOYA   Victorita DUTU   W.S. MERWIN  

Théâtre

Gilbert BOURSON   Horia GÂRBEA   Jacques LUCCHESI   Nacer KHELOUZ   Nissa ANTAR & Nacer KHELOUZ   Patrick CINTAS   Paul de MARICOURT   Robert VITTON   Samuel BREJAR  

Entretiens

Christian ZÁRATE   Cristina CASTELLO   Gabriel BAUDUCCO   Laurent MARGANTIN   Patrick CINTAS   Ratimir PAVLOVIC   Rodica DRAGHINCESCU   Valérie CONSTANTIN  

Musique

Alexandre THOLLON   Anne-James CHATON & Andy MOOR   Ayser VANÇIN & Mathieu CHARDET   Cédric MARCUCCI   Djangodor - Trophées du jazz.   Edgar ZIMRETT   François VILLE   Guillaume VIVIER   Jack YANTCHENKOFF & Alain CUNY   Jasmin MARCUS   Jean-Baptiste MERSIOL   Jean-Jacques MARIMBERT   Josef HAUER   Kader FAHEM   Pascal LERAY   Patrick CINTAS   Philippe BRAY   Sébastien AYREAULT   Sébastien THIBAULT   Xulio FORMOSO  

 

465 auteurs choisis.

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Certaines sont en téléchargement intégral et gratuit.

 

   Revue « papier »

 

Prochainement
LA SPIRALE
de Margo Ohayon

 

Contenu : Réflexion et création. Numéros thématiques, anthologiques ou consacrés à un auteur, leur objectif est de communiquer le travail des auteurs publiés ou non par le Chasseur abstrait.

 [Lire la suite...]

 

 

   Revues « numériques »

  Le RALMag nº7 est publié chez Amazon et chez FNAC-Kobo

 

PVP : 3,00 Euros
Formats Kindle et epub

 

Formats ebook :
SANS DRM
 Chez Amazon (Kindle)
 Chez KOBO (epub)
 Chez FNAC (epub)

GORRURIENNES - Première volée

Depuis quelques semaines déjà, la RAL,M livre des goruriennes sans avoir expliqué ni comment ni pourquoi. Le pourquoi restera sans réponse, puisqu’il appartient à l’idiosyncrasie du lecteur (idiot/cin[glé]/crazy). Comment ? Eh bien parce que. Parce qu’un lecteur particulièrement attentionné (à mon égard) m’a renvoyé les trois volumes publiés sans un mot d’explication et qu’il en a (au cours de combien de lectures) surligné maints passages pour des raisons qui ne s’expliquent pas plus ni mieux. J’ai d’abord songé à des espèces de morelliennes [...]

 

 

  Le T&P 82 sera prêt fin mai

 

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éditoriale

 

Voir aussi le programme de la RAL,M 2012 

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sur le site RAL,M

La RALM est un des grands sites littéraires des espaces francophones et hispanophones.

Ce n’est pas une structure commerciale. Nous ne pouvons pas y vendre quoi que ce soit. Nous limitons notre activité à l’information et à la création. Les revues « papier » qui en découlent sont des vecteurs de communication utiles aux auteurs et qui doivent être utilisés par eux comme tels. La participation est gratuite et n’est pas rémunérée.

La structure commerciale, c’est Le chasseur abstrait.

 

 Vous souhaitez participer. Deux possibilités :
1º) UNE RUBRIQUE À VOTRE NOM

Votre envoi comprendra :

1º) Votre contribution jointe à votre email au format Word ou équivalent.
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Nos rubriques : POÉSIE ESSAI  ROMAN/NOUVELLE MUSIQUE GALERIES D’ART ETC.

 

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Pour participer aux Espaces d’auteur, vous devez présenter le concept de votre projet et ses perspectives : fréquences des publications, volume, etc. 

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La participation aux Espaces d’auteurs ouvre droit à la publication chez Le chasseur abstrait. 

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ou : Le chasseur abstrait éditeur -12 rue du docteur Jean Sérié - 09270 Mazères

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Revue d'art et de littérature, musique

Le chantier du Chasseur abstrait

 

 

Conditions d’existence
Janvier/mars - Nº 82 Modernité, aimer la vie ou pas...
Avril/juin - Nº 83 Pétainistes endormis
Question(s) d’écrire
Juillet/septembre - Nº 84 Hypertext is NOT text
Octobre/décembre - Nº 85 Publication On Demand... de l’auteur.

 

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TRAVAUX
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l'athanor

Au cœur de la RAL,M, un travail consistant à assurer la périodicité et les contenus individuels et collectifs. Cette section peut paraître quelquefois complexe, mais elle est l'endroit des recherches et des résultats.

Par principe, c'est ici qu'on entre dans la RAL,M. Mais on peut préférer y entrer de façon plus traditionnelle en consultant le plan du site ci-contre.

Tous les numéros et les éditos de la RAL,M depuis avril 2004, date de sa création.

La RAL,M publie des revues "papier" : T & P - RALMag - Cahiers de la RAL,M + la Lettre de la RAL,M.

Un thème... un auteur.
Les numéros spéciaux représentent toujours un gros travail d’écriture et de construction.

Ces auteurs ont bien voulu animer des espaces plus proches de leurs préoccupations que le sommaire de la RAL,M toujours un peu généraliste.

Cette zone éditoriale est aussi le lieu des sites personnels. Ceux de Patrick Cintas et de Valérie Constantin sont connus depuis des années et évoluent constamment. Pascal Leray est au travail.

En marge de la littérature des nations et de celle des peuples, voici une littérature plus modestement composée et assumée, ce que Ferdinand Cheval appelle le « travail d’un seul homme ».

Les lecteurs de la RAL,M ont pu explorer depuis plusieurs années l’univers pictural de Valérie Constantin qui exerce son influence sur l’esthétique de cette revue et des ouvrages publiés par Le chasseur abstrait.

La réalité était l’objet de ce roman énigmatique.

Le site
l'anthologie permanente
Visitez nos rubriques ci-dessous     & proposez vos œuvres Contact

Accès traditionnel au contenu de la RAL,M : « anthologie permanente » qui donne accés aux œuvres par les genres et les auteurs.

Dans ces rubriques, quelques centaines d'auteurs vous offrent de quoi lire pour présenter leur œuvre.

Notez que les auteurs sont classés par ordre de parution selon la bonne règle qui veut que les derniers arrivés sont les premiers servis — ceci pour donner la primeur aux plus actifs d'entre eux.

Toute la poésie, celle des chansons comme la plus difficile. L’exigence consiste à faire le mieux possible dans sa "partie".

Tous les genres, les bons comme les mauvais. Narration, construction, écriture, tout est bon pourvu que la fable et la chronique, voire plus, tiennent le bon bout.

L’essai rend plus clair ou plus complexe, au choix, mais il est pertinent. Tous les sujets sont invités, sans distinction d’aucune sorte.

Théâtre du texte ou non, c’est un art suffisamment complexe pour qu’on s’y frotte en pleine possession de ses moyens.

La musique adoucit les mœurs ou les rend prémonitoires, en chanson ou contre toute harmonie. Au clair de la Lune ou avec Boulez...

Galeries virtuelles, avec ou sans commentaires. Avec la musique, le dessin et ses corollaires vont plus vite et peut-être mieux que les langues. Même l’homme du commun ne s’y trompe pas... ou rarement.

Quelques auteurs s’entretiennent librement en essayant de ne pas sombrer dans le nombrilisme ni la morale, les deux écueils de la pensée au travail du langage et de ses esthétiques possibles.

Quelques textes à propos de et au sujet de. Il s’agit ici de faciliter la tâche du lecteur en plongeant ici et là dans le magma que la RAL,M projette au dehors. À construire encore, au fil du temps qui passe.

Infos
l'éphémère

Vos infos (blog de news), les nôtres (Le chasseur abstrait) et, en prime, quelques revues en ligne qui méritent l'attention.

Infos et catalogue du Chasseur abstrait [ici]. Dans cette rubrique, quelques principes à prendre en compte avant d’aller frapper à la porte pour être publié.

Le blog de news distribue quotidiennement des infos sur les rendez-vous et les publications qui nous sont proposés par [email].
2004/2013 Revue d'art et de littérature, musique

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Dépôt légal: ISSN 1697-7017