Revue mensuelle en ligne

tous les 15 du mois

dimanche 01 août 2010
Revue d’art et de littérature, musique
Directeur: Patrick CINTAS
Éditeur: Le chasseur abstrait
Photographie de Carl van Vechten - 1935

Rose is a rose is a rose is a rose.

There are many that I know and I know it. They are many that I know and they know it. They are all of them themselves and they repeat it and I hear it. Always I listen to it. Slowly I come to understand it. Many years I listened and did not know it. I heard it, I understood it some, I did not know I heard it. They repeat themselves now and I listen to it. Every way that they do it now I hear it. Now each time very slowly I come to understand it. Always it comes very slowly the completed understanding of it, the repeating each one does to tell it the whole history of the being in each one, always now I hear it. Always now slowly I understand it.
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    Sommaire juillet-août 2010 - Nº 64-65

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Sommaire juillet-août 2010 - nº 64-65

Som
maire
Intro

Numéros 64-65 - juillet-août 2010:

Prochain sommaire en septembre.

 Des news mises en ligne au quotidien ici.

 Les articles parus récemment ici.

 La parution de Textes & Prétextes nº 64 avec : Pascal Leray - Agnes Imbert - Aldo Luis Novelli - Cecilia Ambu. - Anais Guyot - Andrea Bely - Antonio Leal - Daniel Aranjo - Francis Capatti - Carmen Váscones - Dana Shishmanian - Daniel de Culla - Fabrice Marzuolo - Guy Savel - Jean-Michel Guyot - Jean Claude Cintas - Jean Foucault - Saint-John Kauss - Lætitia Marcucci - Leo Lobos - Margo Ohayon - Max Raymond - Michel Duprez - Mikadols - Monsif Ouadai - Noureddine Mhakkak - Olivier Djems - Patricio Sánchez - Rolando Revagliatti - Serge Muscat - Víctor Montoya - Yves Patrick Augustin - Claudio Curutchet - Stéphane Pucheu - Christiane Prioult... et quelques autres qui peaufinent, certes, mais qui n'ont pas plus tard que le 31 juillet pour remettre leur contribution définitive. Le T & P 64 sera distribué début septembre. En attendant, bonnes vacances.

 Les nouvelles parutions du Chasseur abstrait: Stéphane Pucheu qui inaugure la collection Corto avec un excellent essai & Robert Josaphat Large qui nous a confié la publication d'un inédit qui laissera une trace dans le cours tempétueux et passionné de la poésie haïtienne.

 Les news de quelques-uns de nos auteurs dynamiques : Cécilia Ambu - Stéphane Pucheu - Jean-Michel Guyot - Patrick Cintas - Christiane Prioult - Jean-Claude Cintas.

Cancionero español de Patrick Cintas : la Chanson de Lorenzo est en ligne (texte intégral) sur le site de l'auteur www.patrickcintas.ral-m.com.

 Édito de Patrick Cintas : L’été des poètes. Ici, peu de ’schizophrènes, beaucoup de ’paranos et surtout énormément de ’cons...

 Et le règlement du prix du Chasseur abstrait 2011 :

Prix du Chasseur abstrait
15 février 2011

Prix Chasseur de romans
Prix Chasseur de nouvelles
Prix Chasseur de poésie
Prix Chasseur d’essais

Le Prix du Chasseur abstrait 2010 a provoqué une avalanche de manuscrits. 380 et quelques manuscrits nous sont tombés dessus, la plupart de médiocre qualité, voire sans qualité du tout. Ces auteurs visaient, plutôt que les enjeux littéraires qui nous intéressent, la publication gratuite de leur ouvrage. Pratique courante et parasitaire avec laquelle il faut faire, hélas. 

4 auteurs ont gagné et sont publiés ou en cours de publication avec un contrat A. Une vingtaine d’autres, qui nous ont semblé au moins aussi méritants, se sont vu proposer un contrat B.

Le prix du Chasseur abstrait 2011 sera soumis à une présélection.

 

Le chasseur abstrait organise un concours doté de quatre prix. En voici le réglement :

 

A - SÉLECTION DES CANDIDATS :

Les candidats aux Prix du Chasseur abstrait seront sélectionnés non pas sur manuscrits, comme nous l’avons fait en 2010, mais sur présentation d’un projet (narration, poésie, etc.) d’écriture dans les formes suivantes :

Le projet ne dépassera pas 500 mots (quelle que soit la longueur du manuscrit) ;
Il ne sera pas forcément inédit ;
Il sera soigneusement écrit et composé.
 Les projets seront adressés par email au format Word ou équivalent (pas de PDF) avec objet "Prix du Chasseur abstrait" ; ceux collés dans le corps du email seront refusés :

manuscrits@lechasseurabstrait.c om

ou envoyés par la poste :

Le chasseur abstrait éditeur
Prix du Chasseur abstrait
12 rue du docteur Jean Sérié
09270 Mazères. France.

 

B - RÉCOMPENSES :

 Chaque lauréat verra son ouvrage, plaquette ou livre, publié à compte d’éditeur par nos soins (contrat A).

 

C - CONDITIONS GÉNÉRALES :

 Chaque candidat est libre de présenter autant de projets qu’il voudra. 

 La participation à ce concours est gratuite.

 Les projets devront nous parvenir avant le 31 octobre 2010.

Les Prix seront décernés le 15 février 2011.

 Les noms des lecteurs-jurés ne seront pas révélés..

 

Aucune autre information ne sera donnée pour éviter l’afflux de courrier (électronique comme postal).

 

Songez-y

Le service de protection des oeuvres de la SGDL

La SGDL propose aux auteurs (membre ou non membre) un service de dépôt de protection des œuvres permettant d’identifier les œuvres en leur conférant une date d’antériorité sur la création. Forte de son expérience dans ce domaine, elle innove sans cesse pour offrir un service toujours plus performant et adapté aux nouvelles technologies.

http://www.sgdl.org/protection-des-oeuvres

Edito
 
 

Édito
Patrick CINTAS

Proposez votre édito à la rédaction.

L’été des poètes.

Ici, peu de ’schizophrènes
beaucoup de ’paranos
et surtout énormément de ’cons...*
Patrick Cintas

Le jour où t’hésiteras plus devant la nécessité, dit DOC sans se mordre les lèvres, le monde ne sera plus un monde pour toi, mais ce qui donne un sens à ton monde.

Extrait de Gor Ur...

La poésie n’est pas une sinécure...

Tchernobyl — le mal nécessaire.
Nous le savons : sans les ouvriers envoyés sur le site nucléaire de Tchernobyl, pauvres types qui ne savaient même pas qu’ils se sacrifiaient pour les autres, la catastrophe aurait été tellement énaurme que je ne serais plus là pour en parler. Les décideurs ont donc pris la bonne décision. On leur en a voulu au début, mais c’est fini, maintenant on les aime. Aimer des apparatchiks, why not ? They saved our souls ! Voilà comment les choses, ou plus précisément l’ananké des choses prend un sens qui lui est donné... en en prenant un.

Victor Hugo — le bien commun, celui-là ou un autre.
Une des grandes oeuvres de Victor Hugo, c’est bien cette trilogie de l’ananké dont on parle finalement peu, beaucoup même en ignore jusqu’à l’existence. Cette oeuvre importante est formée de trois romans : Notre-Dame de Paris - l’ananké des dogmes et de la religion - Les misérables - ananké des lois sociales et du travail - Les travailleurs de la mer - ananké des choses et de la nature. Ainsi, Victor Hugo faisait le tour d’une pensée tournée vers l’Homme et son humanité soumise aux lois, à leur fatalité et à leur irréversibilité. Il y a là quelque chose que je préfère au cinoche un peu désuet de Balzac.

Littérature — quant-à-soi, son degré d’affectation.
Jetant un oeil moins assuré, mais plus amusé, sur ce monde où j’existe uniquement parce que j’y vis (je ne crois ni à dieu ni à diable et je ne sers pas l’État et encore moins son Être suprême), je vois bien que depuis mon enfance traversée de péril nucléaire (les années soixante) les choses ont changé dans un sens constant. Et particulièrement dans le domaine littéraire à qui j’ai donné, quelquefois sans compter, mais toujours avec passion.[1]

 

Anciens et Modernes
Exigence et ambition
Limites et dérivées

 Que mon sort fut différent du sien !
Hölderlin - Hypérion.

 

Grosso modo, le créateur, quand il ne s’agit pas du plus modeste auteur, se trouve toujours coincé dans la querelle des Anciens et des Modernes, ce qui n’a évidemment pas le même sens au XVIIe siècle qu’au XXe, à ce détail près que le parti ancien n’a pas beaucoup changé, sauf en exigence de forme, qui l’est moins, et que la modernité a peut-être évolué dans le sens d’un accroissement de l’ambition. Il faut bien que je fasse cette distinction entre exigence et ambition, car l’exigence est contenue dans la forme, celle de la langue française par exemple, et l’ambition est une question posée au langage, y compris aux animaux qu’on interroge de plus en plus et surtout de mieux en mieux. L’exigeant et l’ambitieux sont deux personnages forts différents de nature et d’impact.

On sait bien que la modernité du XVIIe siècle, en gros celle du bourgeois, s’éloigne le plus possible des préceptes aristotéliciens et approche de mieux en mieux l’antiroman par exemple. Au début du XXe siècle, l’impressionnisme est à la mode, créant des objets autrement décoratifs que les visions de Bosch[2]. Du même coup, on ajoute du grain aux règles d’Aristote par le biais d’une théorie de l’ombre et de la lumière qui est encore plus près de la vérité scientifique que, dans le domaine musical, la résonance naturelle, — le divertissement n’ayant pas vraiment prouvé sa pertinence en littérature ni le la, qui fut un mi-bémol au temps de Pythagore, n’a convaincu les véritables chercheurs de la musique absolue. Pas étonnant alors que les modernes de 1900, dont Marcel Duchamp n’est pas le moindre, ont notamment revu et corrigé les notions de lecteur, de regardeur et d’écouteur, limitant toutefois le champ de l’investigation artistique aux périphéries du goût, de l’odorat et du toucher, Des Esseintes n’ayant pas vraiment convaincu et demeurant la parodie du déclin en toutes choses. Mais enfin, en dépit des dérives bien orchestrées de la modernité récente, l’art contemporain, s’insinuant entre les aires du soupçon et les reliefs du festin populaire, s’en est somme toute assez bien tiré, je trouve.

Ce que je ne trouve pas, moi qui ai hérité d’une histoire assez bien ficelée, c’est à y redire. Sauf à sombrer moi-même dans le dogme, passage obligé des sectaires et des serviteurs zélés, je ne vois rien d’autre à faire que de jeter un regard sur le monde, lequel se résume à ce que j’en sais quand j’ai fait le tour de ma chambre où se trouvent l’écran qui me renseigne au quotidien et les livres que je conserve pour je ne sais plus quelle raison ayant trait au temps où je les ai achetés et sans doute aussi aux espaces des bouquinistes de Montolieu. Ce qui, vraiment, limite ma crédibilité, la foi même que je pourrais avoir dans l’art et le combat contre ses conséquences.

Lanternes et vessies
Il fut un temps, pas si lointain, où la pratique de l’écriture, du français en ce qui nous concerne, pouvait raisonnablement témoigner du sérieux de l’écrivain ou au contraire le démystifier dans un temps qui dépendait uniquement de la volonté de réduire la littérature à ce qu’elle produisait de meilleur[3]. Chose curieuse, cette littérature, chemin faisant, perdait facilement le sens des réalités pour créer des modèles dans le genre des moules mâliques de Marcel Duchamp. On y entrait, et on en sortait, à volonté, jamais par dépit, car alors il n’y avait aucun intérêt à détruire ce qui avait été si patiemment construit. Cette littérature était sans toujours le savoir, une littérature ’schizophrénique[4], c’est-à-dire qu’elle était composée d’œuvres dont on ne pouvait pas dire qu’elles ressemblaient à une réalité connue au moins de tous. Et la part de ’schizophrénie est allée croissante jusqu’à récemment. Ainsi, des œuvres sont nées de l’intérieur, prenant le pas sur celles qui s’enracinaient encore dans les apparences de la vie sociale et de ce qui se passe sur les écrans. On passait de la pensée qui pense quelque chose, comme chez Victor Hugo[5], à une expression correspondant à une sorte de projection de soi sur les autres. La modernité se trouvait dépassée par quelque chose de plus ancien encore que ce qui faisait loi question composition. Et ce n’était pas divertissant du tout, à moins d’être complètement fou.

C’est à ce stade de son éréthisme que j’ai abordé la question des créativités et de leurs objets. On disait alors que les ’schizophrènes allaient en enfer, qu’on était tous des ’schizophrènes et que ceux qui ne l’étaient pas encore mourraient de mort violente avant d’avoir le choix. Un monde très compliqué, celui des années 70. Et petit à petit, autre chose.

Le déclin
J’ai observé, peut-être pas aussi finement que j’ai voulu, mais avec diligence, que la part de ’schizophrénie a diminué en même temps que les gens devenaient plus heureux parce qu’ils vivaient plus longtemps et qu’ils pouvaient s’acheter n’importe quoi. La vieille France s’achevait dans la catatonie, et une nouvelle, à peine élue à la consommation de masse, devenait socialiste, c’est-à-dire capitaliste, mais avec une exigence d’effort personnel limitée au raisonnable et au far niente. Je m’en félicitais, comme on embrasse son écran « parce qu’on a gagné ».

 

Lanternes et vessies bis
Prurit et simulation
Privilège et recommandation
Prophètes et démiurges

Cas pathologique d’un égoïsme formidable.
Lautréamont - Poésies.

 

Je déchantais aussitôt, non pas parce que des voyous prenaient le pouvoir directement ou par procuration post-mortem, mais parce que je voyais bien qu’en abandonnant ses aspirations ’schizophréniques, la littérature s’adonnait à la ’paranoïa[6], sorte de divagation qui peut bien passer pour de l’art, mais qui n’est somme toute qu’un aspect de l’ignorance et de la superficialité qui forme alors le lit des textes proposés à l’achat. Ainsi, comme je l’ai formulé ailleurs, au lieu de dire : « La marquise est sortie à cinq heures », on écrit « Cette conasse s’est cassée à cinq plombes pétantes » — genre prisé des défenseurs d’une littérature digestible — ou « J’étais là quand elle s’est extraite, couvert d’horloge et passablement inquiet pour le devenir du peuple » — commentaire du commentaire comme il arrive à ceux qui n’ont pas grand-chose à dire et qui le disent quand même…[7]  Et je passe sur les pseudo jargons hérités de Michaux et de lectures obliques de Freud. En résumé, le paranauteur traduit sa médiocrité intellectuelle et artistique en enfilant du vocabulaire et des règles qui tiennent plus du football que de l’intelligence et de la perspicacité naturelle aux véritables créateurs, que ceux-ci soient chansonniers ou poètes des profondeurs, narrateurs du romanesque et ou contempteurs du roman où il ne se passe rien parce que ce n’est pas le sujet, etc. Comment ne pas alors finir par considérer que ces paranauteurs ne sont pas honnêtes ni fréquentables ? Pourtant, leurs bouquins ont bien souvent pris la place des grandes œuvres de l’esprit et même s’imposent par leur « cri » et les difficultés lexicales. Là où les mauvais poètes du XVIIIe siècle augmentaient les mots d’une majuscule explétive sans en accroître donc la portée signifiante, les paranauteurs fouillent les dictionnaires spécialisés[8] pour nous faire passer les vessies, qui servent ordinairement à ne pas se pisser dessus, pour des lanternes dont ils sont évidemment les éclaireurs.

Mais, malgré la légèreté pondérale qui affecte leurs œuvres, ces paranauteurs demeurent des aristocrates, des producteurs pressés qu’il faut publier, sinon ils se suicident ou menacent de parasiter les lieux bien connus où le privilège social ne va pas sans certaines recommandations, double tranchant hérité des profondeurs de l’Histoire.

Les paranauteurs ne forment pas, peut-être heureusement, le gros de la troupe que nous constituons depuis que l’économie globalisée rend le concept même d’humanité difficile à soutenir. Mais ils occupent le terrain et sans doute faut-il aller les compter dans les lieux où le copinage s’exerce à la place de la pertinence. On en rencontre aussi ailleurs, puisqu’il sont partout. Ils connaissent le terrain comme le fond de leur culotte. À peine réunis à l’occasion d’une fête de la poésie ou du prétexte poétique, ils donnent corps à la jalousie et à l’hypocrisie qui sont les deux tenants de l’égoïsme. D’où le manque de milieu littéraire où aller quand on revient du spasme familial ou de tout autre événement primordial qui affecte l’équilibre… nécessaire à la survie. Les discordes ont d’autres sujets véritables que les concepts et les doctrines : il s’agit de se disputer des subventions, des avantages, sans cesser de se sentir persécuté et quelquefois même véritablement malade. On se tient en respect ou on se détruit mutuellement. Voilà où en est le débat poétique sous l’aile condescendante des édiles qui ne remplissent pas que leurs poches, reconnaissons-le, en bons trafiquants d’influences autrement subtiles.

 

Lanternes et vessies ter
Fric et omniscience
Raison et tranquillité
Les ’cons finis et les ’cons à venir

 

Il fit un tuyau de jonc, pointu par le bout ; et, quand il attrapait un chien dans la rue, ou partout ailleurs, il lui prenait une patte sous son pied, lui levait l’autre avec la main, et, du mieux qu’il pouvait, lui introduisait la pointe du tuyau dans certain endroit par où, en soufflant, il faisait devenir le pauvre animal rond comme une boule. Quand il l’avait mis en cet état, il lui donnait deux petits coups de la main sur le ventre, et le lâchait en disant aux assistants, qui étaient toujours fort nombreux : « Vos Grâces penseront-elles maintenant que ce soit un petit travail que d’enfler un chien ? » Pensez-vous maintenant que c’est facile de faire un livre ? - Cervantes - Don Quichotte.

 

Aussi, un autre courant s’est déclaré éligible à la qualité d’auteur incontestable : ce sont les ’cons[9]. Ce n’est pas tout à fait une nouveauté, mais le contexte économique et médiatique en a multiplié la portée au point que pour beaucoup, ce qui relève de la ’connerie est reconnu comme très supérieur à tout ce qui dépasse, esthétiquement, la raison et, moralement, la tranquillité. Raison et tranquillité remplacent dans le débat les concepts d’exigence et d’ambition que j’évoquais tout à l’heure ; on a vraiment changé de monde. Il faut bien en convenir et même s’adapter sous peine de se constituer à côté de ses pompes. La confusion entre art et divertissement est définitivement installée[10]. On n’a même pas de mot pour ça !

Les ’cons, qu’on peut appeler aussi des ânes par respect pour les cons qui ont leur charme, je m’en souviens comme si c’était hier : on avait d’un côté le fric du show-business, avec aux extrêmes Georges Brassens et Johnny Hallyday, héritiers de Béranger et de Rictus, l’un consciemment, l’autre par procuration, — et de l’autre les laboratoires de poètes sans exigence ni ambition, des poètes qui cherchaient du nouveau à n’importe quel prix, du côté des théories à la mode ou des thèses porteuses. Le creuset populaire avec son fric et ses limites vite atteintes et de l’autre, les éprouvettes de soi disant chercheurs qui se fichaient pas mal du hasard qui veut que la condition de recherche, c’est d’abord de trouver. On avait ainsi une cohorte populaire bourrée de fric, aussi peu exigeante que possible sur tous les plans de la création, et une clique de chercheurs chacun lancé sur une piste du possible avant même de se poser la question de savoir si on avait ou non la fibre poétique. Et cette clique, divisée en autant de clans et chaque clan en autant d’égoïsmes forcenés, jouissait de sa réputation, soutenue par l’édition parisienne soucieuse seulement de se donner une apparence littéraire pour améliorer l’image de marque de la maison, laquelle vendait essentiellement de la merde.

Aujourd’hui, si les choses n’ont guère changé que dans le détail de la force de vente côté lisibilité populaire[11], par contre, les grandes maisons n’ayant plus guère besoin (au contraire !) de vernis littéraire pour exister, on voit la clique et ses clans errer l’hiver à la recherche d’un printemps qui ne soit pas celui des poètes, et l’été sur les pistes improbables des petites maisons d’édition qui ont encore le courage d’éditer de la poésie, avec ou sans printemps et beaucoup d’automnes en perspective. On ne s’étonne jamais, par habitude, de constater que les ’cons sont toujours aussi ’cons. Mais il n’est pas facile, reconnaissons-le, de parler de ces autres ’cons, ceux qui n’en ont pas l’air parce que leur langue n’en a pas l’air, ceux qu’on ne peut raisonnablement classer dans le cercle des paranauteurs et qui n’entrent pas dans celui des schizoïdes de la plume et du vent. Heureusement d’ailleurs, car la plupart, pour ne pas dire tous, servent avec joie la société, y enseignant le plus souvent, ou s’adonnant aux distributions d’aliments intellectuels via le patrimoine national, quelquefois même ils règlent la circulation pour nous épargner les embarras[12].

 

Je n’irai pas plus loin dans cette petite réflexion de l’été, ne souhaitant vexer personne, ni me livrer moi-même pieds et poings liés. J’avoue que j’ai la nostalgie des espèces de dissociations mentales qui ont renouvelé le texte littéraire, mais je suis bien incapable, pour des raisons personnelles, de m’y adonner sans autre forme de procès[13]. J’avoue, d’autre part, que je cultive de mauvais sentiments à l’égard de ceux que j’appelle des paranauteurs, ceux qui traduisent leur misère intellectuelle pour se donner un genre — prophétique, démiurgique —, ce qui trompe quelquefois, mais pas aussi souvent qu’ils le croient, car nous sommes assez humains pour leur souhaiter de changer et de se mettre véritablement au travail.

Ce n’est peut-être que ça, après tout, et je ne serais ni ’schizophrène, ni ’parano, ni ’con surtout : simplement aimable. Mais pourquoi devient-on aimable alors qu’on a été un enfant ? Par pure nécessité, celle de la survie, un cran en dessous du rêve de gloire et de postérité, fornication immature en soi, mais plus vraiment à la surface. Au fond, je ne fais qu’ajouter ma part d’angoisse — curieux concept — aux trois gros et beaux livres que Victor Hugo a rassemblés devant nous. Part de lecteur, bien sûr, et non pas d’écrivain. Rose is a rose is a rose is a rose[14].

 

Patrick Cintas.

 

* Orthographes réelles précédées d’une apostrophe afin d’éviter les faciles calembours.


[1] Il y a belle lurette que je sais par où je passe quelquefois quand j’écris : 1) la catastrophe télévisuelle, 2) l’œuvre de référence puis 3) la littérature à l’essai. C’est toujours ainsi. Petite révélation qui facilitera l’accès à mes livres. C’est un de mes idéogrammes type, que je nomme : valse herméneutique opus 1 ou prépneustie. Ma rhétorique est hélas une réalité, mais elle n’est pas en principe emphase ni dialectique. Mon travail d’écriture consiste simplement à frotter le briquet d’une rhéologie du texte (contrainte) contre contre l’amadou d’une herméneutique (inspiration) pour limiter les zones d’ombre (reconnaissance) au plaisir. Mais je suis beaucoup plus riche comme lecteur que comme écrivant, car je lis beaucoup et de tout, sans parti pris ni morgue, toujours attentif aux contenants, prêt à tous les contenus. [humour]

Mais cette époque de formation accélérée ne se limite pas au nucléaire et au quant-à-soi... Le texte, déjà mis à mal par les expérimentations et les hypothèses, semble sortir de son destin séquentiel pour se renouveler dans l’aléatoire. L’hypertexte, réinventé par Theodor Nelson, nous sépare des inventeurs de la modernité début de siècle comme à leur époque le hasard et le choix ont changé la donne. La lecture en est changée aux extrêmes du texte : celui qu’on fait lire aux enfants et celui qui marque son temps apparemment comme seule peut le faire la littérature. Entre les deux, la saga commerciale du divertissement cultive les vieilles recettes dans la seule optique commerciale, mais aussi politique, à la fois excitante et tranquillisante. Sachant dès aujourd’hui que la masse à mémoriser est telle que l’hypertexte est proprement traversé de connexions qui se constituent rapidement en système, en nouveauté immédiate.

La masse de l’écrit destiné à amuser ou former va grandissante, et en cela même s’épuise et se renouvelle constamment. Mais il n’y a pas lieu, pour ceux qui visent mieux et plus haut, – car on vient justement de constater que les moyens de continuer d’écrire et ceux de communiquer les textes sont en net progrès par rapport à ce qu’on a connu naguère d’imprimerie et de papier – de s’inquiéter plus que ça... et cette croissance n’a pas de fin imaginable autrement que par le biais des niaiseries produites par le cinéma et les kiosques. Ce qui, personnellement, me rassure. La littérature a de beaux jours devant elle, avec ou sans l’approbation de ceux qui s’adonnent , comme auteur ou lecteur, le plus souvent les deux en même temps, à l’agitation collective et collectivisée. Comme on fabrique déjà sciemment les artistes vecteurs publicitaires, on s’attend au langage et à son passage obligé dans la moulinette de ceux que tout ce bordel n’amuse pas vraiment, sauf à en nourrir les prémices des contenants futurs et nécessaires.

[2] ‘On n’aurait pas idée de décorer son living avec des visions saignantes ; par contre, un joli Monet ne dépareille jamais, de même qu’un petit air mallarméen ne trouble pas le silence qu’il honore au contraire, alors que le Coup de dés, n’est-ce pas… ?

[3] Le livre des masques de Gourmont est à lire dans ce sens presque perdu aujourd’hui.

[4] ’schizophrène - Auteur qui prend les vessies pour les lanternes. Mais aussi n’importe quel fou ou chercheur qu’on ne peut pas prendre pour un charlatan. Quelque chose limite sa préhension des choses, comme les voyantes d’André Breton, les sorciers d’Artaud ou même les Juifs de Céline.

Dans le DSM-IV, ces critères sont :
Troubles d´attention, de concentration, manque de tolérance à l´effort - Troubles de mémoire - Troubles des fonctions exécutives - Hallucinations - Délires - Langage incohérent - Agissements bizarres - Isolement, retrait social - Alogie ou difficulté de conversation - Apathie, perte d´énergie - Diminution de l´expression d´émotions.
* Le DSM-IV (Diagnostic and Statistical Manual - Revision 4) est un outil de classification qui représente le résultat actuel des efforts poursuivis depuis une trentaine d’années aux États-Unis pour définir de plus en plus précisément les troubles mentaux.

[5] … qui finit d’ailleurs par tourner avec ses tables et les honneurs de la Nation.

[6] ’parano - Auteur qui prend les lanternes pour les vessies ou les fait délibérément passer pour telles et qui s’en mord constamment les doigts, ce qui produit du texte, certes, mais en plein mélodrame — d’où ses pratiques de la langue, comme je dis plus loin.

Wikipedia :
D’un point de vue sémiologique, les personnalités paranoïaques se caractérisent par quatre traits fondamentaux qui entraînent à terme une inadaptabilité sociale :

la surestimation pathologique de soi-même.
la méfiance extrême à l’égard des autres.
la susceptibilité démesurée.
la fausseté du jugement.

Le DSM-IV * définit ainsi le trouble de la personnalité paranoïaque :
État de méfiance soupçonneuse envahissante envers les autres dont les intentions sont interprétées de manière malveillante. La personnalité paranoïaque implique la présence d’au moins quatre des sept symptômes suivants :

Le sujet s’attend, sans raisons suffisantes, à ce que les autres l’exploitent, lui nuisent ou le trompent.
Il est préoccupé par des doutes injustifiés concernant la loyauté ou la fidélité de ses amis/associés.
Il est réticent à se confier à autrui, car il craint que l’information ne soit utilisée contre lui.
Il discerne des significations cachées, humiliantes ou menaçantes dans les événements anodins.
Il ne pardonne pas d’être blessé, insulté ou dédaigné.
Il perçoit des attaques contre sa personne ou sa réputation, auxquelles il va réagir par la colère ou la contre-attaque.
Il met en doute de manière répétée et sans justification la fidélité de son conjoint.

Brrrrr... comme dit Clamence.

[7] ... Émergement post-meridiem d’une bien-née... Sublimation à cinq de la plus que baronne... La quasi duchesse en perspective fuyante sur l’heure prévue... Thémis sur le méridien s’éloigne à cinq...

[8] Ayant à publier un ouvrage de ce style de prophète, j’ai dû lui demander de supprimer le lexique qu’il voulait imposer au lecteur.

[9] ’con - Le ’con est rarement un auteur, mais ça arrive. Dans ce cas, il croit aux vessies et aux lanternes, un peu comme on mélange les torchons et les serviettes ou qu’on réussit mentalement à additionner des pommes et des poires pour trouver un chiffre rond, lançant au Monde ce cri d’étonnant : « J’en ai dix ! (ou douze, ou n…) », ce qui ne laisse pas le spécialiste indifférent.

[10] La loi de 1957 y encourage gaiement au profit de l’édition qui ne perd jamais la face en cas de médiocrité alors que pour le même grief, l’auteur est envoyé en enfer !

[11] En gros, les conservateurs qui se posent, à droite comme à gauche, la question du numérique, secouant l’épouvantail pour soutenir l’édition traditionnelle et traditionnellement familiale…

[12] Il faut répéter que la fonction de touriste de la connaissance se conforme à des lois de surface qui capitulent devant les premières rigueurs. La poésie à un tournant obscur de son trajet a été transformée en gérance de biens maudits. Conscience prise de la vanité d’une telle plate-forme, il fallait livrer son niveau à l’agression des examinateurs. Mais on n’immole pas aisément la commodité aidée de l’énergie de conservation, surtout lorsque sa terminologie s’inspire de l’odieuse familiarité ecclésiastique avec les morts. Toute une production qui de nos jours s’estime l’héritière des grands voyants du Moyen-Âge et du XIXe siècle ne tardera pas à découvrir son destin sur les épaules de ce congédié : l’artificialisme. - Char - Grands astreignants ou la conversation souveraine.

[13] Pour cela, petite astuce, je laisse faire mes personnages…

[14] ’On appréciera les contrepoints ci-dessous pour mesurer à quel point j’ai peut-être raison d’avoir écrit cet édito de l’été :

Prière pour aller au paradis avec les ânes

Lorsqu’il faudra aller vers vous, ô mon Dieu, faites
que ce soit par un jour où la campagne en fête
poudroiera. Je désire, ainsi que je fis ici-bas,
choisir un chemin pour aller, comme il me plaira,
au Paradis, où sont en plein jour les étoiles.
Je prendrai mon bâton et sur la grande route
j’irai, et je dirai aux ânes, mes amis :
Je suis Francis Jammes et je vais au Paradis,
car il n’y a pas d’enfer au pays du Bon Dieu.
Je leur dirai : « Venez, doux amis du ciel bleu,
pauvres bêtes chéries qui, d’un brusque mouvement d’oreille,
chassez les mouches plates, les coups et les abeilles. »
Que je Vous apparaisse au milieu de ces bêtes
que j’aime tant parce qu’elles baissent la tête
doucement, et s’arrêtent en joignant leurs petits pieds
d’une façon bien douce et qui vous fait pitié.
J’arriverai suivi de leurs milliers d’oreilles,
suivi de ceux qui portent au flanc des corbeilles,
de ceux traînant des voitures de saltimbanques
ou des voitures de plumeaux et de fer-blanc,
de ceux qui ont au dos des bidons bossués,
des ânesses pleines comme des outres, aux pas cassés,
de ceux à qui l’on met de petits pantalons
à cause des plaies bleues et suintantes que font
les mouches entêtées qui s’y groupent en ronds.
Mon Dieu, faites qu’avec ces ânes je Vous vienne.
Faites que, dans la paix, des anges nous conduisent
vers des ruisseaux touffus où tremblent des cerises
lisses comme la chair qui rit des jeunes filles,
et faites que, penché dans ce séjour des âmes,
sur vos divines eaux, je sois pareil aux ânes
qui mireront leur humble et douce pauvreté
à la limpidité de l’amour éternel.

Francis Jammes 

Sacred Emily

Compose compose beds.
Wives of great men rest tranquil.
Come go stay philip philip.
Egg be takers.
Parts of place nuts.
Suppose twenty for cent.
It is rose in hen.
Come one day.
A firm terrible a firm terrible hindering, a firm
hindering have a ray nor pin nor.
Egg in places.
Egg in few insists.
In set a place.
I am not missing.
Who is a permit.
I love honor and obey I do love honor and obey I do.
Melancholy do lip sing.
How old is he.
Murmur pet murmur pet murmur.
Push sea push sea push sea push sea push sea push
sea push sea push sea.
Sweet and good and kind to all.
Wearing head.
Cousin tip nicely.
Cousin tip.
Nicely.
Wearing head.
Leave us sit.
I do believe it will finish, I do believe it will finish.
Pat ten patent, Pat ten patent.
Eleven and eighteen.

Rose is a rose is a rose is a rose
Loveliness extreme.
Extra gaiters,
Loveliness extreme.
Sweetest ice-cream.
Pages ages page ages page ages.

Gertrude Stein

 

BONNES VACANCES D’ÉTÉ 2010

Prochain sommaire

en septembre

 

Bonnes vacances

avec Anna Livia Plurabelle ?

Joyce James - Anna Livia Plurabelle
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Katarzyna Bazarnik
JOYCE, LIBERATURE AND WRITING OF THE BOOK

 

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Nos
news
 

News
Jamais à court d'évènements.

Cette section peut évoluer dans le courant du mois.
Elle est réservée aux news des auteurs du Chasseur abstrait.
Pour les autres, utilisez notre outil gratuit "Communiqués de Presse".

 

En voilà des auteurs qui font (écrivent)
ce qu'il faut
pour approcher le lecteur autrement !

 

Retrouvons-les à la rentrée
sur le site
du Chasseur abstrait
indépendant de la RAL,M
.

 

 

CÉCILIA AMBU

Affectivité nourrie
Le prix qu'il faut payer.

 Voir l'espace de Cécilia AMBU - Affectivité nourrie. 

Graham Greene... Une visite Je suis née... Un idéal Un traumatisme Clozapine Insecte Tombe Êtres Mourir Abîme Une dissociation Je ne vous connais pas... Une présence Une protection Le déclin La bête C’est vrai, je ne suis pas de ce monde. Mon visiteur Le tunnel Les débris de la matière Il s’est suicidé La beauté L’explosion La guillotine Le spectre La brûlure Cette réalité où l’homme sain évolue sereinement Le grand voyage La rupture Hypnos À coeur ouvert Le monde dont je vous parle L’abjection Mon amaurose Le lien brisé à mon père Je suis perdue... A l’agonie Ma décadence Une déliquescence L’étranger - Vidéo.

Découverte par Robert Vitton, en tout cas en ce qui concerne la RAL,M, Cécilia Ambu y publie régulièrement depuis novembre 2008. D'emblée, elle pose les données de sa littérature : « Je suis née le 5 Juillet 1976. Je n’ai pas choisi de vivre, mais personne n’a choisi de vivre... À la recherche de ma propre identité, j’ai erré tant d’années dans la douleur : mon âme tourmentée cherche une issue où elle pourrait enfin exister pleinement. »

Cecilia Ambu - L etranger IMG/flv/l_etranger_c ecilia_ambu.flv

 

Célilia Ambu publie une nouvelle série de textes dans le nº 64 de Textes & Prétextes.

 Voir l'espace de Cécilia AMBU - Affectivité nourrie. 

 

 

 

 

STÉPHANE PUCHEU

L'écrivain
un être énigmatique.

— Que faites-vous dans la vie ?
— Je suis écrivain.
Le terme est prononcé. Peu importe les circonstances, c’est-à-dire le contexte et le moment. En un mot, un seul, celui qui vient de répondre résume à la fois sa fonction et son être.
Et les réactions ne se font pas attendre, oscillant entre le questionnement plus ou moins hésitant et le silence, non moins significatif.
Le métier d’écrivain demeure un métier considéré dans nos sociétés contemporaines, et pour de multiples raisons liées à la fois à l’Histoire, à la place de la littérature dans le domaine de l’art, à la nationalité de l’écrivain pour n’en citer que quelques unes.
Entre la haute considération et la totale suspicion, s’intercale la perplexité. Il y a ceux qui connaissent la littérature, ceux qui l’ignorent, ceux encore qui en restent marqués de par leur scolarité…
Bien entendu, l’écrivain peut toujours répondre aux questions qu’on lui pose, concernant la nature de son travail, plus précisément les raisons de son envie d’écrire, la régularité de son activité, sans parler des revenus qu’il tire de ses publications.
Mais l’interlocuteur doit avoir à l’esprit que l’écrivain, bien souvent, crée un univers qui lui donne de nouveaux éléments, de nouvelles connaissances sur lui-même et le monde, et que cet univers, avec le temps, ne cesse de s’élargir, de s’épaissir. Et cette connaissance accrue des choses s’accompagne, en principe, d’une relativité proportionnelle, ce qui veut dire que plus l’écrivain avance dans son œuvre, et moins il donne de crédit aux certitudes.
Aussi, aux nombreuses questions qu’on peut lui poser, s’il est capable d’accomplir quelque effort en vue de donner des repères sur son œuvre, ce qui domine en dernier lieu, c’est bien le mystère ou l’énigme. Surtout si cet écrivain est bien ancré dans son temps, c’est-à-dire dans la littérature contemporaine dont l’une des questions sous-jacentes – étant donné l’éclatement et l’évolution des formes narratives – est la suivante : si l’écrivain écrit, c’est pour savoir pourquoi il écrit.
Ainsi, pour rassurer le lecteur, il est sans doute utile de préciser que ce qui compte, c’est bien le résultat, autrement dit la forme textuelle qui se suffit à elle-même. C’est donc à travers le texte, dans la fiction que le lecteur découvrira l’auteur. Car le texte, lui, est unique, il ne peut être remplacé par aucun discours, aucune spéculation. Stéphane Pucheu

Stéphane Pucheu publie chez Le chasseur abstrait :

Le dernier homme suivi de Étrange Éros, récits.
Une fresque particulière, nouvelles.
Pour une véritable littératuree, essai.

Espace de Stéphane Pucheu

 

 

JEAN-MICHEL GUYOT

Parfums de l'exilée
Temps en sous-œuvre...
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Jean-Michel GUYOT - Parfums de l’exilée

Temps en sous-œuvre, temps éteint par où chemine l’absence de paroles…

Le temps de vivre, le temps d’aimer, anéanti, annihilé, réduit à rien que des mots qui disent la séparation d’avec le cœur de vivre.

Cela arrive parfois, le matin venu.

Pourquoi tant de modestie, pourquoi cette propension à minimiser la présence, pourquoi cet effacement ?

Chemins de vie tordus, distordus, perdus dans les méandres des mots mauvais des autres.

Nécessaire humilité de qui œuvre, ne créant rien que l’espace ouvert sur le dialogue où la parole féconde, d’une rive à l’autre, rassemble en un même site le Dire qui ne s’achève jamais en un discours fermé sur soi-même [...]

Jean-Michel Guyot a publié chez Le chasseur abstrait un recueil de deux textes narratifs :

 Voir l'espace de Jean-Michel Guyot - L'inconnu sans ami. 

 

 

 

 

Patrick CINTAS

Chanson de Lorenzo
Cancionero español III

Après la Chanson d'Ochoa et celle d'Omero...

151 Polopos ! De ta pisse ancestrale et de ta terre toujours foutue la boue n'existe que pour les fleurs décoratrices de ton sommeil femmes patientes sans doute plus dures que la pierre si c'est nécessaire douces au moment d'accepter au moins le bonheur tandis que le malheur est d'être un homme pire qu'un homme : un corps d'homme de mémoire d'homme de connaissance d'homme d'excroissance d'homme de terminaison de chose rentrée objet cassé retourné à la matière qui est son premier sujet de l'écartement des cuisses revu et corrigé jusqu'à l'impatience d'y revenir dans un état physique lamentable

152 Boue de ma merde d'homme sur le visage de mes semblables boue des entrailles de mes semblables sur mon corps qui est l'expression d'un désir unanime, cherchant la femme dans l'homme pas la femme dans la femme pas l'enfant dans la femme perpétuant la magie de l'érogène rien de plus

153 Et dans cette nuit où j'ai décidé de tuer un homme que je ne tuerai pas dans cette nuit où j'ai voulu être une femme que je ne peux pas être parce que je suis la conséquence de l'amour et non pas son fruit légitime parce que je manque de consistance mentale parce que je n'ai pas la chance de connaître autre chose que ce simple dépassement érotique pour toutes ces raisons et à travers la nuit de chemins et de ponts que je connais bien je m'avance en connaissance de cause la pupille dilatée comme celle d'un chat imitant l'animal l'ayant parfaitement contenu quand je renifle la première odeur de merde

6900 versets et des poussières...

 Télécharger la Chanson de Lorenzo

Plusieurs volumes de Patrick Cintas sont disponibles chez Amazon.fr : ICI

 Voir le site personnel de Patrick Cintas - Télévision. 

18 volumes à télécharger intégralement

 

 

 

 

Des nouvelles de Gor Ur

Les six prochains épisodes de GOR UR seront livrés en bloc prochainement. L’auteur peaufine... il tient à son personnage. Roger Russel achèvera cette troisième partie du Tractatus ologicus. Il faut bien que ça s’arrête... Quel dommage... !

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Le lecteur médusé s’est demandé pourquoi il n’y avait rien entre le premier tome du Tractatus ologicus, Anaïs K. (2 volumes), et Gor Ur (3 volumes)... Il a bien vu le titre de ce deuxième tome en feuilletant mon site perso : CICADA’S FICTIONS... Qu’il se rassure. C’est pour bientôt (1 volume). Une chasse aux coquilles et on y vient. Où ? Mais ici !

 

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En attendant, ce lecteur impatient n’a peut-être pas déjà lu un des pendants de Gor Ur, je veux dire CARABIN CARABAS... C’est ici :

Carabin Carabas - Tome premier.

Carabin Carabas - Tome II.

Sites de Patrick Cintas et de Gor Ur :

 patrickcintas.ral-m.com &  Gor Ur - Le Gorille Urinant

 

 

 

 

CHRISTIANE PRIOULT

Balzac, Camus et
... Faulkner.

Christiane Prioult publie chez Le chasseur abstrait :
       Métamorphoses, poésie.
       Veille sur Laura - Prix du Chasseur abstrait (nouvelle) 2010.


 Page de Christiane Prioult.

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 Le Tome deux des Carnets d’Albert Camus, publié au cours du quatrième trimestre 1964, comporte diverses indications concernant l’œuvre de Balzac. Dès le mois de février 1942, Albert Camus n’hésite pas à signaler l’« attirance ressentie par certains esprits pour la justice et fonctionnement absurde »1, et il cite Balzac, fort à propos. L’auteur de La Comédie humaine a parlé dans ses romans de toutes les juridictions, allant du tribunal civil à la Cour de Cassation, et même au Tribunal des conflits, et il a évoqué de nombreuses personnalités appartenant à la hiérarchie judiciaire. Il faut citer, en particulier, le procureur général Granville dans Les Illusions perdues et le juge Jean-Paul Popinot entre autres, dans Splendeur et Misère des courtisanes  ; ce n’est du reste pas le seul roman où il paraisse. La Comédie humaine sert souvent d’illustration à toute une théorie de la justice et du droit. Sans aucun doute, la remarque de Camus, vise, en fait, dans ce domaine, une pluralité d’œuvres balsaciennes.

 Dans un autre registre, Les Carnets font également diverses allusions au Curé de Village. Page 20, on peut lire la remarque suivante : « Les supérieurs ne pardonnent jamais à leurs inférieurs de posséder les dehors de la grandeur » (Le Curé de village). Une lecture, même très attentive, ne permet pas, cependant, de découvrir ce texte dans ce roman de Balzac. On peut supposer que Camus ne fait que résumer deux textes du roman. Dans la lettre adressée par Grégoire Gérard au banquier F. Grossetête, se rencontrent les deux passages suivants : « Une défaveur occulte et réelle est la récompense assurée à celui de nous qui, cédant à ses inspirations, dépasse ce que son service spécial exige de lui. Dans ce cas, la faveur que doit espérer un homme supérieur est l’oubli de son talent, de son outrecuidance, et l’enterrement de son projet dans les cartons de la direction… »2 Parlant ensuite de la « Direction générale », le jeune ingénieur Gérard ajoute que c’est un « antre parisien, …où les vieillards jalousent les jeunes gens, où les places élevées servent à retirer le vieil ingénieur qui se fourvoie. »3 Ces passages, qui prennent place dans une sévère critique des Grandes Ecoles, de l’abus des concours et des spécialités, paraissent avoir été résumés par Camus dans cette phrase des Carnets.


Lire la suite [...]

 

 

 

 

JEAN-CLAUDE CINTAS

Fès Jazz in Riad Festival du 8 au 10 octobre 2010 à Fès (Maroc)
Pour cette 7ème édition, interview de son directeur artistique : Jean-Claude Cintas.

Jean-Claude Cintas publie chez Le chasseur abstrait :
       50 chantpoèmes, poésie.

Le Fès Jazz in Riad Festival est organisé sous l'égide de "La Fondation de Fès", présidée par Mohamed Kabbaj, et a pour fonction tout au long de l'année d'animer à partir de manifestations culturelles la ville de Fès dont la plus importante est le " Festival des Musiques Sacrées du Monde " qui a tenu sa 17ème édition en juin 2010.

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Fès Jazz in Riad Festival du 8 au 10 octobre 2010 à Fès (Maroc) - Pour cette 7ème édition, interview de son directeur artistique : Jean-Claude Cintas.

Espace de Jean-Claude Cintas

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Isla Negra nº 245.  (suite...) Carte blanche à Tristan Favre : Ganiv et-Gerstberger-Junquet-Pohl.  (suite...) Magalis Planès & Thomas Vinau - Nuisibles.  (suite...)
Fallados los Certámenes Internacionales de poesía, relato y fotografía digital.   (suite...) Revues.org - Collections du Collège de France, Livres d’e-Spania, Strenæ.  (suite...) Les Abattoirs Frac Midi-Pyrénées - Water Walk - Parcours d’art contemporain en vallé e du Lot.  (suite...)
Actualité Printemps des Poètes - été 2010.  (suite...) Marché de la Poésie : Pour Arlette Albert-Birot.  (suite...) Aujourd’hui, sur ActuaLitté.  (suite...)
BUREAU OF PUBLIC SECRETS - San Francisco 50 Years Ago (update).  (suite...) Certamen Internacional de la Poesia “Juan Crisostomo Lafinur”.  (suite...) Revista La Alcazaba - Las noches de las velas, liberalismo en España, parque Geológico de Aliaga, Medicina en Egipto, Madeira, Sahara Occidental.  (suite...)
Riposte Laique 151 bis : Fillon et la fillette voilée , France halal, France racaille  (suite...) "Un long silence de carnaval" de Miguel Duplan - le 2 septembre en librairie.  (suite...) La lettre hebdomadaire de Jean-Luc Chalumeau.  (suite...)
Galerie au Fil de l’Eau : Exposition du 9 juillet au 5 septembre 2010.  (suite...) Oswaldo Roses - SENTIDO CRÍTICO - Blog.  (suite...) Les Abattoirs - AVc ou le petit théâtre son ore et privé de Rebecca von Stahl (in memoriam Charlotte Moorman).  (suite...)
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Revue TRAVERSÉES nº 59 - Spécial nouvelles nº 4.

 

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Voir notre article de présentation ici.

 

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Fès Jazz in Riad Festival du 8 au 10 octobre 2010

 

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Le recueil Haiti Haïcris

 

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Ce recueil constitue la contribution des créateurs du MUP à la solidarité qui s’est développée au fil des jours et dont nous avons publié la première version virtuelle le 31 janvier 2010. Trente écrivains et plasticiens y ont participé. Une initiative parmi bien d’autres.

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Participants

Une goutte d’eau sans doute. Mais une goutte d’eau nécessaire pour exprimer notre solidarité au peuple haïtien. Ceux qui ont répondu à notre appel on fait usage de la seule arme dont nous disposons, qui est la parole vivante. Nous remercions les éditions du « Chasseur abstrait » d’avoir permis que ce recueil soit repris dans le cadre de la RAL,M. Pour tout renseignement complémentaire sur la vie ultérieure de ce recueil, participation à des rencontres, souhaits de participation aux activités du MUP : http://www.jean-foucault.fr

 

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POINT BARRE Nº 8
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Communiqué

 

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lettre des îles
numéro 29
avril 2010

SOMMAIRE

  • Port-au-Prince, 12 janvier 2010
  • Henri Queffélec écrivain breton
  • mise à jour de la bibliothèque insulaire : 2511 notices bibliographiques, liens vers toutes les pages créées entre le 30 décembre 2009 et le 12 avril 2010.

 



lettre des îles 29, avril 2010


http://jacbayle.perso.neu f.fr/livres/lettres_ iles_11.html

 

 

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Prix Max-Jacob 2009

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Le Prix Max-Jacob 2009 vient d’être attribué à La cendre des jours de Bernard Mazo. Rappelons que ce recueil enrichi de lavis d’Hamid Tibouchi est paru chez Voix d’encre au printemps 2009.

Bernard Mazo est né à Paris en 1939. Parmi ses derniers recueils, La Vie foudroyée (le Dé bleu, 1999) ; Cette absence infinie (le Dé bleu, 2004) et un essai Sur les sentiers de la poésie (Melis Editions, 2008). Il figure dans de nombreuses anthologies. Pour Jean Orizet, il est un poète qui « élève sa désespérance à la hauteur d’une morale avec du Cioran chez lui ». Alain Bosquet, en 1984, dans le journal Le Monde : « Lapidaire parmi les lapidaires, il arrive à une densité lumineuse que peuvent lui envier bien des poètes célèbres ». Monique Petillon écrit dans Le Monde des livres, à propos de La Vie foudroyée : « Voici une poésie magnifique que traverse une lucidité lumineuse, une tension constante entre parole et mutisme ». Par ailleurs, critique et essayiste, il a codirigé pendant près de dix ans le mensuel de poésie Aujourd’hui poème. Il est Secrétaire général du Prix Apollinaire et membre de l’Académie Mallarmé.

Ton visage
La simplicité douloureuse
De ton visage
Sa douceur préservée
Comment décrire ce miracle ?
Ton visage entre mes mains qui tremblent
Et par ce simple frôlement
Toute la chaleur du monde ressuscitée
Ton visage comme une mouette sur la mer
Mais comment dire cela ?

 

Informations chez Voix d’encre

 

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Cliquez pour lire la brochure

DjangodOr France 2009

 

Lauréats des Trophées internationaux du jazz

 

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DjangodOr - Palmarès 2009

 

Consulter les news sur djangodor.ral-m.com

 

 

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http://www.incertainregar d.fr

Chro-
niques
 

Chroniques
Évitons le dithyrambe propre aux Bosse-de-Page
et chroniquons ce qui mérite de l'être.

Proposez vos chroniques à la rédaction.
Livres.
Expositions.
Concerts.

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L’éditorial de Serge MAISONNIER

Après m’être amusé à construire un petit blog et même une page facebook pour la revue qui n’avait pas, selon moi, une audience à la hauteur de son mérite, Patrice me demande de signer ce petit édito. Je vais donc tacher de modérer mes addictions à l’écran et à la souris au moins le temps de ces quelques lignes.

Au sein du marasme ambiant qui voit la Belgique toujours empêtrée dans ses conflits ethnolinguistiques, la France ne sachant plus à quel slogan de son hyper président se vouer et une Amérique qui broie du noir sur les plages de Louisiane, au milieu de cette sinistrose dis-je, un peu de poésie ou de littérature est toujours bon à prendre. D’autant que les vacances ne sont pas sujettes aux « empoignements théoricaux » chers au milieu de la poésie en France comme le décline un très bon article de Joseph Mouton paru sur Sitaudis[1]. Que la nonchalance de l’été ne vous empêche pas, malgré tout, de lire dans ce numéro de Traversées l’article très érudit de Jalel El Gharbi.

Non ! Installez-vous plutôt au coin d’un arbre dans votre hamac préféré pour déguster les cinq nouvelles de ce « Spécial été ». Ainsi, après avoir médité sur la gravité de la crise et du chômage qui peuvent toucher chacun de nous, entre deux assoupissements, vous résiderez dans la villa du parc Borghèse à Rome ; vous accompagnerez Sawako dans son jardin de Kyoto ; vous compatirez peut-être aux soucis de la double vie de Jonas ; certainement, vous ne direz pas non à un peu d’érotisme sur les plages catalognes d’Argelès sur mer, à moins qu’un polar de Iain Pears disséqué par Georges Jacquemin n’ait vos préférences.

Une fois ces bonnes lectures digérées, si vous êtes auteur dans cette revue ou les précédentes, vous ne manquerez pas de me donner vos coordonnées pour les mettre en lien sur le site. De même vous pourrez me fournir vos annonces de publications ou d’événements auxquels vous participez. Dans la mesure du possible, il en sera fait écho sur le blog. Et, pour tout le monde, vos commentaires et réactions sur les articles et autres rubriques de ce numéro seront toujours les bienvenus dans cet espace du net qui n’existe que pour servir de relais à la revue.

Je ne sais pas vous, mais moi, cette belle couverture de Traversées m’inspire et je me dis que s’il le fallait, j’arriverais peut-être à me passer d’écrire mais, comme ces enfants, jamais de lire. Et ce n’est sans doute pas Nadine qui me contredira, capable, entre deux fournées trimestrielles, d’analyser cinq ou six romans ou recueils pour approvisionner la revue d’autant de chroniques.

sergemaisonnier@hotmail.fr

http://traversees.wordpre ss.com/a-propos/

 


[1] http://www.sitaudis.fr/Po emes-et-fictions/le-milieu-de-la-poesie-en-france.php 
Article extrait de Hannibal tragique aux éditions Les petits matins, 2010

 

La revue Traversées.

Présentation de Patrice BRENO, Directeur de publication.

Aujourd’hui, nous sommes plus de 400 créateurs différents, écrivains, poètes ou prosateurs, dessinateurs, plus de 400 personnes différentes à avoir collaboré, contribué à la quintessence de Traversées.

Traversées est une revue trimestrielle de littérature francophone née à Virton (Gaume – Belgique). Le premier numéro est sorti à l’automne 1993, le numéro 59 va bientôt sortir de presse (août 2010).

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Traversées
Présentation

Depuis longtemps, j’avais l’impression qu’il y avait un vide à combler au départ de Virton. Après la disparition de La Dryade, fondée et dirigée par Georges Bouillon, plus grand chose - dans le monde revuistique s’entend - n’apparaissait à l’horizon. Fort de constater que les revues sont le tremplin idéal pour que les jeunes créateurs puissent peaufiner leurs armes, fort de constater que tellement de personnes écrivent et ne parviennent jamais ou rarement à diffuser leurs écrits, finalement fort de constater que des tas d’auteurs connus gagnent à l’être davantage, je me suis dit : pourquoi pas… ? Un beau jour de 1993, alors que j’en parlais autour de lui, Alain China s’est dit intéressé. Et, à deux, nous avons entrepris de mettre sur pied une aventure qui dure depuis près de 17 ans.

Il nous fallait trouver un nom : parmi d’autres, Traversées a retenu notre attention, parce qu’il symbolise le passage d’une rive à l’autre, imaginaire ou non et que, lorsque l’on écrit, lorsque l’on dessine, c’est bien sûr d’abord pour soi, mais surtout pour communiquer avec d’autres. Donc, Traversées était censée encourager cette relation. En plus du parfait inconnu, il lui fallait aussi des figures notoires qui puissent servir de "locomotive". La revue a prouvé, en 58 numéros parus à ce jour, que beaucoup de créateurs confirmés peuvent lui faire confiance. Beaucoup de textes parviennent aux responsables, de plus en plus car la renommée de Traversées s’est développée davantage hors des frontières régionales, puis belges. Les textes reçus sont scrupuleusement classés et - surtout - lus par un Comité de lecture (qui faisait aussi office de Comité de rédaction) ; sa composition a été modifiée au cours des années : en ont fait partie, outre moi-même, Alain CHINA, Cathy LEYDER, Marie-Josée CARION, Marie-Line SCHNEIDER, Michel BAAR, Paul MATHIEU, Véronique DAINE. Dès cet été, vu le travail considérable demandé à chacun, deux groupes ont été constitués : un Comité de rédaction, composé de Marie-Line SCHNEIDER, Nadine DOYEN, Paul MATHIEU, Serge MAISONNIER, et moi-même ; un Comité de lecture, composé de Jacques CORNEROTTE, Suzette GELAMBI et Xavier BORDES. La mixité des deux comités n’étant pas négligeable pour l’objectivité et l’éclectisme des choix opérés et des analyses.

Partie de rien, la revue a cherché continuellement à faire mieux, à aller plus loin. Chaque fidèle de Traversées estime qu’il y a un plus à chaque numéro.

Traversées ne se veut pas une revue à caractère exclusivement régionaliste, mais est ouverte à tous les courants de pensée, tout en respectant la bienséance. On peut recenser des collaborateurs non seulement en Gaume, dans toute la Belgique, non seulement en Europe, mais même dans le monde entier. Anecdotes :

  • un jour, à 6h30 du matin, j’ai reçu un appel téléphonique de Thaïlande où un auteur belge me proposait d’envoyer des textes ;
  •  récemment, un courriel du Japon est arrivé dans la boîte de réception de mon PC ;
  • un docker de San Francisco m’écrit régulièrement ;
  • d’autres correspondants réguliers des Etats-Unis, d’Irlande, d’Italie…

Si vous cherchez un quelconque fil conducteur à la revue, vous n’en trouverez pas, ou peut-être en cherchant. Les responsables de la revue recherchent davantage la variété, la diversité tant des idées que des sujets. Donner à chaque numéro un thème, un modèle à suivre, semblerait artificiel, trop construit. La revue, avec un thème imposé, perdrait de sa spontanéité, de sa fraîcheur.

Chaque numéro est découpé en trois parties : le dossier ; les textes d’auteurs ; les chroniques. De temps à autre, quelques illustrations agrémentent les pages de la revue.

 

1. Le dossier :

Parmi les parutions, des dossiers ou tribunes libres ont été consacrées à un auteur : entre autres Franz Bartelt, Philippe Besson, Jorge Luis Borges, Francis Chenot, Pierre Dhainaut, André Doms, Marc Dugardin, Paul Février, Guy Goffette, Gaspard Hons, Danielle Hoffelt, Gaspard Hons, Georges Jacquemin, Serge Joncour, Hubert Juin, Werner Lambersy, Philippe Leuckx, Santiago Montobbio, Michel Pesch, Arthur Praillet, Roland Reutenauer, André Schmitz, Jacques Simonomis, Jude Stéfan, Salah Stétié, Alain Suied, Alexandre Voisard… ; ou à un courant littéraire : la Bulgarie (la littérature bulgare - jadis et maintenant), le Canada (des auteures et auteurs de l’Outaouais), le Danemark (des images du Danemark et des Danois dans la littérature française d’hier à aujourd’hui), la France (les Solicendristes ou les auteurs de la revue « Soleils et Cendres »), le Grand-Duché de Luxembourg (du côté du Luxembourg : Laurent Fels, Nic Klecker, René Welter), la Tunisie (plusieurs poètes tunisiens contemporains), le Congo (Fiston Nasser Mwanza Mujila et Patrick Tankama) ; depuis 2007, un spécial « nouvelles » paraît annuellement à la veille des vacances d’été…

2. Les textes d’auteurs :

Si, dans Traversées, la poésie a la part belle, la revue accepte également des nouvelles, des critiques, des études sur un auteur, un courant littéraire, une manière de penser... Les textes qui y sont publiés sont pour la plupart inédits et émanent d’auteurs confirmés ou non. Parfois, des illustrations agrémentent aussi ses pages.

3. Les chroniques de livres et de revues :

Traversées a aussi la réputation de recenser d’importantes et judicieuses analyses critiques de livres et de revues, ce qui permet d’aider le lecteur à s’orienter dans ses choix personnels ; des correspondants fidèles et sérieux alimentent régulièrement cette partie.

 

Par deux fois, avec Paul Mathieu, j’ai été invité à Bari en Italie par Giovanni Dotoli, Professeur de littérature française et italienne à l’Université de Bari et de Paris-Sorbonne, afin de participer – en compagnie des plus hautes sommités en matière de poésie et de littérature :

  • en janvier 2002 à un colloque international sur la poésie française (où la revue Traversées était présentée devant un large public ; la responsable de la revue française Nu(e) était également de la partie
  • en mai 2005 à un colloque sur la littérature française (où nous présentions chacun un exposé : seul un autre représentant belge y était invité : à savoir Marc Quaghebeur).

 

A ce qui précède, je souhaite ajouter que - de plus en plus souvent - des auteurs plus connus, non seulement par sympathie, mais aussi - je pense - parce qu’ils pensent que Traversées est une revue intéressante, nous envoient également des textes.

Il faut continuer à rêver, à ouvrir ses sens à l’imaginaire, à la créativité onirique, tenter d’aller plus haut que les étoiles, plus loin que les galaxies. C’est si important !

N’hésitez pas à nous écrire, à nous envoyer vos écrits et/ou vos dessins, à nous demander l’un ou l’autre exemplaire, à nous faire part de vos critiques, remarques et/ou suggestions.

 

Adresse de contact : Patrice Breno, Faubourg d’Arival 43 à 6760 VIRTON (Belgique).

Téléphone : 0032497 44 25 60. 

E-mail : patricebreno@hotmail.com 

 

Si vous le désirez, vous pouvez consulter le site de la revue "Traversées" :

http://traversees.wordpre ss.com/a-propos/

 

 

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Olivier Mathieu - Hector Loaiza - Antonio Miranda et Daniel de Culla.

 

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Démons bleus à Cuzco

Éditions La résonnance

Hector Loaiza

Écrivain, journaliste et traducteur d’origine péruvienne, il s’installe en France en 1969. Il écrit en français depuis vingt-cinq ans. Naturalisé français en 1991, il habite actuellement à Pau.

Préface de Carmen Bernand

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Le roman Démons bleus à Cuzco, peut se lire selon plusieurs perspectives. La trame, d´abord, très bien construite, qui unit les familles d´un chanoine, d´un propriétaire terrien, et d´un Indien du haut plateau devenu citadin, à travers leurs amours et leurs enfants. Nous laisserons le lecteur découvrir leurs liens complexes et les blessures profondes qui ont marqué leur existence et qui ont laissé des traces indélébiles sur leurs descendants.

La description des milieux sociaux et de leur évolution dans le courant du xxe siècle est un deuxième niveau de lecture. Nous voyons évoluer dans le Cuzco du début du siècle les rapports compliqués entre Indiens et notables, entre commerçants étrangers (gringos) et « cholos », métis des marchés et des échoppes de la ville, entre propriétaires fonciers et paysans asservis. Mais l´intérêt de ce roman est de décrire l´ambigüité de ces relations en évitant les considérations morales et le manichéisme propres à une certaine littérature indigéniste.

Carmen Bernand, historienne et anthropologue, spécialiste de l´Amérique latine, auteur de plusieurs ouvrages sur le Pérou, l´Équateur et l´Argentine.

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Olivier Mathieu, dit Robert Pioche, le dernier romantique.

Jean-Pierre Fleury

Éditions des Petits Bonheurs.

  • Distributeur exclusif : Librairie Jean Touzot à Paris. 
  • On peut ausi se procurer cet ouvrage chez l’auteur en lui écrivant : jean_pierre.fleury2@aliceadsl.fr.

(auto)Biographie d’Olivier Mathieu. 

Olivier Mathieu est un écrivain d’origine belge, né à Paris le 14 octobre 1960 et naturalisé français en 1974. Il est notamment connu pour ses propos négationnistes, antisémites et pour avoir, en février 1990, nié l’existence des chambres à gaz en direct à la télévision française (cf. liens externes). Ces propos, prononcés avant l’entrée en vigueur de la loi Gayssot le 13 juillet 1990, ne tombaient donc pas sous le coup de cette loi.

[... suite dans Wikipédia.]

Site d’Olivier Mathieu.

 

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Antonio Miranda

Poète brésilien, écrivain, dramaturge et sculpteur, il a publié des poésies et des pièces de théâtre dans divers pays. En 1967, il décide de s’exiler et vit alors une période d’intense effervescence dans l’agitation culturelle de l’Amérique latine, produisant nombre d’ouvrages littéraires et artistiques. Sa créativité fut reconnue par la critique de plusieurs pays. Miranda a vécu et publié à Buenos Aires (Argentine), Caracas (Vénézuéla), Bogota (Colombie) et Londres. Tu País Está Feliz, pièce de théâtre jouée pour la première fois en 1971, a été jouée dans plus de 20 pays et publiée au Brésil en 1979.

Antonio Miranda dans la RAL,M.

Site d’Antonio Miranda.

 

Et un petit cadeau de Daniel de Culla

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Daniel de Culla dans la RAL,M

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Autres chroniques - Gaston Massat - Prix Carbet - Frankétienne - Bernard Mazo [...]

 

Attirer aussi l'attention du lecteur vers

 

Le site de William Gass - Tunneling.

Le génie
William Howard Gass was born in Fargo, North Dakota, in July 1924. He earned his undergraduate degree from Keynon College in 1947 and his PhD in philosophy from Cornell University in 1954 (Dissertation: "A Philosophical Invesigation of Metaphor"). Gass taught philosophy at Purdue University before moving to Washington University in St. Louis, where he was a professor of philosophy (1969 - 1978) and the David May Distinguished University Professor in the Humanities (1979 - 1999). He also founded and directed the university's International Writers Center (1990 - 2000). Upon Gass' retirement from teaching in 2000, he became the David May Distinguished University Professor Emeritus in the Humanities. He lives in St. Louis, Missouri, with his wife, the architect Mary Henderson Gass.

 

Site d'Éric Sérandour - Bug Reset.

À lire
### 2010 ### kjdfwg75dfq534hg35wg 571t7heq 1tejeqrlkj ### erreur ### UG GUYFYTFHGCRse JHGDQSG4G75DFQ57GQRGORNnBHJGFVJDSF787545575 ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ FCX4G54FSD;BHSDQF,NMLK JKH KHGGKHFDLSJGSRDN NJKGKB HF F jh uhfdl Né en 1970, Eric Sérandour qsd5t185srd 7ty1ze y17et7yr75y vit à Saint-Brieuc. Jusqu'en 2008, il est intervenu dans les marges et aux marges de la littérature. LKJSDHQG F RTGE45 Y4Z4RTH ZT R Dans le cadre de son activité poétique, dsrf54t1v 5zre1 y71y7ze il effectuait des relevés dans son environnement

 

E-Poetry.

Richissime
Espen Aarseth Annie Abrahams Helen Adam Charles Alexander Joe Amato mIEKAL aND Bruce Andrews Jim Andrews David Antin Rae Armantrout John Ashbery Tim Atkins Tony Baker Sandy Baldwin Amiri Baraka Michael Basinski derek beaulieu Laurel Beckman Susan Bee Giselle Beiguelman Thomas Bell Dodie Bellamy Aaron Belz Caroline Bergvall Charles Bernstein Ted Berrigan Mei-mei Berssenbrugge Joel Bettridge Gregory Betts Simon Biggs Paul Blackburn Robin Blaser Friedrich W. Block Sean Bonney Regis Bonvicino Natalie Bookchin Philippe Bootz Christian Bök Andrea Brady Joe Brainard Mary-Anne Breeze David Bromige Nicole Brossard Lee Ann Brown Pam Brown Basil Bunting William Burroughs Richard Caddel Stephen Cain Diane Caney John Cage Stuart Calton Haroldo de Campos Vahni Capildeo Philippe Castellin John Cayley Joseph Ceravolo Abligail Child chris cheek Maxine Chernoff Margaret Christakos Thomas A. Clark Bob Cobbing Stephen Collis Wayde Compton Clark Coolidge Gregory Corso Florian Cramer Robert Creeley Peter Culley Wystan Curnow Julien d'Abrigeon Fred D'Aguiar Michael Davidson Alan Davies Leigh Davis David Daniels Samuel Delany Edwin Denby Richard Denner Claire Dinsmore Dubravka Djuric Fabio Doctorovich Hilda Doolittle Edward Dorn J. Yellowlees Douglas Arnold Dreyblatt Johanna Drucker Steve Duffy Paul Laurence Dunbar Andrew Duncan Robert Duncan Rachel Blau DuPlessis Patrick Durgin Craig Dworkin Ken Edwards Larry Eigner Markku Eskelinen Jerry Estrin Clayton Eshleman Dan Farrell Raymond Federman Deanna Ferguson Annie Finch Peter Finch Allen Fisher Norman Fischer Four Horsemen Richard Foreman Katheleen Fraser Baroness Else von Freytag-Loringhoven Benjamin Friedlander Heather Fuller Chris Funkhouser Peter Ganick geniwate Allen Ginsberg C.S. Giscombe Peter Gizzi Loss Pequeño Glazier Kenneth Goldsmith Samuel Greenberg Ted Greenwald Robert Grenier Bill Griffiths Ernesto Livon Grosman Barbara Guest Jorge Guitart Ladislao Pablo Györi Alan Halsey Jeff Hansen Terry Harpold Carla Harryman George Hartley Lee Harwood Kate Hayles Michael Heller Piero Heliczer Neil Hennessy Lyn Hejinian Emmanuel Hocquard Bob Holman Paul Hoover Susan Howe Juan José Diaz Infante Peter Inman Kenneth Irby Edmond Jabes Laura (Riding) Jackson Elizabeth James Lisa Jarnot Patricia Jones Linton Kwesi Johnson Pierre Joris Ronald Johnson James Joyce Michael Joyce Trevor Joyce Eduardo Kac Aya Karpinska Adeena Karasick Vincent Katz Robert Kelly Robert Kendall Judith Kerman Kevin Killian Cynthia Kimball Myung Mi Kim Amy King John Kinsella Matthew Kirschenbaum Alexis Kirke Wendy Kramer David Knoebel Joanne Kyger Lake Affect Michael Lally Deena Larsen Nick Lawrence Hank Lazer Ann Lauterbach Tom Leonard Michele Leggott Leevi Lehto Xavier Leton Andrew Levy d..a. levy Jennifer Ley Ira Lightman Tony Lopez Mina Loy Marjorie Lusebrink Dorothy Trujillo Lusk Karen Mac Cormack Rob Mackenzie Jackson Mac Low Nathaniel Mackey Judy Malloy Donato Mancini Gustave Morin Lev Manovich Peter Manson Juliet Ann Martin Camille Martin Bernadette Mayer Mez (Mary-Anne Breeze) Steve McCaffery Michael McClure Jerome McGann rob mclenanan Deborah Meadows David Melnick David Meltzer Talan Memmott Maria Mencia Philadelpho Menezes Rod Mengham Douglas Messerli Adrian Miles Drew Milne David Miller Geraldine Monk Nick Montfort Laura Moriarity Gustave Morin Hilda Morley Tracie Morris Judd Morrissey Eric Mottram Stuart Moulthrop Erin Moure Jennifer Moxley Wendy Mulford Harryette Mullen Eileen Myles Jason Nelson bpNichol A.L. 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Dès la rentrée prochaine
Le chasseur abstrait éditeur
aura son site propre
indépendant de la RAL,M.

 

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www.ral-m.com

La RAL,M retrouvera ses aspects et ses fonctions de revue en ligne doublée de ses Cahiers et de sa revue papier Textes & Prétextes. Ce site propose un sommaire mensuel chargé de nouveautés, un blog de l’info qui diffuse vos news, les rubriques poésie, roman, essais, etc., où sont publiés vos oeuvres, des espaces d’auteurs, des sites personnels, bref la RAL,M est un outil de diffusion et de communication en même temps qu’un lieu de création littéraire, plastique et musicale comme son nom l’indique clairement. Il existe à la manière de la librairie newyorkaise citée plus haut par Paul Auster : « Il y avait certains livres de poésie qui traînaient six ou sept ans sur les rayonnages avant qu’un acheteur ne se présente. L’idée générale, c’était que les bons livres parviennent à nous survivre. »

 

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www.lechasseurabstra it.com

Le nouveau site du Chasseur abstrait, désormais indépendant de la RAL,M, s’adressera aux lecteurs pour présenter le catalogue. Les auteurs publiés par Le chasseur abstrait pourront s’y exprimer en toute liberté avec de vrais moyens mis à leur disposition (rubrique + assistance technique - gratuitement bien sûr). Les lecteurs disposeront aussi d’espaces conviviaux pour commenter, discuter, comparer, etc. Les libraires y trouveront toutes les références des ouvrages (Dilicom) ainsi que les propositions des auteurs qui souhaitent participer activement à la promotion de leurs ouvrages. Les médias y trouveront les Communiqués et les Dossier de Presse qui leur sont utiles. L’Université y rencontrera les auteurs intéressants du point de vue de l’étude de la Littérature. Le RALM,ag, revue papier de réflexion et de communication, reprendra systématiquement l’ensemble de ces informations littéraires et commerciales au service des auteurs, des lecteurs, des libraires et de la critique. [1]


[1] Pour l’instant, les deux adresses Internet www.ral-m.com et www.lechasseurabstra it.com pointent ici, sur le Portail, ainsi que l’ancienne www.artistasalfaix.c om.

 

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Nouveautés

 

 

Parutions du mois de juillet:

 

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Et si, après tout, le narrateur était un loup ? Un animal, un être libre qui choisit lui-même ses contraintes ? Faut-il y voir, par ailleurs, la parabole de la nature et de sa toute puissance ? Sans doute. Plus certainement, le même destin que partagent l´homme et l´animal.

Apparemment bâti pour la course ou l´errance – mais les deux vocations ne sont-elles pas les mêmes – je m´apprête à partir. Mon pelage noir et blanc, tacheté par endroits, est parfaitement luisant, témoignant d´une forme optimale. Mon corps est extrêmement robuste. Mes yeux ont une acuité profonde et mon champ de vision dépasse les cent quatre vingt degrés. Mon ouïe est fine, très fine même. Ma transpiration s´effectuant par le biais de ma langue, j´éprouve souvent le besoin de me désaltérer. Il me faudra faire des haltes fréquentes, je suppose. Le moindre de mes mouvements me renseigne sur la totalité de mon corps, ainsi que son métabolisme. Mon esprit est en éveil constant, il ne cesse de sentir, d´observer et de spéculer. Chargé de souvenirs, anciens ou futurs, traversé par l´enchevêtrement des temps et des époques, je me sens prêt.[...]

Dans les autres nouvelles, des analogies sont créées à partir d´impressions esthétiques, de jeux linguistiques parfois traversés par des considérations littéraires, par la voix de la littérature. En opérant de nombreux glissements, la narration rapproche des mondes réels ou fantasmés, au départ éloignés et qui, ensemble, constituent le texte

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Espace de Stéphane Pucheu

 

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Aujourd´hui, beaucoup de gens écrivent et, souvent, de manière uniforme. Or, l´un des objectifs majeurs de la littérature est de détruire les clichés. Saisir / détruire / absorber / reconstruire… pour ériger.

La plupart des livres actuels ne sont que de vagues contenus sociologiques, des références plaquées qui n´expriment rien de véritablement nouveau sur l´esprit humain. Or, le travail du créateur consiste à dire quelque chose qui n´a pas été encore dit. Et d´une manière qui n´a pas été encore utilisée. D´une manière nouvelle.

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Espace de Stéphane Pucheu

 

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Échos en fuite de Josaphat-Robert Large est une oeuvre profonde. Je l´apprécie comme telle, non pas seulement à cause des moyens mis en oeuvre pour nous offrir des poèmes d´une grande qualité littéraire – rien de surprenant sur ce point, car dès sa première publication, Nerfs du Vent ( Paris, P. J. Oswald, 1975 ), Large s´est imposé comme l´un des poètes importants de son temps – mais surtout en raison de la relation, entretenue avec une réflexion sur le problème et les manifestations de la mort, qui sous-tend l´écriture et qui donne son sens à l´existence.

Tout au long de cet ouvrage, Josaphat-Robert Large nous présente son île, ou précisément sa partie occidentale, Haïti, comme des vagues déferlant vers ses chemins de croix, Jérémie, sa ville trouée, qui a connu en août, septembre et octobre 1964 l´un des massacres les plus horribles, perpétrés par des dirigeants politiques déments et démoniaques qui n´épargnèrent même pas la vie des bébés.

Préface de Gérard Campfort.

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Extrait

Page de Josaphat Robert Large

 

 

À paraître en septembre:

 

Nadol's

Rumeur de la distance


Extrait

 

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Voilà un plein d’idées pour l’avenir - par le créateur de la revue PPHoo.

« S’il n’y avait rien eu de plus que leurs écrits et si l’Amérique n’avait pas été le pays de la liberté et, de la démocratie, les précurseurs de la Beat Generation, Ginsberg et Burroughs, et leur camarade de tout temps Lawrence d’Arabie, auraient été soit tués, soit achetés, soit bâillonnés, soit exterminés… Les premiers écrivains de la Beat Generation le savaient et ils connaissaient aussi le mécontentement populaire et la frustration qui régnaient dans une large couche de la société et, en particulier, dans les communautés de jeunes. Alors, par leur expérience et l’étonnant pouvoir de leur imagination, ils descendirent dans le monde de la réalité et firent le vœu que tous leurs mots deviendraient réalité. Ils firent le vœu qu’ils ne prendraient comme sujet rien d’autre que leur propre vie et finalement, pour citer de nouveau Kaviraj George Dowden, ils feraient de leur vie un poème, un poème à vie. Ils ont tenu parole et c’est comme cela que toute la génération s’est impliquée dans la liberté et la libre « Beat Generation ».

C’est à ce moment-là que Jack Kerouac, qui avait déjà à son actif plusieurs livres très personnels et, sous certains angles, très significatifs, est apparu dans les kiosques à journaux avec Sur la route, arrière-plan d’une Amérique inconnue, et avec sa connaissance de Céline, de Lautréamont, de l’art poétique de Rimbaud et des surréalistes. »

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Extrait

Page de Pradip CHOUDHURI

 

Le livre de Carlos Barbarito

Fuego bajo un cielo que huye

Prix Chasseur de poésie 2010

est en cours de traduction.



Page de Carlos Barbarito

 

Parutions précédentes

 

 

 

Parutions du mois de juin:

 

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Que peut la poésie en ces temps de folie ? Que peuvent les mots pour défaire l´ordre du monde ? La poésie semble être, plus que jamais, inutile, confinée dans les domaines d´une élite, elle n´ébranle rien, ne touche personne ou presque, cette parole pourtant si virulente, ancrée dans les nuits, est désormais évanescence. Il en est ainsi sans doute parce que certains prétendus poètes cultivent la poésie comme d´autres cultivent leur jardin, elle n´est alors qu´un élan langoureux qui ne sert qu´à ressasser le mièvre. Mais les poètes, les vrais, les purs, persistent, ils écrivent, ne cessent d´écrire, ils cherchent, à travers les mots, à dire la condition humaine dans tout ce qu´elle a de complexe et d´indicible. Ils ne cessent d´exercer cette parole fondamentale qui puise dans les tréfonds pour gicler à la gueule du monde beauté et violence, une parole qui signifie, au-delà de toute posture, de tout faux semblant, la vérité d´un être.

Parmi ces poètes, on peut compter Arnaud Delcorte. Il est l´auteur de deux recueils de poésie et s´impose comme une voix forte de la poésie francophone.

Lire Arnaud Delcorte, c´est se dépouiller de tous les apparats du factice, c´est vagabonder en un lieu de pleine nudité, où se mêlent fulgurances et fractures.

Umar Timol

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Page d’Arnaud Delcorte

 

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La sincérité et l’intensité - sincérité des sentiments - intensité de l’écriture - concourent à la noblesse de ce récit véridique.

Agé à peine de dix-huit ans et demi, Hocine Aït Saïdi fait partie de l’équipe nationale algérienne de boxe. Sélectionné pour effectuer un stage de préparation en Italie, il est hospitalisé suite à une chute lors d’une séance d’entraînement. L’auteur est son frère. Il assiste au dernier combat de « Houhou », puis ramène le corps au pays. La mémoire envahit alors le récit : « Mais non, Houhou n’est pas mort, il vit et continuera de vivre au plus profond de mon être tant que je serai de ce monde. »

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Page de Ahcène Aït Saïdi

 

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C’est solidement écrit et composé pour retenir le souffle.

« Il revenait d’une simple mission de contact qui l’avait entraîné jusqu’à Marseille, et ne portait pas l’uniforme. Sur le chemin du retour, le disque empourpré du soleil, précurseur de la nuit, l’avait incité à une fuite en avant, loin, toujours plus loin, lui faisant oublier la nécessité du repos. La route semblait interminable, s’étirant presque à son insu, dans un combat sans merci avec sa volonté d’arriver. La fatigue qui envahit peu à peu le conducteur, s’il n’y prend garde, et fait de lui la proie de Morphée, le dominait maintenant ; elle était présente, paralysant tout son être. Il soupira inconsciemment. Ses quarante-trois ans commençaient à peser lourdement sur ses épaules. » Un thriller s’ensuit, rondement mené.

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Page de Christiane PRIOULT

 

Parutions du mois de mai:

 

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Pierre Vendel est né le 9 septembre 1967 à Metz. Lorrain de pure souche, il habite aujourd’hui à Talange, une ville située à quinze kilomètres au nord de Metz. Professeur de lettres au collège d’Amnéville depuis 1998, Pierre Vendel enseigne le français depuis maintenant seize ans. C’est au début des années 80, en écoutant « La vie ne m’apprend rien » de Daniel Balavoine, qu’il considérait comme une sorte de père spirituel, qu’il a pris conscience du pouvoir et de la beauté des mots : « Les lois ne font plus les hommes mais quelques hommes font la loi ». Ce chiasme a été le déclic poétique, la prise de conscience de la beauté de la langue, il a déclenché en lui l’envie de créer à son tour, le désir de jouer avec les mots, de les manipuler, de les faire rimer, mais également d’exprimer des idées aussi belles que rebelles. En 1984, il a donc écrit son premier texte poétique, sur le mur de Berlin. Les poésies se sont ainsi enchaînées… et se sont régulièrement entassées au fond d’un tiroir, jusqu’au jour où… Pierre Vendel publie, en avril 2009, chez Le chasseur abstrait éditeur, un premier recueil de poésies, intitulé Funambule. En mai 2010 parait un deuxième recueil : Le Passant, chez le même éditeur, recueil qui regroupe notamment des textes satiriques et engagés sur la société du XXIème siècle.

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Page de Pierre Vendel

 

Hugues ETA est un écrivain francophone né le 2 avril 1971 à Dolisie, au Congo Brazzaville,pays d’une grande diversité de cultures traditionnelles et d’autant d’expressions artistiques anciennes. Après avoir fait l’expérience de la poésie et de l’imaginaire, Hugues ETA nous offre « Une silhouette de poule », son premier roman, un livre muni d’une écriture poétiquement réaliste, saga émouvante d’une famille africaine avec les bonheurs, les malheurs, les débuts et les fins tragiques de plusieurs générations. Phrases courtes et percutantes dévoilent avec poésie et humour, intelligence et sensibilité, les méandres d’une famille africaine, grâce à Tsagnelet, le jeune protagoniste du roman : « La famille africaine c’est une source qui devient rapidement une rivière, un fleuve puis un océan.C’est précisément le père et la mère au commencement. Puis le père et la mère du père. Ensuite le père et la mère de la mère, leurs frères et soeurs, cousins et cousines. Les oncles et les tantes des deux côtés occupent une place de choix sans omettre leurs épouses et époux, leurs enfants et les enfants de ces enfants-là. Ainsi, disséminés dans les grandes villes, les progénitures sont souvent exposées aux rapports incestueux. Voilà pourquoi certaines personnes portent leur ethnie au cou pour se prévenir des coups de foudre des membres de la famille. » Hugues ETA fait preuve dans ce roman d’un grand talent littéraire. Il dit tout ce qu’il faut dire sur les puissants et les faibles, sur la misère et la richesse de la société africaine, sur le déséquilibre des forces et des moyens. Un roman en quelque sorte « zolien », un écrit rigoureux, socialement moderne, dynamique, poétique et réaliste à la fois, qui nous rappelle la fraîcheur qualitative de « Batouala » de René Maran, écrivain français d’origine guyanaise, Prix Goncourt, 1921. Les trames narratives de « Une silhouette de poule » sont truffées de mille voix( es ) réelles et imaginaires, à travers lesquelles l’Afrique se mire magiquement dans ses coutumes, indépendances, limites et frontières.

Rodica Draghincescu, écrivaine francophone, essayiste, poète et romancière.

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Page de Hugues Eta

 

Parutions du mois de mars:

 

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Je vis. Je meurs. Je meurs ! Je vis ! Que de vies ! Que de morts ! Des petites, des grandes, des lentes, des sûres… Je vis. Je meurs. Que d’envies, que d’humeurs ! Des vies, des morts rêvées… Pour trinquer, nous trinquons. Je lève le coude et le poing. Toujours les mêmes barriques, les mêmes barricades. A la Vie ! A la tienne ! A la mienne ! Quand la coupe est pleine, les débordements… La fameuse goutte ? Le vase de Soissons… Un soldat, un roi… Un vase d’argent cabossé, une caboche fendue… Une bonne soupe de clovisses ! Ta récitation ? Par cœur, m’man ! Mort, j’appelle de ta rigueur, Qui m’as ma maîtresse ravie, Et n’es pas encore assouvie Si tu ne me tiens en langueur : Onc puis n’eus force ni vigueur ; Mais que te nuisoit-elle en vie, Mort ? Deux étions et n’avions qu’un coeur ; S’il est mort, force est que dévie, Voire, ou que je vive sans vie Comme les images, par coeur, Mort ! François Villon. Dors, maintenant.

La vie sans la mort ? Je n’ose pas y songer. Ni fin ni cesse aux frais de la princesse… Je suis né avec les fers, dans les fers… On le tient par la crépine ! Je vins, je vis, je vaincs ! Je claque la porte du temple d’une vénus en cloque sans mes cliques, sans mes claques… Je décanille crâne et pieds nus. A la Mort ! A la mienne ! A la tienne ! Je suis mort avec les fers, dans les fers… On le tient par la barbichette ! Je laisse au moins offrant mon bonnet phrygien, mes grolles à bascule –attaches de corde, semelle d’olivier-, mon guenillon rapiécé par les cousettes d’un opéra buffa, ma musette en accordéon, mes lames et mon tire-bouchon branlants dans le manche, ma plume d’oie Waterman, mon masque à domino, mes bésicles d’écaille, mes carnets de vadrouille, mon bâton de pastour, mon fidèle baladeur, ma bibliothèque d’Alexandrie, quelques pastels de Rosalba, mon dictaphone, le dictamen de ma conscience… Au royaume des taupes, je n’emporte qu’un drap mûr. A la Vie et à la Mort ! Des nôtres ! Des vôtres ! Des leurs ! Tchin-tchin ! Santé ! Santé ! Jusqu’à quand, nom d’une pipe d’écume ? Mystère et boule de gomme, je te chamboule. Ni vu ni reconnu, je t’emberlificote dans des miséricordes à noeuds !

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Page Robert Vitton

 

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Quant à « La tournée du barman », c’est en quelque sorte le come back de ce personnage qui apparaît deux fois dans « congrès  » où il raconte à ses clients, un passage de sa vie et cite Ovide en remplissant les verres.

Relisant ces deux poèmes, j’ai pensé que ce curieux bonhomme, avec son récit d’exil amoureux, méritait de réapparaître dans un livre. Il m’attirait, avec son mélange de culture et de vulgarité, son humanisme un tantinet romantique, sa prédilection pour la parole et son penchant pour la poésie, fût-elle de bistro. Il me semblait qu’avec lui, je pouvais en quelque sorte donner une suite plus romanesque à ma pérégrination dans « Voieries et autres ciels », pour en faire l’anabase du poète-barman à travers un Paris enneigé une veille de Noël.

Après sa journée au bar de la « sirène verte », où sa patronne et lui passent de bons moments dans les toilettes, il se rend à pieds jusqu’à la chambre de bonne de sa bien-aimée Nathalie qu’il idéalise au point que la rencontre se solde par un fiasco sexuel, hanté qu’il est par ses débordements avec la patronne, forte matrone experte en érotisme. Après la nuit passée avec la jeune secrétaire encore endormie, il retourne à la « sirène verte » en faisant à pieds le chemin inverse. Ce sont ces deux traversées à travers la ville qui sont la matière du poème-roman qu’est « la tournée du barman ». Le personnage au cours de ses deux parcours, enregistre ce qu’il voit et entend, les vitrines qu’on prépare pour Noël, les gens faisant leurs achats et les multiples activités plus ou moins fébriles de la vie urbaine avant les débordements festifs de la nuit de la Nativité, que le barman se promet de passer dans le lit de sa Natou chérie. On traverse tout ce remuement de foule, on croise des spécimens humains, on entend des bribes de conversations, des commentaires amorcés, cependant que le vent et la neige forment le fond sonore où volent les paroles. Tout cela est ponctué par le soliloque du barman, commentant ce qu’il voit, ce qu’il entend, ce qu’il se promet de faire, ce qu’il se rappelle, au rythme de sa marche haletante dans le premier parcours, plus flanante dans le second. Au cours de son retour au petit matin, ses soliloques deviennent plus nombreux, plus serrés, le langage s’affole, les fantasmes pornographiques en forment le plus souvent le sujet. Il semble que sa virilité ressuscite au point que le discours devient de plus en plus masturbatoire. Son métier même lui inspire les cocktails les plus exotiques, l’image du shaker qu’on secoue et qu’il prononce (écrit à la française) tchéqueur, lui devient comme un graal. De plus un mystère plane sur une pièce de vêtement des plus intimes trouvé dans sa poche. Le barman tombe en pleine interrogation métaphysique.

Voila j’ai résumé la trame romanesque de ce qui est surtout un poème. Plusieurs petits récits viennent s’amorcer puis disparaissent en laissant toutefois quelques échos par ci par là dans le texte. Bien sûr la culture est présente, au même titre que les bigmac, le papier toilette, les affiches de cinéma, les titres des livres dans les librairies, les crottes de chiens dans les caniveaux, et la philosophie au ras des pâquerettes des chanteurs de variété portraiturés sur les colonnes Morrice avec l’air inspiré d’un prix Nobel de poésie. J’ai tenté de montrer ma vision de la ville non à travers un personnage, mais à travers un texte-personnage. Le barman n’est pas moi c’est le texte, lequel s’ouvre sur un passage du paradis de Dante et finit par une citation de la « ballade de la grosse Margot » de François Villon : « en ce bordeau ou tenons nostre estat » : D’un paradis l’autre.

Et entre les deux, l’enfer avec son train, qui suit l’étoile morte parmi les guirlandes, les murs de sapins et tous les mécanismes qui meuvent la foule affairée aux achats dans un monde perdu par la consommation, la technique avancée, le vide sidérant du plein écran HD, et bien évidemment la sainte moraline à ne pas prendre à jeun. Mon barman ne caresse pas dans sa poche un objet froid de communication au forfait, mais une étoffe d’un rose angélique qui ne sent ni l’or ni l’encens mais la chair désirante d’un être désiré, donc pleinement sauvé.

Les élans pétrifiés des ponts sur la ville
et la chemise du fleuve arrachée par le ciel
te couvre les épaules – « Anche soggiunse :
« il fiume e li topazi/
ch´entrano ed escono e´l rider de l´erbe
son di lor vero umbriferi prefazi » –,
dit la mauvaise vue des arches à branchies.
Et tandis qu´on attend le coucher du soleil
en compagnie du lynx et du tigre de Blake,
un Tirésias barbu se prépare à pisser,
ajoutant à l´odeur des éperons célestes
du fantôme équestre, et porte l´horoscope
où le temps hivernal épluche ses mamelles.
Les doigts branchus s´inclinent sur la berge humide,

et s´enlisent avec les ongles de la terre
lourdement plantée – Dans le café se chauffent
des mondes fédéraux, des frangines girondes
et certains ouvrages de damnations fines :
communiquer et s´arrêter voilà la loi ;
Mais la beauté se nippe d´italiques le
barman est dans le ciel de son torchon laïque
manuterge piqué d´étoiles écrasées
par l´énorme otarie de son rêve intraitable
au bord du Finisterre buté des pourboires.
— « Ell´me dit d´la traiter comm´un´chienne en chaleur
et de boire la moule ouverte de sa chatte
ah c´que j´me suis poilé : le fruit d´mer de sa chatt´
le miaou d´son mollusque ! J´en ai dégusté

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Les peintures qui parcourent le livre sont de Francine Sidou.

 

Page de Gilbert Bourson

 

Parutions du mois de février:

 

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« Pourquoi des vers ? » Pourquoi des mots. Affutés comme des armes, précis comme des engrenages, surprenants comme des révélations.

Parce que, inexplicablement, l’homme est le roi de son destin, de ses hantises et même de ses fugitifs bonheurs, pourvu que les mots en les transfigurant les rendent supportables, en les faisant passer vers cet autre mode de sentir et de plonger dans l’être que, faute de mieux, l’on nomme poésie. Ce que disait Edmond Rostand à propos du soleil, on peut le dire à propos de la poésie, « sans qui les choses ne seraient que ce qu’elles sont ». Les mots, ces fleurs de l’esprit, peuvent pousser même de la boue du quotidien et en faire une musique.

Et parce que, en nos temps d’incertitude, la rigueur est plus que jamais l’étincelle qui peut faire jaillir de l’indicible l’illumination poétique, certains ressentent le besoin des contraintes de forme qui obligent à plonger toujours plus profond dans le sens. Tel ce naufragé qui lime, qui rime son évasion, qui « passe en passager, comme la brise sur les blés », à travers le monde ambigu et son destin d’homme, semant ses mots comme des fleurs, pour faire de ses souvenirs et de ses instants de grâce ou d’horreur ces moments purs où s’arrête le temps, le temps d’un poème et de son intemporelle irradiation à travers les racines de l’être.

Comme le dit de lui Laurent Terzieff, « chaque poème est un vertige maîtrisé par le pouvoir des mots. Monsieur Leroux est un vrai poète à la recherche de quelque chose d’innomé, de quelque chose d’incommunicable, mais que l’on arrive à communiquer quelque fois par le filtre de la poésie, et qui n’est pas réductible à la rationalité. »

Entrons dans ce « pays d’oubli » où le mot dévoile et délivre.

Pascale Bourgain
professeur à l’École des Chartes
spécialiste en poésie médiévale

 

TRISTAN LEROUX
Chant de la lime sur les barreaux.

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Mardi soir.

Seule. Encore un soir dans une chambre d’hôtel à penser à toi. Toi qui m’a accompagné toute la journée alors que notre guide nous faisait visiter la ville pour les repérages de demain. Toi que j’imaginais me sourire au détour d’une rue. Toi que je reconnaissais parfois dans la foule. Je suis si heureuse de faire ce reportage, d’incruster sur pellicule ces traces de toi que je suis seule à deviner. Toi que je voudrais encore sentir blotti contre moi. Abandonné, tout à moi. Ce soir, c’est moi qui me sens abandonnée, seule, désespérément seule. Avec cette absence au creux de mon ventre qui me poignarde et m’empêche de trouver le repos. Je ne peux pas dormir. Je vais prendre un cachet. Ou plutôt deux car un seul ne me fait plus d’effet. Je vais fermer les yeux et penser à nous. Si fort que tu vas me rejoindre, t’étendre à mes côtés, rapprocher tes lèvres de mon oreille, tendrement de ton index dégager les cheveux qui la couvrent et me murmurer nos moments heureux.

DIDIER DAGUE
Rêves de femmes

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Il y a aussi, dans le quartier de Lecoutrac où se trouve l’épicerie, deux mamies qui y habitent. Ce sont réellement des personnages. A tel point que je leur ai dit : " Vous mériteriez d’avoir chacune votre statue. " Elles m’ont répondu, malicieuses : " Oui, pour servir d’exemple aux générations futures ! "

J’ai tout de suite pensé à une statue dans le style de celle d’Asnières. Tu te rappelles ? Tu tenais absolument à ce qu’on allât vois là-bas une pièce de théâtre ; c’était une création à partir des lettres de Tchékov (et tu as bien eu raison d’insister pour qu’on la vît, j’en garde un très bon souvenir). En sortant de la salle on avait vu une sculpture étonnante, très juste dans ce qu’elle voulait représenter. Il s’agissait de de-Gaulle et de Malraux ; ce dernier expliquant quelque chose au Général. Malgré nous, on avait tendu l’oreille pour essayer de comprendre… La statue des mamies serait dans ce réalisme-là. Il faudrait l’ériger à côté du magasin, après la petite rue qui descend, en face du cinéma. C’est là qu’il y a le "Café Central" dont je t’ai déjà parlé (M. Houmidoubar). Il y a une terrasse très étalée, et très fréquentée aux beaux jours. Nos mamies y sont constamment dès que le soleil paraît. Elles n’y vont pas pour boire, non, plûtot pour discuter, mater, faire les commères : parler d’untel en bien (ce qui est rare), le plus souvent dire du mal de l’autre, pester contre la jeunesse, dénigrer la modernité, mépriser tout ce qui bouge trop vite, trop fort, trop haut, et trop souvent. L’une de ces mamies est surnommée Mamie-Néné. Rien à voir avec des lolos en bonne et due forme : c’est un raccourci familer de son nom de famille. Bref, c’est elle que je préfère. Elle est assez marrante. Elle se promène toujours avec ses chiens. Deux petits chiens. Caniches or something like that. Ils font pour ainsi dire partie du personnage. C’est une extention de personnalité. Les enfants jouent avec. Parfois ils grognent, mais ils ne sont pas méchants. C’est juste pour s’amuser à faire peur. Alors Mamie-Néné les rabroue en gascon : " N’es pas braï, milo dious ! Qué soun pecs aquelos cans, ou qué ? "

 

ABEL BOURGUET
Rien du tout gascon

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Le concours Le fleuret poétique de Midi-Pyrénées est géré par l´association Chant Poésie Étoile de l´aube. Son but est de rendre hommage à l´art. La poésie sous toutes ses formes : contée, chantée, lue. Elle a été fondée par madame Marie Soumeillan en avril 1998 et a apporté, par l´intermédiaire de la poétesse, son soutien à la manifestation annuelle Salon de la poésie, d´abord dans le cadre du « Printemps des poètes » à Villematier. Association Chant Poésie Étoile de l´Aube - 241, route de Raygades - 31340 Villematier.

L’anthologie 2009, éditée par Le chasseur abstrait, est disponible chez l’éditeur. Joindre un chèque de 38 euros (port compris) à la commande.

Le fleuret poétique
de Midi-Pyrénées 2009

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Parutions du mois de janvier:

 

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Né à Pavillons sous Bois (Seine-saint-Denis), Pascal Leray développe un « programme » poétique autour d’un mot, le signifiant « série ». Au sérialisme de Darmstadt, il tente de répondre par des « structures sérielles dérivées » et par une « histoire sérielle du signifiant série ».

Tant que l’oeuvre de Pascal Leray demeurait inédite à cause d’un monde éditorial voué au commerce et à ses usages, on ne pouvait guère en mesurer l’ampleur qu’en se rendant sur l’Internet pour explorer les "forums" où cet excellent écrivain allait jusqu’à manger de l’homme. Puis il se mit à développer dans la RAL,M une activité créatrice originale et d’une exceptionnelle maîtrise. Depuis peu, Le chasseur abstrait a entrepris de publier ces livres tous hors du commun et surtout capables d’explorer le langage sous toutes ses formes : roman, poésie, théâtre, musique, chant, peinture, critique, etc. Un pareil effort sur le Monde est autre chose qu’une simple palette. C’est une oeuvre. Et comme cet homme sait jouer de son visage et de son rire, ces textes proposent une sérieuse physionomie de la littérature avec des échappées d’un humour parfaitement ravigotant.

 

PASCAL LERAY

 

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Le sens des réalités est un bien précieux qu’il faut savoir garder en toute occasion. Je connais des gens de di ?érents milieux qui l’ont perdu récemment. Et pas des gens fragiles ! Des gens respectables, en pleine possession de leurs moyens. Sans doute ces gens pensaient-ils exercer un contrôle infaillible sur chaque parcelle de leurs esprits. Ce temps est fini – pour eux en tout cas. Ils ne savent plus même l’heure qu’il est, le temps qu’il fait : l’esprit constamment orageux, la pensée ne fait que bégayer. Ils ne parviennent plus à articuler les termes d’une réalité constante, persistante, durable et cohérente, leur rêve d’autrefois. Parfois, je me dis que tout pourrait peut-être s’arranger avec le temps mais l’exode de la raison se poursuit. La perte de la raison est un voyage qui se prolonge indéfiniment et qui amène sa clientèle abusée en divers points qui se ressemblent tous sans se rejoindre de façon convenable. Personne ne les rejoindra, ce qui me rend triste.

oOo

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L’interrogatoire est minutieux, méticuleux. Il draine une énergie invraisemblable. À des moments, le meurtrier ne s’entend plus répon-dre. Il prononce des mots réflexes aux questions des policiers qui ne comprennent pas grand-chose à ses réponses. Il ne sait pas combien de jours il a déjà passé dans cet hôtel mais, dit-il, il y a eu « plusieurs nuits par jour » et il essaie peut-être d’expliquer ces nuits multiples à son auditoire mais les deux hommes de loi ne comprennent rien à rien et agitent les bras régulièrement, quand ils entendent des paroles aber-rantes et suspectes. Le meurtrier s’égare dans le détail des nuits liquides, sinon des pluies de nuit, de ces autres qu’on dit pulvérines, qui peuvent causer des asphyxies momentanées et des décharges d’hallucinations, sans même parler des nuits acides, corrosives pour la peau. « Est-ce là la raison de cette altération constante mais irrégulière de votre visage ? »

oOo

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C’est dans des pyramides urbaines et dans des cinémas an-tiques qu’on a éprouvé les premiers syndromes de mort. Je hurlais au-dehors de toute lumière à cette heure et j’avais presque perdu le sens des réalités. Je me disais : « Dévaste, dévaste – et tout ira mieux ». Le huitième cercle de l’enfer m’ouvrait les bras. […] Ce n’était que le prélude à d’autres catastrophes : j’avais un cou curieux qui me rendait furieux et fou, j’étais partagé entre le cholère et la colère, je devais encore prendre un train pour Iglotoir ! Train qui est devenu mon o ?ertoire. J’entrais dans le treizième hiver du tableau qui m’avait frappé, bouleversé, Avec l’arc noir. Ses images n’en finissaient pas de muter, esquissaient des bestiaires et des pastorales obscènes. Un calibrage complet de ma machine mentale me semblait nécessaire. Je prenais des notes mais elles n’avanceraient en rien. Un carnet aphasique, au final, résulterait de ces essais institués à la lumière de l’abat-jour. Une tonne de nuit s’est abattue sur moi.

 

Chronique de Charles Hectorne

Page Pascal Leray

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Comme les kangourous, mère possède une poche. Tu y logerais
le bocal à poissons et donnerais un coup de pied pour la crever.
L’eau sortirait avec le sang.
Elle te serre sur son ventre, le petit ange te voit.
Tu sais que l’ange a vu.

À cause du soleil, on a tiré les volets. Sur la table, une poule rôtie.
Couronne de riz. Tu vois les deux places vides.
Grand-mère t’apporte une boîte de cubes. Un garçon en habit
bleu joue au cerceau. De l’autre côté, une fille en robe rouge
saute à la corde. Et les arbres ont la même couleur.
Le vin a une couleur sombre. Tu en remplis ton verre.

Pâle lumière, parle une voix. On cherche à te vendre.
La terre imite une toupie. Au fond d’un puits, tu tombes.

 

MARIE SAGAIE-DOUVE
À distance.

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Espace de Marie Sagaie-Douve

 

une autre nuit
 
étendu maladroitement sur mon lit
en lisant à haute voix Bukowski Adonis ou Khayyam
de ma fenêtre la poussière tisseuse assidue habillait( les feuilles blanches éparpillées les mots mornes
les émotions fiévreuses devant l’effigie décadente du cimetière
les boîtes de bière qui servent
j’imagine encore le cœur innocent
de cendrier pour les moribonds
les cigarettes fumées seulement à moitié
qui brûlent encore pendantes aux lèvres des pendus
sous le regard attendri des araignées)
de poésie
étendu sur mon lit le tumulte des idées noires
qui chaque soir
avec une tendresse piégée
me tient malicieusement en vie
narguant le dédain des femmes
en lançant à leurs cœurs des mots de feu
 
à ma façon j’aime secrètement à la folie

et je déteste verbalement toujours à ma façon
solitaire
lire à haute voix Bukowski Darwish ou Khayyam

 

SAID ESSANI - NOUVEAUTÉ
Les émotions impures.

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Parutions du mois de décembre:

 

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Brelan de clefs à l’aplomb de l’occiput -, retenu en l’air par une ficelle élimée, un trousseau discord tintinnabule à l’envi. La clef solitaire, très exactement placée au long de ce crâne brutal, en lui ?même engoncé, est-elle la bonne ?

Un pan de rideau aux replis calculés voile et dévoile une colonne à demi obscurcie. Le livre des rôles est ouvert, la réplique placardée. Mais qui a jeté une faucille rouillée en travers des feuillets ?

Le vin, le vin, l’esprit a pétillé en ce cône de cristal. Choisir la savante et double rosette enserrant un clou tors ou le fondant de la rose-pompon ? Le verre est vide. Informe, insonore, sans couleur, il ne nous reste qu’un petit caillou, - scrupule.

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Visitez la page de Serge Meitinger :

Page Serge Meitinger

 

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L’abandon et la désolation font à présent tomber sur ce village fantôme une sorte de malédiction qui contamine gravement toute l’atmosphère jusqu’à la lumière diurne. Quatorze heures à peine et on dirait que le voile nocturne tombe pesamment sur nos interrogations.De mystérieux reproches nous sont adressés par les murs décrépis de toutes ces maisons tombées en déshérence ; par les quelques bouses de vache qui se détachent de l’asphalte comme des galettes trop cuites. Le désœuvrement aidant, je me mets à caresser les rails polis par les infatigables frottements que leur font subir les roues métalliques du locataire des lieux. Contact épidermique qui fait dissoudre mes chairs dans cette innommable matière composite. Nous sommes convaincus maintenant que tout en ce territoire mythique semble nous tendre ce piège du voyageur à la croisée des chemins, celui-là qui hésite sur la direction à prendre et qui sait pertinemment qu’il ne pourrait jamais toutes les emprunter. Et quand bien même les emprunterait-il toutes, il en demeurerait toujours une qu’il lui faudrait inventer. Moi aussi, devrais-je me courber et adresser une prière aux âmes réfractaires ? Celles qui se sont désolidarisées de la chaîne humaine ? Jadis j’écoutai volontiers ma terre ancienne quand un matin elle se fut ouverte en un déchirage aussi harmonieusement exécuté que la frondaison de la main.On me fit ouvrir certaine fois cette même main pour m’y faire lire les lignes de vie.On me dit qu’elles furent inégales,frondeuses et noueuses quand elles ne prirent pas tout bonnement l’aspect de mon champ en ses nombreuses anfractuosités.Ma main fut mon champ de bataille, ma guerre première. Elle fut pleine de fourrage,de verdure ; elle se prélassa dans mes ruisseaux à l’eau fratricide. Je plaquai mon oreille et entendit un geignement, pareil à celui-là. Ma terre se fractura et se mua en autant de frontières,de rivages inabordables.Je criai mon amour qui se fit perdre, puis répéter à l’infini. Mon amour me revenait amplifié ; il partait et revenait tel un boomerang qu’on n’attendait pas de recevoir en pleine figure. Je riais à me torde. Je riais de cet amour infidèle et empli de concussion.Revenu à la source,je ne m’appartins que lorsque je fus animal, et que j’hurlais au loup au milieu de mes chèvres philosophes.

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Visitez la page de Nacer Khelouz :

Espace d’auteur : Side effects

 

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Voir ta main abattre la chaleur
me garde éveillé
et la détresse des saluts
nous changent
L´idée de l´autre et ses dégâts
excitent
notre faim de douleurs et de baisers

Je suis sans défense
un condom sec étrangle mon utilité
Dans sa bouche
le temporaire comme une incarcération de force

Nous sommes sortis des toilettes
sans rien laisser

transparaître

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Parutions du mois de novembre:

 

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La poésie d´Hanétha réveille en nous cette ardeur que nous avons perdue. Elle nous dit le monde dans une langue recomposée, modelée, bigarrée, réinventée, contestée, chamaillée et, somme toute, proche de ce qui nous manque aujourd´hui : la Parole tentaculaire. Un livre qui nous parlera longtemps. Parce qu´il s´agit d´une parole-projectile, celle d´Hanétha Vété-Congolo. - Alain Mabanckou.

Mot et Parole, voilà les termes clés qui président au geste générateur par lequel Hanétha obéit à l´impératif d´établir le lien qui l´installe dans le monde, qui lui permet de le saisir, de l´appréhender, de le nommer. Pour elle, le mot n´est pas seulement une suite de sons ayant un sens, mais il revêt une dimension fondamentalement « matricielle » où nous nous aventurons à découvrir une sorte d´identi ?cation bien féminine reliée à la capacité potentielle de toute femme à engendrer. - Laura López Morales.

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Image de couverture : Pearls de Elise Ansel

Tantôt simple et familière, tantôt érudite et remplie d´allusions classiques, de ré-férences historiques, de proverbes, de chansons populaires traditionnelles, la poésie de Vété-Congolo, nourrie d´une vision intérieure, glisse sans heurts d´un registre à l´autre, et même d´une langue à l´autre. Lexique et images suivent le même modèle, passant de la nature au quotidien, du monde de tous les jours à la mythologie classique. Avec une aisance saisissante elle entremêle les langues, tissant ou plutôt, dirions-nous, « métissant » français, créole, anglais et espagnol. - Elizabeth (Betty) Wilson.

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Extrait - Avoir et Etre

 

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[ … ] Un cri à égorger l’aube retentit dans la nuit glacée. Max se tint coi, l’œil rivé sur le silence dé-sordonné qui s’en était suivi. La nuit frémissait, toute respiration dehors, peuplée d’êtres invisibles qui furetaient dans les décombres.
Il venait d’écrire de fort belles pages. Il était content, fatigué, exalté, et tremblant comme la lumière vacillante de sa lampe de fortune, une lampe à pétrole ra ?stolée à la hâte, quand il s’était agi d’avoir de la lumière pour écrire depuis les restrictions intervenues quelques jours après les premiers bombardements. La terre tremblait régulièrement la nuit, il entendait le siffement des bombes, l’impact sourd, lointain, mais puissant au point de faire trembler la maison, ce modeste pavillon entouré d’un jardinet hérité de ses parents. Il y avait trouvé refuge dès les premiers jours du conflit. On ne l’avait pas mobilisé. Une tuberculose insidieuse le tenait à distance. On n’avait pas voulu de lui.
[ … ]

La question du vivre ensemble, la question de la communauté, la question éthique ont une importance cruciale pour moi. Ces questions sont toutes portées par la question de l’écriture : que veut dire produire du sens et comment le rendre sensible ? Entre mathème et poème, il y a place, je crois, et c’est toute l’ambition de mes essais, pour une pensée rig-oureuse et aventureuse à la fois qui ne se referme jamais sur des réponses définitives. L’amour de la vérité et la vérité de l’amour, portés par la liberté : voilà qui pourrait être le centre de mon questionnement.

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Extrait - A Voix Presque Nue

 

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Poète aux îles multiples - Avec Les îles en accents aigus, Anderson Dovilas nous propose par la magie de ses images, la musicalité de ses vers, une complicité avec le perpétuel dédoublement des îles qui l´habitent et qu´il habite à son tour comme par réciprocité.

Le caractère insulaire de ce recueil n´échappera pas au lecteur, poésie où chacun est une île et chaque île une autre, poésie où les îles crèvent d´amour sans accent, sans acte de sang qui circonflexe le quotidien du poète, à aiguiser à bras ouverts des phrases en liquéfaction. - Fred Edson Lafortune, auteur de « En nulle autre » - Le chasseur abstrait éditeur

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Extrait - Les îles en accent aigu

 

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Des écrivains, pourvu que, dans le « créneau » où ils ont choisi de s'exprimer, ils excellent : de la chanson à la poésie la plus difficile d'accès, du roman traditionnel aux compositions complexes de la modernité, de la réflexion pragmatique aux pensées les plus aventureuses - nous n'avons de limites que le talent et l'honnêteté intellectuelle.

Des artistes de tous poils, impressionnistes ou conceptuels, - des musiciens dans la tonalité ou ailleurs...

Nous ne perdons jamais de vue que nous sommes d'abord des internautes et que la création commence pour nous dans le cyberespace. C'est notre manière d'être modernes et d'éviter les conséquences désastreuses des pratiques éditoriales abusivement centrées sur le commerce à tout prix.

 

Nos critères de choix

Nous ne publions pas à compte d'auteur ni à tour de bras.
Inutile donc de nous proposer des « affaires en or »
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La RAL,M commença le 1er avril 2004 par être une simple revue en ligne chargée, comme mille autres, de publier les refusés. Chemin faisant, elle est devenue le Portail du Chasseur abstrait. Entre temps, cette maison d'édition s'est donné pour tâche de diffuser les auteurs qui le souhaitent.

 

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Il s'agit de numéros dont le sommaire évolue en fonction des ajouts et des changements qui l'affectent. Ainsi, le numéro spécial consacré à un auteur ou à un ouvrage est le meilleur moyen d'accéder au travail de cet auteur ou à l'évolution d'un ouvrage.

 

 

  Gor Ur - Le Gorille Urinant - de Patrick Cintas

Les lecteurs d’ ANAÏS K. connaissent déjà GOR UR, le Gorille Urinant. Le voici de nouveau dans un contexte bien différent, celui d’un feuilleton. La littérature en prend un coup, sans doute, mais le ton y est. L’Urine divine est toujours en lutte contre le Métal gothique. Et l’inspecteur Frank Chercos suit les pistes, épaulé par la Sibylle et l’astronaute John Cicada. La parodie grotesque de ce Monde continue sur le ton du récit le plus vernaculaire qui soit, en proie à l’infantilisation de l’Homme plus destiné à arracher les pattes de l’insecte qu’à en envisager la cohabitation émerveillée d’un côté comme de l’autre. Ici, peu de schizophrènes, beaucoup de paranos et surtout énormément de cons. Les prévisions de cyberespace et autres uchronies de la technologie sont tombées en désuétude : l’existence de l’Homme se continue en dehors des grands récits qui forment autant de possibilités d’Histoire : la Philosophie, la Poésie, la Poétique. Avec ce roman obstiné, Patrick Cintas décrit la gangue politico-religieuse qui écrase ou réduit celle ou celui qui se définit d’abord par la pratique d’un art. Art conçu comme l’antipode exact du jeu et par conséquent proposition d’une redéfinition du Travail. Hélas, Gor Ur sort toujours vainqueur de ces joutes et son Urine jaillit alors comme l’eau bénite des doigts trop enclins à la fabrication du Bonheur au détriment de l’explosion de la Joie.

 

  Robert Vitton - Thaumaturgie vernaculaire

L’existence serait composée de miracles, prodiges du quotidien, phénomènes sujets à émerveillement, et cela n’aurait de cesse si les mots continuaient d’appartenir à une langue propice à la poésie parce qu’elle est toujours en quête de l’heure dérobée, concept purement poétique dont Robert VITTON, poète et prosateur, est l’inventeur. La particularité de l’homme tiendrait à la proximité de cette langue, à sa familiarité, et à la multiplicité des détails de l’heure. En vers ou en prose, c’est bien l’existence qui est cernée dans un chant poétique continûment inventeur de ses découvertes que le poète ne cherche pas à posséder tant il a conscience d’être possédé par elles.

 

  Serge Meitinger - Autoscannographie

Nous n’avons que notre corps, mais son monde - le nôtre - ne s’arrête pas à la surface de l’épiderme. Nous n’y sommes pas enfermés comme en une outre chaude et molle ou en une cuirasse bardée de muscles. Sans cesse nous rayonnons et recevons les impulsions de tout le dehors, proche et lointain, dans toutes les gammes sensibles, conscientes, inconscientes, préconscientes comme si notre peau était tambour et tamis, interface diaphane et protecteur à la fois. Nos sens sont des émetteurs, des vecteurs et des récepteurs ; notre esprit un convecteur, ordonnateur et disséminateur. De fait un halo nous entoure et forme notre avant-corps, une aura qui nous rend sensibles à ce qui est et à autrui. Ainsi nous pouvons appréhender le monde en ses qualités propres, les autres en leur singularité sans avoir à toucher ni à être touchés. En avant des corps, les avant-corps se connaissent et s’éprouvent ; si ces derniers ne se conviennent pas, les choses et les êtres, les corps et les esprits ne communieront jamais et iront même jusqu’au rejet. Socialement et culturellement, certaines lois dites de « proxémique » règlent une bonne part de ces rapports (possibles et souhaitables) et les tolérances sont variables selon les latitudes, les cultures et les groupes sociaux. Plus intimement l’on parlera d’aimantations et de « tropismes » : des polarisations, parfois infinitésimales et affectant tous les sens à la fois, nous situent par rapport à tel ou tel autre, telle ou telle réalité plus ou moins prochaine. Et si nous ne pouvons pas « les sentir » c’est que quelques-unes des particules sensibles et olfactives émises en leurs avant-corps nous répugnent particulièrement. S.M.

 

  Pascal LERAY - Une sériographie

Tant que l’oeuvre de Pascal Leray demeurait inédite à cause d’un monde éditorial voué au commerce et à ses usages, on ne pouvait guère en mesurer l’ampleur qu’en se rendant sur l’Internet pour explorer les "forums" où cet excellent écrivain allait jusqu’à manger de l’homme. Puis il se mit à développer dans la RAL,M une activité créatrice originale et d’une exceptionnelle maîtrise. Depuis peu, Le chasseur abstrait a entrepris de publier ces livres tous hors du commun et surtout capables d’explorer le langage sous toutes ses formes : roman, poésie, théâtre, musique, chant, peinture, critique, etc. Un pareil effort sur le Monde est autre chose qu’une simple palette. C’est une oeuvre. Et comme cet homme sait jouer de son visage et de son rire, ces textes proposent une sérieuse physionomie de la littérature avec des échappées d’un humour parfaitement ravigotant.

 

  RAL,M & L’ANCRAGE : L’étranger

Voici donc un ticket aller simple. Nous ne garantissons pas les retours. C’est notre première et dernière exigence. Ramer à la force du poignet. Audaces fortuna juvat. L’idée d’un tel rapprochement, un précédent entre deux revues des deux côtés de l’Atlantique, peut sembler étrange. Et bien justement. Nous traitons ici de l’étrange, de l’étranger. (Victor Grauer et Patrick Cintas opteront pour l’idée d’Aliens.)

De sorte que le moment ne pouvait pas être plus propice à l’aventure. ¡La aventura comienza con el hombre !

Peu à peu l’oiseau n’a pas fait que son nid ; il s’installe tout doucement. La collaboration avec la RAL,M nous a tous rajeunis. L’Ancrage a vu le jour il y a de cela quatre années et la RAL,M a un an ; tandis qu’aujourd’hui RAL,M & ANCRAGE ensemble, le temps d’une escale sont en train de naître sous vos yeux. On a toute la vie pour apprendre. Nacer Khelouz.

 

 

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Andy VÉROL, Benoît PIVERT, Jean-Claude CINTAS, Jean-Marc RIVES, Jean-Michel GUYOT, Marie SAGAIE-DOUVE, Marta CYWINSKA, Nacer KHELOUZ, Oscar PORTELA, Pascal LERAY, Patrick CINTAS, Paul de MARICOURT, Robert VITTON, Serge MEITINGER, Stéphane PUCHEU, Valérie CONSTANTIN...

Ces auteurs ont bien voulu animer des speciaux plus proches de leurs préoccupations que le sommaire de la RAL,M toujours un peu généraliste. Ces esapces constituent du même coup le coeur de la revue et leurs projets respectifs nous rapprochent nettement d’une revue qui serait pleinement assumée.

 

  Comme un miroir de Valérie CONSTANTIN & Marta CYWINSKA

Deux femmes jouent au cadavre exquis, une poétesse polonaise, Marta Cywinska, et une plasticienne française, Valérie Constantin, et réfléchissent à l’expression de soi dans l’acte créateur.

 

  Espace de Valérie CONSTANTIN

La peinture nous force au silence pour nous rendre capable d’entendre sa rumeur. La poésie propose sa rumeur pour nous rendre sensibles aux couleurs du silence. Michel Butor

 

  Interlope de Andy VÉROL

Créé en 1997, Interlope était un projet à l’initiative d’Arturo B. Vidal, 6Mic et Andy Vérol. Revue confidentielle papier, Interlope ne vécut que deux numéros avant de croupir dans l’oubli.

C’est en 2007 qu’Andy Vérol décide de reprendre l’initiative, avec une façon toute artisanale de fabriquer cette revue devenue, depuis, post-culturelle… Les années 2000 ont révélé l’inutilité des combats, des luttes. Tout est « révolution » ou « révolutionnaire ». Les nouvelles technologies, une « révolution ». Le pouvoir d’achat, une « lutte ». Si l’on dit du mal des patrons, on est taxé de « réactionnaire ». Si l’on fait remarquer la vie misérable de 80% de l’Humanité, on passe une page pub.

Interlope est la revue de ceux qui considèrent l’Occident comme un espace prédateur, un pays pour les dominants, tels les zombies dans les films de Romero, poussant leurs caddies, de façon mécanique, dans des centres commerciaux rutilants, derniers espaces de communication, de savoir-faire, de bien-être, de labeur et de spiritualité…

Interlope laisse donc la place aux écrits de ceux qui considèrent un suicide violent et vomitif, comme un acte de libération ultime… Ou peut-être l’écriture. L’alcool. Les drogues. Le sexe sans limite… L’abstinence… La dépendance à tout autre chose qu’à l’économie, la morale et l’idée d’un possible…

 

  Regard sur l’art et portraits d’artistes de Jean-Marc Rives

L’Art est avant tout une « expression libre » et plus elle est spontanée, plus elle gagne en originalité. « Ce n’est pas parce qu’on ne sait pas que l’on n’ose pas, mais c’est parce qu’on n’ose pas que l’on ne sait pas » disait Sennec. Il est vrai que toutes les inventions qui ont révolutionné l’humanité ont été le fruit de gageures et de défis... Oser dire ! Oser faire ! En choquant parfois mais toujours de manière positive et sans agressivité. Les artistes, à l’instar des grands inventeurs et des grands philosophes, ont à leur manière révolutionné l’humanité en apportant leur vision du monde et celle de la condition humaine.

 

  Produire du sens de Stéphane Pucheu

C’est à la fin des années 1970 qu’il devient lecteur, de par l’intérêt de ses parents pour le livre. " On n’est pas sérieux quand on a huit ans " . Dès cet âge, les romans d’aventure, ceux de Jack London ( " Croc-Blanc " ), Rosny l’aîné ( " La Guerre du Feu " ) et Michel Peyramaure ( " La Vallée des Mammouths " ) notamment vont développer son imagination et lui apprendre à connaître l’homme. Puis, adolescent, la tragédie grecque et les romans policiers seront ses principaux univers, à travers les oeuvres de Sophocle ( " Antigone " ), d’Euripide et d’Agatha Christie, une période au cours de laquelle il découvre le théâtre contemporain avec Cocteau ( " L’Aigle à deux Têtes " ) qui marquera sa mémoire. Quelques années plus tard, il abordera avec passion les grands classiques du XVIIIe et XIXe siècles comme Laclos, Stendhal ou Flaubert. La littérature contemporaine s’impose, en parallèle, avec Gide, Proust, Mauriac, Saint-Exupéry ou encore Sartre et Camus. Les écrivains américains ont aussi leur place dans son parcours de lecteur éclectique et exigeant, tels que Henry James, John Steinbeck, Hemingway ou Charles Bukowski. L’un des auteurs les plus récents et importants - disparu l’année dernière - est sans nul doute Alain Robbe-Grillet dont il admire le style, la pugnacité et la liberté de ton, un écrivain à ses yeux incontournable. En résumé, un ensemble de lectures classiques et modernes, académiques et originales dont certaines, comme Molière ou La Fontaine, conservent toute la puissance de leur singularité. A la fois proche du XVIIe siècle - le siècle de la révolution formelle - et du XXIe, marqué par l’impact toujours aussi grand du Nouveau Roman, c’est de cette manière qu’il s’accorde avec la littérature et le temps.

 

  Chantpoésie de Jean-Claude Cintas

 

  L’inconnu sans ami de Jean-Michel GUYOT

L’impuissance de toute littérature, le dégoût qu’elle inspire, et dans le même temps la nécessité d’écrire et de travailler, voilà l’arc bandé par Georges Bataille et quelques autres.

Entre tous, Bataille aura permis de décocher quelques flèches vénéneuses qui ont volé loin.

Elles n’ont pas encore touché leur cible. Elles vibrent dans la solitude des œuvres.

Mais les œuvres, qui s’en soucie ?

J’aurai écrit pour rejoindre les autres, avec souvent l’espoir de changer un peu la donne, avec l’ambition de dévier le malheur vers des eaux plus claires.

Je n’y suis pas entièrement parvenu.

Le malheur est coriace. Il est vrai qu’il a de nombreux alliés et qu’il sait trouver des appuis jusque chez ceux et celles qu’il tourmente…

Restent - subsistent ? - alors des textes, nombreux, très nombreux, comme des graines de bonheur pas encore germées que je dissémine au hasard de ma vie.

Pas seulement.

Mes textes - c’est tout ce que je leur souhaite - ne sont pas que des traces laissées dans la neige ou la boue, ce sont avant tout des signes d’amitié lancé à l’inconnu sans ami, mais - c’est pure merveille - de signe en signe, ce n’est pas un nouvel amour qui est né dans l’écheveau du temps, mais un amour nouveau, et c’est bien ainsi.

 

  Atelier de traduction de Marta CYWINSKA

Les amoureux sont d’éternels traducteurs. Ils viennent après pour être avant, ils promettent avant pour trahir après. Ils promettent des images aux mots et des mots aux femmes qu’ils n’aiment plus. Je les accuse, mais je n’ose pas les conseiller. Pétales de roses, princes charmants, déclarations à l’aube et au crépuscule en face d’abréviations et l’emploi des anglicismes.
Mais en même temps, les traducteurs sont toujours mes chevaliers ; ils ont toujours ma confiance en poésie et en prose, comme d’ailleurs en art et en musique. Peut-être suis-je trop naïve en meublant mon coeur d’étagères pleines de poèmes que personne n’osera jamais traduire ?

 

  Side effects de Nacer KHELOUZ

Le théâtre de ma souffrance d’humain est d’abord un théâtre, c’est-à-dire un spectacle. Et comme tel, j’exige de lui qu’il aille au-delà du supplice.

 

  Joe au soleil de Pascal LERAY

Joe s’enfonce dans ses propres pas et, de cet enfoncement progressif, accuse le soleil — et creuse le sable du désert, tandis que tout à côté de lui son cheval poursuit de se liquéfier. Et le cheval à force de fatigue prend l’allure d’une flaque noire --- l’ombre de Joe --- et Joe boit dans cette mare noire qui l’intoxique et lui détruit l’esprit — son ombre --- qu’évapore le soleil en parallèle. Aussi le combat de Joe se poursuit-il stupidement sur deux plans qui distincts le déchirent --- d’un côté il se noie dans l’ombre de la flaque du pelage du cheval noir qui l’accompagne ; de l’autre il marche droit mais tourne dans le désert circulaire allié au soleil qui tourne autour de Joe comme un vautour qui tuera Joe à force de tourner Joe dans ses tours inextricables (pauvre Joe). L’histoire de Joe ne s’arrête pas là (ne s’arrêtera pas, ne peut pas s’arrêter)...

 

  Anthologies sérielles de Pascal LERAY

Dans le développement historique de la composition avec douze sons la série est apparue, dans les mots de Boulez, comme une sorte "d’infrathème" ou de "suprathème". Plusieurs compositeurs de Schoenberg à Webern et aux compositeurs de la génération suivante l’ont écrit : la série n’est pas un thème, à la fois plus et moins.

Plus parce qu’il y a une foule de thèmes virtuels dans une série. Mais ils sont "empêchés" de se développer par la loi de non répétition qui implique qu’aucune note ne doit être jouée avant que les onze autres ne se soient écoulées.

Moins parce que la série, précisément, ne peut pas se développer comme un thème. Chacune de ses reformulations la montre différente d’elle-même et elle doit exister, c’est-à-dire offrir un visage, dans ce flot de transformations parfois radicales.

Ainsi du rêve et de la vie aussi. Mais du rêve, de la façon la plus manifeste. Il n’y a jamais "un" récit de rêve mais un conglomérat indescriptible d’impressions et de pensée. Alors le thème, celui que je préfère, ce n’est pas "la" série. C’est une série

 

  Avec l’arc noir de Pascal LERAY

Le commentaire d’une oeuvre est un miroir d’Alice. Mais le poème "Avec l’arc noir" est-il un commentaire du tableau de Kandinsky. Le titre désigne un point d’impact, assurément. Il faut croire que le projet est né d’une faille initiale. Le jour où j’allais à Beaubourg, tremblant sous l’impact de perturbations psychiques, traversant les salles à grandes enjambées pour me planter devant la toile en constant mouvement... où je voyais, assez stupidement, se dessiner, au coeur de la matière abstraite de Kandinsky, un joueur de hockey sur glace ! Ridicule, vraiment. Il est donc possible qu’Avec l’arc noir se rapporte plutot à un tremblement psychique qu’à une oeuvre picturale elle-même. Pourtant l’oeuvre est bien là et elle exerce son rôle tutélaire.

Il y aurait
à réfléchir sur ce qu’on appelle
ce que l’on appelle avoir
plus d’une flèche à son arc
------ d’une corde à son arc :
-------------------------------------------- C’est tirer plus d’une fois
avec l’arc.

Peut-être.

 

  Espace Haïkus de Paul de MARICOURT

Le haïku est du côté de la contemplation, de l’imprégnation de son auteur par le « vivant ».
L’auteur va tenter de retransmettre ses impressions sensorielles et émotionnelles à travers trois vers. Cinq pieds, sept pieds, cinq pieds, s’il s’efforce de respecter la métrique. Mais quelques fois, cette métrique s’efface devant une formulation juste.

 

  Chronique du péristyle de Serge MEITINGER

Le péristyle c’est d’abord cette colonnade à demi ombragée, ouverte sur le rectangle clair et serein d’un patio verdoyant et du ciel. Dans la douceur d’un climat qui ménage le corps et la faculté de penser, des pas sans hâte, enfants de la méditation, rythment une parole qui s’accorde au lieu, au moment et aux interlocuteurs et ne lâche pourtant pas un fil de clarté et de raisons qui s’enchaînent. Il s’agit de penser en marchant avec autrui, de marcher en pensant avec un alter ego, ne liant son pas et son discours qu’à un ordre commun qui est la loi de l’échange sensé et mesuré, maîtrisé.
Certes la vue est quelque peu idéale, mais...

 

  Librairie du gay savoir, libres chroniques de Serge MEITINGER

Une tradition célèbre, celle de l’amour courtois qui ennoblit notre moyen-âge, a privilégié entre toutes la quête d’un savoir qui serait instituteur et gardien de la joie. Il fut appelé gaïa scienza ou gay savoir. Un philosophe de la fin du XIXe siècle a voulu faire renaître cette tradition et étendre cette inspection, roborative et joyeuse, à l’entière connaissance de l’être et du monde. Il nous a révélé ainsi un Socrate qui souhaitait autant s’exercer à la danse qu’à la dialectique et ne méprisait pas le rire. Ceux qui, en des contrées assez éloignées de la nôtre, ont accolé le terme de gay à une orientation sexuelle singulière et largement dévalorisée ont, me semble-t-il, tourné leur attente vers la même source. Ils souhaitaient opposer une certaine fantaisie et l’esprit artiste d’un groupe encore et toujours persécuté à la rigidité fermée et carrée de ceux qui se prétendaient sérieux, normaux et réguliers : straight.

 

  Lèvres du silence de Marie SAGAIE-DOUVE

Née en 1949, j’appartiens à la génération du baby-boom. Issue d’une famille qui allie l’aristocratie à la paysannerie, laquelle évolue vers la bourgeoisie, j’hérite d’une culture où la liberté de penser se heurte aux dogmes d’une religion, dont les interdits rythment les gestes quotidiens. Au centre se noie mon désir.

 

  Affectivité nourrie de Cécilia AMBU

Je suis née le 5 Juillet 1976. Je n’ai pas choisi de vivre, mais personne n’a choisi de vivre…

 

  La calbombe céladone de Patrick CINTAS

Sans doute la poésie court-elle le monde et peut-être certains y trouvent-ils le prétexte de la vie même. Néanmoins, c’est l’existence qui demeure, car elle traverse le temps sans prendre une ride, alors que les textes changent seulement de peau. C’est à l’endroit du pamphlet et à l’envers du décor.

 

  Lettres vagabondes de Benoît PIVERT

Lettres vagabondes... comme une imagination capricieuse et paresseuse, comme les zigzags du désir qui s’envole et retombe, imprévisibles comme ces rencontres que l’on fait au hasard des chemins de traverse de la littérature. Lettres d’ici et d’ailleurs. Lettres libres comme l’air d’un vagabond solitaire en quête de sens.

 

  Línea de sombra de Oscar PORTELA

Literatura. Filosofía. Cine...

Né dans la province de Corrientes (Argentine) en 1950. Important écrivain argentin, il a publié de nombreux livres de poésie : Senderos en el Bosque, Los Nuevos Asilos, Memorial de Corrientes, La Memoria de Láquesis, etc) et d’essais sur la pensée philosophique contemporaine comme Nietzsche sonámbulo del día. Ses livres sont publiés en Espagne, au Mexique, Venezuela, Paraguay. Il est aussi critique de cinéma et compositeur.

 

  Le zinc de Robert VITTON

Le comptoir d’un café est le parlement du peuple.
Honoré de BALZAC

Je tisse, je m’escrime dans ce vingt-et-unième siècle comme je l’ai fait dans le vingtième et comme je le ferai dans le trentième. La succession des jours, des ans, des époques nous offre des traces, des indices, des signes, des trouvailles, des énigmes, des clefs, des outils, et par conséquent des langages. L’évidence même, j’ai à ma disposition toutes les modernités révélées. J’ai à ma disposition les onomatopées caverneuses, les plaintes et les cris gutturaux, les grommellements et les gueulements caserniers, les accents des tours babéliques des banlieues, les verbiages salonnards, les babillages commerciaux et industriels, les incantations des fées féodales de la Finance, les anônnements bâtés, entravés de la main-d’œuvre, les ricanements édentés de la Misère… J’ai à ma disposition, dis-je, tous les langages tirés de la nuit, des cendres, de la poussière, des fosses des temps. Ce qui me fait croire que le bipède omnivore, avec ou sans plume, cocalisé, duffel-coatisé, basketisé, bigophonisé, walkmanipulé, en quelque sorte équipé pour recevoir la connaissance, devrait tirer avantage des évolutions dues aux grands chantiers de la Science et de l’Art. J’ai à ma disposition les archaïsmes, les barbarismes, les maniérismes… Les mots, des mots, mes mots… Un personnage est d’abord du texte, constatait Louis Jouvet. J’ai posé mes mots, j’ai rencontré des mots, j’ai désigné, taillé, forgé, déformé, inventé les mots. Un personnage est fait de mots c’est à dire d’idées, de paysages, de lieux, de souvenirs, de personnages.. Au fil de mes relectures, je suis devenu – peut-être redevenu - tous ces personnages, tous les personnages que ces personnages portent en eux. Je n’ai pas toujours eu la maîtrise des entretiens intérieurs, des demandes, des réponses, des questions, des réparties, des ripostes, des afflux, des tourbillons… J’ai travaillé les sons et les sens jusqu’à l’ivresse de la profondeur, interrompant, détournant le courant paisible ou rythmé de l’écriture. J’ai profité sans restriction des aparté, des silences, des rebondissements, du grotesque, du burlesque, du pathétique, de mes réminiscences. Le décor… J’avais en mémoire ce conseil d’Ernest Hemingway : Quand on a quelque chose de difficile à faire dire à un personnage, surtout le faire boire.

 

  Le trimard de Robert VITTON

«  Voilà la poésie ! Une invention sans cesse renouvelée, un jeu des images et un langage à la fois direct et porté sur la musique, une profonde tendresse, enfin une poésie de coeur et de gorge. » Pierre Séghers

«  Je trouve tes textes magnifiques pleins de belle langue, de belle musique, charnus ,forts, exaltants aussi parfois. Bref-A mon avis, tu es un grand poète, un poète en tout cas comme je n’en ai pas lu depuis longtemps. » Henri Gougaud

 

  Télévision de Patrick CINTAS

Work in progress

Toute pensée repose sur une croyance ou sur l’impossibilité de ne pas croire à la relativité d’une donnée. À la pensée qui se géométrise fatalement, je préfère l’abstraction, sans renoncer à la chasse que m’ont enseignée nos maîtres. Le monde est une giclée qui nous éclabousse en pleine enfance. Il en reste des ambitions pour soi et pour les siens, quelquefois pour le monde lui-même. La première tentation est un essai allégorique. L’idée d’enfermer le monde dans un bocal pour que les autres puissent le contempler à travers les imperfections de transparences héritées de choses aussi bornées que la langue, la littérature, est sans doute la première qui vient à l’esprit quand le moment est si mal choisi d’annoncer qu’on a décidé de devenir écrivain. Annonce faite à soi-même d’abord, rarement avec autant de sincérité auprès des autres, leur farouche opposition est un avertissement. L’effort d’abstraction venait de cette lutte où l’allégorie servait de prétexte à l’analyse qui détectait en vous une ironie prometteuse de conflits sinon insurmontables du moins destructeurs et par conséquent mesurables. Que de temps passé encore à appliquer des lois apodictiques aux gouttes de sang versées dans ces inutiles mais inévitables conversations de tous les jours ! Le prix fut exposé sur la porte de votre chambre. Vous n’entriez plus dans les lieux de votre chance sans calculer la croissance phénoménale de cette nouvelle existence. Il s’agissait bien de raconter une histoire qui ne fût pas seulement la vôtre.

 

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Nous recevons beaucoup de textes à publier, de livres à chroniquer, de manuscrits à insérer dans nos collections, sans compter la masse incroyable des Communiqués de Presse.

Et pourtant, il faut tout publier, tout ce qui vaut la peine de l'être - il faut parler des livres de nos confrères et des auteurs autoédités, il faut faire circuler les informations. Sans ce travail de fourmis, ce site n'aurait plus de raison d'être.

Si vous souhaitez nous aider à gagner du temps, tachez de nous remettre, toujours par email et en pièce jointe:

-- vos textes au format .doc (word) ou rtf.

-- vos images au format jpg (500 pixels minimum).

-- votre musique ou autre son au format mp3 (128 kb minimum).

Évitez les textes inclus dans le corps du email. N'envoyez pas de manuscrit par la poste. Regroupez vos textes au lieu d'en distiller les envois.

 

 

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Périodiques "papier"
RAL,Mag
Un magazine de réflexion et de communication
pour les auteurs du Chasseur abstrait.

Cahiers de la RAL,M
Une revue de réflexion et de création.

Textes & Prétextes
Une revue pour la version "papier" du site.

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Pour les revues éditées par Le chasseur abstrait, consultez le catalogue et la rubrique consacrée aux revues (chroniques, projets, etc.)

 


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Textes & Prétextes 64

 

Contenu :

 

Le RAL,Mag étant désormais exclusivement réservé aux auteurs publiés par le Chasseur abstrait, Textes & Prétextes demeure la "version papier" du site. Ici, pas d’élitisme ni de dogmes. Chacun peut s’y exprimer librement. La seule limite, c’est le nombre de pages que nous sommes contraints de fixer. Moins de liberté donc que sur le site, mais une diffusion qui gagne du terrain chaque jour. Les contributions ne sont pas rémunérées et la participation est gratuite bien sûr. À vos plumes !

Avec Pascal Leray - Agnes Imbert - Aldo Luis Novelli - Cecilia Ambu. - Anais Guyot - Andrea Bely - Antonio Leal - Daniel Aranjo - Francis Capatti - Carmen Váscones - Dana Shishmanian - Daniel de Culla - Fabrice Marzuolo - Guy Savel - Jean-Michel Guyot - Jean Claude Cintas - Jean Foucault - Saint-John Kauss - Lætitia Marcucci - Leo Lobos - Margo Ohayon - Max Raymond - Michel Duprez - Mikadols - Monsif Ouadai - Noureddine Mhakkak - Olivier Djems - Patricio Sánchez - Rolando Revagliatti - Serge Muscat - Víctor Montoya - Yves Patrick Augustin - Claudio Curutchet - Stéphane Pucheu - Christiane Prioult... et quelques autres qui peaufinent, certes, mais qui n’ont pas plus tard que le 31 juillet pour remettre leur contribution définitive. Le T & P 64 sera distribué début septembre. En attendant, bonnes vacances.

Format 20x25 cm - 154 pages.
avec 16 illustrations couleur pleine page.

Dos carré collé.
Prix : 15 euros.
Port inclus en France métropolitaine.
Ailleurs, nous consulter.
Joindre chèque à la commande
Le chasseur abstrait
Textes & Prétextes
12 rue du docteur Jean Sérié
09270 Mazères

 Distribution le 1er septembre prochain (la maison esr fermée en août)

AVEZ-VOUS ACQUIS LES PRÉCÉDENTS NUMÉROS ? ICI

 

Et il en sera ainsi chaque trimestre (janvier, avril, juillet, octobre)

Proposez vos textes avant la fin du mois précédent.

Les textes et images publiés dans T&P pourront être mis en ligne à la demande de l’auteur (bon pour Google, par exemple).
Pour la musique et autres enregistrements, un CD ou un DVD pourra être joint à la revue.

 

 

Textes & Prétextes

Nº 61.

Format 20x25 cm - 154 pages.
avec 12 illustrations couleur pleine page de Claudio Curutchet.

Dos carré collé.
Prix : 15 euros.
Port inclus en France métropolitaine.
Ailleurs, nous consulter.
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12 rue du docteur Jean Sérié
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Sommaire

Idiomatic´s Argonaut´s - Gilbert Bourson
Entretien de Laurent Margantin avec Serge Meitinger à propos de Un puits de haut silence
Le triorchide - Robert Vitton
D´un silence à l´autre - Fred Edson Lafortune & Arnaud Delcorte - Entretiens
Soirée littéraire - Benoît Pivert
go west - Marie Sagaie-Douve
Série dans le square - Jean-Claude Cintas
Ses longs doigts d´azur… - Jean-Michel Guyot
Le bleu du ciel - La combe - A l’image de la vie - Un arc et des flèches - Des gerbes de blé - L’eau vive - An der Schule Blau - L’art et la manière - Jean-Michel Guyot
Au jour le jour - Extraits - Dana Shishmanian
À l´enfant qui sommeille en nous - Nadia Agsous
Hanétha Vété-Congolo - Entretien avec Karl Sivatte
Impreciso - Carmen Vascones
Le linceul de pourpre de Marcel Jouhandeau - Charles Adam
Retour à Reims de Didier Éribon - Charles Adam
La Loire - Christophe Esnault
La sainte famille - Christophe Mousset
Nelson Mandela - 46664 Pájaros de libertad - Cristina Castello
Varennes - Daniel Aranjo
Sonnets - Éric Bertomeu
La ville de haut et de loin - Ettore Janulardo
L´alchimiste - Francis Cappatti
Sacré Quartier Latin - Francis Cappatti
Une histoire de Curé - Francis Cappatti
Celine - Manuel Ruano
La curiosité est un vilain défaut - Maxime Rodary
La première fois que j´ai vu la mer - Maxime Rodary
Je suis la ligne de ton front - Niculina Oprea
Rendez-vous - Stéphane Prat
Sueños enfermos - Ulises Varsovia
Carte postale chinoise - Victor Montoya
Poèmes - Ivan Watelle
Poèmes - Yves Patrick Augustin
Journal intime du mardi - Agnès Imbert
La burra de Balán nos salva con su Verbo - Daniel de Culla
Littérature et engagement - Stéphane Pucheu

avec 12 illustrations couleur pleine page de Claudio Curutchet.

 

T&P 64 le 15 juillet prochain.

 

AVEZ-VOUS ACQUIS LE Nº 55 et le Nº 58 ? ICI

 

Et il en sera ainsi chaque trimestre (janvier, avril, juillet, octobre)

Proposez vos textes avant la fin du mois précédent.

Les textes et images publiés dans T&P pourront être mis en ligne à la demande de l’auteur (bon pour Google, par exemple).
Pour la musique et autres enregistrements, un CD ou un DVD pourra être joint à la revue.

 

 

*Enfin !*

 

RALMag nº 4

 

Au sommaire :

 

NOTE : Le RALMag nº 4 aurait dû paraître en février. Un "cas de force majeure" l’en a empêché. Nous nous en excusons. Nous reprenons donc la série en mai avec un trimestre de décalage que nous ne rattrapperons sans doute jamais. Ce n’est pas bien grave...

 

PDF - 58 ko
RALMag nº 4 - Sommaire

[ La présentation de la collection NOIR sera publiée dans le RALMag nº 5 en novembre prochain ]

 

20x25 cm. Dos carré collé. 152 pages.
Abonnement (mai, novembre [nº double], février) : 60 euros.
Le numéro : 15 euros (mai et février) - 30 euros (novembre).
Port inclus en France métropolitaine.
Ailleurs, nous consulter.
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Le chasseur abstrait
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12 rue du docteur Jean Sérié
09270 Mazères

PDF - 18 Mo
Nº 1 - texte intégral.
PDF - 100.4 ko
Sommaire nº 2-3

Proposez vos textes avant la fin du mois précédent.

Les textes et images publiés dans le RAL,Mag pourront être mis en ligne à la demande de l’auteur (bon pour Google, par exemple).
Pour la musique et autres enregistrements, un CD ou un DVD pourra être joint à la revue.
Le numéro 5 en mai prochain.

 

 

*à paraître en novembre 2010*

 

RALMag nº 5

JPEG - 119.1 ko

 

Contenu :

 

À partir du numéro 5, le RAL,Mag sera exclusivement réservé aux auteurs publiés par le Chasseur abstrait. Comme il est dit plus haut, ce sera un des outils de communication de ces auteurs. Le manque de participation se traduira forcément par l’expression de ma vive déception. Je ne conçois pas un auteur sans cette plongée constante dans la société que nous sollicitons par nos écrits... Encore faut-il s’adresser à elle ! Rien ne se passe sans cette obstination si on vise la reconnaissance.

Ce sera aussi l’occasion de relancer l’idée du Collectif Arts et Littérature, Musique dont nous avons un besoin crucial. Parlons-en.

Les auteurs du Chasseur abstrait sont donc invités à prévoir leur contribution sous forme d’entretiens, d’essais, d’articles de fond, etc. La parution sera semestrielle. Chaque numéro sera diffusé auprès des professionnels de la communication et de la vente.

Une des conséquences de cette perspective, c’est qu’il est inutile de nous proposer un manuscrit si vous n’avez pas l’intention de travailler sérieusement avec nous en participant de pied ferme à nos publications périodiques.

 

20x25 cm. Dos carré collé. 125 pages.
Abonnement (mai, novembre) : 30 euros.
Le numéro : 15 euros.
Port inclus en France métropolitaine.
Ailleurs, nous consulter.
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Ancienne série :

PDF - 18 Mo
Nº 1 - texte intégral.
PDF - 100.4 ko
Sommaire nº 2-3
PDF - 23.7 ko
Communiqué
Téléchargement gratuit.
Version imprimée : 15 Euros.
Version imprimée : 30 Euros. Version imprimée : 15 Euros.

 

 

Sans oublier le chantier des

Contenu : Réflexion et création. Numéros thématiques, anthologiques ou consacrés à un auteur, leur objectif est de communiquer le travail des auteurs publiés ou non par le Chasseur abstrait.
 Le catalogue des Cahiers  ici
 Informations  ici

 

 

Voici les Cahiers actuellement en chantier. Vous pouvez apporter votre contribution si le sujet vous motive. Ces Cahiers paraîtront dans le courant de l'année prochaine.

 

 Cahier Nº12 - Serge Meitinger

S'étonner, bornoyer (voir plus haut), capter les "départs du sens", aller vers ce "livre de raison", l'oeuvre de Serge Meitinger relève aussi de l'autobiographie. Dans ce Cahier, nous avons la prétention de suivre ce cheminement où "rien n’est assez singulier d’où l’exigeante instance du verbe".
Le raccourci ci-dessous est à mettre en parallèle avec les livres publiés chez le Chasseur abstrait : Bornoyages du champ poétique - L'homme de désir - Les oeuvres du guetteur - et le très beau Un puits de haut silence.

Chrono-bio-bibliographie
de Serge Meitinger

21 avril 1951 : Naissance à Coatsero en Ploujean (petite commune rattachée depuis à Morlaix (Finistère), et qui vit naître en 1845, le poète Tristan Corbière). Mon père, Robert, Serge, né à Paris et ma mère, Georgette, née à Saint-Quentin (Aisne), étaient venus s’installer en Bretagne quelques années auparavant parce que mon oncle qui travaillait avec mon père avait épousé une Morlaisienne (mon oncle, tôlier, et mon père, peintre, tenaient une petite carrosserie automobile). Le nom de « Meitinger » signifie « originaire de Meitingen », petite ville de Bavière peu éloignée d’Augsbourg. Je n’ai pas reconstitué le cheminement de Meitingen à Morlaix : mon grand-père (Maximilien, Alexandre) et son père (Louis, Firmin, Napoléon) sont nés en France, dans la région parisienne, au milieu et à la fin du XIXème siècle. Mon grand-père est mort, blessé de guerre (gazé), le 11 janvier 1919.

1951-1968 : enfance et adolescence à Morlaix ; quelques voyages à Paris et à Saint-Quentin avec ma mère dans ma petite enfance pour traiter par rayonnement dit « solaire », à l’Hôpital Saint-Louis (Paris), l’angiome plan de ma joue gauche. Grandes vacances au bord de la mer, non loin de Morlaix (Primel-Trégastel, Locquirec).

1961-1968 : de la 6e à la terminale, au Lycée Tristan Corbière de Morlaix, baccalauréat A en 1968, seul bac de l’histoire sans épreuves écrites !

1966-1968 : Premier journal et un « roman » intitulé : Père qui es-tu ? Quelques poèmes. Contacts épistolaires avec Armand Lanoux à qui j’envoie des nouvelles pour la revue « À la page » qu’il dirige. Été 1968, premier séjour en indépendant à Paris, en partie chez ma grand-mère.


Lire la suite [...]

 

 Cahier Nº13 - La série à l’index

Appel à contributions

Ceci n’est toujours pas une série

LA SÉRIE À L’INDEX

 

Argument

En octobre 2008, paraissait chez le Chasseur abstrait éditeur un volume collectif, n°9 des Cahiers de la Ral,m, intitulé « Ceci n’est pas une série ». Célébration du tricentenaire d’un mot (le signifiant « série », 1708), l’ouvrage a été conçu tout à la fois comme cahier de création et un lieu de réflexion.

L’histoire de ce jeune mot se caractérise en effet par ses incessantes promenades entre la recherche scientifique (Varignon, d’Alembert, Diderot, Lamarck, Fourier, Comte, etc.) et la création artistique (Nerval, Monet, Proust, Boulez, Butor, Soulages...) Il ne serait que joie et découverte, entendons-nous, si l’aube du XXe siècle n’en avait fait le terme de l’automatisation industrielle. De la « fabrication en série » à la « série télévisée », ce qui était initialement le terme d’une différenciation graduée d’éléments liés entre eux par un principe commun est devenu répétition du même, témoignant d’une transformation épistémologique liée, en quelque chose, à ce qu’on peut appeler « société de grandes séries ».

La série à l’index poursuit l’exploration entreprise dans le cahier n°9, « Ceci n’est pas une série », entre recherche et création. Sont particulièrement sollicitées : échelles de cordes, études sur les glandes occipitales du dromadaires, analyses calmes du chaos, figures partielles et altérées. C’est dire si ce cahier, plus encore que son prédécesseur, a vocation à la transdisciplinarité. Et si l’on se refuse à poser des limites a priori au domaine de validité qui se dessine dans le creux du cahier à venir, c’est avant tout pour poser la série [l’exercice de la série comme critique de la limite.

De là découle une proposition sur laquelle il conviendra de s’arrêter – un temps [notion qui ne saurait se départir de la célèbre « Momentform » initiée par le compositeur Karlheinz Stockhausen] : l’absence de la série est un cercle vicieux. Proposition qui reste purement spéculative, peut-être, mais qui esquisse la forme générale sérielle du cahier en préparation.

 

Fiche technique

Parution du cahier : printemps 2010.

Date limite de dépôt des contributions : 31 décembre 2009.

Domaines requis : Arts plastiques, musique, vidéo, littérature, recherche fondamentale (sciences humaines et sciences exactes), recherche appliquée (idem), témoignage, enquête journalistique, signification informelle.

 

Webographie

Cahier n°9, « Ceci n’est pas une série » [présentation]

Cahier n°9 [chez Amazon]

Anthologies sérielles

Patrick Cintas, Antimesse pour Stockhausen

Pascal Leray, Portrait de la série en jeune mot

 

 

 

 Cahier Nº14 - Gilbert Bourson


Gilbert Bourson dans "Joséphine la cantatrice" de Kafka.

Gilbert Bourson a occupé le terrain du théâtre pendant près de trente ans. Ses innovations et son influence se font encore sentir dans les mises en scène et les interprétations du moment. Entre autres commentaires, Jean Ricardou et Michel Arrivé se sont chargés de laisser une trace de cette œuvre accomplie à Genevilliers. La compagnie Signes a cessé son activité il y a peu et depuis, Gilbert Bourson s’adonne presque exclusivement à la poésie qu’il écrit avec une réussite tranquille et des précisions de détails qui saisissent la lecture comme les embruns inoculent le goût des voyages et de l’immobilité. Le Chasseur abstrait a entrepris de publier cette œuvre en cours. Car il s’agit bien d’une nouveauté dans la longue carrière artistique de ce septuagénaire qui n’a pas l’intention de se laisser noyer par la tentation d’une auto-archéologie encline au ressassement en lieu et place de l’assouvissement constant des facultés créatrices. Gilbert Bourson est un poète qui fut un homme de théâtre, metteur en scène, dramaturge, comédien, directeur du groupe Signes et grand amuseur de la cité de Genevilliers et de sa voisine aux gentilés toujours reconnaissants si on les rudoie verbalement. Bruxelles, plus charmante et plus prédisposée à employer son intelligence collective à bon escient, salua aussi Un cœur simple, d’après Flaubert, mis en spectacle par le groupe Signes de Genevilliers. Cette aventure fut collective et Francine Sidou-Bourson y joua plus que l’indispensable.

S’il s’agit ici de citer quelques-uns de ces spectacles, c’est pour montrer clairement à quel point, selon le contraire des idées courantes, la littérature et le choix des textes mis en jeu relève d’un art et non pas d’une simple emprise, qui serait désuète, sur l’esprit de divertissement qui broie la création au profit de la rigolade. Ce qui n’empêcha Signes de mettre à l’épreuve la capacité de rire franchement au spectacle de la littérature, comme le souligne le critique belge en première page du Soir : drôlerie irrésistible, binôme qui définit le regard que Gilbert Bourson porte sur les grands textes de la littérature. On aurait d’ailleurs tort de parler d’ironie, sans doute parce que l’ironie n’est pas une fête. En marge, Jean Ricardou ennuyait le public avec son Flaubert et du coup, la représentation passait pour un exutoire nécessaire. C’est aussi dans l’idée de Gilbert Bourson d’imposer le rythme d’un esprit aussi éclairé que celui de Ricardou et d’affronter carrément le public pour lui imposer, mine de rien, un rythme encore plus exigeant de titillations.

Entre chefs-d’œuvre de la clairvoyance, citons :

Concert Rabelais, jeu de Gilbert Bourson, mis en scène par Francine Sidou sur une dramaturgie de Jean Molina – 1994.

Joséphine la cantatrice, d’après Kafka, idem – 1992.

Les fables de La Fontaine, spectacle interprété par G. Bourson – 1996.

Hérodias, de Flaubert, mise en scène de G. Bourson et F. Sidou – 1998.

La tentation Saint-Antoine, idem – 1995.

Mon cœur mis à nu, d’après Baudelaire, mise en scène de F. Sidou avec J. Molina – 1993.

Le château des Carpates, de Jules Verne, avec une musique de Frédéric Aulnette.

Maldoror, d’après Lautréamont, musique de Jean-Claude Biquand.

Une saison en enfer

Poupée, de et par Gilbert Bourson – 1999.

Thyeste/Atrée, d’après Sénèque, traduction et mise en scène de G. Bourson.

La croisade des enfants, de Marcel Schwob, mise en scène de G. Bourson.

Gestes et opinions du Dr. Faustroll, ’pataphysicien, d’Alfred Jarry, avec une critique de Michel Arrivé parue dans la Quinzaine littéraire.

— Et un Mallarmé que Gilbert Bourson considère comme le chef-d’œuvre de Signes.


Gilbert Bourson et Catherine Jacobsen dans "Herodias" de Flaubert.

On retrouvera Gilbert Bourson dans le numéro double 2-3 du RAL,Mag en novembre prochain, qui sera essentiellement graphique et proposera donc de la mise en scène. Puis, dans le numéro 4 (février 2010), qui sera sonore dans sa plus grande partie, la version sonore du Mallarmé qui marque un moment important à la fois de la carrière et de la vie de Gilbert Bourson.

Si le Cahier « Bourson » rendra effectivement un compte précis de cette aventure sur les planches, avec force documentation écrite et photographique, l’essentiel consistera à présenter les quatre ouvrages publiés par le Chasseur abstrait (voir chez Amazon.fr). À une époque où la poésie fricote encore avec le populisme côté jardin et l’intellectualisme côté cour, Gilbert Bourson persiste à la croire assez drôle et tellement irrésistible qu’il en écrit le meilleur, se plaçant d’emblée auprès des fines fleurs de la littérature contemporaine une fois épurée de sa constante inclination académique et commerciale. La poésie, si elle existe, n’a pas besoin du vulgaire ni du pensum. Pas plus que de l’entre-deux-eaux. La joie c’est tout le pavé du corps/ lancé dans la vitrine de la vie/ qui retombe/ en laissant la cassure affirmée d’une étoile/ en forme d’étreinte/ qui dit je vois rouge/ et revient se poser/ sur le licol du souffle frappé de paroles/ au galop de ton ombre. Nuance.

Patrick Cintas.

 

 Cahier Nº15 - Ratimir Pavlovic


Masahiko Doh - Montagnes au matin.

La poésie de Ratimir Pavlovic est saisissante. Sa pensée rayonnante. C’est de ce saisissement et de cette clarté communicative que naît une littérature « religieuse », non pas sans Dieu, mais en dépit de ce qu’il représente, qu’on y croit ou pas.

Cette littérature contient dans deux livres majeurs que je tiens toujours à portée de main : La Pensée créative et scientifique contemporaine, paru chez Mélis, constitué essentiellement d’entretiens avec des prix Nobel et des académiciens, et Des aventures du fleuve ne restent que des cailloux (collection Nouvel art du français), recueil de poèmes ou plus véritablement livre de poésie. Dans un Chant pour le feu, l’intuition du poète s’associe à une sensibilité de fleur de peau :

Fier de posséder toutes les orientations
le feu se dirige toujours vers le haut.

Archéologue de la verticalité
dont les nuits sont la face cachée.

****

Dans un grand parc de Kyoto
Masahiko Doh observe l’écorce d’un vieil arbre :
message palpable de son silence.

Une pareille fulguration me confirme dans ma conviction que la véritable humanité, dans son sens esthétique, est comprise entre le Japon (celui de Rikyu entre autres thés) et l’Afrique (celle des Noirs sans les contraintes absurdes de l’Islam et de la Chrétienté). Cet intervalle infini par définition se retrouve dans ces pages ciselées que le déplacement nourrit d’images toujours associées à la pensée sans jamais tomber dans la métaphore des fabulistes ni dans les phénomènes des non moins désuets chroniqueurs. Pas de rire ici, encore moins de l’ironie, mais toujours cette joie dont rien ne parle mieux que

Le soleil [qui] brûle la peau du temps
qui se montre nu
sur les plages du quotidien.

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Jean Orizet écrit dans sa préface à la Pensée créative et scientifique contemporaine paru chez Mélis :

[...] Quand Ratimir demande à Dominique Fernandez : « Qu’est-ce que que le poète aujourd’hui ? », l’écrivain hasarde ce propos : « Il me semble que le poète est quelqu’un qui voit le Monde d’un oeil neuf ». Comment ne pas être d’accord avec une telle proposition ?

Pour autant, gardons-nous de toute autosatisfaction. Les poètes ne sont pas les seuls à voir le Monde d’un oeil neuf. Les hommes de science, eux aussi, ont une vision aiguë et novatrice de l’Univers sous toutes ses facettes, tout en intégrant à leur réflexion des éléments qui relèvent de la philosophie, de la morale, de l’éthique et de la poésie. Là est le coeur de la recherche que mène Ratimir Pavlovic depuis un quart de siècle, avec cette notion de pensée créative et scientifique.

Mais ne nous y trompons pas : il s’agit moins d’épistémologie — même si une réflexion sur la science est contenue dans la démarche en question — que d’une problématique s’appliquant à mettre en évidence les « interférences » entre l’art et la science, « où le philosophe est le miroir intérieur idéal du créatif et inversement ».

En 1985, un premier entretien entre Ratimir Pavlovic et le Professeur Jean Bernard allait donner corps à cette notion de « Pensée créative et scientifique contemporaine ». Il serait suivi, en 1987 d’un entretien avec Jean Dausset, prix Nobel de Médecine, et de beaucoup d’autres. Le mouvement était lancé. Il se poursuit.

Pour en revenir à la poésie, il est intéressant de noter que le grand hématologue qu’est Jean Bernard a toujours été passionné par elle, au point de publier un livre sur les rapports des poètes avec le sang, une « poétique du sang » pourrait-on dire. Jean Bernard s’est attaché, par exemple, à la relation de Paul Valéry avec la biologie : « J’ai repris La jeune Parque, écrit-il, et je me suis aperçu que c’est un poème totalement ensanglanté... Le sang joue un rôle énorme en poétique. »

À « l’étincelle d’immortalité » par laquelle Jankélévitch caractérise la poésie, Ratimir Pavlovic répond en évoquant cette même poésie comme « la parure la plus précieuse de l’esprit humain ». Je souscris volontiers à l’une et à l’autre de ces propositions. Qu’on me permette, pour conclure, d’en ajouter une, personnelle : en ce début du troisième Millénaire, la raison d’être de toute poésie est de retrouver la voie/voix du Monde et de la Vie. Même désespérée, la poésie reste une possible religion de rechange, moins au sens d’un sacré susceptible de relier l’âme à Dieu ou à un dieu... ou à des dieux, que par référence à une attitude intellectuelle et morale qui pourrait devenir une règle de vie aidant à l’épanouissement de la personne humaine ; en somme : un humanisme. Sachons-le : Ratimir Pavlovic est un humaniste, doublé d’un exceptionnel passeur. On le verra dans ce livre.[...]

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Jean-Claude Renard écrit : [...]Le propos de Ratimir Pavlovic me paraît être de tenter sans cesse de répondre à la « question ouverte / de l’Homme » en trouvant le « Chemin / hors de lui-même : / (le) sentier des Autres. Aussi faut-il, selon lui, aller « à la recherche de la chaleur / du coeur terrestre », « effacer son nom (...) pour devancer le Chemin » et marcher « vers la forêt de l’avenir ». D’où « le désir indomptable » du poète de « lancer la ligne » grâce à laquelle, trouant le « lit de néant », il réussit à « pêcher » le microcosme dans le macrocosme et le macrocosme dans le microcosme. Le rôle de la parole poétique qui, chez Pavlovic, est également celle du philosophe, consiste ainsi – comme par un mystérieux regard pareil au langage profond du silence où « le temps n’éclaire que par son absence » – à révéler les secrets de cet « ancêtre toujours futur et présent » qu’est l’Univers. Car le Tout se masque sous ses fractions infimes et infinies sinon même sous le rien.

Il s’ensuit que les poèmes de Pavlovic ressemblent à des sortes d’instantanés photographiques dont l’immobilité recouvre énigmatiquement un mouvement permanent de traversée vers les zones les plus intimes et les plus singulières du monde et de l’humanité – et contribuent à empêcher l’Homme de se changer en « antiHomme ». Comme le lui déclarait, au cours d’une interview, le professeur Jean Bernard, il existe dans la science ainsi que dans la création artistique, outre une « extraordinaire alliance du hasard et de la raison », « une relation très étroite entre sang et poésie », due au fait qu’ il y a « des centaines de millions de combinaisons de groupes sanguins » : ce qui signifie que « chaque homme est un être différent des autres ». Ratimir Pavlovic le sait. C’est pourquoi l’on peut, semble-t-il, appliquer à son oeuvre ce qu’il a lui-même écrit de Kisling en notant que, comme celui-ci, mais avec et dans des mots, « il saisit, simultanément, par son intuition, la plénitude essentielle et existentielle des êtres et des choses : c’est-à-dire qu’il voit et pense absolument ». (Ratimir Pavlovic ou le chemin hors de lui-même)[...]

Le cahier « Pavlovic » cherchera à capter cette postulation originale qui a convaincu bon nombre d’excellents esprits que Ratimir Pavlovic est un grand poète digne de notre confiance.

Allez acquérir ses deux livres et revenez avec vos belles et pertinentes propositions pour constituer et enrichir ce quinzième Cahier de la RAL,M.

Patrick Cintas.

 

 Cahier Nº16 - Femina

Valérie Constantin - Une des illustrations de "première nudité" de Marta Cywinska.

 

Femina, un cahier au féminin, espace de réflexion sur la création au féminin.
Ce projet s’adresse à des femmes plasticiennes, écrivaines, musiciennes, etc., des femmes qui veulent montrer leur création et qui veulent en parler.
Montrer son travail, le dire et échanger avec les autres participantes sont le crédo de cette aventure.
Très souvent l’art au féminin est taxé de féministe. Pourquoi ou pourquoi pas ? Chacune pourra apporter sa réponse.
Que votre discours soit philosophique, existentialiste, esthétique, psychanalytique, etc. , que vous soyez le maître de votre art ou que vous utilisiez votre art pour survivre, que votre sujet de prédilection soit l’intime ou un regard sur le monde, - qui que vous soyez venez vous exprimer et partager.

Le but de ce Cahier est de réfléchir à l’acte créateur et à son genre si il existe.
Le Cahier nº3 : Femme(s) et Créativité se terminait avec le texte de Daniela Hurezanu : Que veut dire créer ?
Le Cahier Femina va tenter d’apporter des réponses, les réponses des actrices de la création.

 

 Cahier Nº 17 - Mallarmé

 

Serge Meitinger, Nacer Khelouz, Pascal Leray, Gilbert Bourson, Patrick Cintas sont déjà sur la brèche. Et vous ?

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On n'imagine plus l'écrivain et l'artiste sans un site sur l'Internet...

 

Le Portail du Chasseur abstrait a commencé il y a plus de dix ans avec les sites de ses créateurs :

Valérie Constantin & Patrick Cintas ont été rejoints il y a peu par Pascal Leray qui entretient un blog richissime que nous vous proposons de découvrir. Vous pouvez y participer librement.

À noter que les auteurs publiés par Le chasseur abstrait peuvent disposer de notre hébergement pour installer gratuitement leurs sites officiels s'ils le désirent.

 

oOo

 

Galerie de Valérie Constantin
! Auteur du Chasseur abstrait !
Consulter le catalogue

Dans tous ces livres, la caractéristique commune est le rejet de l´illustration, au sens traditionnel du mot, c´est à dire une illustration servile et littérale, qui a pour fonction principale celle d´adapter l´écrit au lecteur.

Ici, l´illustration est parallèle au texte. Le texte et l´image vont de pair. Ils sont associés de telle manière que l´on ne lit pas l´un sans regarder l´autre. C´est leur globalité qui s´offre au regard du lecteur.

C´est ce que je cherche quand je mets en image un écrit.

Lorsque une lecture m´émeut, me bouleverse, m´ensorcèle, j´ai besoin de la traduire, de l´écrire avec les mots qui sont les miens : la ligne, le point, la couleur.

Cette rencontre avec un autre artiste va générer toute une angoisse liée à la création même : les tâtonnements, les inquiétudes, les détours, les directions, les découvertes. Jusqu´à trouver les matières, les rythmes, les couleurs, la composition. Jusqu´au moment où ça y est, c´est ça... où l´objet-texte est devenu l´objet-œuvre... où l´image dit ce que le texte suggère... où l´osmose est créée... où le texte illustré peut être proposé à l´écrivain, au poète. Alors une autre histoire commence...

Ce que je recherche dans ma démarche de peintre illustrant (au bon sens du terme), c´est que mes images rendent l´œuvre nécessaire.

Valérie CONSTANTIN

 Espace de Valérie Constantin
 valerieconstantin.ral-m.com

 

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Blog de Pascal Leray
! Auteur du Chasseur abstrait !
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La princesse néantiste me fait de grands signes, m’invitant à l’écouter. Je me prends avec elle à imaginer une femme (elle lui ressemble assez, d’ailleurs) qui se tord de douleur sur un banc, à un rond-point, le journal de la veille sur les genoux. « Comment se peut-il qu’une fraction de l’univers, si infime soit-elle, puisse rester dans l’ignorance de telle autre, pour éloignées qu’elles paraissent ? » Car l’univers est un, un comme la vérité est une, n’est-ce pas ? La princesse rit de sa voisine, qu’elle appelle Aine, je crois. Or, le journal relate ce jour-là un fait dont elle a été le témoin quelques jours auparavant. Un accident dont il lui était assez pénible de se souvenir. Mais la réalité de l’article et celle de la photographie ne correspondent en rien à ce qu’elle a vu elle-même. Le jour et l’heure ne sont pas les mêmes, d’autres détails divergent. « L’accident relaté dans le journal ne doit pas être le même que celui dont j’ai été le témoin », se dit-elle. La princesse nous mime majestueusement les attitudes embarrassées de sa voisine, nous nous tordons de rire ! Mais l’accident relaté dans le journal ne peut pas être un autre que celui auquel elle a assisté. Alors, elle lit l’article en boucle, tout en cherchant à se rappeler ce qu’elle a vu. Chaque détail qui lui revient en mémoire, elle le soumet à une critique rigoureuse, puis cherche de cet élément une trace dans l’article pour comparer les deux versions.

Extrait de L’accident récursif
 Blog de Pascal Leray
L'oeuvre de Pascal Leray a fait l'objet d'un "numéro spécial". On y trouvera sa participation évolutive à la RAL,M et le catalogue de ses oeuvres publiées par Le chasseur abstrait :
 pascalleray.ral-m.com

 

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Blog de Patrick Cintas
! Auteur du Chasseur abstrait !
Consulter le catalogue
L'idée d'enfermer le monde dans un bocal pour que les autres puissent le contempler à travers les imperfections de transparences héritées de choses aussi bornées que la langue, la littérature, est sans doute la première qui vient à l'esprit quand le moment est si mal choisi d'annoncer qu'on a décidé de devenir écrivain. Annonce faite à soi-même d'abord, rarement avec autant de sincérité auprès des autres, leur farouche opposition est un avertissement. L'effort d'abstraction venait de cette lutte où l'allégorie servait de prétexte à l'analyse qui détectait en vous une ironie prometteuse de conflits sinon insurmontables du moins destructeurs et par conséquent mesurables. Que de temps passé encore à appliquer des lois apodictiques aux gouttes de sang versées dans ces inutiles mais inévitables conversations de tous les jours! Le prix fut exposé sur la porte de votre chambre. Vous n'entriez plus dans les lieux de votre chance sans calculer la croissance phénoménale de cette nouvelle existence. Il s'agissait bien de raconter une histoire qui ne fût pas seulement la vôtre.

 patrickcintas.ral-m.com
 Gor Ur - Le Gorille Urinant

 

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Bortek
Des récits - Des opinions - du théâtre - voilà ce dont a besoin Bortek pour exister.

BORTEK - Bon sang ! Quelle folie ! Tout cela finira mal, avant même d´avoir fait le point. Il faut bien que je sache où j´en suis. Et je ne le sais pas. J´ai sans doute trop vécu. J´ai dépassé la limite au delà de laquelle tout est possible, mais follement. Ou je n´ai rien dépassé du tout. Où est mon historiographe ? Parti avec ses minutes. Il ne laissera rien. Je suis là pour le perdre, entre autres perditions. Cette sève ! N´y pensons plus. Les affaires du royaume sont si compliquées ! Et ce peuple qui ne se révolte pas ! Il dure et endure. Je ne comprends pas. Quelle folie ! Je règne sur ce qui va finir sans révolte. Un procès peut-être. Ils me doivent bien ça. Un procès, de la belle matière pour un historiographe. Cette sève qui monte en moi ! Le peuple ne me comprendra pas. J´ai agi pour mon bien, alors forcément j´ai fait le mal. Cette sève !
Entre Celia.
CELIA - Mon papa, mon petit bout de papa. Tu parles tout seul ?
BORTEK - C´est ce qui arrive quand on vieillit.
CELIA - Alors c´est une bonne chose. On a l´air si stupide quand on parle tout seul. Mais c´est une bonne chose, puisque ça n´arrive pas tout de suite.
BORTEK - Et ça n´arrive pas à tout le monde.



 Site de Bortek

 

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Dictionnaire philosophique
de Voltaire
Le philosophe n'est point enthousiaste, et il ne s'érige point en prophète, il ne se dit point inspiré des dieux; ainsi je ne mettrai au rang des philosophes, ni l'ancien Zoroastre, ni Hermès, ni l'ancien Orphée, ni aucun de ces législateurs dont se vantaient les nations de la Chaldée, de la Perse, de la Syrie, de l'Égypte et de la Grèce. Ceux qui se dirent enfants des dieux étaient les pères de l'imposture; et s'ils se servirent du mensonge pour enseigner des vérités, ils étaient indignes de les enseigner; ils n'étaient pas philosophes: ils étaient tout au plus de très prudents menteurs.[...]

Distinguons dans tout auteur l'homme et ses ouvrages. Racine écrit comme Virgile, mais il devient janséniste par faiblesse, et il meurt de chagrin par une faiblesse non moins grande, parce qu'un autre homme, en passant dans une galerie, ne l'a pas regardé: j'en suis fâché, mais le rôle de Phèdre n'en est pas moins admirable.[...]

Se connecter au Dictionnaire philosophique [...]

Voir aussi Wikipedia

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Outils
Publier ET Communiquer

Pas de communication sans outils performants.
Que vous soyez auteurs chez Le chasseur abstrait
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N'hésitez pas : c'est gratuit !

 

Les outils de communication du Portail du Chasseur abstrait sont très utilisés en ce qui concerne: [S'inscrire à la newsletter] [Recommander le site] [Contact] [Fil RSS] [Liens] [Sites choisis]. Ces outils sont en effet communs à tous les sites. On a l'habitude de s'en servir et on en mesure très bien l'utilité.

Nous avons souhaité mettre à la disposition de nos lecteurs deux outils moins fréquemment rencontrés sur les sites :

[Communiqués de Presse] & [Publication Libre]



Une explication s'impose :

Communiqués de Presse [Communiqués de Presse]

Le CP, Communiqué de Presse, est sans doute l'outil de communication le plus efficace et le moins onéreux. Ce qui explique sa très fréquente utilisation par tous ceux qui souhaitent communiquer des informations publicitaires ou autres.

Nous recevons nous-mêmes par email quelques dizaines de CP chaque jour - sans nous plaindre de cet assaut quotidien qui ne constitue en rien un abus à nos yeux. C'est bel et bien de la communication venant d'éditeurs et d'auteurs qui souhaitent à bon droit faire passer une information sur le média inconstestable qu'est notre Portail du Chasseur abstrait.

Hélas, nous ne pouvons assumer la tâche considérable qui consisterait à mettre en ligne, chaque jour, ces nombreux et utiles CP.

Nous mettons donc à la disposition de ceux qui souhaitent faire passer leur message un outil facile d'utilisation et efficace en toute liberté - à savoir notre système de "Publication libre"...

Publication libre [Publication libre]

Le principe est simple :

Notre page "Publication libre" offre à l'utilisateur 5 rubriques pour publier ses CP, ses articles, sa musique, ses images, etc. :

Littérature - Arts plastiques - Musique - Idées - Communiqués de Presse.

Si vous choisissez de publier un CP, il sera mis en ligne dans la rubrique "Communiqués de Presse" et lisible, après modération, par tous nos lecteurs.

Si vous publiez un poème, une image, de la musique, votre article sera mis en ligne à la rubrique "Publication libre" - voir menu en haut de page - en attente d'être publié au sommaire mensuel ou directement dans la rubrique correspondante (poésie, essais, etc.).

 

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Vous êtes auteur chez le Chasseur abstrait?

Construisez  votre [espace d'auteur] - où vous organisez un sujet et vous exprimez en toute liberté de forme, de fond et de composition

et même

votre [numéro spécial] - qui permet au lecteur d'appréhender votre travail d'auteur dans sa totalité, y compris vos publications

ou encore

votre  [site officiel] - blog ou site plus complexe - où vous présentez ou faites présenter votre oeuvre.

C'EST GRATUIT
ET C'EST BON POUR LA COMMUNICATION

Le
mois
prochain

Le mois prochain
Nouveautés de la RAL,M

Pas un mois ne passe sans cette hyperactivité qui caractérise Le chasseur abstrait et ses amis auteurs et lecteurs. Des années qu'on s'échine et qu'on s'organise dans une joyeuse confusion...! Personne ne peut dire qu'on n'a pas fait du chemin...! C'est le genre de la maison...!

 

Prochain sommaire

en septembre

 

Bonnes vacances

avec Anna Livia Plurabelle ?


Katarzyna Bazarnik
JOYCE, LIBERATURE AND WRITING OF THE BOOK

 

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Dès la rentrée prochaine
Le chasseur abstrait éditeur
aura son site propre
indépendant de la RAL,M.

 

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www.ral-m.com

La RAL,M retrouvera ses aspects et ses fonctions de revue en ligne doublée de ses Cahiers et de sa revue papier Textes & Prétextes. Ce site propose un sommaire mensuel chargé de nouveautés, un blog de l’info qui diffuse vos news, les rubriques poésie, roman, essais, etc., où sont publiés vos oeuvres, des espaces d’auteurs, des sites personnels, bref la RAL,M est un outil de diffusion et de communication en même temps qu’un lieu de création littéraire, plastique et musicale comme son nom l’indique clairement. Il existe à la manière de la librairie newyorkaise citée plus haut par Paul Auster : « Il y avait certains livres de poésie qui traînaient six ou sept ans sur les rayonnages avant qu’un acheteur ne se présente. L’idée générale, c’était que les bons livres parviennent à nous survivre. »

 

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www.lechasseurabstra it.com

Le nouveau site du Chasseur abstrait, désormais indépendant de la RAL,M, s’adressera aux lecteurs pour présenter le catalogue. Les auteurs publiés par Le chasseur abstrait pourront s’y exprimer en toute liberté avec de vrais moyens mis à leur disposition (rubrique + assistance technique - gratuitement bien sûr). Les lecteurs disposeront aussi d’espaces conviviaux pour commenter, discuter, comparer, etc. Les libraires y trouveront toutes les références des ouvrages (Dilicom) ainsi que les propositions des auteurs qui souhaitent participer activement à la promotion de leurs ouvrages. Les médias y trouveront les Communiqués et les Dossier de Presse qui leur sont utiles. L’Université y rencontrera les auteurs intéressants du point de vue de l’étude de la Littérature. Le RALM,ag, revue papier de réflexion et de communication, reprendra systématiquement l’ensemble de ces informations littéraires et commerciales au service des auteurs, des lecteurs, des libraires et de la critique. [1]


[1] Pour l’instant, les deux adresses Internet www.ral-m.com et www.lechasseurabstra it.com pointent ici, sur le Portail, ainsi que l’ancienne www.artistasalfaix.c om.

 

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Veuillez bien noter :

 

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2009 Revue d'art et de littérature, musique

publiée par Le chasseur abstrait éditeur - 12, rue du docteur Sérié - 09270 Mazères - France

sarl unipersonnelle au capital de 2000 euros - 494926371 RCS FOIX

Le 15 du mois - Direction: Patrick CINTAS -

Copyrights: - Le site: © Patrick CINTAS. - Textes, images, musiques: © Les auteurs ou © Le chasseur abstrait (eurl). - Logiciel: © SPIP.

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