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de Pascal Leray
REPLI ARTÉRIEL Deuxième série
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de Patrick Cintas
Nouvelle version
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Je me préfère singe que perroquet, passionné d’intelligibilité plutôt que de lisibilité. Et de passage seulement. - J.M.
D’où me vient cette sensation d’infini ? Et cette croyance que, par un tour d’écriture, je peux atteindre quelque chose qui ne sera donné à tout le monde que de cette manière ?
[ACTOR] 
Note : L’Héméron est en réfection dans l’attente du numéro 84 de la RAL,M Hypertext is NOT text à paraître en juillet prochain
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LU SUR LE WEB
La Légion d'honneur dans tous ses états
Christine Boutin offense gravement la dignité humaine, en l'occurrence celle de la femme
[Cliquez]
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JOURNAUX
de Gilbert Bourson

Il se tient dans la cuisine d’un blanc mat et dur. Sur la table où s’érige un bouquet, il est dans l’image d’une femme et beurre une tartine exquisément bronzée. L’image est mâchée, entre les murs éblouissants de la cuisine, entre ses dents. Elle tient serré le bouquet. Lui, son couteau en main, hume le bol aux rebords écartés d’ou s’exhale, votif, un odorant fumet. Il déguste le beurre, salé comme une peau. Ses doigts tapotant les replis de la nappe, il déjeune dans la fournée ombreuse et épicée d’un coin douillet et chaud. Son corps est sous sa dent à elle, le corps blanc et complet de sa dent. Le bouquet dans sa main s’épanouit et se gonfle en une seule fleur, qui jubile sur une unique et forte tige. Elle mord dans cette mie, qu’il beurre en l’étalant en couche saturée, qu’il mâche lentement. Son corps à lui s’émiette, il le pique des doigts. Il suce l’odorant bréchet de son sourire, qui affûte le sien.
Portraits et propos [...]
------Dernières parutions:
Le matin du premier jour de l'an 2013
Pièce dont l'argument est la pièce elle-même
Recettes pour un enrouement de l'écriture
Chien cherche mur
Pas de nuage ce matin un nuage
Quelque chose en trop dans ce texte
Vingt deux décembre lendemain de la fin du monde 2012
Aujourd'hui que ce blanc
de Patrick Cintas
Depuis quelques semaines déjà, la RAL,M livre des goruriennes sans avoir expliqué ni comment ni pourquoi. Le pourquoi restera sans réponse, puisqu’il appartient à l’idiosyncrasie du lecteur (idiot/cin[glé]/crazy). Comment ? Eh bien parce que. Parce qu’un lecteur particulièrement attentionné (à mon égard) m’a renvoyé les trois volumes publiés sans un mot d’explication et qu’il en a (au cours de combien de lectures) surligné maints passages pour des raisons qui ne s’expliquent pas plus ni mieux. J’ai d’abord songé à des espèces de morelliennes, mais l’esprit de ce lecteur m’a semblé plus proche de celui de Cendrars élevant Le Rouge à la dignité de poète. Nul doute maintenant pour moi que ce lecteur m’a tout simplement communiqué le brouillon d’un poème qui ferait de moi un poète. Je n’en suis pas aussi flatté que je voudrais, mais je dois avouer que l’expérience me fascine un peu. S’il s’agit de celà, car il ne s’agit peut-être de rien, n’est-ce pas ? En tous cas, la RAL,M continuera de publier ces fragments que j’ai envie d’appeler comme j’avais intitulé mon premier recueil de poèmes : Fragments d’une conversation sans personnages. Je n’ai pas compris pourquoi il faut (ou il ne faut pas) le pluriel à personnage ni pourquoi il serait opportun de remplacer l’s qui est la marque ordinaire du pluriel ainsi que son absence ou suppression par un signe qui conviendrait de l’absence. Ce signe pourrait-il appartenir à l’alphabet dont nous usons par habitude plus que par intelligence de la poésie ? Je me signe ! Je me signe ! Ah ! Je ne fais que ça !
Lire les Goruriennes [...] 3ème partie du Journal
------Dernières parutions:
On pouvait l'avoir gratos dans un Monde qui paye les bénévoles...
Ce qu'on ramasse, c'est toujours votre cadavre, pas les fruits de votre imagination...
Pas facile à reconstruire pour que tout le Monde comprenne
Paradoxe de l'attente qui se limite à un tour qui est le tien
J'arrivais pas à enculer les momies
C'est dans les vaisseaux du Voyage Infini qu'on se massacre le mieux
C'est têtu, les choses...
Des fois que je touche la fibre et non pas le cœur
Ce que c'était, les clopinettes...
Exister avec au moins une chance d'en témoigner
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GOR UR - déjà paru (cliquez) :
| Tome I |
Tome II |
Tome III (in progress) |
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[Voir ci-dessous] pour Le voyage en France.
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 [Cliquez]
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| Sélection du trimestre |
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Avril-juin 2013
Dernières parutions :
Lire toute la sélection du trimestre dans le [dernier numéro de la RAL,M] in progress
News du Chasseur abstrait -
ACTOR - de Patrick Cintas - Nouvelle version (suite...)
19 mai 2013
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Galeries de Patrick CINTAS -
Les presse-livres de la RAL-M (suite...)
19 mai 2013
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Musiques de Pascal LERAY -
Repli artériel (2ème série) (suite...)
19 mai 2013
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Chroniques -
Etreintes au bout de la nuit - Les Sonates au clair de lune de Mario Wirz (suite...)
19 mai 2013
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Goruriennes - 3ème partie -
On pouvait l’avoir gratos dans un Monde qui paye les bénévoles... (suite...)
19 mai 2013
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19 mai 2013
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19 mai 2013
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Portraits et propos à voix de perdrix -
Le matin du premier jour de l’an 2013 (suite...)
19 mai 2013
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Portraits et propos à voix de perdrix -
Pièce dont l’argument est la pièce elle-même (suite...)
19 mai 2013
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La communauté des amants (Jean-Michel Guyot) -
Sous l’écorce du jour (suite...)
19 mai 2013
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La communauté des amants (Jean-Michel Guyot) -
La plénitude (suite...)
19 mai 2013
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Essais de Jean-Michel GUYOT -
A l’extrême pointe (suite...)
19 mai 2013
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Essais de Jean-Michel GUYOT -
A pas de loup (suite...)
19 mai 2013
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Sur Santiago MONTOBBIO -
La poésie est un fond d’eau marine - par Paul Van Melle (suite...)
19 mai 2013
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Essais (Stéphane Pucheu) -
Le mot et l’image, avers et revers (suite...)
19 mai 2013
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Essais (Stéphane Pucheu) -
Pensée fragmentée, pensée globale (suite...)
19 mai 2013
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La communauté des amants (Jean-Michel Guyot) -
La mauvaise conscience (suite...)
12 mai 2013
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La communauté des amants (Jean-Michel Guyot) -
Mémoire de l’impossible (suite...)
12 mai 2013
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Portraits et propos à voix de perdrix -
Recettes pour un enrouement de l’écriture (suite...)
12 mai 2013
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Portraits et propos à voix de perdrix -
Chien cherche mur (suite...)
12 mai 2013
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Goruriennes - 3ème partie -
Ce qu’on ramasse, c’est toujours votre cadavre, pas les fruits de votre imagination... (suite...)
12 mai 2013
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Poésies de Pascal LERAY -
L’inqualifiable (suite...)
12 mai 2013
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Essais (Stéphane Pucheu) -
La littérature, ultime aventure ? (suite...)
12 mai 2013
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12 mai 2013
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| Sites en action |
Patrick Cintas (Gor Ur) - Valérie Constantin - Pascal Leray - Nicolas Zurstrassen
Tome III
Le voyage en France
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Le projet d'un troisième tome de Gor Ur* prend de l'ampleur. S'agissant de décrire un voyage en France à partir de l'Amérique qui fait le cadre de Marvel, l'auteur a choisi la satire, transportant l'action au coeur de la France, dans un territoire parfaitement réel, Mazères, aux portes de l'Ariège. Les principaux protagonistes sont eux aussi réels (mais pas authentiques!) le maître plein aux as est André Trigano (frère du grand) et le domestique Louis Marette, maire de Mazères. Voilà où on en est aujourd'hui, mais tout ceci est encore in progress, évolutif.
Une espèce de Bouvard et Pécuchet de l'Action en trois temps, trois genres :
* Les 2 premiers tomes sont [disponibles en ebook].
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Lire la suite [...]
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Nicolas Zurstrassen
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Nos désirs font désordre...
L'Humanisme abstrait, trou noir, petite prostituée de la pensacte, théologiciel microbien, participe à chaque picoseconde au dispositif éco-technique, au court-circuit hyperspectaculaire, à la biopolitique des catastrophes, à la domestication opérée par ceux qui parlent en Son Nom.
Mais, ... « Une étrangère...
http://intercession.over-blog.org/
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Nicolas Zurstrassen publie chez le [Chasseur abstrait].
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Cette notion de marginalité [...] suppose ce qu'il faut de contacts avec le monde pour en capter les influx, en ressentir les appels, et en même temps une incapacité foncière, à la fois subie et voulue, à s'y faire une place. Marginalité sociale et économique, politique... Max Milner, à propos de Louis Bertrand.
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[Journaux]
[Sites en action]
[Sélection du trimestre]
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Directeur :
Patrick Cintas
© les auteurs |
[Espaces d'auteur]
[Revues papier et numériques]
[Infos du Chasseur abstrait]
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MANIFESTE : Depuis longtemps, la RAL,M est une « zone éditoriale » accessible à tous ceux qui veulent participer. Sa structure labyrinthique témoigne assez de la complexité communiquée par ce flux créateur. Pascal Leray me faisait remarquer qu'à la RAL,M, nous avions inventé le « cloud éditorial ». Nous avions en effet de l'avance, ayant soigneusement associé les tourmentes dévastatrices de la création aux nouvelles possibilités éditoriales. Nous avons fait preuve d'intelligence là même où d'autres se sont contentés de suivre le mouvement, vous
savez : ce furent d'abord les pages perso, puis les forums, les blogs ; ils en sont maintenant aux réseaux sociaux ; ils ne sont toujours pas là ! >>Lire la suite [...]
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Dans la RAL,M in progress :
nº 83
Avec ce numéro, la RAL,M entre dans sa 10ème année.
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avril/juin 2013 - nº 83  |
GORURIENNES Les suivre... Patrick Cintas |
THÈME
Pétainismes. Sommeils et rêves... Prologue des Huniers. Tout ce que vous voulez savoir sur le pétainisme, sa défense et ses adeptes, y compris les plus réticents ! |
VOS FEUILLETONS GÉNÉROSITÉ ET SOUFFLE Avec Pascal Leray, Jean-Michel Guyot, Gilbert Bourson, Gor Ur, Mazette et Cantgetno... et les Huniers...! Ya rien comme un bon feuilleton ! |
TRAUMA II Court-métrage (2ème partie) de Valérie Constantin
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Espaces d'auteur  |
Collection Œuvres complèteS
Margo Ohayon
Poésies I Autofictions I Essais-Correspondances I
Édition papier et numérique

Près de 900 pages déjà !
L’œuvre en marche de Margo Ohayon en trois tomes - Poésies I, Autofictions I et Correspondances-Essais I. La deuxième fournée — Poésies II, Autofictions II et Correspondances-Essais II — est en route.
Michel Host
« L’inexploré pays », Margo Ohayon
« Une lecture est une aventure personnelle, sinon "à quoi bon ?" » M.H.
Rare, exceptionnel même, qu’une œuvre poétique complète nous soit donnée par un poète et son éditeur, dans un solide volume, tel ce « calme bloc ici-bas chu » dont rêva Mallarmé. L’objet est impressionnant à dire vrai, et il révèle par sa seule concrète existence, une confiance absolue doublée d’une fière audace. C’est d’ailleurs sous cette forme brutale que devrait se présenter tout ensemble poétique quelque peu conséquent. Foin des recueils maigrelets vendus sous le manteau dans les arrière-cours des librairies ou dans les vide-greniers de nos provinces. Celui-ci nous est chu, heureux tombeau, du clair désastre de la planète Poésie, en cette terre de France devenue si rétive à boire aux sources de sa langue, à l’apprendre même, tout occupée qu’elle est à se gaver d’anglais ou d’américain minimal et même, c’est à envisager, bientôt, très bientôt, de chinois commercial. Laissons cela, avec le vieux monde et ses convictions.
[...]
L’acceptation du monde est le prix nécessaire à payer pour le connaître, et sans doute le prix suffisant pour l’aimer. La leçon dernière est simple comme nous devrions l’être, nous qui compliquons les choses à plaisir et nous affublons volontiers des plumes de tous les paons que nous croisons en chemin. Avec Margo Ohayon, grande poétesse, unique en son genre, je veux dire d’un genre que je n’ai jamais encore rencontré, nous faisons le voyage, tout le voyage. Peut-être parce qu’elle apporte à la langue un traitement nouveau, d’une totale insolence (c’est aussi la définition de l’inhabituel), peut-être parce que
« Seule une infirmière éprouve l’étrange envie,
En ajustant son col de sourire à sa mine
Quand pour réponse unique il a la bouche bée »
Lire cette critique dans Recours au Poème [...]

http://www.recoursaupoeme.fr/
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La spirale de Margo Ohayon
Rythme et silence (5)
4 mars 2013
Au début il semble que le fils réponde à l'interpellation du blanc. Le blanc se comporte vis-à-vis du fils comme un buvard assoiffé de lui, tandis que le fils, à force de répondre au blanc, entre en état de dépendance. Il attend son appel pour étancher son désir. C'est l'amour fou entre le blanc et le fils.
Qui derrière pousse à une telle attraction réciproque ? Le vide du support des futures "Laisses de vie du dire" ? Il y a probablement de cette énergie du vide pour que puissent s'organiser des couplets dans l'espace blanc. Une force mystérieuse attirerait-elle des caractères sur un ruban adhésif transparent qui viendrait se coller sur le vide ?
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Espace de Pascal Leray
Ebooks
Le lèvement du corps
1er avril 2013
Ce matin encore le lèvement du corps a été un spectacle pénible. Ça fait plusieurs jours qu'on le lève, ce corps, sans bien savoir quoi faire avec.
Il y a des gens qui viennent pour ça. Ils prennent le corps et le changent de pièce ou simplement de place. Moi, je les laisse faire. On ne voit pas bien à quelle logique ils obéissent si même ils en suivent une particulière. Ou si c'est selon l'inspiration du jour, peut-être.
Des fois ils commentent à voix haute le lèvement et le déplacement. « Il sera mieux ainsi » ou « C'est comme ça ! » Mais ils restent discrets. Et puis ils regardent autour d'eux d'un air méfiant. On ne sait pas ce qui reste de vie dans ce corps, en fait. Moi-même, je suis circonspect.
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Portraits de choses à vue de perdrix de Gilbert Bourson
Semailles et pantalon à enfiler
21 avril 2013

Semailles et pantalons sur un plancher avec ses cornes dit-on et dites d’abondance est un commencement. Un début peut-on dire aussi. Un incipit. Et rien qui ne viendrait qui soit le seul chemin le sens à enfiler. Le pré enfile ses semailles son plancher. Corne son abondance le pied au plancher vers un commencement comme écrire : enfilait un jour son pantalon sur toute la ligne sème son début à l’excès de vitesse d’un pré ou plancher. Encore faudrait-il que quelqu’un soit semé qui ait un pantalon à remplir de son moi. Pour être l’incipit vers son commencement tout rempli de sa fin. Semailles dans un pantalon à enfiler une jambe après l’autre celle du plancher qui corne l’abondance du chaos parlant. Et les traces fuyantes du ravin semées à enfiler avec la corne d’abondance se timbrant le style auguste « du semeur ». Commencement de vie cet incipit de toute vie à enfiler pied au plancher vers l’incipit de l’incipit à l’infini qui est la vie. Ne récoltant qu’un pantalon en confection de Moi pour en changer.
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Portraits et propos à voix de perdrix de Gilbert Bourson
Le matin du premier jour de l'an 2013
19 mai 2013

À vue de colline avec l’effort de l’œil son jarret. On peut se préparer à l’ascension de son propre dos. Voilà la prose qui jette un regard vers puis vers et se tâte. Colline est l’an qui démarre ou plutôt se prépare à grimper sur sa prose. Se récite un subtil et malin talisman ici : « bonne et heureuse ». La description se tâte palpe son jarret qui durcit à ses vues quand se courbe le dos sur un prénom : Colline. Cette année sur son starting-block entend le mot colline et c’est parti. La colline se voit du haut de la colline en faisant le dos rond voit la course en criant vas-y défonce toi colline et c’est Colline. On n’en connaît aucune avec ce prénom là de colline dont le jarret nous soit un talisman. Comment dire à quelqu’un qui s’appelle Colline et qui n’existe pas je m’en vais vous décrire ? que le mot colline inspiré par un tas de feuilles à gravir. On aurait pu tout aussi bien pencher pour avenir impossible à décrire. Le portrait cependant est fait de ce premier matin de l’an nouveau à gravir le jarret tendu : plus pur plus vif et plus savant. Le portrait des collines au mur Apollinaire.
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Pièce dont l'argument est la pièce elle-même
19 mai 2013

Théâtre lui revient et sa chaise en spectateur il a rêvé acteur. Il est sur scène et voit le spectateur qu’il attendait et un autre et c’est lui. Toujours et c’est sa vie ce fut sa vie se joue. Avant lui après lui se joue et spectateur. La pièce est sans un argument s’en va partout ne dit pas tout est tout. Théâtre aussi sa chaise et sa couronne aussi et donc sa royauté. Sans argument mais c’est sa vie celle d’un autre assis devant et sur sa chaise. Et le cheval qu’il a voulu contre un royaume donc l’emporte et c’est sa vie et son théâtre assis. Tous les plis du rideau de scène sont et furent les rôles qu’il joue. Et les répliques sont assises devant lui l’autre qu’il joue et Joue contre joue c’est un rêve peut-être c’était. La pièce est jouée encore et donc un argument tu parlant. Et c’est la pièce entière à l’affiche et ses mots soufflés dans son oreille qui récite et brûle les planches de vie. Aujourd’hui le théâtre n’a plus de rideau remarque-t-il s’autorisant une réplique venue de l’esprit et continue et donc il n’a plus de paupière. C’était en a parte rien d’autre mais c’est dire et Je : dit j’ai pensé dans la pièce où assis il regarde la pièce qu’il joue : l’argument : toujours il applaudit.
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Espaces d'auteurs
Ces auteurs ont bien voulu animer des espaces plus proches de leurs préoccupations que le sommaire de la RAL,M toujours un peu généraliste. Ces espaces constituent du même coup le coeur de la revue et leurs projets respectifs nous rapprochent nettement d'une revue qui serait pleinement assumée. [Voir tous les espaces...]
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Mazette et Cantgetno de Patrick Cintas
Télécharger "Mazères contre Marette"
Télécharger "Mazette et Cantgetno"
18 mars 2013
Et voici le dernier acte de MAZETTE ET CANTGETNO ! Suivi d'un article qui servira assez bien de conclusion à cette tétralogie .
IL NE MANQUAIT PLUS QUE ÇA !
La magistrature française vient encore de se faire taper sur les doigts par la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour rien moins qu'une « violation de la liberté d'expression ». Cette manie bien française est en général approuvée par les Français eux-mêmes qui, par héritage ou par paresse, ne voient pas d?inconvénient à ce que leurs « princes » soient traités comme des princes. Anachronisme qui repose sur une idée inacceptable en démocratie, je cite : « L'offense adressée à l'occasion des actes politiques atteint nécessairement la personne. » Commodité et non pas droit légitime, que la Justice française, avec une constance digne de la mule du pape, continue d'infliger à la liberté au nom de rien moins que le « respect dû aux notables », d'autant que le mot « politique » peut être aussi remplacé par « judiciaire »... L'affaire a opposé monsieur Hervé Éon, citoyen militant, à une Justice à la fois zélée et convaincue d'avance sans autre forme d'analyse. Acharnement, certes, et pas sans méchanceté. Et dans l'ombre encore vivace, mais ce n'est qu'une ombre heureusement, de Vichy. Le mépris du domestique pour l'ouvrier n'est-il pas un des aspects de l'oeuvre proustienne ?
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La calbombe céladone de Patrick Cintas
Le mur du con – Facebook, Wikimedia et Tupperware
27 avril 2013
Coup pour coup ! On a entendu et vu il y a à peine quelques semaines un représentant du Syndicat de la magistrature, aux allures d’adolescent attardé, nous faire la leçon suite aux secouements dont a été « victime » le juge Gentil, tombeur potentiel de Sarkozy (¡Ojalá !). Le même messager, auquel il ne manquait cette fois que la barboteuse ou au mieux le costume marin adapté à l’âge de raison, s’est mis à bafouiller sur les écrans pour défendre le « mur des cons » dont il est un des auteurs potaches.
Certes, l’endroit est privé et rien n’interdit au citoyen de porter même les jugements les plus téméraires à l’endroit de ses édiles, surtout quand c’est absolument sans mentir. D’ailleurs, qui imaginerait qu’un magistrat, qui est d’après le gouvernement une « personne importante », puisse mentir même en chambre ? De fait, que ces « jugements » constituent de pertinentes observations ou au contraire des contrefaçons de la vérité vraie n’est pas le sujet.
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L'inconnu sans ami de Jean-Michel Guyot
A l'extrême pointe
19 mai 2013

L'unicité n'est-elle pas l'extrême limite de la rareté ? L'instant semelfactif n'est-il pas la fine pointe aiguë du rarissime ? Le presque-rien occasionnel ne désigne-t-il pas, sur le seuil de l'inexistence pure, l'instant en quelque sorte pénultième et l'acumen de raréfaction ? Appelons hapax cette fois unique qui est une première-dernière fois, cette fois qui n'admet ni répétition ni réédition, cette apparition disparaissante en un mot où commencement et fin, alpha et oméga, premier et ultime ne sont pas les termes extrêmes d'une série, mais coïncident dans un même instant : car l'ultimité n'est qu'un autre nom pour l’imprévisible.
V. Jankelevitch, Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien, 1957, p. 130
C’est la vie toute entière qui est répétition, dans l’alternance de la réplétion et de la frustration, de la satisfaction et du manque, et c’est cette alternance, ce balancement dans l’être-homme qui rend possible le vertige immolé de l’unique, la flamme aussitôt éteinte qu’allumée de l’hapax décelé par Jankélévitch.
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Lettres vagabondes de Benoît Pivert
Etreintes au bout de la nuit - Les Sonates au clair de lune de Mario Wirz
19 mai 2013

Mario Wirz est un écrivain allemand né en 1956 à Marbourg, à mi chemin entre Francfort et Kassel. Ses premières amours sont le théâtre qu’il pratique après une formation de comédien à Berlin. C’est dans cette ville qu’il vit aujourd’hui de sa plume. En Allemagne, Mario Wirz s’est surtout fait connaître comme poète mais il est aussi l’auteur d’un récit autobiographique sur sa contamination par le virus du sida, Es ist spät, ich kann nicht atmen. Ein nächtlicher Bericht (Il est tard, je n’arrive pas à respirer. Témoignage nocturne). Le recueil de nouvelles Etreintes
au bout de la nuit(1) est le premier ouvrage de Mario Wirz traduit en français. A sa lecture, on songe aux mélancoliques Nocturnes de Chopin, mais plus souvent encore à la funèbre Sonate au clair de lune de Beethoven. La nuit, c’est l’heure où s’invitent les spectres et où se réveillent les douleurs anciennes. La nuit ne pouvait que séduire Mario Wirz pour qui, comme pour Schopenhauer, vivre, c’est souffrir.
Chez ses personnages, pour la plupart homosexuels, l’enfance a rarement été heureuse. Elle a souvent mis aux prises un garçon trop sensible et un père trop brutal, résolu à faire de son fils un homme coûte que coûte.
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| Revues du Chasseur abstrait |
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LA SPIRALE
de Margo Ohayon
Contenu : Réflexion et création. Numéros thématiques, anthologiques ou consacrés à un auteur, leur objectif est de communiquer le travail des auteurs publiés ou non par le Chasseur abstrait. [Lire la suite...]
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Le RALMag nº7 est publié chez Amazon et chez FNAC-Kobo
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GORRURIENNES - Première volée
Depuis quelques semaines déjà, la RAL,M livre des goruriennes sans avoir expliqué ni comment ni pourquoi. Le pourquoi restera sans réponse, puisqu’il appartient à l’idiosyncrasie du lecteur (idiot/cin[glé]/crazy). Comment ? Eh bien parce que. Parce qu’un lecteur particulièrement attentionné (à mon égard) m’a renvoyé les trois volumes publiés sans un mot d’explication et qu’il en a (au cours de combien de lectures) surligné maints passages pour des raisons qui ne s’expliquent pas plus ni mieux. J’ai d’abord songé à des espèces de morelliennes [...]
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Le T&P 82 sera prêt fin mai
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Site personnel de Patrick Cintas (cliquez) :
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